Probablement la 20® du 13« régiment
2. Le 10® chasseurs n*eut que i officier et 15 hommes tués ou blessés {Historique du 10^ chasseurs).
BATAILLE DE VILLORCEAU. 43
prenait même TofiFensive au nord-ouest de Gravante Le général von Wittich avait, laissé dans ce village la 44* brigade seulement, comme nous Tavons vu. Dès le départ de la 43'', elle fut attaquée par plusieurs de nos bataillons qui ealevèrent les hameaux de Layes et de Beauvert». Toutefois notre succès fut éphémère. Von Wittich lança contre ces deux points six bataillons prussiens, dont trois en première ligne; ils furent appuyés par une batterie venant de Rilly, où s'était rassemblée la 2® brigade bavaroise. Délogés de Layes et de Beauvert, nos tirailleurs refluèrent au sud-ouest de la route, tandis que des fractions de la 44* brigade prussienne allaient renforcer celles de la 43' engagées à Cernay. D'autres demeuraient en face de la 3* division du 17® corps et de la 2* division du 21*.
Dans la matinée, cette dernière s'était établie de Poisly vers Cernay, et la 3* division du 21* corps de Saint-Laurentdes-Bois à Poisly, avec la cavalerie du corps d'armée à sa gauche. La veille, Jaurès avait lui-même conduit sa réserve de Marchénoir à Lorges, en arrière du centre de ses troupes*. Enfin, dès les premières heures du jour, la 1" division, qui était répartie de Saint-Léonard à Vie vy-le- Rayé, sur la lisière sud-ouest de la forêt de Marchénoir, avait quitté ces positions pour venir s'établir en soutien de la 3*.
Nos reconnaissances ayant averti le général Colin (2* division du 2V corps) de la concentration des Allemands vers Cravant, il détacha à Villermain le 10® bataillon de marche de l'infanterie de marine (1" brigade) et 2 pièces de 4, en
1. L*artillerie de la i^^ division, notamment la 19^ batterie du 15» régiment, parait avoir pris position vers lO heures du matin derrière un pli de terrain, à mi-chemin de Villemarceau, au château de Serqueu. Elle y demeura jusque vers midi et eut 4 blessés et 2 chevaux tués {Historique du corps).
2. Chanzy ne mentionne pas ce fait, que les ouvrages allemands sont unanimes à reconnaître.
A la fin du jour, l'artillerie de von Witlich (6 batteries) était dans le plus misérable état. Elle n'avait plus que 8 pièces de 4 utilisables ; les Bavarois n'en avaient qu'une. On fit de ces 9 pièces une seule batterie ; 5 furent mises liors dt service dès le matin du lo et le reste dans la journée. Il fallut renvoyer le tout à Versailles (V. Wittich, ouvrage cité, p. 291 ).
3. La 4« division du 2i« corps, partie le matin de la Ville-aux-Clercs, arriva le soir du 9 décembre entre Prélevai et Ecoman, à l'extrême gauche de l'armée. Elle ne put qu'y rester tout à fait inaclive.
soutien de la cavalerie du corps d'armée. Quant à sa 2' brigade, elle occupait la ferme de la Villette au moyen d'un bataillon du 41* de ligne, soutenu par cinq compagnies de francs-tireurs de Paris ; le 4' bataillon de l'Orne était à la ferme des Boëches et le 1*' à droite, vers Cernay. Les 2^ et 3* bataillons de l'Orne formaient la deuxième ligne et les deux bataillons de mobilisés de la Sarthe, la réserve. Enfin une batterie de 4 était à la droite et une autre (25' ter de l'artillerie de la marine) au centre de cette ligne.
Vers 8 heures du matin, la 2* brigade ouvrit le feu* en avant de la Villette. Mais les francs-tireurs de Paris quittaient leur position sans ordre et des fractions de la 44' brigade prussienne s'emparaient de cette ferme. Le 2" bataillon de l'Orne, qui se portait alors en avant, se bornait à recueillir le bataillon du 41* de ligne, sans chercher à reprendre la ferme. D'ailleurs les Allemands, qui n'avaient pas encore d'artillerie sur cette partie du champ de bataille, étaient aisément contenus par la brigade des Moutis.
Vers 11 heures, le 2' bataillon de l'Orne passait en première ligne pour relever le bataillon du 41*^, qui avait beaucoup souffert et dont les munitions étaient presque épuisées. En même temps, le V^ bataillon de l'Orne se jetait sur la ferme de Villecoulon, dont il s'emparait malgré une vive fusillade. Les deux bataillons de mobilisés de la Sarthe suivaient en réserve.
A ce moment, des fractions de la 2* brigade bavaroise, venant de Launay, entraient en ligne et cinq batteries allemandes ouvraient le feu à Beauvert ^. Malgré tout, des Moutis parvenait à se maintenir dans Villecoulon et au sud-ouest de la Villette, grâce au concours d'une partie de l'artillerie de la 3® division ^.
Vers une heure et demie, les pièces allemandes causant
1 . Elle formait alors trois lignes de tirailleurs en avant de la 25® batterie tei' et une quatrième en arriére (Des Moutis, ouvrage cité, p. 99).
2. 3 bataillons de la i'<) brigade bavaroise soutenaient ces batteries ; le reste de cette brigade et 4 batteries étaient en réserve à Launay {État-major prussien, page 658).