CAMPAGNE DE LA LOIKE. II
It4 JOSNES, VENDOME, LE MANS.
commencée, elle se porterait sur Chartres et s'y établirait provisoirement * . ^
Ces instructions, simple développement du télégramme da général de Moltke en date du 12, parvinrent à Frédéric- Charles le 18. Déjà le prince avait pris des dispositions rentrant dans les vues du chef d'état-major du Roi. LesUI'^, IX* corps et V corps bavarois étaient concentrés autour d'Orléans, couverts à Ouzouer-sur-Loire par un fort détachement. Le X" corps et la 1'" division de cavalerie occupaient Blois et Vendôme ; ils devaient en outre pousser une pointe sur Tours. Enfin, comme nous l'avons vu, le grandduc avait reçu l'ordre de poursuivre Chanzy , puis de marcher sur Châteaudun.
Il est aisé de voir que ces dispositions abandonnaient une grande part à l'imprévu. Chanzy n'était point tellement affaibli, que Frédéric-Charles pût laisser devant lui, d'abord les deux divisions d'infanterie du grand-duc soutenues par le X" corps, puis ce dernier seul. Même en tenant compte du voisinage de Bourbaki, l'importance d'Orléans n'était pas assez grande pour que les Allemands dussent immobiliser autour d'elle la portion de beaucoup la plus considérable de leurs forces. Leur imprudent affaiblissement devant notre 2*^ armée réservait encore à celle-ci des chances de reprendre l'offensive dans d?s conditions moins défavorables.
Cependant Chanzy avait continué son mouvement de retraite. Le 17 décembre, la température était brusquement redevenue très froide 5 à la pluie continuelle des derniers jours succédaient des rafales de neige qui imposèrent à nos troupes un nouveau genre de souffrances. A la droite de l'armée, le 16' corps et la brigade Paris, du X7*, opérèrent leur marche sans incident*; au centre, l'arrière-garde de la 2* division du 17* corps (2* bataillon du 51* de marche et deux