CORPS D ÉTAT-MAJOR
MM. Ducasse (Pierre-Emmanuel-Albert), chef d’escadron, chevalier du 10 décembre 1851 : 27 ans de service effectif, 3 campagnes ; Broye (Antoine-Marie), capitaine, aide de camp de Son Excellence le maréchal de Mac-Mahon, chevalier du 27 décembre 1854 : 17 ans de service cHepus, 6 campagnes.
| INFANTERIE
96° régiment de ligne. — M. Darrigade (Pierre), chef de bataillon, chefalier du 13 novembre 1851 : 51 ans de service effectif, 6 campagnes, 4 blessures.
© 89° régiment de ligne. — M. Forquin Fons chef de bataillon, chevalier du 23 mai 1858 : 30 ans de service effectif, 8 campagnes.
Régiment provisoire de tirailleurs algériens. — M. Doulcet de Pontécoulant (Armand-Gustave), capitaine, chevalier au 16 avril 1856 : 18 ans de service effectif, 15 campagnes. |
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CAVALERIE
6 régiment de hussards. — M. Lavoye (Jean-Francois), chef d’ escadron, chevalier du 4 juillet 1851: 30 ans de service effectif, 3 campagnes.
8° régiment de hussards. — MM. Hue de Mathan (Edgard), lieutenantcolonel, chevalier du 40 mai 1852 : 34 ans de service effectif, 12 campagnes; Pitois (Pierre-Paul), chef d’escadron, chevalier du 30 avril Fe: 96 ans de service effectif, 1 campagne.
SERVICE DE SANTÉ
* MM. Cuvellier (Eugène), médecin principal, chef des hôpitaux de Milan, chevalier du 1% mai 1851 : 28 ans de service effectif, 10 campagnes ; Pallier (Désiré) médecin major, chevalier du 21 septembre 1854 : 29 ans de service effectif, 5 campagnes ; Legeuest (Venant-Antoine-Léon), médecin major, chevalier du 22 février 1855 : 20 ans de service effectif, 10 campagnes.
GARDE IMPÉRIALE
Au grade de chevalier.
Régiment d'artillerie à pied. — M. Peuget (Alexandre), brigadier : 25 ans de service effectif, 5 campagnes. TR DRE Régiment d'artillerie à cheval. — Alan (Paul-Victor), capitaine : 15 ans de service effectif, 2 campagnes.
: État-Major. — Barre (Louis-Alphonse), ouvrier d'état : 22 ans de sérvice effeclif, 7 campagnes.
, INFANTERIE
76° régiment de ligne. — M. Clavel (Jean-Baptiste), voltigeur : 3 ans de service effectif, 1 campagne. | à 19° bataillon de chasseurs à pied. — M. Leloup (Édouard- -Étienne), pe taine : 19 ans de service effectif, 3 campagnes, À blessure.
ARTILLERIE
État- Müjor. — MM. Lafond de Ladébat (André-Henri), HA 23 ans de service effectif, 1 campagne : Gougis (Élie- -Antoine-Joseph), capitaine : 16 ans de service effectif, 1 campagne: Blouet (Laurent), garde d'artillerie de 4" classe : 23 ans de service effectif, 2 campagnes; Ebel (Jacques) gardé d'artillerie de 4” classe : 24 ans de service effectif, 1 campagne; Vautour (Théophile), sue d'artillerie : 31 ans de service effectif, 9 campagnes.
Æ régiment. — M. Saulays (Jean- Nicolas), Capitaine : 25 ans de service effectif, 1 campagne.
6° régament. — M. Donzelle (Jean-Baptiste), lieutenant : 21 ans de service effectif, 10 campagnes.
7° régiment. — MM. Éon du Val (Charles-André), capitaine : 16 ans de service effectif, 1 campagne ; Ott (François-Michel), sous-lieutenant : 17,ans de service effectif, 1 campagne.
9° régiment. — MM. Hivert (Adrien-Marie-Félix), capitaine : 25 ans de service effectif, 1 campagne ; de Lanet (François-Maurice), lieutenant : 11 ans de service effectif, 1 campagne.
10° régiment. — M. Denain (Léon-Joseph), lieutenant : 9 ans s de service effectif, 1 campagne.
11° régiment. — MM. Cheronnet (Régis-Edmond}, capitaine : 48 ans de service effectif, 6 campagnes ; Hammerer (Joseph), maréchal des logis : 19 ans de service effectif, 8 campagnes.
A régiment. — MM. Échillez (Marcel), capitaine : 27 ans de service effectif, 2 campagnes; Malfroy (Émile-Auguste), lieutenant : 11 ans de
service effectif, 1 campagne ; Petit (François), adjudant sous-officier : 22 ans de service effectif, 1 campagne.
15° régiment. — MM. Felissis-Rollin (Joseph), capitaine : 18 ans de service effectif, 3 campagnes ; Deschamps (Alphonse-Louis), lieutenant : 15 ans de service effectif, 6 campagnes: Mercier (Louis-Alphonse), mis dant sous-officier : 18 ans de service effectif, 6 campagnes.
14° régiment. — M. Legrand (Jules-Isidore), capitaine : 21 ans de service effectif, 1 campagne.
T° régiment. — M. Wolbert (Louis-Antoine-Auguste-Émile), lieutenant : 17 ans de service effectif, 7 campagnes.
Corps d'état-major. — MM. de Lambilly (Humbert-Henri), capitaine, aide de camp de M. le général de Lapérouse : 10*ans de service effectif, 5 campagnes ; Lafouge (Anne-Hercule-Émile), capitaine, aide de camp de M. le général d'Autemare-d'Ervillé : 13 ans de service effectif, 5 campagnes ; Chennevière (Charles-Henri), capitaine, aide de camp de M. le général Herbillon : 19 ans de service effectif, 1 campagne ; Blanchot (Auguste-Charles-Philippe), lieutenant, employé à l'état-major de la garde impériale : 5 ans de service effectif, 1 campagne.
Intendance militaire. — M. Audemard (Frédéric-Louis-Antoine), adjoint dé première classe : 18 ans de service effectif, 11 campagnes.
GARDE IMPÉRIALE
1" régiment de voltigeurs. — MM. Boursier (François), voltigeur : 7 ans de service effectif, 4 campagnes, 1 blessure; Arthières (Étienne), voltigeur : 15 ans de service effectif, 5 campagnes, 1 blessure.
Régiment des rs — M. de Courtilloles d’Angleville peste sous-lieutenant : 6 ans de service effectif, 1 campagne.
