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État des bateaux qui sont dans le port de Spandau

18 bateaux chargés de farine ; — 10 d'avoine ; — 3 de foin ; — 84 d'objets d'artillerie tels que trains, pièces, plombs, gargousses, projectiles; — 4 de fusils et sabres ; — 6 de gamelles et bidons ; — 5 d'effets d'habillement, équipement et buffleterie; — 4 de sel ; — 80 de bois à brûler ; — s de bois propre au charronnage.

Les officiers de la Garde de V. M. venus ici pour chercher des chevaux, étaient retournés à leurs corps quand les ordres de V. M. me sont parvenus ; j'ai communiqué à M. le maréchal Bessières Tordre d'en envoyer un à Dessau. — Renseignements relatifs aux travaux de fortification.

La brigade du général Milhaud (13e de chasseurs et 9° de dragons) est arrivée aujourd'hui conduisant environ 3,500 prisonniers (personne n'a pu m'en dire exactement le nombre en l'absence de ce général, qui est allé porter des drapeaux à Berlin) ; elle a amené 363 chevaux de prise dont aucun n'a pu être employé pour les carabiniers ni les cuirassiers, bien moins encore pour la Garde de V. M. Je les ai fait donner à des dragons à pied qui les conduiront demain matin à Potsdam.

Le 21* léger a fourni 1 bataillon pour escorter les prisonnier -, l'autre est encore à Spandau n'ayant point reçu d'ordre d'en partir et ayant au contraire du général Beaumont celui d'y rester jusqu'à nouveaux ordres.

Ordre du Major général, 3 novembre, an énéral commandant à Spandau, de faire partir ponr Stettin les 2 bataillons du 21e léger.

l'empereur a l'intendant général.

Berlin, S novembre 1806, 6 heures du soir.

On a trouvé des magasins considérables à Stettin. Donnez des ordres pour qu'on y fasse 100,000 rations de pain biscuité, et, s'il est possible, 200,000 rations de biscuit. Donnez le même ordre à Klistrin.

Faites évacuer sur France toutes les marmites de cuivre qui sont ici ; elles ne peuvent servir en rien pour l'armée et seront très-utiles en France. Vous pouvez les faire déposer provisoirement dans le fort de Spandau.

Faites-moi connaître demain quelle contribution on pourrait mettre sur Stettin. Je désirerais qu'elle fût frappée promptement, afin qu'on pût payer un mois de solde au corps du maréchal Lannes qui va se réunir sur cette place.

LE MAJOR GÉNÉRAL A L'INTENDANT GÉNÉRAL

Berlin, s novembre 1806.

Ordre d'organiser la route d'étapes de Berlin à Stettin par Bernau, Augermtinde ; il y a une trentaine de lieues à arranger en 4 journées ; on prendra du pain pour 4 jours lorsqu'on ira de Berlin à Stettin et quand on partira de Stettin à Berlin ; mais, pour les fourrages et autres objets, il faut que les étapes soient marquées et que l'on fasse des approvisionnements.

On prendra du pain pour 2 jours, soit en partant de Berlin, soit en partant de Ktistrin.

Organiser de même la route de Wittenberg passant par Spandau.

De Mayence à Wittenberg, M. l'Intendant général fera toutes les dispositions nécessaires pour indiquer les endroits où l'on prendra du pain lorsqu'il sera nécessaire de le prendre pour plusieurs jours, il en sera de même pour la distribution de la viande ; quant aux fourrages, il faut qu'il y en ait dans chaque lieu d'étape.

M. l'Intendant général organisera le service de manière qu'il n'y ait plus rien d'arbitraire dans les distributions. M. l'Intendant général soumettra à cet égard au Major général un règlement qui déterminera comment le service en vivres et fourrages sera assuré sur toute la ligne d'étapes depuis Mayence jusqu'à Wittenberg, de là à Berlin par Potsdam et Spandau, et ensuite de Spandau à Stettin passant par Bernau, etc., et de Spandau à EUstrin passant par Berlin.

