RETRAITE DE L' ARMEE
11* chasseurs de marche, qui tenta de regagner le terrain perdu, tirailla sans succès jusqu'à 7 heures du soir. D'ailleurs les Allemands ne tardaient pas à évacuer Mortais, où ils étaietit trop en l'air, et le général de Roquebrune faisait aussitôt réoccuper ce point sur l'ordre de Chanzy.
Quant à la 2' division du 2V corps, à 8 heures du soir elle quitta son bivouac de la journée , pour venir s'établir à cheval sur la route de Marchénoir à Villemuzard, sa droite (2^ brigade) à la Motte-Potain. Elle avait allumé de grands feux sur ses anciens emplacements ; derrière elle , le bataillon du 41*^ de ligne s'y maintint jusqu'au lendemain soir. Il se replia ensuite par la forêt de Marchénoir*.
Dans la soirée du 11 décembre, après avoir terminé son mouvement de conversion, la 2° armée occupait les positions suivantes : la colonne mobile de Tours, dont le général Camô avait repris le commandement, et la !'• division du 16* corps s'étendaient de la Loire, à Avaray, jusqu'à Séris. Le 17* corps bivouaquait entre ce point et Concriers, sa division de cavalerie à Morée*. Celle du 16* corps était au nord-ouest, à Bourichard. Le 21* corps gardait ses emplacements de la veille, à l'exception de sa 2" division, placée de la Motte- Fotain vers Briou, comme nous l'avons dit.
Ainsi, de Briou à la Motte-Potain et à Concriers, les positions de la 2^ armée dessinaient un angle rentrant. Elle ne pouvait évidemment les conserver. Quoique les Allemands eussent fait preuve d'une grande timidité dans la journée, le général en chef était contraint de préparer son mouvement définitif de retraite sur le Loir. Il ne s'en dissimulait pas les difficultés. En cessant de s'appuyer à la Loire, sa droite aurait à traverser une plaine à peine ondulée, où aucun obstacle ne couvrirait ses mouvements. L'ennemi pourrait diriger son principal effort sur Blois, enlever cette ville et se jeter ensuite sur notre flanc droit. Cette combinaison était d'accord avec les principes élémentaires de la stratégie.