État-major prussien, p
Bazoche-Gouet. Après rengagement dont nous avons parlé
contre les mobiles de la Dordogne, le détachement porté sur
la Bazoche ^ s^était replié sur Courtalain (30 décembre), pour
gagner Bonneval. De son côté, le commandant Bonnefond-
Pédulans atteignit la Bazoche*Gouet le 30. Dès qu'il apprît
la présence de l'ennemi à Courtalain, il s'y porta par une
marcbe de nuit Malheureusement il perdît du temps à cerner
inutilement Arrou et n'arriva devant Courtalain que dans la
matinée, au moment où les Allemands se mettaient en route.
On les refoula avec beaucoup d'élan, en leur infligeant
quelques pertes". Après une courte poursuite, le commandant
Bonnefond se mît en retraite pour rallier le général Rousseau.
Pendant que ce dernier couvrait au nord-est les cantonnements du 21^ corps, Jaurès détachait à Ballon une colonne mobile tirée de sa 3® division et chargée de surveiller les routes de Mamers et d'Alençon ; de Bellême, les corps francs du colonel de Lipowski éclairaient jusqu'à la Fourche, au nord de Nogent-le-Rotrou, où ils se reliaient à la colonne Rousseau. Celle-ci, renforcée d'un bataillon de mobiles des Deux-Sèvres, s*établissait le 3 janvier autour de Nogent-le- Rotrou. Avec le détachement Bonnefond-Pédulans qui la ralliait le même jour, elle occupait la Fourche, la Gaudaine,. la Tuilerie et Souancé, c'est-à-dire les débouchés des routes aboutissant du nord-est et de l'est à Nogent-le-Rotrou. Au sud-est elle se reliait par les francs-tireurs de Seine-et-Marne, placés à Authon, au colonel de Cathelineau qui rayonnait de Vibraye et de Montmirail vers Brou, Châteaudun et Cloyes. Ëafin les éclaireurs du capitaine Bernard, poussés jusqu'à Saînt-Calais, servaient de trait d'union entre Cathelineau et Jouflroy *.
Pour soutenir la colonne Rousseau, Chanzy déplaçait légèrement vers le nord-est la 4' division du21*corps, jusqu'a-