IV. — SAINTE MARTHE
La prophétesse des Baux n'a pas plus habité Tarascon que sainte Marthe; si celle-ci y eût résidé pendant trente
(1) Mtm. inéd,, t. 2, p. 1334.
ans, comme le veut la légende arlésienoe, la tradition au-< rait conservé les détails les plus intimes de sa vie, tandis que les habitants de cette ville ne l'ayant vue que pendant leur court exode à Ernaginum et dans le lointain de sa grandeur sacerdotale, n*ont conservé d'elle que les particularités qui les ont le plus frappés, et qu'ils nous ont religieusement conservées.
Il est difficile de contester que sainte Marthe soit autre que la prophétesse ; la sainte est Syrienne, comme celle de Plutarque (4); toutes deux viennent d'Orient, le pays des merveilles. La légende fait arriver l'une de Béthanie, où elle a été l'amie, l'hôtesse du Sauveur ; l'histoire fait venir l'autre d'une contrée limitrophe, d'Ephèse, la ville au célèbre temple d'Arthémis, l'une des merveilles du monde (2), pays qui regorgeait de|magiciens, de devins (3), de théurges et de thaumaturges (4).
Toutes deux sont coiffées d'une tiare blanche en poil de chameau (5), comme dans les deux stèles des Baux, coiffure étrange dont il serait surprenant que l'église de Sainte- Marthe à Tarascon n'eût pas conservé le souvenir, comme l'a fait la tradition elle-même.
11 y a en effet, dans cette église, un remarquable por* trait de la sainte, peint sur un panneau, qui est à droite de l'entrée de la crypte et qui sert de porte à une ancienne issue de l'église souterraine ; ce panneau représente le roi René à genoux aux pieds de la sainte; celle-ci a la tète
(1) Martha, Syriacum nomen etiam apud Plutarchqm m Mmif^ legitur. Mon. itM., t. 2, p. 137.
(2) Roa^n, SaitU Paul, p. 426.
(3) Ibid., p. â3S «t 342.
(4) Ibid,, p. 24.
(5) Mon. inéd., U
couverte d'un turban qui se rapproche beaucoup de la tiare; elle a surtout au-dessous de ce turban, comme la Marthe des Gaie, des barbes qui cachent ses oreilles et descendent jusques sur sa poitrine.
C'est incontestablement là une des plus anciennes ima«» ges de sainte Marthe, celle qui s'est le plus inspirée des souvenirs de la tradition; car elle remonte tout au moins, comme le panneau d'une chapelle de la même église, à 1513, c'est-à-dire au commencement du XVP siècle, et on est surpris que M. l'abbé Paillon ne l'ait pas choisie pour nous donner un des plus anciens portraits de la sainte.
La prophétesse est vêtue, d'après Plutarque, d'un manteau de pourpre se rattachant sur l'épaulé avec des boucles, tandis que dans les vieux portraits la sainte porte une espèce de casula (1) qui rappelle celle des Baux.
La sainte tient un goupillon à la main (2), à l'image de la prophétesse qui porte à la main droite une lance enveloppée de festons et de chapeaux de fleurs. Et si nous ne trouvons pas plus de ressemblance entre les images de l'église de Tarascon et ceux de la stèle des Baux, c'est, dit M. Paillon, « qu'il est bien entendu que dans cette pein- « ture on n'a pas entendu représenter sainte Marthe vêtue t à la manière que l'auteur de sa vie nous la dépeint ; « il y raconte qu'elle portait une tiare en poils de cha- « meau ; tout le reste de son costume ne ressemble en « rien à celui dont on voit la description dans sa vie ; il
(1) Octavii Ferrari.
(2) Mon. inéd., fig. p. 1212 et 1213.
Ce goupillon est lui-môme un témoignage de 1-époque de la formation de la légende, Teau bénite n'ayant été employée qu'au XIII* siècle pour l'aspersion des fidèles , tandis qu'elle ne servait précédemment qu'à la purification des catéchumènes. ».
