Rapport du général Haca
S. Qui fut ensuite remplacé par le général Lalande.
8. Enquête parlementaire, tome VIII, déposition du général Lalande, p. 66.
184 JOSNËS, V£KDOME, LE MANS.
leur tenon. Bref, la proportion des fusils dont il était impossible de se servir atteignait 20 ou 30 p. 100 \ On les distribua effectivement aux mobilisés le 7 janvier ; le 8, on dirigea la brigade sur le Mans, sans qu'elle eût reçu de cartouche». Celles-ci furent distribuées à la gare du Mans, mais elles étaient mélangées de munitions destinées à d'autres calibres, et il fallut les trier. Cette opération ne fut terminée que le 11, à 3 heures du soir. Encore, parmi les cartouches ainsi réparties, certaines étaient mouillées, d'autres n'avaient pas le calibre voulu ; quelques-unes contenaient si peu de poudre qu'elles ne pouvaient projeter les balles à plus de 50 mètres'. Les mobilisés étaient à tel point novices en matière d'ins^ truction militaire, que, dans certains bataillons, au moment d'entrer en ligne, les officiers et les aumôniers durent charger eux-mêmes ces armes d'un maniement si facile.
Nous verrons plus loin quel rôle devaient jouer les mobilisés bretons à la bataille du Mans ; mais les circonstances qui précèdeiit suffisent pour en faire prévoir la nature.
1. Guilbaud» Les Mobilisés d' Ule-et-Vilaine ; Enquête, Lalande, déposition citée.
2. Enquête parlementaire, tome II, dôposilloa du général de Marivault, p. 270. Le colonel Paris télégraphiait au général de Marivault le 7 janvier : « Il n*y a peut-être pas un trentième des cartouches qui soient pour Springfield ; tout le reste est pour carabine Minlé, fusils EnÛeld ou rifles. »
I 1ft71 )
J^M delà du Loir, Frédéric-Charles ne voulait utiliser que les routes prlncipftles, de façon à éviter les chemins rendue -^jj praticables par la saison. Provisoirement, il assigna ci