‹ Campagne de Piemont et de Lombardie en 1859Chapitre 41 sur 134 · CA · texte numérisé non relu

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occupaient alors dans les environs de cette ville. Le lendemain, dès quatre heures du matin, il partait pour Casale, où il devait se rencontrer avec le roi de Sardaigne. Leur entrevue dura deux heures. Au retour, l'Empereur s'est arrêté sur le champ de bataille de Marengo.

Casale est située sur la rive droite du Po, à la rencontre des routes de Milan et de Plaisance sur Turin, ce qui lui donne une sérieuse importance stratégique. Le jour où l'Empereur examinait les récentes fortifications de Casale, cette place de guerre était occupée par trois divisions de l'armée sarde. Il s’y trouvait aussi de la cavalerie et surtout de l'artillerie. ;

Le roi de Sardaigne s'était placé sous les ordres de l'Empereur des Français, afin d'assurer, par l’unité du commandement, l'unité des mouvements de l'armée franco-sarde qui avait à Alexandrie sa base d'opérations et d’approvisionnements.

Le front défensif de cette armée figurait alors une ligne brisée qui s étendait depuis Ivrée, où elle s’appuyait aux derniers contre-forts des Alpes de la Savoie, jusqu'à Gênes, en suivant d’abord le cours de la Doria et de la Baltea, puis celui du Pô, depuis Verceil jusqu'aux environs de Cambio, puis enfin la Scrivia et les Apennins à partir de‘Gavi.

La force de cette ligne irrégulière consistait surtout dans l'angle formé à son centre par le Pô et le Tanaro, depuis Casale jusqu'à Alexandrie, avec Valenza pour point intermédiaire, angle qui comprend un espace d'environ quarante kilomètres et dans lequel l'ennemi rencontrait l’obstacle de deux rivières et de trois places de guerre.

La partie de ce front de défense, qui comprenait la Scrivia et les Apennins jusqu'à Gênes, avait son point stratégique à Now, près du champ de bataille où périt Joubert, et situé sur un plateau qui domine les débouchés de la montagne et de la plaine. |

Après sa visite à Valenza, à Tortone, à Casale et à Marengo, l'Empereur était complétement identifié avec la situation respective des armées française, sarde et autrichienne. Il avait consulté les plans et les cartes, réfléchi à la disposition des lieux, au cours du Po, à la configuration de la vallée à laquelle ce roi des fleuves donne son nom, puis il avait arrêté dans le secret de ses pensées ses dispositions générales pour la campagne qui s'ouvrait au nom de l'indépendance italienne contre l'oppression étrangère. |

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