INFANTERIE
18° régiment de ligne. — MM. Toulza (Pierre), capitaine : 27 ans de service effectif, 5 campagnes ; Duvernoy (Alexis), lieutenant : 19 ans de service effectif, 7 campagnes, 1 blessure.
26° régiment de ligne. — MM. Braham (Auguste-Michel), lieutenant : 20 ans de service effectif, 8 campagnes ; Courtois (Jean-Vincent), lieutenant : 17 ans de service effectif, 6 campagnes ; Boyreau (Armand), médecin-major * 20 ans de service effectif, 9 campagnes.
30° régiment de ligne. — M. Giger (Jacques), fusilier, 1 blessure.
38° régiment de ligne. — MM. Poisson (Alphonse-Désiré), caporal : 5 ans de service effectif, 1 campagne, 3 blessures ; Évrard (Jean-Nicolas), fusilier : 1 an de service effectif, 1 campagne, amputé.
34° régiment de ligne. — M. Roux (Pierre-Victor), voltigeur, amputé.
31° régiment de ligne. — M. Hamel (Pierre), fusilier, amputé.
99° régiment de ligne. — M. Mourand (François), fusilier : 5 ans de service effectif, 1 campagne, 1 blessure. £
56° régiment de ligne. — M. Lemardelé re en grenadier : 5 ans de service effectif, 2 campagnes, amputé.
G1° régiment de ligne. — M. François (Joseph), fusilier. Xüiputé: 75° régiment de ligne. — MM. Chavelet (Joseph), capitaine : 26 ans de service effectif, 16 campagnes ; Thomas Laborde (Benjamin-Prudent), capitaine : 26 ans de service effectif, 4 campagnes ; Bongard He capitaine : 24 ans de service effectif, 6 campagnes.
80° régiment de ligne. — M. Doyharçabal (Alexandre- Ge capitaine : 5 ans de service effectif, 3 campagnes.
. 81° régiment de ligne. — M. Bluem (André), capitaine, officier d’ordonnance de S. I. le Prince Napoléon : 17 ans de service effectif, 6 campagnes.
82° régiment de ligne. — MM. Segard (Aimé- Alexandre) capitaine adjudant-major : 16 ans de service effectif, 6 campagnes, 1 blessure ; Durand (Nicolas-Bernard), capitaine : 19 ans de service effectif, 6 campagnes. 89° régiment de ligne. — MM. Lafitte (Jean-Bernard-Prosper), capi- {aine : 24 ans de service effectif, 2 campagnes ; Cantan-Hournets (Pierre- Célestin), capitaine : 25 ans de service effectif, 7 campagnes ; Suzan (André), sergent : 23 ans de service effectif, 16 campagnes. : | 9 régiment de ligne. — M. Pansivy (Yves-Marie), sapeur : 9 ans de service effectif, 2 campagnes, 1 blessure. FA
95° régiment de ligne. — MM. Jean (Antoine-Désiré-Théodore), capitaine : 26 ans de service effectif, 4 campagnes ; Lemercier (Joseph-Adolphe), capitaine : 27 ans de service effectif, 5 campagnes ; Dillenschneider (François-Antome-Norbert), capitaine : 23 ans de service effectif, 5 campagnes.
99° régiment de ligne. — MM. Ruellan (Jean-Baptiste), capitaine : 21 ans de service effectif, 5 campagnes ; Besançon (François-Marie-Victor); médecim-major: 19ans de service effectif, 6 campagnes; Friédérich (Georges), lieutenant : 25 ans de service effectif, 5 campagnes.
14 bataillon de chasseurs à pied. — M. Escarfail (Jean-Louis), capitaine : 19 ans de service effectif, 2 campagnes.
1° régiment de xouaves. — MM. Cabane Te nn sergent + o.ans de service effectif, 5 campagnes, 1 blessure; Cressin (Henri-Charles\, zouave : 10 ans de service effectif, 7 campagnes. Amputé.
CAVALERIE
2° de chasseurs. — M. de Borrelli (Emmanuel-Raymond), sous-lieutenant, officier d'ordonnance de M. le général de Luzy de Pellissac : 3 ans de service effectif, { campagne.
4° de chasseurs. — M. Marün de la Bastide (Pierre-Paul), capitaine en 2°, officier d'ordonnance de M. le général de Ladmirault : 13 ans de service effectif, 5 campagnes. |
6° de hussards. — M. Béral de Sedaiges (Joseph-Alfred), capitaine adjudant-major : 22 ans de service effectif, 1 campagne. 9 de hussards. — M. Ducasse (Jean-Baptiste), capitaine : 25 ans de service effectif, 1 campagne.
2° de chasseurs d'Afrique. — M. de Damas (Albéric-Marie), lieutenant, détaché à l'état-major de l’armée d'Italie : 11 ans de service effectif, 10 campagnes. |
ARTILLERIE
9 régiment.— M. Louis (Jules-Auguste), capitaine en 2°, détaché à l'étatmajor de l'artillerie du 2 corps : 15 ans de service effectif, 1 campagne.
19° régiment. — M. Wilmet (Victor), heutenant au 17: 22 ans de service eflectif, 6 Campagnes.
GÉNIE. | + État-major. — M. Perrin (Paul-Eugène), capitaine : 19 ans de service effectif, 6 campagnes.
8" régiment. — M. Valligny (Frédéric-Alexandre), capitaine : 29 ans de service effectif, 13 campagnes.
ÉQUIPAGES MILITAIRES
1® éscadron. — MM. Clause Er ançois- Augustin), lieutenant en 9° :
19 ans de service effectif, 40 campagnes : Espira (Jean), sous-lieutenant : 20 ans de service effectif, 15 campagnes.
… Service de santé. — MM. Morand (Jean-Salvy), médecin aide- -major de | “classe, attaché aux ambulances du 5° 9° COrPS : 18 ans de service effec- Gif. 7 campagnes ; Marlier (Nicolas- Claude), médecin aide-major de 1" classe, attaché aux ambulances du 5° COrPS : 19 ans de service effectif, 9 campagnes.
Services administr atifs. — M. de Bonaffos (Paul- Victor), officier d’admi. nistration de 1" classe des bureaux de l’intendance militaire : 19 ans de service effectif, 14 campagnes.
Administration centrale du Ministère de lu Guerre. — M. Delesguille (Jean-Louis-Maurice), commis principal de 1" classe au ministère de la guerre, détaché à l'état-major général de l armée d'Italie : 25 ans de service effectif, 1 campagne.
