Cbanzy, ouvrage cité, p
Jauréguiberry ne pouvait nourrir les mêmes illusions. A son arrivée à Château -du -Loir, il y avait trouvé 500 hommes au plus, avec le général Desmaisons. Pendant la nuit, il reçut les deux faibles bataillons du 41* de marche, les 700 mobiles et les quatre pièces de 4 que ramenait le lieutenant-colonel Bérard. Ces troupes, sans vivres, en complet désarroi, venaient de parcourir 30 à 40 kilomètres, et ^n ne pouvait guère en tirer parti. Néanmoins, apprenant •que Barry était attaqué à Chahaignes, l'amiral porta un bataillon et deux pièces à Fiée pour le recueillir. Un bataillon du 22® mobiles (Dordogne), arrivé dans l'après-midi à Château-du-Loir, fut également dirigé sur Fiée.
En comprenant ces détachements, Jauréguiberry avait pu ramasser, à grand'peine, 3,500 hommes, et il annonçait à Chanzy Pintention de partir avec eux pour le Mans, après avoir tiré d'affaire Curten*. Il n'y avait pas, en effet, un instant à perdre avant de prendre ce parti.
Curten's'était mis en retraite dans la matinée du 9. Laissant à Château-Renault le lieutenant-colonel Vial avec cinq bataillons, deux escadrons et huit pièces*, il s'était dirigé sur Neuillé-Pont-Pierre. De là, il prenait la direction de Château-du-Loir, où il arrivait le soir du 10, tandis que la brigade Cléret marchait sur Saumur.
Cette retraite coïncidait avec un mouvement offensif des Allemands. Dans la matinée, le général von Hartmann avait rassemblé la 38* brigade, cinq escadrons et demi, deux pièces près du château de Fresne, et la 1" brigade de cavalerie sur la route de Vendôme. Vers 1 heure, il entra dans Château-Renault, après un petit combat, et y cantonna en se bornant à un semblant de poursuite.
Le soir du 9 janvier , cet ensemble de faits était encore très imparfaitement connu de Frédéric-Charles.! De Bouloire,