‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 54 sur 185 · Chanzy, ouvrage cite, p · texte numérisé non relu

Chanzy, ouvrage cite, p

8. La 30 division (Moraady) n'existait pius depuis ies combats des 2, 3 et 4 décembre et la surprisa de Chambord. Ses débris furent versés dans d'autres divisions et son chef relevé de son commandement, malgré les protestations de Chanzy {Télégramme du W décembre au Ministre),

Quant à la 2^ division (Barry), comme on le verra plus loin, elle était réduite dans de très fortes proportions. En outre, elle ne rallia l'armée que pendant la bataille du Mans. La division de Gurten, qui devait remplacer plus tard la 3« division, était alors entre le Loir et la Loire. Restait donc la i^® division (Deplanque).

Perrin le relieraient à la rive droite de la Sarthe. Enfin son quartier général serait à Sargé.

Indépendamment des positions qui précèdent, déjà fort étendues (8 kilomètres au moins), le 21* corps occuperait les hauteurs d'Auvours sur la rive gauche de THuisne. Il assurerait ainsi la défense du pont de Champagne, des routes de la Ferté-Bemard et de Saint-Calais, en se reliant à la rive droite de THuisne par le pont d'Yvré. Enfin le lieutenant-colonel Villain, du 56' de marche, qui occupait alors la Ferté- Bemard et Montmirail avec 3,000 hommes environ, y était provisoirement maintenu sous les ordres du général Jaurès.

Quant au 17' corps, il devait passer sur la rive droite de la Sarthe; sa 1'' division s'établirait à cheval sur les routes d'Alençon et de Laval, à hauteur de Saint-Saturnin ; la 2' serait placée des deux côtés de celle de Laval, vers Chauffeur; la 3* aurait sa droite à Pruillé-le-Chétif et défendrait les débouchés des routes de Sablé et de la Flèche. Le quartier général du corps d'armée serait au château de l'Épine, entre les routes de Laval et d'Alençon. L'étendue du front qu'il aurait à couvrir dépassait 15 kilomètres.

Chanzy terminait par quelques recommandations s'appliquant à l'ensemble de l'armée. Autant que possible, on installerait les troupes en cantonnement; on hâterait leur réorganisation, en les pourvoyant d'armes, de munitions, d'aliments, d'eflfets d'habillement, d'équipement, de linge, de chaussures, etc. C'était une lourde tâche dans l'état de dénûment que nous avons décrit.

On doit le faire remarquer, les positions défensives assignées à l'armée, infiniment trop étendues pour son eflFectif, présentaient encore d'autres inconvénients. Nous avons déjà signalé le danger qu'il y avait à s'établir en permanence autour du Mans, celui de combattre avec l'Huisne et la Sarthe à dos. Mais en dessinant ainsi un cercle autour du Mans, Chanzy semblait admettre la possibilité de s'y laisser enfermer, c'est-à-dire de courir le risque d'un nouveau Sedan. Il est à supposer que l'ennemi trouvant ses troupes disséminées sur une aussi grande étendue, les aurait facilement refoulées

sur le Mans, en cherchant à déborder leurs ailes suivant sa pratique constante. Le résultat à en attendre Rêvait être une sorte dlnvestîssement, un immense désordre et finalement la capture ou la destruction (^la majeure partie de Tarmée. Ces dangers n'échappèrent pas sans doute à Chanzy, car il ne tarda pas à modifier cette première répartition.

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