Par ré signé le 15 juillet 1859, au quartier général impérial de Milan, l'Empereur a nommé dans l'ordre impérial de la Légion d’honnéur les médecins italiens attachés aux hôpitaux militaires de Milan, dont les
noms suivent, savoir :
ess Au grade de chevalier.
MM. Verga (Andrea), docteur-médecin, directeur de l'hôpital M de Milan ; Cotta, médecin; Guermi, médecin ; Griffizi, médecin; Conti (Jérôme), médecin. |
Par décret signé le 15 juillet 1859, au quartier général impérial de Milan, l'Empereur a conféré la médaille militaire aux militaires dont les
noms suivent, Savoir :
- Cent-Gardes. — M. Courréges (Jacques-Victor), garde. g* GARDE IMPÉRIALE. | * Régiment d'artillerie à pied. — MM. Pucheu (Adolphe), brigadier trompette ; Baur (Ambroise), servant ; Moreau (Louis), servant, L'Hésare} Moisdron (Jacques), maréchal des logis. FU Régiment d'artillerie à cheval. — MM. Jacquet (Jean. -Jules), paie 1 blessure ; Narbronne (Thomas), servant, 1 blessure ; Lafontaine (Bapüiste), servant ; Janin (François), servant, 1 blessure ; sn pe . phé), brigadier, 1 blessure. | L
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INFANTERIE
76° régiment de ligne. — M. Allègre (Pierre-Auguste), voltigeur. 85° régiment de ligne. — M. Lamon (Rémi), sergent, 1 blessure,
ARTILLERIE
1° régiment. — MM. Lefebvre (Aïimable-Désiré), artificier; Renaud (Jean-Étienne), artificier ; Herbert (Élie), maréchal des logis ; Delaunay (Jean-François-Gabriel), maréchal des logis fourrier. | 2% régiment. — MM. André (Gonzalve-Emile), maréchal des logis, 1 blessure ; Brendel (Pierre), maréchal des logis; Proponet (Félix-Jean- Claude), 1°" canonnier conducteur; Panifoux (Baptiste-Théodore), maréchal des logis. | 5° régiment. — MM. Doucet (Vincent-Ferdinand), maréchal des logis , Jacquet (François), maréchal des logis ; Maury (Victor-Hippolyte), maréchal des logis chef; Cuvillier (Pierre), 1” canonnier conducteur. 4° régiment. — MM. Greuzol (François), maréchal des logis chef; Siret (Jean-Baptiste), artificier; Vandenbergue (Hippolyte-Joseph), maréchal des logis, 1 blessure ; Scheuter (Charles), maréchal des logis. 5° régiment. — MM. Demant (Jacques), maréchal des logis; Kœbel (Georges), 1° canonnier ; Colas (Charles), maréchal des logis chef ; Langlebert (François-Laurent), 1°” servant. | 6° régiment. — MM. Charpentier (François-Joseph), maréchal des logis chef; Raguin (Charles-Oscar), 1° pontonnier ; Théry (Antoine-Cyprien), 1*"pontonnier ; Pierre (Nicolas), maréchal des logis ; Graff (Joseph), maître ouvrier. | | 1° régiment. — MM. Wartelle (Louis), 1° canonnier conducteur ; Schluck (Augustin), 1” canonnier conducteur, 1 blessure; Pollet (Jean- Baptiste-Auguste), maréchal des logis ; Georgeot (Jean-François), adjudant; Sivignon (Jean-Chrysostome), 1” canonnier conducteur; Buelte (Claude-Joseph), 1” canonnier conducteur.
8° régiment. — MM. Faugier (Maurice), 1° canonnier conducteur ; Durand (Auguste-Blaise), adjudant.
9° régiment. — MM. Guilloteau (Félix-Pierre);artificier : 1. blessure ; Miette (Pierre-Joseph-Hyacinthe), maréchal des logis chef. 10° régiment. — MM. Brix (Joseph), 1°” servant; Genin (Paul-François);, maréchal des logis ; Bilger (François), artificier ; Ternaux (Albert-Joseph), 1° canonnier conducteur ; Voivenelle (Louis), maréchal des logis. M régiment. — MM, Lallemand (Claude-Antoine), maréchal des logis ; Riquier (Charles), maréchal des logis ; Adam (Florent), 1° canonnier con-
224 L'ITALIE CONFÉDÉRÉE ducteur ; Dattler (Jean), 4° canonnier conducteur; Miard (Joseph), artificier ; Albrecth (François-Joseph), 1 canonnier conducteur. :
12° régiment. — MM. Mlakar (Antoine-Jacques), maréchal des logis chef; Huon (Picrre-Joseph), 4* servant, 1 blessure; Lefur (Guillaume- Louis-Maric), artificier ; Bordier (Auguste), brigadier.
15° régiment. MM. Lécuir (Joseph-Justin), adjudant; Filhol (Jean- Léon), maréchal des logis ; Saujot (Laurent), 1” servant, 1 blessure: Hugon (Anatole), adjudant; Fresoul (Édouard), maréchal des logis chef, 1 blessure , Bertin (Charles-Auguste), brigadier.
14° régiment. — M. Laurent (Joseph), artificier. |
15° régiment. — MM. Laulagnet (Louis), 2° canonnier conducteur : Millory (Edme), adjudant ; Charbonnel M sat art sl maréchal des logis fourrier, À blessure.
16° régiment. — M, Baylac (François), maréchal des logis chef.
GARDE IMPEÉRIALE.
1° régiment de voltigeurs. —M. Gauthier (Joseph), voltigeur, 4 blessure.
2° régiment de voltigeurs. — MM. Bruneteau (Louis), voltigeur, 2 blessures; Saillann (Joseph), voltigeur, 1 blessure ; Pinchard (Louis), Ole geur, 1 blessure. | Régiment de chasseurs à cheval. — M. Brignie (Robert), 1 blessure.
Régiment des quides. — MM. Vidal (Benoit), guide; Becker (Jean), trompette.
GENDARMERIE
Force publique. — Biohain (Jean-Marie-Mathurin), maréchal des logis.
INFANTERIE
2° régiment de ligne. — M. Papardin (Eugène), fusilier, 4 blessure.
9° régiment de ligne. — M. Payoux (Jean-Louis), fukilieli a eu 2 MA amputés ; Avoine (Léopold), fusilier, 4 blessure.
