de marche
2. Une partie de la 2^ division du 17^ corps, notammeût le 5i<' de marche, en position à Lille, contribuait à couvrir la retraite du détachement Prudhomme.
Dans le même but, la 19* batterie du 15® régiment (4 pièces) prenait position au-dessus de Saint-Ouen ot dirigeait quelques projectiles sur rennemi {Historique du corps).
ce village était en bois, peu solide et d'accès difficile pour les voitures. Néanmoins il avait une certaine importance comme moyen de passage, et Chanzy jugea nécessaire de le reprendre ou de le détruire. Le général Jaurèis reçut les ordres nécessaires dans la nuit du 14 au 15.
Le matin suivant, une reconnaissance rendait csompte qufe les Allemands, trouvant sans doute leur situation trop aventurée, avaient évacué Frète val. Un seul batailloiï occupait encore les ruines du château, sur la rive gauche. Le capitaine de frégate Michaud, lancé par Jaurès avec deux bataillons \ pénétra facilement dans le village, mais ne tarda pas à être soumis à un feu vif venant du Château. L'une de nos batteries de 4, la 23* du 13' régiment, prit alors ce dernier sous son feu, et nos tirailleurs purent s'installer dans les maisons en face de lui. Grâce à leur action combinée, une section du- génie put couper le pont sans autre difficulté. N ous gardâmes ensuite à Fréteval une attitude expectante. De même, la 17* division demeura inactive, comme l'avait ordonné le grand-duc. ;
Le reste de l'Armee-Abtheilung conserva en général ses emplacements du 14. Cependant la 4* brigade bavaroise s'établit à Ecoman, derrière la 17* division; les 8* et 10* brigades de cavalerie éclairèrent au nord de la forêt de Marchénoir. Enfin , à l'extrême droite allemande , le général von Eheinbaben, commandant la 5* division de cavalerie, porta la 11' brigade du sud de Chartres sur Courtalain, et la 12® de Bonneval sur Châteaudun. Elles trouvèrent ces deux points inoccupés, car les fractions de la division Gougeard portées vers Châteaudun s'étaient déjà retirées. Au sud seulement, la cavalerie allemande se heurta contre plusieurs détachements appartenant à cette division ou à la cavalerie du 21* corps.
Dans la matinée du même jour (15 décembre), von Eheinbaben recevait un télégramme du général de Moltke annonçant que, selon toute vraisemblance, une portion des troupes