Le général Sanson tracera de nouveau toutes ces routes d'étapes.

M. l'Intendant général donnera des ordres ppur que, dans les différents cercles, les postes aux chevaux sur la ligne de l'armée soient protégées -, il sera donné des ordres à cet égard aux commandants d'armes et aux commandants de gendarmerie. Il sera ordonné aux autorités civiles du pays

de. faire doubler dans chaque poste le nombre de chevaux qui existaient avant l'entrée des Français.

Expédier Tordre pour que tous ceux qui courent la poste payent exactement aux prix ordinaires du pays ; défendre expressément de faire doubler les chevaux d'une poste k l'autre ; prévenir que ceux qui se permettraient d'enlever un cheval de la poste ou de contrevenir aux ordres ci-dessus, seront traduits au conseil de guerre comme ayant compromis la sûreté de l'État et celle de Tannée, en interceptant la communication 1 .

Il sera envoyé un officier supérieur d'état-major et un officier d'administration, soit commissaire des guerres ou autre, pour partir de Berlin et suivre la communication jusqu'à Mayence et organiser les services.

Un ordre en placard sera affiché sur toutes les communications qui fera connaître l'organisation de la ligne d'étapes; Tordre qui doit être suivi dans les postes, et la gendarmerie réunie à la force civile du pays arrêteront tous contrevenants qui seront livrés à une commission militaire. Dans chaque arrondissement1 les mêmes dispositions seront suivies sur la route de Spandau à Berlin et de Spandau à Ktistrin.

Le général Sanson fera faire une route d'étapes pour l'Empereur, une pour l'Intendant général et une pour moi.

Un adjudant-commandant sera chargé prés l 'état-major général de tout ce qui tient à la ligne d'étapes et à la police des postes ; il lui sera désigné et il aura sous ses ordres un officier supérieur choisi parmi ceux de Tétat-major.

1. Le maître de poste de Mittenwald demande que les courriers français payent leurs chevaux.

Berlin, 18 novembre 1806.

Renvoyé au Major général pour faire mettre une ordonnance chez ce maître de poste et saisir le premier qui ne paierait pas.

Napoléo».

a. Voir le placard affiché dans la province de Berlin à la fin de décembre. Annexe.

27e BULLETIN DE LA GRANDE-ARMEE.

Berlin, 4 novembre 1806.

On a trouvé à Stettin une grande quantité de marchandises anglaises à l'entrepôt sur POder ; on y a trouvé 500 pièces de canon et des magasins considérables de vivres.

Le 1er novembre le grand-duc de Berg était à Demmin, le 2 à Teterow ayant sa droite sur Rostock. Le général Savary était le ltr à Kratzeburg, et le 2, de bonne heure, à Waren et à Jabel. Le prince de Ponte-Corvo attaqua, le soir du 1er, à Jabel, l'arrière -garde de l'ennemi. Le combat fut assez soutenu; le corps ennemi fut plusieurs fois mis en déroute; il eût été entièrement enlevé, si les lacs et la difficulté de passer le pays de Mecklemburg ne l'eussent encore sauvé ce jour-là. Le prince de Ponte-Corvo, en chargeant avec la cavalerie, a fait une chute de cheval qui n'a eu aucune suite. Le maréchal Soult est arrivé le 2 à Plau.

Ainsi l'ennemi a renoncé à se porter srçr l'Oder. Il change tous les jours de projets ; voyant que la route de l'Oder lui était fermée, il a voulu se retirer sur la Poméranie suédoise; voyant celle-ci également interceptée, il a voulu retourner sur l'Elbe; mais le maréchal Soult l'ayant prévenu, il paraît se diriger sur le point le plus prochain des côtes. Il doit avoir été à bout le 4 ou le 5 novembre. Cependant, tous les jours, 1 ou 2 bataillons, et même des escadrons de cette colonne, tombent en notre pouvoir. Elle n'a plus ni caissons, ni bagages.

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