18° régiment de ligne. — MM. Finck (Joseph), sergent; Muller (Jean- Pierre), sapeur ; Palmade (Jean-Étienne-François), musicien; Hamann Auguste-Guillaume), sergent; Sigas (Joseph), sergent, chef RARE : Favre (François), sergent-major. LE
21° régiment de ligne. — MM. Beaudoin (Pierre), PE 1 blessure Rey (Jean-Pierre), fusilier, 1 blessure. |
26° régiment de ligne. — MM. le Rohellec (Julien- Marie), does Bodingre (Alexandre-Hippolyte), sergent ; Kipfferlé (Edouard Gervais), tambour-major ; Morganthaler (Étienne), caporal ; Despouy (Raymond-Félix, caporal sapeur ; Hayès (Hippolyte-Alexandre-François), voltigeur.
69° régiment de ligne. — M. Boiïdon (Jean), fusilier, 4 blessure.
44° régiment de ligne. — M. Tholomé (Auguste), fusilier, Hblessure. + 45° régiment de ligne. — M. Toulouse (Blaise), grenadier, 1 blessure = OL° régiment de ligne. — M. Kapps (Antoine), fusilier, 4 blessure.
72° régiment de ligne. — MM. Nilode (Cyprien), sergent, 1 blessure , Benoist (Fidèle), voltigeur, 1 blessure ; Berlin (Nicolas), fusilier, 1 blessure. | 15° régiment de ligne. — M. Paris (Jean-Marie), fusilier, À blessure.
75° régiment de ligne.— MM. Boumeron (Adrien), caporal; Kessel (Jean), orenadier; Bouillot (André), sergent; Bosset (Louis), voltigeur; Platet (Jean-François), fusilier; Casties (Jacques), sergent; Wertemperg (Jean- Baptiste-Édouard), sapeur. ‘
80° régiment de ligne. — MM. Lesourder (François voltigeur; Rous (Simon), musicien; Ayrolles (Henri), sergent; Dupont (Jean-Pierre), sapeur. is
82° régiment de ligne. — MM. Jacob (Joseph), sergent; Romangale (Pierre-Benoit), voltigeur ; Dibasson (Jean), sapeur; Tabourot (Jean- Charles), grenadier ; Schmidt (Laurent), sergent-major ; Fuhrmann (Aloïse), sergent.
89° régiment de ligne. — M. Roland (Marie), grenadier, 1 blessure.
86° régiment de ligne. — MM. Feuillerot (Jean), fusilier, 1 blessure; Saveille (Auguste), grenadier, 1 blessure.
89° régiment de ligne. — MM. Chemin (Auguste), sergent; Cesar1 (Antoine), sergent; Chanut (Étienne), sergent; Huon (Gervais-Jean), sapeur'; Pasqualini (Jean-Sylvestre), sergent; Bohl (Georges-Michel), sergent.
M° régiment de ligne. — M. Dehour (Jean-Baptiste), fusilier, 1 blessure.
95° régiment de ligne. — MM. Rolland (François-Xavier-Bienvenu), sergent; Bauer (Théodore), grenadier; Delcourt (Jean), voltigeur; Sahugué (Charles), grenadier; Levert (Ernest), sergent; Lahaye (Joseph), sergent.
98° régiment de ligne. — M. Collignon (Jean-Baptiste), fusilier, { blessure.
99° régiment de ligne.— MM. Barandiot (Michel-Louis), sergent; Forgues (Pierre-Louis), sergent, maitre armurier; Merlet (Pierre), sergent-major vaguemestre: Michel (Louis), grenadier; Standart (Ingelbert), volligeur; Otzenberger (Étienne), voltigeur; Hartmann (Joseph), urenadier.
100° régiment de ligne. — MM. Granier, fusilier, amputé; Maraluech (Léon), fusilier, 2 blessures.
14° bataillon de chasseurs à pied. — MM. Escoubet (Gérard), chasseur;
Jouanigot (Mathurin), chasseur; Pfistérer (Louis). chasseur. IUT,
1°régiment de zouaves. — MM. Bachelier (Félix), zouave, 4 blessure; Babouin (Charles), caporal, 1 blessure; Seraphini (Charles-Matthieu), zouave, À blessure; Patenaille (Hippolyte), zouave, 2 blessures; Collineau (Charles), sergent, 1 blessure.
5° régiment de xouaves. — M. Magnet (Pierre-Auguste), zouave, blessé.
Régiment provisoire de tirailleurs algériens. — MM. Mohamed-ben- Bellai, tirailleur, 1 blessure; Mohamed-ben-Smerli, tirailleur, À blessure: Mohamed-ou-Ali, tirailleur, 1 blessure; Mohämed-ben-Aiïssa, tirailleur, 1 blessure; Salah- ben-Mohamed, tirailleur, 4 blessure. |
CAVALERIE
9° régiment de chasseurs. — M. Royer, cavalier, 1 blessure. G° régiment de hussards. — MM. Rodrigue (Jean-Marie), adjudant sousofficier; Muller (Xavier), pau nm Tourot (Alphonse), adjudant sous-
officier.
8° régiment de os — MM. Baudier (Anatole), brigadier; Guilbaut
(Jean-Louis), hussard; Lambinet (Jean), brigadier; Delobel exjamin- Joseph), maréchal des logis.
1° régiment de chasseurs d'Afrique. — M. unies (Gaspard), ailes.
9 blessures.
GÉNIE
1% régiment. — M. Cofdoulet (Victor), maréchal des logis. 9° régiment. — M. Cabaret (Philippe-Louis-Joseph), sergent. 5° régiment. — MM. Stockreisser (François), sergent; Hermann (François- Antoine), sergent-major.
| | ÉQUIPAGES MILITAIRES
1 escadron. —. MM. Plait (Bertrand), maréchal des logis; Barbé dit Cassons : (Barthélemy), brigadier; Charoy La Be ouvrier
bourrelier.
5° escadron. — Gégout (Jean-Baptiste), adjudant sous- officier.
Infirmiers militaires. — Lafaye (Jean), sergent infirmier major.
Par décret signé le 15 juillet 1859, au quartier général impérial de Milan, l'Empereur a conféré la médaille militaire au caporal étranger dénommé ci-après : |
Pontonniers de l'armée sarde. — M. Jacquet, caporal, ättaché au service des pontonniers français pendant toute la campagne. ‘+
Plus tard, l'Empereur, rentré victorieux dans son palais de Saint-Cloud,
devait:éterniser le souvenir de la campagne de 1839 en créant, à cet effet, une médaille commémorative spéciale. Voici le texte du décret qui a in: stitué cette médaille : |
« Article 1*. Il est créé une médaille commémorative de la campagne d'Italie.