« semble donc que le peintre a vonla la représenter ici a vétae comme Tétaient alors les Hospitalières (1). »
Après le costame viennent des détails plus précis encore sur la manière de vivre de Marthe, que Raban-Maur nous a conservés : « Toujours elle était nu-pieds ; des « branches d'arbres etde sarments sur lesquels elle étendait « une couverture, lui servaient de lit, et une pierre qu'elle « mettait sous sa tète lui tenait lieu d'oreiller (2). »
Voilà bien des faits intimes et authentiques, pris sur un personnage vivant dont la tradition a conservé le souvenir, que Plutarque n'a pas pu connaître , qui s'appliquent merveilleusement à la prophétesse, et non à un personnage mystique, soumis comme la Madeleine à des austérités que ne connaissait pas la religion juive et que n'avait pas encore pratiquées le christianisme naissant.
La sainte prêche l'Évangile (3); elle enchaîne et fait détruire un monstre fantastique, la Tarasque, souvenir des Barbares qu'elle vainquit, que la vive imagination des peuples du Midi dut personnifier dès les premiers âges ; que dame Dalix, comtesse de Dye (4), religieuse de Tarascon, morte en 14 5Si, et qui « était l'un des ornements principaux de ces académies ou tribunaux littéraires connus « sous le nom de Cour d'amour (5), fut la première à • chanter. »
Après la comtesse de Dye, le second écrivain qui parle sérieusement de la Tarasque, c'est Gervais de Tilbury, gentilhomme anglais, qui prenait la qualité de chevalier du
(1) Mon. Md.ji. l^ p. 123.
(2) /Wd., t, 2, p. 311.
(3) Ibid., t. 2, p 298.
(4) Sta«.,t.3, p.<296.
(5) khhé Véran, p. 542.
roi d'Arles, vers le commeacement du XII' siècle (4J, le même qui inveDla la fanlastiqae histoire dn Drac, monstre qui vivait sous les eaux, pour faire le pendaut, sans doute,
de la Tarasque qui vivait sur la terre.
Qu'était-ce qoe la Tarasque, quelle était sou origine ?
■ SoD origine serait la représentation fidèle d'une ric- I toire que Uartbe aurait remportée par ses prières (2) ■ sur un monstre d'après la légende, sur les Barbares d'après l'histoire.
Quant k savoir ce qu'elle était, la diversité de forme que loi donnent les écrivains annonce l'absence d'un type, la non-existence d'un modèle.
LA. TARASQUS.
(Moawnents médit», tome I", page 1210.)
Bouche dit qne c'était une espèce de tortue venue de l'Océan dans la Méditerranée (3).
(1) OUaimperiaUa, GervsâiuB TilberenaÎB.
(2) Mim. de l'Acodémiâ d'Aix, t, 4, p. 27tMiO et 81.
Le Panégyrique de la vie de sainte Marthe veut que ce soit a un monstre moitié terrestre, moitié poisson; il était € beaucoup plus haut et plus long qu'un grand taureau ; t il avait la tête du tigre ; le crin d'un cheval ; les ongles a d'un ours; la peau, d'un serpent, était couverte d'une « écaille comme une tortue (1); ses dents ressemblaient à « des rasoirs (SI). »
Le roi René, lorsqu'il institua le 1i avril 1474, la fête de laTarasque (célébrée encore aujourd'hui), pour égayer Jeanne de Laval, sa femme, qui était atteinte d'une maladie de langueur, se conforma aux antiques traditions en ajoutant aux usages déjà en vigueur divers accessoires pour donner à la fête plus d'éclat et de solennité (3). On peut dire que c'est à partir de cette époque que le type du monstre fut définitivement fixé.
