‹ Campagne de Marius dans la Gaule: Suivie de Marius, Marthe, Julie devant la légende des SaintedChapitre 11 sur 31 · MARTHE · texte numérisé non relu

MARTHE

a Marins faisait mener quant et lui , dedans une litière, « en grande révérence , une femme de Syrie, nommée « Marthe que l'on disait avoir l'esprit de prophétie , et

.1) Visconti, t. 1", p. 48 et 49.

\;l] Ibid., Plutarque, Vie de César, et Suétone, C. César, c. XI.

(c sacrifiait Marius aai dieux par son ordonnance , au « temps et en la manière qu'elle lui commandait.

H Cette femme syrienne s'était premièrement adressée (( au Sénat, pour parler de ces affaires» et prédire des « choses à advenir ; mais le Sénat ne l'avait pas voulu ouïr, « et l'avait fait chasser ; au moyen de quoi , elle se décf tourna devers les femmes, auxquelles elle fit voir quelque (I preuve de ce qu'elle se vantait ; mémement, en la femme a de Marius , aux pieds de laquelle elle se trouva assise ft un jour en une assemblée de jeux publics, à voir com- ( battre des escrimeurs à outrance; car elle prédit là, cer- 9 tainement, celui qui vainquit.

« À l'occasion de quoi, cette dame l'envoya devers son (c mari , lequel en fit grand cas, et la fit mener partout « après lui dedans une litière.

« Elle se trouvait aux sacrifices, étant vêtue d'une robe « de pourpre double [teinte deux fois) qui se fermait avec « des boucles, et tenant en sa main une lance enveloppée a de festons et de chapeaux de fleurs. »

Plutarque ne dit rien de sa taille; mais nous devons la croire élevée, puisque toutes les statues de sainte Marthe la représentent grande comme dans la stèle des Baux.

Enfin , nous dit Raban-Maur , « sainte Marthe était « Syrienne (1) et coiffée d'une tiare blanche en poils de <i chameaux, en usage chez les Orientaux (3), » et c'est ce détail caractéristique de sa coiffure qui nous aidera surtout à la reconnaître.

JULIB.

Julie, la femme de Marius , la matrone romaine, porte

(i) M. Paillon, Mon, inéd. t. 2, p. 135.

(2) ïbid.^i. l",p. 1213, et t. 2, p. 311.

le vêtement traditionnel, la tunique et la stola que portaient seules les matrones pudiques (1] ; elle à, selon Tusage, la tête couverte d'un voile (2).

A présent que l'histoire et la tradition nous ont dit la figure, le costume, la taille, les attributs des personnages que nous cherchons , examinons si ce sont bien ceux que représentent les stèles des Baux.

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