«Art, 2. La médaille sera en argent et du module de vingt-sept millimètres. | |
« Elle portera d'un côté l'effigie de l'Empereur, avec ces mots en légende : Napoléon III, Empereur, et de l'autre côté, en inscription, les noms : Montebello, Palestro, Turbigo, Magenta, Marignan, Solferino, et, en légende, les mots : Campagne d'Italie, 1859. Ce médaillon sera encadré par une couronne de laurier formant relief des deux côtés.
« Art, 3. Les militaires et marins qui auront obtenu la médaille la porteront attachée, par un ruban rayé rouge et blanc, sur le côté gauche de la poitrine.
«Art. 4. La médaille est accordée par l'Empereur, sur la proposition des ministres de la guerre et de la marine, à tous les militaires et marins qui auront fait la campagne d'Italie. »
Ce décret porte la date du 11 août 1859.
Le même jour, Son Excellence M. Rouland, ministre des cultes, adressait, à ce titre, à Sa Majesté l'Empereur, le rapport suivant :
« Sire,
« Votre Majesté récompense les braves soldats de l'armée d'Italie par tous les honneurs d’un retour triomphal dans la capitale de l'Empire. La France assistera avec orgueil à ce spectacle plein d'émotions nationales ; elle couvrira de ses acclamations l'armée qui a si glorieusement combattu et le souverain qui l’a guidée si héroïquement devant l'ennemi.
« Mais, Sire, il reste dans le cœur généreux de Votre Majesté une préoccupation à laquelle je m'empresse de répondre : l'Empereur veut honorer la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ de bataille et l'environner du culte de tous les sentiments religieux. J’ai donc l'honneur de proposer à Votre Majesté un décret qui érige, dans la nouvelle cathédrale de Marseille, une chapelle funéraire dédiée à la mémoire des officiers, soldats et marins morts dans les campagnes d'Afrique, de Crimée et d'Italie. Marseille domine les rivages de la mer Méditerranée, qui a été la grande voie ouverte à nos expéditions, et la construction non encore achevée de son église épiscopale permet d'y fonder une chapelle digne de
298 | L'ITALIE CONFÉDÉRÉE la destination qui lui sera donnée. Ainsi s’accompliront et les nobles pensées de Votre Majesté et le vœu des familles et du pays. «Je suis avec le plus profond respect, | « Sire, | « De Votre Majesté | Le très-humble, obéissant et fidèle serviteur, | « Le ministre secrétaire d'État au département des cultes,
« RouLAND. »
Be tels sentiments répondaient trop bien à la pensée de Napoléon I pour que la proposition de son ministre des cultes ne füt pas accueillie avec empressement par Sa Majesté Impériale. Le Moniteur du 13 août PR eeS donc le décret suivant :
« NAPOLÉON
« Par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur re Français,
« A tous présents et à venir, salut :
« Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’ État au département de l'instruction publique et des cultes ;
« Vu le décret du 26 septembre 1852, qui a ordonné la construction d'une nouvelle cathédrale à Marseille,
« Avons décrété et décrétons ce qui suit : |
« Article unique. Une chapelle funéraire, dédiée à la mémoire des officicrs, soldats et marins morts au service de la patrie pendant les campagnes d'Afrique, d'Orient et d'Italie, sera érigée dans la nouvelle cathédrale de Marseille,
« Une messe y sera dite tous les jours à leur intention par un chapelain dont la nomination sera agréée par nous.
« Provisoirement, cet office sera célébré dans l’église de Notre-Damede-la-Garde par les soins de l’évêque diocésain.
« Fait au palais de Saint-Cloud, le 14 août 1859. ; ga « NAPOBEON. »
Les états ofliciels des pertes de l'armée française à la bataille de Solferino n'ont pas été publiés, mais des relevés approximatifs les portent à douze mille hommes environ hors de combat, en y mes les ed rus et les blessés. Hi
Les Autrichiens n'ont pris qu'un très-petit nombre de prisonniers. Cependant quelques soldats et quelques officiers français ont eu la douleur
d'être emmenés à Vienne, comme prisonniers de guerre. La paix de Villafranca les a heureusement rendus à la France et à la liberté, après quelques semaines seulement de captivité.
Au moment de se mettre en route pour revenir en France, la colonne des prisonniers français conduits en Autriche se composait de cent cinquante et un, dont un pris à Montebello, soixante-sept à Magenta, soixante-dix-sept à Solferino, plus six marins de l’Impétueuse. Elle comptait trois turcos, une dizaine de soldats de la lègion étrangère, trois grenadiers de la garde, un chasseur à cheval de la garde, neuf chasseurs d'Afrique du 2° régiment, un lancier, un sous-officier du train et un cantinier civil pris à Palestro, où il achetait de l’eau-de-vie. Le reste était de l'infanterie de ligne.
A Vienne, un des prisonniers tomba malade, et ne put continuer sa route ; cinq soldats de la légion étrangère désertèrent en Allemagne, et, lors de leur arrivée dans le duché de Bade, les prisonniers n’élaient plus qu’au nombre de cent quarante-cmq.
* La colonne était sous les ordres d’un jeune Parisien, sergent-major à la légion étrangère, toutes les autorités allemandes ont rendu pleine justice à ses bonnes manières. |
Les artilleurs, grenadiers et zouaves de la garde, ainsi que les turcos, ont été faits prisonniers à Magenta; les artilleurs servaient le canon rayé qui, lors de cette bataille, a été pris par les Autrichiens. Voici comment ils expliquent cet épisode : deux pièces rayées de l'artillerie de la garde, placées dans les vignes, furent subitement enveloppées par un corps de cinq cents Autrichiens qui firent, à deux cents mètres de distance, un feu de peloton sans causer de grand mal aux artilleurs ; ceux-ci laissèrent les Autrichiens s'approcher à cinquante pas, puis ils leur lancérent un feu de mitraille.
Les conducteurs des pièces dételérent les prolonges, et se retirèrent en abandonnant les affüts; quant aux servants, ils furent presque tous tués, et cinq furent pris. Plus tard, un des canons rayés fut de nouveau enlevé aux Autrichiens, mais le second leur resta.
M. Amédée Achard raconte que se trouvant à Rastadt au moment du passage des prisonniers français, il vit dans le premier waggon le maréchal des logis et les servants de cette pièce de canon rayé restée entre les nains de l’ennemi. Ils mordaient encore leurs moustaches à ce souvenir. Ja pièce était en position quand ils ont été assaillis par un gros d'Autrichiens. Les artilleurs ont répondu par un feu de mitraille à l'injonction de -se rendre: Is venaient de recharger le canon quand les Autrichiens ont : fondu sur eux la baïonnetle en avant. L'adjudant-major a été tué ; ila fallu
mettre le sabre au poing et jouer de l’écouvillon. Quand il a vu son canon perdu, un canon qui s'appelle Vincent, le maréchal des logis l'a encloué et a cassé la hausse. La charge était encore dans le tonnerre. € On n'y comprendra plus rien, » se disait-il. x Jr.