Raban-Maur la décrit comme suit :
a Enbre Arles et Avignon, villes de la province vien- « noise, près des bords du Rhône, entre des bosquets in- « fructueux et les graviers du fleuve, était un désert rempli « de bêtes féroces et de reptiles venimeux. Entre autres « animaux, rôdait ça et là, dans ce lieu, un terrible dragon « d'une longueur incroyable et d'une extraordinaire gros- « seur. Son souffle répandait une odeur pestilentielle ; de « ses regards sortaient comme des flammes; sa gueule, « armée de dents aiguës, faisait entendre des sifflements « perçants et des rugissements horribles. Il déchirait avec « ses dents et ses griffes tout ce qu'il rencontrait, et la <K seule infection de son haleine suflGisaît pour ôter la vie
(1) 1650, p. 56. — La royale Couronne des Rois d'Arles^ p. 30.
(2) Hist, chronoL, p. 6 ; voir aussi : A. Fabre, Rues de Marseille^ t. 1*', p. 247 ; Société des An^., t. l»*, 1807, p. 423 ; La fausse Syntique^ etc.
(3) Sto*., t. 3, p. 215.
« à tout ce qui l'approchait de trop près : on ne saurait « croire le carnage qu'il fit en se jetant sur les troupeaux et sur leurs gardiens, quelle multitude d'hommes mou- « rurent de son souffle empoisonné (4)1»
La sainte arrive, va droit au monstre, le goupillon st la main, le dompte en l'aspergeant au nom du signe sacré, Tenchaîne avec un simple ruban et l'amène aux populations qui le tuent et se convertissent au christianisme.
Comme sainte Marthe, la prophétesse de Plntarque prêchait aux populations consternées EwiffÙM^, l'Évangile, la bonne nouvelle, la foi en Marins, la destruction des ennemis, et comme la victoire consacra ses prédictions, elle enchaîna et fit exterminer la Tarasque, l'ennemi de Tarascon, que Plntarque nous dépeint comme suit :
ai Les Cimbres et les Teutons étaient grands de corps ; « ils avaient le visage hideux à voir, la voix et les cris tout « différents des autres hommes. Leur parole ét^itmer- « veilleusement étrange et bestiale, ils raclaient et emme- « naient tout ce qu'ils trouvaient en leur chemin.
« Ils semblaient un feu foudroyant partout où ils pas- « saient, et ne trouvaient plus personne qui osât leur « faire résistance. »
Telle est la description que donne la véridique histoire du monstre à mille têtes qui avait dévoré les populations, leurs récoltes et leurs troupeaux.
Les deux portraits ne diffèrent que par le caractère de leur origine, le premier légendaire, le second historique, et on ne comprend vraiment pas l'insistance que mettent tous les historiens sacrésà vouloir prouver que la Tarasque, épave de l'époque paléontologique, ait réellement existé ;
(1) ifon.tn^d.^t. 2, p.300.
que c'était soit an crocodile (1), soit tout autre auimal fantastique, tandis qu'il est, au contraire, facile de reconnaître que tous ces monstres, Tarasque de sainte Marthe, dragon de saint Michel, etc., ne sont que des emblèmes représentant les ennemis des peuples ou de l'humanité .
La Tarasque de sainte Marthe, que nous avons donnée d'après M. Paillon (2), représente le beau type de Thomme du Nord, de TÂmbron, tandis que le même monstre est représenté à Arles (3) sous la figure d'un éléphant, en souvenir probablement de ceux d'Annibal; à Téglise de la Major, à Marseille, et dans les anciens royaumes d'Aragon et de Valence, avec la figure noire des Maures, en souvenir des Sarrasins qui, les derniers venus, ont fait oublier le premier type.
La Tarasque serait donc contemporaine de Marthe; mais comme symbole, ce serait l'antique Typhon, le génie du mal que tous les bienfaiteurs de l'humanité ont cru enchaîner et détruire, mais qui toujours vivant renaît à chaque cycle sous une figure nouvelle.
