‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 240 sur 412 · De Lôcknitzà Stettin, 24 kil · texte numérisé non relu

De Lôcknitzà Stettin, 24 kil

née et il n'y a à ce qu'on m'assure que quelques fuyards pour garnison ; des partis se sont portés par ma gauche sur Pôlitz par Blankensee et Falkenwald, et par ma droite sur Krakow et Boblin. Aucune troupe n'est encore passée. — Ainsi tout sera pris. Si Stettin ne veut pas se rendre, je le ferai observer, et je marcherai sur Blticher.

J'aurai l'honneur d'écrire ce soir à V. M. — Le général Milhaud remettra à M. le Major général 28 à 30 drapeaux ou guidons.

Le général Beaumont, aide-de-camp, fait capituler dans ce moment un autre corps sur ma droite.

La division Suchet sera établie ici, le général Grouchy à Bismark, et Lasalle à Neuenkirchen ; d'Hautpoul sera à Prenzlow.

LE GÉNÉRAL BELLIARD AU GÉNÉRAL GROUCHY

Lôcknitz, 29 octobre 1806.

Au lieu d'aller à Neuenkirchen, arrêtez-vous à Bismark et faites occuper les villages de Blankensee, Daber et Schmagerow; ordonnez, je vous prie, qu'on se garde militairement, surtout sur la gauche.

LE GÉNÉRAL BELLIARD AU GÉNÉRAL LABALLE

Lôcknitz, 29 octobre 1806.

Le Prince ordonne qu'aussitôt votre établissement sous Stettin, vous tâchiez d'intercepter à droite et à gauche, et de jeter des partis sur le bord du fleuve à 4 lieues.

Brigade Lasalle, Mohringen.

2* division de dragons, lre et 2e brigades, Bismark; — 3* brigade sous les ordres du général Beker, Pasewalk. 2e division de grosse cavalerie, Prenzlow.

LE MARÉCHAL LANNES A L'EMPEREUR

Prenzlow, 29 octobre 1806.

J'ai eu l'honneur d'écrire hier à V. M. que la colonne du prince de Hohenlohe s'était rendue ; elle est forte d'environ

20,000 hommes. Il y a eu 53 pièces de canon avec leurs caissons. J'ose dire que la prise de cette colonne est due en grande partie aux marches forcées de l'infanterie et à sa présence à Prenzlow. Le prince Hohenlohe avait envoyé son chef d'état- major pour s'assurer si nous étions là; il a marqué le plus grand étonnement en me voyant, et il m'a dit que, puisque mon corps d'armée était sur les flancs, ils n'avaient autre chose à demander qu'une capitulation honteuse, mais qu'ils comptaient sur la générosité française.

Le général Treillard qui tient la queue de la colonne du général Blttcher, lui a fait déjà 2,000 prisonniers et pris énormément de bagages, et je ne doute pas que le général Treillard ne ramasse le tiers de ce corps d'armée et ne prenne la majeure partie de leurs bagages.

Sur les renseignements que j'ai eus de la colonne du général Blttcher, j'ai fait partir mon corps d'armée pour L6cknitz. Là je serai à portée de tomber sur ces misérables partout où ils se montreront. Je garantis à V. M. I. que rien de cette troupe n'entrera à Stettin.

Toute la division du général Beaumont escorte les prisonniers, avec le 21° d'infanterie légère du général Gazan. Je laisse ici des troupes suffisantes pour conduire l'artillerie ennemie sur Spandau. Si V. M. I. veut donner des ordres pour que le 21e n'aille pas plus loin que Spandau, il se rendra à Berlin. Il doit laisser les 4 bataillons de la garde du Roi à Spandau jusqu'à ce que V. M. en ait décidé autrement. Tout est prisonnier de guerre. On a seulement dit au prince de Hohenlohe qu'on demanderait à V. M. si elle voulait permettre que ces 4 bataillons restassent à Potsdam. Je pense que V. M. les regardera comme prisonniers de guerre, et principalement la garde du Roi. Parmi les prisonniers il y a 10 bataillons de grenadiers.

Je recommande à V. M. mes aides de camp. Je n'en ai que 3 ; il faut toute leur activité pour résister à toutes les courses que je leur fais faire.

Je prie V. M. de croire à mon profond respect et parfait dévouement.

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