IL -- LE RHONE
Il paraîtra superflu , pour conttattre où était la prise au Rhône des Fosses-Mariennes, de rechercher quel était le cours du fleuve à cette époque, puisque nous nous réservons de prouver : l^'que cette prise est absolument impossible, quelque part qu'on la place, quelque part que coule le fleuve ; S** que Harius ne pouvait camper sur Tune ni sur l'autre de ses rives.
Il n'est pas moins important de savoir où était alcrrs cette embouchure, afin de mieux constater ces deux impossibilités.
Plutarque nous dit que ce fut pour rendre aisée et courte la voiture des vivres par mer qui était longue, dangereuse et^de grande dépensé, que Marius fit creuser les Fosses- Hariennes. Pour que la distance fût longue et valût la peine d'être raccourcie, on est donc forcé d'admettre que Tembouchure du Rhône était alors à son extrême limite, au grau d'Orgon, aux Saintes-Mariés, à l'angle ouest du delta de la Camargue ; car si elle n'avait été qu'au Gradua Mamlitanorum, comme au temps de Polybe, la distance entre cette embouchure et Fos n'étant que de XVI mi et l'entrée des Fosses-Haricnnes se trouvant entre deux, il n'y aurait eu qu'un raccourci de VIII mi, distance trop insignifiante pour expliquer l'exécution d'un travail aussi considérable.
L'opinion que nous soutenons est justifiée par un monument épigraphique, un autel votif consacré aux BoucherdurRhône, par Luciu$ Corîiélius Ualbtù, patron des Anatiliens, sou$ l'invocation du grand Jupiter.
lOV . M • L . CORN . BÀLBUS P. ANàTILIMVM