‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 98 sur 185 · V. der Goltz · texte numérisé non relu

V. der Goltz

2. D'après Mallet, ouvrage cité, p. 129, on avait organisé ainsi la défense du plateau d*Auvours et d'Yvré :

Trois emplacements de batteries étaient disposés sur le plateau, le premier

la 12® brigade qui lui faisait face, ne pourrait être ramenée vers Changé qu'après avoir été relevée par le IX* corps.

Ainsi que nous Tavons dit, une fraction de la division Gougeard avait repris Champagne dans la soirée de la veille. Dès 9 heures du matin, une batterie allemande ouvrît le feu contre Tune des nôtres placée sur Téperon à Touest du village. Quand celle-ci eut été réduite au silence, deux bataillons se portèrent à l'attaque de Champagne. Les mobilisés de la Loire-Inférieure et le détachement du 25* de ligne se défendirent vaillamment. Vers midi seulement les Allemands étaient maîtres du village, après Tavoir conquis pied à pied. L'église surtout était l'objet d'une lutte acharnée ; le colonel Bel et le chef de bataillon de Trégomin furent tués. Les mobilisés, qui laissaient 150 hommes aux mains de l'ennemi, se retirèrent sur les pentes à l'est du plateau d'Auvours, tandis que les Allemands barricadaient le pont de l'Huisne. Un retour oflFensif, tenté dans l'après-midi de Fatines, où avaient pris position des mobilisés, un escadron de dragons et le corps Cathelineau, fut aisément repoussé \ Mais, malgré l'extrême faiblesse dont fit preuve une partie de ces mobilisés *, les Allemands ne réussirent pas davantage à dépasser la Sauvagerie et la Croix où ils établirent leurs avant-postes.

Pendant que Champagne était ainsi repris par l'ennemi, un bataillon de sa 12* brigade suivait la route d' Yvré jusqu'à la Lune-d'Auvours. Vers midi, il marcha sur le château des

au-dessus du hameau du Polucan, pour 3 pièces ; le second à 400 mètres à gauche, dans une vigne du clos d'Auvours ; le troisième, au-dessus du château d'Auvours, près de la ferme de la Roche, pour S mitrailleuses.

Des tranchées-abris avalent été ébauchées entre ces trois points. Sur le versant ouest du plateau, entre la ferme de Fonteaux et les Renardières, une tranchée-abri de 300 mètres et un emplacement de batterie pour 6 pièces, situé en arrière, battaient la vallée de THuisne et croisaient leurs feux avec les batteries de la Croix, au nord de la rivière.

Le château du Luart avait été mis en état de défense ; les murs de Tancien parc d'Yvré étaient crénelés ; 6 pièces étaient placées à la Hardière, 6 à la ferme, 3 mitrailleuses sur la route d*Yvré au Mans, au-dessous du cimetière, derrière des murs. Enfin les deux ponts d'Yvré étaient minés et barricadés ; toutes les malsons parallèles à THuisne avaient été organisées défensivement.

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