‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 44 sur 185 · Chanzy, ouvrage cité, p. 5L6 ; de Freycinet, p · texte numérisé non relu

Chanzy, ouvrage cité, p. 5L6 ; de Freycinet, p

2. Il était ivre en grande partie, d'après Clianzy, p. 206, après avoir vidé une cave. Le commandant de cette batterie fut traduit en conseil d'enquête.

106 JOSXES, VKKDOMEy LE HAKS.

giment) et le 11" chasseurs de marche, commandant Fouîneau, parvinrent deux fois à la reprendre. Les chasseurs repoussèrent même l'ennemi jusqu'au cimetière de Vendôme. Mais trois bataillons prussiens accoururent et, avec l'aide de quelques pièces, repoussèrent nos tirailleurs. La batterie qui, au lieu de chercher .à gagner le plateau, avait continué sa marche dans le chemin creux, finit par nous être enlevée. Le capitaine Joly l'avait pourtant brillamment défendue. Avec une quarantaine d'hommes, il avait mis hors de combat un grand nombre d'Allemands et fait quinze prisonniers \

Plus à l'ouest, près de Courtiras, un bataillon de chasseurs prussiens dispersait l'escorte' d'un convoi qui suivait la route du Mans et capturait une mitrailleuse avec 64 voitures. La nuit tombait peu après et l'ennemi ne prolongeait pas davantage sa poursuite. Il cantonnait dans Vendôme ou aux environs.

. Un autre engagement, moins défavorable pour nous, avait lieu vers Morée. Le soir du 15 décembre, avant l'arrivée des ordres de Frédéric-Charles, le grand-duc avait décidé de faire relever la 17* division par des fractions moins éprouvées. La 22* dut se porter sur Lignières et Fréteval ; la 4* brigade bavaroise, sur Morée. En même temps, la 4® division de cavalerie se rassemblerait au nord de la route d'Orléans au Mans par Fréteval, de manière à rétablir la liaison de la IP armée avec la 5* division, alors vers Châteaudun, comme nous l'avons vu.

Le relèvement, assurément inopportun pour les Allemands, de la IV division par la 22* ne fut pas inquiété par notre 17* corps. Quoiqu'il n'eût pas encore reçu d'ordres pour la retraite, il se borna à opérer quelques démonstrations vers

1. Chanzy. — L'historique du ll« chasseurs décrit tout autrement la part que le 11^ de marche prit à cette affaire. Ce corps, placé au chftteau de la Tuilerie (sans doute le château de Bel-Air), aurait été attaqué vers i heure par des forces supérieures appuyées d*une batterie. Vigoureusement enlevé, le 11« de marche aurait refoulé Tennemi dans le cimetière et maintenu sa position pendant i heure, jusqu'à sa retraite dans la forôt de Vendôme.

Le 11» de marche perdit 7 tués et 41 blessés, dont i officier.

2. 2 bataillons et de rartillerie d'après Y État-major prussien.

l'akmëë se remet en retraite. 107

Pezou. Puis, dans raprès-midi, Use mit en mouvement au nord* ouest. Au contraire, les fractions placées à Morée ^ n'avaient pas encore été relevées par la 4' brigade bavaroise lorsque, de Saint-Hilaire et de la Qrande-Haie, le général Rousseau prit l'offensive contre elles avec une partie de sa division (1" du 21* corps). L'approche d'une colonne assez considérable (la 4" brigade bavaroise) lui ayant été signalée vers Saint'-Jean-Froidmentel, il jugeait nécessaire d'enlever Morée pour mieux assurer la garde de la vallée du Loir et du débouché de la route d'Orléans au Mans. Ses batteries placées, l'une à la Blinière, les deux autres sur la rive droite, préparaient l'attaque et, sous leur protection, nos tirailleurs menaçaient de déborder la droite ennemie. Les Bavarois, survenus dans l'intervalle, prolongeaient celle-ci jusqu'au Chêneteau et trois de leurs batteries prenaient position à la Guizonnière et à la Coutencellerie, mais sans pouvoir arrêter nos soldats qui atteignaient les premières maisons de Morée.

A ce moment seulement (vers 3 heures), le général Rousseau recevait l'ordre de la retraite. Il se bornait alors à maintenir ses positions jusqu'à la nuit, puis repassait sur la rive droite par Saint-Hilaire, après avoir fait aux Allemands un certain nombre de prisonniers '.

Tandis que, par une pénible marche de nuit, le 21** corps tentait de gagner les emplacements indiqués par Chanzy, la 4* brigade bavaroise s'établissait à Morée et la 4*^ division de cavalerie se mettait en relation avec la 5^.

C'est ainsi que se terminaient les combats sur le Loir. Ils coûtaient à la 2° armée des pertes qu'il n'est pas possible de préciser, mais certainement beaucoup moins sensibles que celles du 7 au 11 décembre. Toutefois il faut reconnaître que nos troupes avaient fait preuve d'une force de résistance sensiblement moindre. Visiblement leur moral s'était affaissé depuis le commencement de notre retraite sur Vendôme ; la meilleure preuve que l'on en puisse donner est la faiblesse

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