‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 26 sur 185 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

RETRAITE DE l'aRMÉE

Journée da 11 décembre. — Nos positions dans la soirée. — Difficaltéa à prévoir. — Ghanzy réclame l'aide de Bourbakl. — Instraetions du il décembre. — Ordres de Frédéric-Charles. — Journée du 12 décembre. — État moral ei physique de l'armée. Positions occupées dans la soirée. — Évacuation de Blois. — La 1'-- armée. — Instructions de Ghanzy pour le 13 décembre.

Le mouvement rétrograde de la 2^ armée commença le 11 décembre, à 10 heures du matin. Suivant les ordres de Chanzy, les troupes marchèrent à travers champs par bataillons en colonne, à distance de déploiement. La température, très froide les jours précédents, tendait à s'adoucir ; le terrain était détrempé par le dégel, ce qui accroissait grandement les difficultés de la retraite. Tandis que notre droite se repliait sans incident, au centre la 2^ division du 21* corps venait s'établir entre Briou et Poisly, par Lorges. La gauche demeurait immobile.

Ces mouvements, couverts par de fortes arrière-gardes, restaient d'abord inaperçus des Allemands. Ils croyaient même à des préparatifs d'attaque et prenaient des mesures défensives. Vers midi seulement, les avant-postes du X* corps prévinrent de notre retraite le général von Voigts-Rhetz. Il porta aussitôt la 19* division sur Josnes et la 20* surSéris.

La cavalerie qui éclairait la première trouva dans Josnes des traînards qui firent une certaine résistance. Plus au nord, à Messilly, une grand'garde du 4* bataillon de l'Orne la força de se replier avec quelques pertes. Quant à la 20* division, en se portant vers Séris, elle rencontrait à Mortais une grand'garde de la 1" division du 17* corps. Avec Faide de deux batteries, l'un de ses régiments nous délogea de cette ferme, en faisant une centaine de prisonniers. Le

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