Von Colomb, ouvrage cité, page
8. La 2<) division du 17® corps, partie d*Évron, coucha le 16 à Monlsurs ; elle en repartit le 17, pour s'établir d*Andouillé à Saint-Germain-le-Fouilloux ; la S<^ division, partie d'Évron, arriva le soir du 17 à Mayenne et se rendit le 18 à Andouillé.
La 2« division du 2i« corps passa la nuit du 16 au 17 à Bais et arriva le 17 à Mayenne ; elle s'établit de cette ville à Âmbrières.
Caple N?XII-
l'armée s'installe sur la MAYENNE. 321
chement du colonel Lehmann rejoignait son corps d'armée. Quant à la colonne von Schmidt, elle recevait pour instructions de poursuivre le 16® corps, tant qu^l ne faudrait pas en venir à un combat sérieux, La 20® division s'établissait à Vaiges pour la soutenir.
Le 17, von Schmidt atteignit le ruisseau de la Jouanne et envoya un détachement latéral à Argentré, pour couper la retraite d'une colonne du 17® corps, en marche d'Evron vers Montsurs. Mais elle put gagner Châlons sans encombre. En même temps, la cavalerie allemande rencontrait une vive résistance au sud de la route de Laval et sur celle-ci ; von Schmidt l'arrêta et la cantonna derrière la Jouanne.
Chanzy s'était rendu compte de la faiblesse des troupes lancées à sa poursuite; il allait même jusqu'à croire que l'ennemi opérait sa retraite derrière un rideau, formé surtout de cavalerie. Cette supposition n'était pas tout à fait exacte, nous l'avons vu. Quoi qu'il en soit, les circonstances et l'étude des positions autour de Laval conduisirent le général en chef à porter la défense de cette ville plus à l'est; il établit sur la rive gauche les 1^® et 3® divisions du 16® corps (Deplanque et Curten), et ramena sur la rive droite la 2® division (Barry), qui avait surtout besoin d'être réorganisée. Les premières furent chargées de défendre la double série de hauteurs qui s'élèvent entre la Jouanne et le Quartier, puis entre le Quartier et la Mayenne dont ces deux ruisseaux sont les affluents.
Un petit combat troublait encore la réorganisation de nos troupes. D'après les ordres de Frédéric-Charles, von Schmidt devait se reporter sur Vaiges, en ne faisant observer nos positions que par sa cavalerie. Mais les mouvements du 16'' corps autour de Laval lui firent croire que nous avions évacué nos positions. On lui annonça même la destruction des ponts de la Mayenne. Afin de vérifier l'exactitude de ces bruits, il dirigea sur Laval deux colonnes, l'une (un bataillon et deux escadrons) par la route du Mans; l'autre (un bataillon, deux escadrons et deux pièces) par Argentré (18 janvier).
Dans la matinée, les grand'gardes du 88* mobiles (Indre-
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et-Loire) arrêtèrent quelques cavaliers venant de ces deux directions. Puis, vers une heure et demie, la colonne qui suivait la route se déploya devant nos avant-postes et les rejeta sur Sainte-Mélaine. A ce moment deux mitrailleuses et une batterie de 4 établies à la ferme du Pressoir l'arrêtèrent. D'ailleurs, avec la .2* brigade de la division Deplanque, le colonel Thiéry se portait en avant pour menacer la gauche allemande, et le 88® mobiles, vigoureusement enlevé par le général de Curten, remontait les pentes en face de Saînte- Mélaine. Il couronna les hauteurs et en délogea l'ennemi, qui se retira aussitôt et alla cantonner derrière la Vaige *.
A la suite de cette affaire, nos troupes prirent leurs emplacements définitifs. Le soir du 18 janvier, elles étaient ainsi réparties :
De Changé à la route du Mans, la 1'® division du 16* corps -dessinait autour de Laval un demi-cercle de quatre kilomètres de rayon. Ses positions étaient marquées par six batteries *, et la ligne ainsi tracée suivait la crête des hauteurs qui l^ordent la rive gauche de la Mayenne; les mobilisés de Maine-et-Loire, le 3® chasseurs et le 39' de marche, le 33* mobiles et le 37® de marche étaient en première ligne ; le 76® mobiles et le 62® de marche, en réserve pour chacune des brigades.
Quant à la 3® division du 16® corps, elle s'appuyait à la droite de la 1'® et à la Mayenne ; elle devait garnir les hauteurs de la rive droite de la Jouanne ; les ponts et les passerelles de ce ruisseau avaient été détruits ou pouvaient l'être rapidement. Comme il n'est pas guéable en cette saison, il constituait un obstacle assez sérieux.
1. Cette affaire nous coûta 2 officiers et 87 hommes hors de combat. Les Allemands auraient perdu une centaine d*hommes (Chanzy). VÉtat-major prussien dit i officier et 9 hommes ; il assure que von Schmidt fit 100 prisonniers.
2. 4 mitrailleuses sur la route d*Alençon; 6 pièces de 4 de montagne entre cette route et le chemin de fer ; sur la voie ferrée, 2 mitrailleuses et S pièces de 4; à la ferme des Pressoirs, battant la roule du Mans, 2 mitrailleuses et s pièces de 4 ; au château de Sainte-Mëlaine, une batterie de 4 ; enfin une dernière batterie de 4 sur la route de Tours.