‹ Campagne de Piemont et de Lombardie en 1859Chapitre 10 sur 134 · GR A · texte numérisé non relu

GR A

nétie sur le flanc sud des possessions de l'Autriche, ce qui fournit un parcours d'environ six cents cinquante kilomètres. Au début de la guerre d'Italie, le Tessin formait la première ligne de défense du Piémont, du côté de la Lombardie, encore soumise au joug de l’Autriche.

Au delà du Tessin on trouve l’Adda, qui prend sa source dans les monlagnes élevées du Tyrol, traverse les lacs de Côme et de Lecco, passe vers Cassano, à vingt kilomètres de Milan, arrive à Lodi et à Pizzighettone,

et se confond avec le Pô, entre Plaisance et Crémone; puis on rencontre successivement le Serio, l'Oglio, la Mella et la Chiese jusqu’à la ligne du Mincio, L'Adda était naguère la première ligne de défense de la Lombardie, du côté du Piémont. Mars cette rivière elle-même, mais le. Serio, l'Oglio, la Mella et la Chiese n'avaient aucune importance stratégique.

Le Mincio, prend sa source dans le lac de Garde, et, avant de se jeter dans le Pô, il passe à Mantoue qu'il relie à Peschiera. Mantoue et Peschiera sont au nombre des quatre grandes places fortes de l'ancien royaume lombardo-vénitien. Les deux autres, qui se trouvent sur l'Adige, sont Legnano et Vérone. Le Mincio a été comme la toile de fond de ce théâtre où vient de se passer l’un des plus grands drames militaires, politiques et sociaux des temps modernes. Sur cette toile, qui ne s’est plus levée, on a vu se dessiner, au delà de ce célèbre quadrilatère qu’on appelle Peschiera, Legnano, Vérone et Mantoue, une ombre mélancolique : c'était celle de Venise. La France victorieuse s’est arrêtée à l'entrée de ce quadrilatère, qui allait s'ouvrir devant la bravoure de ses soldats, prêts à se frayer, avec la baïonnette et avec le canon, un passage jusqu'aux bords de l'Adriatique : elle s’est arrêtée, et l'ombre s'est évanouie.

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