COMBATS DE LANGLOCHEBE ET DE MESSAS
Par suite, le prince prescrivit au IIP corps d'occuper Gien le 8 décembre ; su^ la rive gauche de la Loire, la 18* diyision et Tartillerie de corps du IX* corps rallieraient la 25^ diyision, pour suivre avec elle, jusqu'à hauteur de Beaugency, le mouvement de TArmee-Abtheilung. Le X* corps pousserait à la Ferté-Saint- Aubin un détachement d'infanterie destiné à soutenir la 6* division de cavalerie dans son exploration de la Sologne. La veille, on s'en souvient sans doute, cette tâche avait été assignée à la 18* division. Ce nouveau changement dans les dispositions de l'ennemi était tout à l'avantage de nos troupes.
Frédéric-Charles informa le grand-duc de ce qu'il avait décidé pour la II* armée ; il l'invita à concentrer l'Armee- Abtheilung sur sa gauche, tout en continuant de marcher vers Tours.
De son côté, le grand-duc prescrivait à la 17* division de se rassembler le 8, à dix heures du matin, à Baulle. A la même heure, le P' corps bavarois serait au Grand-Châtre, et la 22* division, renforcée d'une brigade de cavalerie, à Gravant. Quant à la 4* division de cavalerie, elle suivrait la 22* division ; la 2* division de cavalerie se rassemblerait entre le Grand-Châtre et CraVant. Enfin la 25* division interviendrait au besoin de la rive gauche de la Loire.
Ainsi que le démontre cet ordre, le grand-duc se rendait enfin compte de la nécessité de restreindre son front. De Cravant à Baulle, ses troupes allaient néanmoins couvrir un espace de neuf kilomètres. C'eût été trop encore pour leur effectif, si nous n'avions occupé nous-mêmes une ligne beaucoup plus étendue, avec des forces numériquement supérieures, il est vrai, mais auxquelles manquait presque tout ce qui fait une armée \
1. Sans parler des cadres, de l'instruction, de Torganisation, ce qui serait trop long, on se contentera de dire que certains bataillons de mobiles, le 4" du Maine-et-Loire, par exemple, armés de fusils Remington, étaient encore sans baïonnettes le 7 décembre.