Faits prisonniers, nos artilleurs exaspérés ont dû s’atteler à la pièce. et la traîner vers Magenta : mais adroitement, et dans l'espérance qu’un mouvement des zouaves ou des grenadiers de la garde les délivrerait, ils la jetaient dans les vignes et les buissons, ce qui rendait la marche plus lente. Quelques coups de crosse leur firent comprendre que le stratagème était compris. Force leur fut de marcher droit. js
Le maréchal des logis s'appelle Cazeneuve; il est de Toulouse.
Les soldats croates qui escortaient les artilleurs prisonniers leur vidèrent les gibernes, brisèrent les sabres français, arrachèrent les médailles de Crimée à ceux qui en portaient, et les conduisirent à Milan, puis à Vérone, où ils furent internés à une lieue de la ville, et où ils rejoignirent plus tard les prisonniers faits à Solferino. Parmi ces derniers figurent entre autres les chasseurs d'Afrique ; quant aux six marins, ils ont été pris dans les eaux de Raguse. GAS |
Lorsque la colonne des prisonniers réunis à Vérone se fut élevée au chiffre de cent cinquante, on leur fit faire une véritabletournée d’exhibition en Allemagne, où ils n’ont eu qu'à se louer des témoignages sympathiques qui les ont accueillis dans presque toutes les localités: Néanmoins ils ont eu beaucoup à se plaindre des militaires croates ou illyriens qui les accompagnaient; les soldats des autres parties de l'Autriche ont été plus humains, et les officiers ont tout fait pour atténuer les mauvais procédés de leurs subalternes à leur égard. | ASE. S
Des marches forcées de dix lieues exténuaient nos compatriotes, à qui on avait défendu en outre de correspondre librement avec leurs parents où amis de France; de plus, un seul repas par jour et une nourriture plus que modeste n'étaient pas de nature à développer leurs forces. C’est à Brunn (Moravie) que la nouvelle de la paix leur est arrivée. |
Dès ce moment, les procédés des militaires qui les escortaient se sont modifiés, et on les a traités avec beaucoup plus d’égards. | Lors du retour de l’empereur d’Autriche à Vienne, ordre a été donné au général commandant en Bohème de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour faire opérer, par les chemins de fer, le transport des prisonniers français vers leur patrie, Cet ordre a été promptement exécuté, et les soldats français ont dû être dirigés, par la Saxe, sur Strasbourg. En Moravie et en Saxe, ils ont reçu de la part des habitants de véritables ovations ; dans plusieurs localités on à organisé des fêtes en leur
L'ITALIE CONFÉDÉRÉE 251 honneur, et plus d’une fois ils ont pu développer les grâces de la danse française au milieu des bals allemands au sein desquels on les conviait. Is ont passé deux heures à Heidelberg, où depuis plusieurs jours le bruit s'était répandu en ville du prochain passage d’une colonne de prisonniers français venant de la Bohème. Aussi, à chaque arrivée du train de Francfort, la gare était-elle littéralement assiégée par une foule énorme de curieux et de curieuses. Enfin, le 26 juillet, à une heure et demie, l'attente publique a été satisfaite. L'accueil fut très-cordial et très-sympathique. Jamais on ne vit empressement pareil au passage d'aucun prince ni d’aucun empereur. Étudiants et bourgeois, Allemandes, Anglaises et Russes, s empressèrent à l'envi de faire oublier à ces superhes déguenillés les misères de leur captivité.
Un quart d'heure après leur arrivée, zouaves, turcos, artilleurs de la garde, marins, fantassins, fraternisaient, la chope à la main, avec la population. On poussa l'amabilité jusqu’à mettre à leur disposition des voitures, pour leur montrer la magnifique ruine qui domine la ville. À quatre heures, le signal du départ fut celui d'un dernier témoignage d’estime : les chapeaux et les bonnets de police s'agitèrent, et le convoi disparut au milieu des cris sympathiques des habitants d'Heidelberg.
À Carlsruhe, une foule immense encombrait la gare, où les prisonniers ont été reçus par les membres de la légation française.
: À Rastadt, la colonne dut changer de convoi, et l’escorte autrichienne qui l'avait accompagnée depuis la Bohême fut remplacée par un détachement du régiment autrichien de Benedeck, composé d'un lieutenant en premier, de deux sous-officiers et de onze grenadiers. Toute la garnison
de Rastadt, sans armes, se trouvait dans la gare pour serrer les mains
aux Français ; des pluies de cigares ont été lancées dans les waggons.
Une erreur commise par un employé de la gare de Rastadt, qui a cru que les prisonniers passeraient la nuit dans cette ville et né continue. raient pas leur route vers Kehl, a occasionné un retard-de deux heures : en effet, cet employé décrocha les waggons des prisonniers du reste du convoi, et la locomotive partit en n'enlevant que les waggons et les voyageurs civils. Les voyageurs durent dès lors attendre deux heures à Rastadt pour prendre le convoi de marchandises de neuf heures, et ne purent arriver à Kehl qu’à onze heures dix minutes.
À la station d'Appenweler, la colonne fut reçue par M. Chevalier, commandant de recrutement à Strasbourg, accompagné de son secrétaire et d'un’capitame de grenadiers français. Ces officiers s’adressèrent immédiatement au lieutenant autrichien qui escortait les prisonniers, et celui-ci leur fit la remise des hommes qu’il accompagnait.
… Les officiers français engagèrent l'officier autrichien à se rendre à Strasbourg, et celui-ci accéda gracieusement à cette invitation en répondant ayec courtoisie qu'il était fier de l'accueil que lui faisaient les représentañts d’une si vaillante armée. Ve
Puis le train continua sa route vers la gare de Kehl, où les prisonniers entrèrent vers onze heures-et quart, et où ils furent accueillis avec enthousiasme par la foule innombrable qui encombrait la route ainsi que la gare. Du côté allemand sept mille billets de passage avaient été délivrés au pont du Rhin pendant l'après-midi jusqu’à neuf heures du soir. A partir de neuf heures, la foule a été telle que les contrôleurs badois n’ont plus pu suffire à la maintenir et que le passage a été forcément libre; on évalue à plus de vingt mille le nombre des personnes qui ont traversé le pont dans la soirée. |
Le cortége, en arrivant à Kehl, trouva la brasserie Schaaf illuminée : c’est dans cet établissement que les habitants de Kehl, par une collation couverte au moyen d’une souscription et organisée par M. Wagemann, ont voulu témoigner les sentiments bienveillants qui les animent à l’égard de leurs voisins de France. Des gigots, des jambons, de la bière en abondance, ont été servis; de plus, chaque prisonnier a reçu dans un étui huit cigares allemands. La table était ornée de fleurs.
