‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 29 sur 185 · Chanzy, ouvrage cité, p · texte numérisé non relu

Chanzy, ouvrage cité, p

BËTRAITE DE l' ARMEE. 65

plusieurs autres dans le même sens, ne laissent aucun doute sur le fait que vous n'avez devant vous que des rideaux ^ »

Le soir même, Bourbaki répondait qu'il ne pouvait entreprendre aucune opération sérieuse dans l'état présent de ses troupes, complètement désorganisées par leur retraite. Cette décomposition n'était que trop réelle. Suivant les expressions mêmes de Gambetta, le 15* corps, surtout, « tombait en quelque sorte en lambeaux à son arrivée à Vierzon ». Le 20® corps avait été, un moment, tout à fait en désordre ; le 18* avait beaucoup mieux résisté. Malgré tout, Bourbaki annonçait qu'il tenterait de se porter sur Blois en longeant le Cher. Mais il lui serait impossible de déboucher devant cette ville avant six jours', ce qui affaiblirait singulièrement la portée de son intervention. Cependant Chanzy pensait que, même dans ces conditions, celle-ci aurait pour effet de faciliter sa retraite sur Vendôme. Il le télégraphia à Bourbaki de son quartier général de Talcy.

En attendant, il donnait des ordres pour la continuation du mouvement vers le Loir. Le 12 décembre, à 6 heures du matin, la colonne mobile de Tours, partant d'Avaray, S3 porterait sur Aunay, où elle serait ralliée par des fractions venant de Mer*, puis sur Pontijou par la Chapelle-Saînt- Martin et Maves. A Pontijou, elle garderait à la fois la route de Blois à Châteaudun et le chemin de Maves.

Une heure plus tard, la 1" division du 16* corps quitterait Villegonceau^ passerait par Villexanton, Villiers, la Blanchonnière, et viendrait s'établir entre la route de Blois à Châteaudun et celle de Pontijou à Ouzouer-le-Marché , à hauteur du Bois-Brûlé.

A 8 heures, la 1" division du 17* corps se dirigerait de Séris sur Morée et Mauvoy, pour aller passer la nuit entre le

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