CHAPITRE XXII
Ordres de Frédéric-Charles (6 janvier). — Il apprend le mouvement de BonrbaU. — Combat de la Fourche (6 Janvier). — Combat de Thiron-G ardait. — Emplacements du Xin^ corps. — Combat du Gibet (7 Janvier). — Combat du Poirier. — lia colonne JouAroy.
Le 6 janvier, Frédéric-Charles suivait le mouvement du m* corps prussien. 11 savait que celui-ci avait rencontré une vive résistance à Azay et à Mazangé ; il avait même eu, sur plusieurs points, à repousser nos attaques. De plus, le détachement allemand qui observait la route de Vendôme à Tours avait dû céder le terrain à Saint-Âmand. Ces deux faits semblaient indiquer de notre part un mouvement général d'offensive. Pourtant Frédéric-Charles n'en admit pas la possibilité. Pour lui, l'occupation si facile de Montoire et des Roches, deux points si importants pour les communications entre les troupes opérant vers Azay et celles de Saint-Amand, démontrait que nos opérations n*obéissaient à aucune direction supérieure, à aucune idée d'ensemble ^ Fort justement il considéra la division de Curten comme un corps isolé, dont l'offensive serait aisément annihilée par le débouché de la II* armée au delà du Loir. Au lieu de s'arrêter et de lui faire tête, il résolut de pousser énergiquement son mouvement sur le Mans. Pour nous, cette résolution était la plus désavantageuse que pût prendre le prince. EUè allait lui permettre d'attaquer Chanzy avant que celui-ci n'eût rappelé à lui les troupes encore éparses au sud du Loir ou entre cette rivière et l'Huisne. Supposant que Nogent était déjà au pouvoir du grand- duc, Frédéric-Charles prescrivit au XIII* corps d'atteindre le 7 janvier les environs de Montmirail et de pousser.