L'officier autrichien qui commandait l’escorte a été obligé par les prisonniers de s'asseoir à leur table et de partager leur repas. Le sergentmajor français, qui faisait partie des prisonniers, s’est levé et a porté un toast à la ville de Kehl. «Ma foi ! s’est écrié un des prisonniers, Je me crois déjà en France. »
Après une demi-heure de repos, la colonne s’est mise en marche à travers la grande rue de Kehl, illuminée et éclairée par des pots à feu, et a mis le pied sur le pont du Rhin, Au moment où les prisonniers dépassaient la planche du pont, sur laquelle est tracée le mot France, et qui sépare les deux pays, la musique du 10° de ligne les salua de ses fanfares.
Les cris de Vive la France ! retentirent sur toute la ligne, et les prisonniers, mêlés aux bourgeois de la ville, rentrèrent par la route du Rhin, la porte d'Austerlitz, et arrivèrent à une heure et demie sur la place Kléber, où les billets de logement leur avaient été délivrés.
Parmi les incidents qui ont signalé ce retour sur le sol natal, on a cité le fait suivant : |
À l’arrivée des prisonniers près de la place Kléber, on entendit tout d coup un cri perçant jeté par une vieille paysanne, qui avait reconnu son fils qu'elle croyait perdu. Celui-ci se jeta dans les bras de sa mère et l'étouffa presque sous ses étreintes. | |
Le lendemain, les prisonniers ont été les héros de la journée. On les rencontrait dans les rues, escortés le plus souvent par des habitants de Strasbourg qui les accablaient des témoignages de leur bienveillance et leur faisaient raconter leurs misères. Les uniformes de la plupart d’entre eux étaient assez délabrés; quelques-uns portaient le bonnet de police gris de l'infanterie autrichienne. |
L'escorte autrichienne demanda l'autorisation de visiter Strasbourg : celte permission lui fut accordée immédiatement par M. le général de di vision Reibell, et dans le courant de la journée on vit des grenadiers autrichiens, hommes de belle taille et de belle tenue, parcourir les rues, suivis d'une foule assez nombreuse. Ils oblinrent un vrai succès de curiosité.
. Le lieutenant qui commandait l’escorte fut reçu par M. le général Reibell'et fêté par les officiers français de la garnison. Le soir, il alla au Broglie entendre la musique militaire.
Les prisonniers autrichiens faits par l’armée française étaient beaucoup trop nombreux pour être dirigés sur un seul point. On les répartit entre diverses villes, mais partout ils furent traités en frères plusqu'en ennemis. Les officiers désignaient eux-mêmes le lieu de leur résidence, s'engageant à y attendre, sur parole, la fin de la guerre. Beaucoup de simples soldats ont demandé à être employés aux travaux de la moisson. Un plus grand nombre à sollicité l'avantage, qui leur a été accordé, d'être expédiés en Algérie à titre de colons. Les prisonniers se sont du reste montrés réconnaissants de l'hospitalité qu'ils ont rencontrée en France.
Ainsi, privés par les exigences du service de partager les périls et la gloire de leurs compagnons d'armes, les officiers, sous-officiers et soldats des bataillons de dépôt appartenant aux régiments de l’armée d'Italie, firent célébrer, après la paix, dans leurs garnisons respectives, un service funèbre en l'honneur des braves tombés sur les champs de bataille.
Partout les autorités civiles et militaires, les corps constitués et les médaillés de Sainte-Hélène se sont empressés d'assister à ces touchantes cérémomes, au milieu d'une foule immense qui venait prier du fond du cœur pour le repos de l'âme de nos valeureux soldats.
Les prisonniers autrichiens, conduits par la mauvaise fortune de la guerre dans ces villes de garnison, ont spontanément demandé à joindre leurs prières à celles de nos bataillons pieusement rangés autour des catafalques pavoisés des drapeaux de France et de Sardaigne.
Parmi les prisonniers se trouvait le colonel d'un régiment qui est en possession d’un singulier privilège. C’est tout un roman.
En 1685, Léopold I”, mal à propos surnommé le Grand, abandonna sa
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capitale aux 500,000 Turcs de Kara Mustapha et se déroba par une fuite honteuse à une lutte suprême. Réduits à leurs propres forces, les bourgeois de Vienne résistèrent à l'ennemi avec des prodiges de valeur qui égalèrent ceux de l'antique Sagonte. Depuis ce siége mémorable, aucune lroupe impériale n'avait plus le droit d'entrer dans la capitale dé l'Autriche.
Plus tard l'archiduc Ferdinand de Gratz vit s’insurger contre lui la Bohême, la Silésie, la Moravie. Enfermé dans son palais par ses sujets protestants, il vit un matin paraître dans son cabinet seize barons, armés de pied en cap, qui voulaient le contraindre à signer un acte de constitution. Toutes les troupes avaient été éloignées à large distance et la garde de la ville, exclusivement confiée aux bourgeois, laissait à leur seen la personne du souverain.
Ferdinand refusait de signer, et déjà un sabre se levait sur sa tête, quand, dans la cour, retentit une sonnerie de clairons. Les conjurés se précipitent aux fenêtres et voient rangés en bataille, sabre en main, carabine au croc, les cuirassiers du régiment de Dampierre. Leur présence était d'autant plus inattendue qu'ils avaient été envoyés en garnison à Linz, à quarante lieues de Vienne.