L'opinion que nous soutenons ici que sainte Marthe est la même que la prophétesse n'est pas nouvelle : M. Porte, dans son Mémoire inséré dans le Bulletin de l'Académie â!Aix, pense u que c'est la présence d'une femme que la « tradition appelait Marthe , figurant dans la représenta- « tion et la défaite du monstre, qui donna l'idée de la <r victoire de sainte Marthe sur la Tarasque.
« Nous ne sommes pas le premier, ajoute-t-il, à faire « remonter à cet événement l'origine dos fêtes de Taras- « con. Voici ce que M. Etienne, prêtre de l'Oratoire, écri-
(1) Mon. inéd,, t. 2, p. 306.
(2) iWd., U 1, p. 1210.
(3) i5id., U l,i. 631.
« vait au savant Père Rougerel qui lui avait demandé des « renseignements à ce sujet :
« Vous m'aviez chargé de demander au PèreRaynouard ce s'il n'avait pas fait une dissertation sur la Tarasque, m'a tt répondu, etc., etc. , que cette sainte Marthe n'était autre • chose que ce que rapporte Plutarque de cette femme « syrienne que Marins menait avec lui dans son armée.
« Le Père Raynouard a ajouté qu'il avait ouï dire à « M. de Beaujeu, évêque de Castres, qu'après la défaite « des Cimbres et des Teutons, on avait élevé à Marins un « arc de triomphe dans un des bas-reliefs duquel on avait « représenté cette femme syrienne tenant d'une main une « épée, et de l'autre une figure en forme d'épouvantail par « lequel elle effrayait les Cimbres et les Teutons, etc., etc.
a Qu'il était ensuite arrivé que l'histoire vraie ou fausse « de l'arrivée de saint Lazare, saint Maximin, sainte Marie- « Madeleine et sainte Marthe, en Provence, s'étant intro- « duite et affermie dans le pays, la conformité du nom de cette femme syrienne, que Plutarque nomme Marthe, « avec celui de cette dernière sainte, sœur de Lazare, a avait fait attribuer à celle-ci ce que l'historien grec ra- « conte de la Marthe syrienne. Il faut avouer que si cette « conjecture n'est pas vraie, elle est tout au moins très « vraisemblable.
(( Les découvertes archéologiques qui ont journellement « lieu dans une contrée voisine de Tarascon nous font pen- « ser qu'on pourrait parvenir à quelque découverte im- « portante à ce sujet (1 ). »
Après cette importante citation dont nous regrettons que M. Porte ne nous indique pas la source, cet écrivain ajoute
(1) Mémoires de l'Acad. d*Aix, vol. 4, p. 279* et suiv» '
une observation qui ressort de son sujet et qui rappelle celle du curé de Pertuis :
« Â son tour, le christianisme fit de sages changements « aux anciens cultes, lors de son introduction en Pro- « vence; mais ce n'est pas à son admirable génie qu'il faut « attribuer les altérations qu'on remarque aujourd'hui, « car la seule modification qu'il y apporta, ce fut de ren- « dre grâces au vrai Dieu de la délivrance de nos ancêtres, « au lieu d'en remercier les divinités du paganisme (1). »
Voilà donc l'origine de la légende reconnue, constatée par un Arlésien, par un évêque, M. de Beaujeu; et comme confirmation de son opinion et de ses prévisions, nous avons eu l'heureuse chance de découvrir, aux environs de Tarascon, le monument au moyen duquel il espérait qu'on pourrait parvenir à quelque découverte importante à ce sujet.
Ce monument ne porte pas de Tarasque,il est vrai; mais il est plus probant que si l'on y voyait Timage de ce monstre qui n'était pas encore né; à moins qu'on ne veuille reconnaître dans le visage austère de Marius, la figure en forme d'épouvantail par lequel elle effrayait les Cimbres et les Teutons.
