LS CHBF d'kSCADBOV BOUCHARD, COMMAVDAVT LA PLACE d'iÉHA
au major oasaaAL.
Iéna, 20 octobre 1806.
J'ai reçu cette nuit la lettre par laquelle V. À. S. me rappelait auprès d'elle avec le P. S. qui me proscrit de rester dans cette place jusqu'à ce qu'il ne s'y trouve plus de blessés français. Cet ordre rend mon départ indéterminé d'après le malheureux état où ils sont, leur nombre qui est de 1,800 à 2,000 et qui se renforce tous les jours par des blessés qu'on recueille de tous côtés, et b!en plus encore d'après la disette horrible où nous sommes.
Cependant pour moyens et remèdes à tous nos maux, la lettre dont lo P. S. me fixe ici jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de blessés est accompagnée d'une antre du 16 où je suis menacé de destitution, de peines plus sévères encore, ai je garde un seul militaire français, un seul gendarme. Je n'en ai point vu ici ni parlé à un seul gendarme depuis que je suis ici, mais j'ai ici 162 dragons à pied que M. le maréchal Lefebvro, sur sa propre responsabilité, y a laissés à ma disposition, ainsi que V. A. le sait certainement à présent et comme j'ai eu l'honneur de le lui mander hier. Il y a encore 43 dragons (et non 60) avec un officier et un maréchal des logis, mis d'abord par V. A. cllemime à la disposition de M. l'intendant général, remis ensuite par lui à