En même temps, la porte s’ouvrit et l'on vit paraître le colonel, marquis de Saint-Hilaire, qui demanda les ordres de l'Empereur. La pâle figure de Ferdinand se colora. Sur son ordre, les seize barons furent saisis et pendus hors de l'enceinte de Vienne, à l'endroit où s’élève aujourd’hui lun de ses plus riants faubourgs, dont le nom Herrnals, cours des Selgneurs, rappelle indirectement cette prompte et terrible vengeance. Une obscurité profonde règne encore sur le principal incident de cette anecdote parfaitement authentique. Lorsque Ferdinand demanda au marquis de Saint-Hilaire en vertu de quels ordres il s'était rendu à Vienne, le brave soldat lui remit un papier cacheté du sceau de l’État et revêtu de la signature du prince. Tous les moyens de parvenir sûrement et secrètement au palais y étaient indiqués. Ferdinand convint que son écriture et le scel impérial étaient parfaitement imités : mais jamais ordres semblables n'étaient émanés de lui. Eût-il voulu les donner, la surveillance exercée sur lui l'en aurait empêché. La scrupuleuse véracité du prince ne laissant aucun doute et son mystérieux protecteur ne s'étant jamais révélé, les chroniqueurs en sont réduits sur ce problème historique à des conjectures aussi diverses que celles dont a été PRE le fameux Masque de ter. î
Ce qui est certain, c'est qu’à partir de ce moment tous les hésite concoururent à grandir Ferdinand IT : Boucquoi battit le comte de Mans-
L'ITALIE CONFÉDÉRÉE 235 feld près de Budweiss; Prague fut assiégée et les Bohémiens forcés de courir sous ses murailles. Les routes qu'ils occupaient furent ainsi ouvertes devant Ferdinand, qui en profita pour se rendre à la diète de Francfort, où 1l échangea définitivement son titre d'archiduc contre celui d'Empereur. Il entra dans cette voie triomphale que devaient plus tard joncher de lauriers les succès de Tilly et de Wallenstein.
Au moment de sa miraculeuse délivrance, Ferdinand IL, se défiant avec quelque raison des habitants de Vienne, garda près de lui, nonobstant tous leurs privilèges, le régiment de Dampierre. Les cuirassiers campèrent trois jours entiers dans la cour du palais sans poser les armes, et les officiers impériaux avaient ordre de Journir amplement à tous leurs besoins.
Le marquis de Saint-Hilaire était logé chez le futur Empereur.
Depuis lors ce régiment a conservé le privilège de traverser Vienne, quand Vienne se trouve sur sa route, clairons sonnants et enseignes déployées (mit klengenden Spiele und fliegenden Fahnen), d'aller se ranger dans la cour du palais et d'y rester campé trois jours et trois nuits. Pendant ce temps, les cuirassiers ripaillent aux dépens de Sa Majesté, et des tonneaux défoncés en leur honneur le vin coule à discrétion.
En mettant pied à terre, le colonel monte chez l'Empereur sans que personne ait le droit de l'arrêter ou même de l'annoncer. Il frappe trois coups à la porte du cabinet, se présente au monarque, le salue, lui demande ses ordres. Comme iln'y a plus de rebelles à pendre, l'Empereur invite simplement le colonel à passer. trois jours au palais. Un appartement d'honneur lui est assigné. On range à la porte les étendards du régiment et une sentinelle y est placée, comme à la chambre même du souverain. |
On sait que le général comte Schlick commandait à Solferino, sous les ordres de l’empereur d’ Autriche, l'armée ennemie, à : “be du général comte Giulay.
Le comte Schlick est né le 23 mai 4789, à Prague. Il entra au service militaire en 1808. A la bataille d’Aspern, en 1809, il était lieutenant de lanciers dans le corps du général Hubna. En 1815, il fut nommé chef d'escadron et officier d'ordonnance de l'empereur François Il; il prit part, à cette époque, à toutes les principales batailles où figurèrent les Autrichiens; il perdit un œil à la bataille de Warchau, ce qui l'empêcha d'être employé pendant la campagne de 181%. Le reste de son avancement, jusqu’au grade de feld-maréchal-lieutenant, eut lieu en pleine paix.
Après la révolution de Vienne, en 1848, le comte Schlick fut nommé commandant d’un corps d'armée qui ne s'élevait pas à plus de huit mille
hommes; il parvint à se maintenir contre les insurgés; el quand plus {ard il se réunit au général Haynau contre les Hongrois révoltés, il prit une part active à celte campagne, notamment en s’opposant à la réunion des armées de Dembinski et de Georgey.
En 1854, alors que l'Autriche armait à propos de la question d'Orient, le comte Schlick eut successivement le commandement du premier et du quatrième corps d'armée en Gallicie.
Le général Schlick est un des meilleurs généraux de cavalerie de l’Autriche. Il porte continuellement un bandeau noir sur l'œil gauche, par suite d'un coup de sabre qu'il a reçu en cet endroit dans une bataille.
Mais le vrai directeur des opérations militaires à Solferino, ce fut le baron de Hess, principal conseiller de l'empereur d'Autriche dans les questions de ce genre. |
Le feldzeugmeister baron de Hess est né à Vienne en 1792. C’est un homme de taille moyenne, blond et maigre, très-vif dans ses manières, et qui ne semble pas avoir passé cinquante ans, tant il a conservé de vigueur el de jeunesse, Sa physionomie est pleine: d'esprit, et son sourire moqueur, qui ne le quitte pas, même pendant l’action, semble fait exprès pour déconcerter les jeunes officiers qui viennent tout effarés lui faire part de quelque mouvement de l'ennemi. Napoléon devait sourire ainsi à Wagram, lorsqu'il laissait sans réponse l'officier du corps de Masséna venant lui annoncer avec effroi que l'ennemi avait refoulé la division Boudet et allait s'emparer de la tête de pont sur le petit bras du Danube.
Cest à cette bataille que le général de Hess a commencé sa carrière militaire, et il est curieux d'entendre ce vieux soldat, qui a vu tant de combats, raconter la colère de son chef, le général Wimpffen, qui, s'étant servi de son dos comme d’un pupitre pour écrire un ordre, trouvait trèsmauvais qu'il fit quelque mouvement quand les balles et les boulets passaient trop près de lui.
Pendant les longues années de paix qui suivirent les gucrres de l’'Empire, le feldzeugmeister de Hess avança lentement. Il venait d’être nommé général, lorsqu'il fut envoyé à Vérone prendre le commandement de l'état-major de l'armée. Le maréchal Radetzky, surpris à Milan par l'attaque du roi Charles-Albert, venu au secours des révoltés, s'était retiré, comme on sait, à Vérone, où il fut bientôt suivi par les Piémontais. Cette. ville n'était pas fortifiée alors comme elle l’est aujourd'hui. Il était à craindre que l'ennemi n’allât passer l’Adige vers Pastrengo, au-dessus de Vérone, pour s emparer de la route qui suit la rive gauche, et intercepter ainsi les communications de l’armée autrichienne avec Vienne et les provinces allemandes de l'empire. Lorsque le feldzeugmeister de Hess des-
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