GUIGNARD
Je m'arrête. Plus tard je compléterai ce livre d’or où d'autres noms méritent de figurer avec honneur, et nul ne sera oublié de tous ceux qui, par leur courage et leur renommée, se sont fait une place dans Fadmiration de leurs compagnons d'armes. Mais je ne dois pas tarder davantage à citer le nom de M. Ligui de Cristoforis qui, par l'intermédiaire du révérend père Bertazzi, a fait remettre deux florins, au moment de leur iii à tous les soldats français blessés à la bataille de pi soignés à l POP des Pères-Frères du Bien.
Je n’énumérerai pas ici en détail les pertes considérables de l'armée autrichienne. J'en ai dit déjà le chiffre d'ensemble. Ce chiffre suffit. Je me borne à en garantir l'exactitude. Les documents de l'ennemi, du reste, sont, sous ce rapport, fort incomplets et très-erronés. Le fbieue meister comte François Giulay ayouait rarement ses défaites. Celle qu'il avait essuyée à Magenta, cependant, fut si éclatante, qu'il se borna, dans son rapport officiel à l'empereur d'Autriche, à expliquer et à atténuer son échec, mais il n’osa pâs le nier. Voici ce rapport :
« Sire,
« Je m’empresse de transmettre, avec le plus profond respect, à Votre Majesté, par le colonel Weiszrimmel, de l'état-major général, un rapport sommaire sur la bataille de Magenta, et je le ferai suivre d’une descrip-
lion détaillée de cet événement, glorieux pour les armes de Votre Majesté, bien que le succès n'ait pas couronné nos efforts. Le # juin, à