TROUPES DE LIGNE
Deuxième corps d'armée.
État-major : Ÿ officier tué, 5 blessés.
45° de ligne : Lofficier tué, 5 blessés ; 8 soldats tués, 17 blessés, 5 9 à sparus. | 65° de ligne : 7 officiers és, 17 blessés 19 soldats tuës, 203 Rieésfs, 15 disparus.
70° de ligne : 5 btficiers tués, 12 blessés ; 42 soldats tués, 215 DIRES 63 disparus.
Tirailleurs algériens : 4 officiers tuës, 14 blessés; 28 soldals tués, 178 blessés, 78 disparus.
L'ITALIE CONFÉDÉRÉE 805 71° de ligne : 1 officier tué, 2 blessés; 8 soldats tués, 76 blessés, 15 disparus.
72° de ligne : 5 soldats tués, 8 blessés.
Le zouaves : 2 officiers tués, 12 blessés ; : 89 té tués, 198 dr 3 disparus.
ge régiment étranger : 4 officiers tués, 7 blessés; 21 soldats tués, 74 blessés, 89 disparus. | . 44° bataillon de chasseurs à pied : 3 officiers blessés ; 12 soldats tués, 45 blessés, 10 disparus.
4° chasseurs à cheval : 2 officiers blessés; 5 soldats tués, 7 blessés, 7° chasseurs à cheval : 4 soldat tué, 40 blessés, 2 disparus. Artüllerie : À soldat tué, 7 blessés.
Génie : À officier blessé ; 4 soldat blessé.
Troisième corps d'armée.
État-major : 1 officier tué.
93° de ligne : & officiers tués, 11 blessés; 26 soldats tués, 195 blessés, 65 disparus.
41° de ligne : 4 officier blessé; 54 soldats blessés.
56° de ligne : 3 officiers blessés ; 4 soldats tués, 44 blessés, 11 disparus. |
90° de ligne : 2 officiers tués, 18 blessés; 26 soldats tués, 272 blessés, 49 disparus.
8° bataillon de chasseurs à pied : 1 officier tué, 3 blessés; 25 soldats tués, 196 blessés, 23 disparus.
43° de ligne : 2 officiers tués, 7 blessés; 14 soldats tués, 28 blessés.
44° de ligne : 2 soldats tués, 30 blessés, 3 disparus.
88° de ligne : 1 officier blessé. |
49° bataillon de chasseurs à pied : 2 officiers blessés ; 11 soldats tués, 63 blessés, 3 disparus.
Artillerie : 2 soldats tués.
Génie : 1 soldat tué.
Quatrième corps d'armée.
30° de ligne : 2 soldats blessés. 89° de ligne : 5 officiers tués, 30 blessés, 33 soldats tuës, 199 D blessés, 89 disparus. | 6° bataillon de chasseurs à pied : 2 officiers tués, 4 blessés; 19 soldats tués, 72 blessés, 13 disparus. | IL. | 99
Depuis la publication de ces tableaux, le nombre des officiers morts des suites de leurs blessures s’est élevé à soixante-dix. J'en donnerai plus tard les noms avec l'indication sommaire de leurs états de service.
Le général d'artillerie Lebœuf, que le commandant en chef de la garde impériale cite avec éloge dans son rapport sur les opérations de son corps dans la journée du 4, comme lui ayant prêté un utile concours sans être directement sous ses ordres, est, comme on le sait, le plus jeune des généraux de division de son arme. |
Le général Renault, également cité avec une distinction particulière dans les rapports relatifs à la journée de Magenta, est le type de l'homme de guerre. J'ai déjà dit qu'on l’appelait Renault de l'arrière-garde. Je dirai plus loin ce qu'a été sa carrière militaire. |
L'un des deux officiers généraux blessés à la bataille de Magenta, mais sans gravité, M. de Martimprey, a longtemps servi en Afrique. Il est frère de l’aide-major général de l’armée d'Italie. |
L'autre, M. de Wimpfien, avait été chef de bataillon aux indigènes, dont il était adoré. Le maréchal Saint-Arnaud lui fit quitter le 13° de ligne pour le charger, au commencement de la guerre d’Urient, d'organiser le régiment de turcos qui a fait toute cette gloricuse campagne. MM. de Wimpfien et de Martimprey, partis généraux de brigade, devaient rapporter tous deux d'Italie les épaulettes de général de division.
Je dois une mention spéciale au régiment des zouaves de la garde impériale, engagé le premier avec les grenadiers du même corps à la tète du pont de Buffalora. De formation récente, ce régiment ne porte encore sur son aigle que deux victoires : Sébastopol et Magenta. Mais ces deux noms suffisent à la gloire de toute une longue carrière. Celui qui en était alors colonel, M. Guignard, est un ancien officier d'Afrique et de Crimée, qui a conquis tous ses grades à la pointe de l'épée. Nommé colonel dans la campagne d'Orient, ilallait devenir général dans la campagne d'Italie. |
Après la bataille de Magenta, M. Guignard, avant eu l'honneur de recevoir, à la tête de son régiment, les félicitations de l'Empereur, adressa à ses vaillants soldats l’ordre du jour suivant :
« Régiment des zouaves de la garde , are De O ?
« C'est avec un grand bonheur que votre colonel a été appelé à juger hier de l'entrain et de la bravoure du régiment. re « Officiers, sous-officiers, caporaux et zouaves, vous avez fait l'admira-
L'ITALIE CONFÉDÉRÉE, 307 tion de notre Emperenr, de nos généraux et de votre colonel; et c'est avec une grande joie que je vous transmets les félicitations que j'aireçues pour la belle conduite du régiment qui a lutté, cinq contre cent, pendant toute Ja bataille.
« Il me reste un devoir, celui de faire récompenser les braves des braves qui m'ont été signalés ; je vais faire tout mon possible pour beaucoup obtenir, mais je n’obtiendrai jamais assez pour récompenser {ous ceux qui le méritent.
« Espérons et comptons sur la justice et la bonté de notre Lioreur. qui nous chérit comme ses enfants. |
« Au bivac de Ponte Nuovo di Magenta, 5 juin 1859.
« Le colonel des zouaves de la garde,