La légende fait vivre et mourir sainte Marthe à Tarascon, là où la prophétesse a eu ses premiers autels; tandis que nous retrouverons celle-ci avec Marins ordt)nnant le sacrifice du Garagaï; mais, fait digne de remarque, son culte s'est localisé dans le lieu où elle a été le mieux connue tandis qu'il ne s'est pas étendu à Beaucaire, frontière de France (2), et encore^moins à Nîmes; il est inconnu
(1) Mémoires de l'Académie d'Aix, vol. 4, p. 296.
(2) Monuments de l'église de Sainte-Marthe, p. 49.
à Saint-Remy, où domine exclusivement le nom de Marias, et dans tous les villages environnants.
Il était populaire à Avignon, qui était la ville importante de la contrée sous Marius, où la prophétesse avait dû par conséquent aller, et où sainte Marthe avait aussi un sanctuaire ; mais celle-ci y est aujourd'hui complètement oubliée ainsi qu'à 4Hes, où elle, n'a jamais été en très grande vénération, et où elle a cessé d'être honorée depuis que la chapelle qui lui avait été consacrée a été détruite.
Il n'y a donc pas eu plusieurs Marthe, mais une seule qui fut en même temps celle de Plutarque et de Raban- Maur : c'est la même qui prêcha l'Évangile, la bonne nouvelle, qui releva le moral des troupes et des malheureuses populations frappées de terreur par les Barbares, et que l'Église a plus tard sanctifiée.
Et si la sainte a pu se substituer complètement à la prophétesse au point de la faire oublier, c'est qu'elle lui a emprunté son nom , ses miracles et jusqu'à sa taille et à ses vêtements dont la tradition populaire a légué le souvenir à Raban-Maur.
Car, ainsi que l'observe Beugnot (1), « quand le culte « romain eut été détruit en Occident (siècle de Charlema- « gne), quand aucune divinité gréco-romaine n'y fut plus (( clairement invoquée, tout ne fut pas dit pour le paga- « nisme : les erreurs et les usages se perpétuèrent dans les « mœurs et dans les opinions des peuples, sous forme de « tradition, » et la preuve , « c'est que le paganisme, a détruit depuis quatorze siècles, règne encore sur nos « esprits (2) . »
(1) Introduction du Christianisme en Occident, Préface, p. VIIl.
(2) Ibid. , p. 2.
L'église de Sainte-Marthe à Tarascon, bâtie très probablement sur les ruines d*un beaucoup plus ancien sanctuaire, fut achevée en 11 97.
La crypte sur laquelle elle repose, et qui n'est pas postérieure au IV* siècle, renferme le magnifique tombeau en marbre blanc, sculpté à Gênes, en 1 653, qui contient, outre les reliques de la sainte, le bas-relief antique nommé le tombeau de sainte Marthe.
Cebas-reliefdont unecopieen fonte est enchâssée sur le pilier qui repose sur cette crypte, appartient à Tépoque comprise entre le V® et le VP siècle (1). II représente, entre autres sujets, la résurrection de Lazare, ce qui tendrait à prouver, comme l'observent M. Paillon et les Bollandistes, l'ancienneté du culte de Marthe à Tarascon, mais non l'ancienneté delà légende artésienne, ce qui est bien différent.
Cette église n'a donc aucun monument prouvant la mission apostolique delà sainte, tandis qu'elle possède, pour justifier le culte de la prophétesse, et la tradition et le portrait peint sur bois rappelant celui de la stèle des Gaîé.
Si le culte de Marthe remonte à la victoire de Marins ; si celui de sainte Marthe date de l'introduction du christianisme [de l'an 350 à 300), celui de la sœur de Madeleine et de Lazare n'a pu prendre naissance qu'avec la légende arlésienne elle-même. Aussi n'est-ce qu'en 1187, époque de sa formation, qu'on a songé à exhumer à Tarascon les dépouilles de l'hôtesse du Christ, ce dont on ne s'était pas avisé jusques là , parce qu'on savait qu'elle n'y avait pas été inhumée^
(1) L'abbé Véran, p. 300. — Essai sur Vapostolat de saint Lazare, FaiUon, p. 5.