CAMP. DS FBUUC. — VU
• l'empereur au général clarke.
Weimar, 17 octobre 1806, il heures du matin.
Votre lettre n'est pas claire. Je ne connais pas par elle l'état de votre garnison. Envoyez-m'en l'état corps par corps. Je vous enverrai alors les troupes convenables. Envoyez-moi l'état des prisonniers qui sont partis et l'inventaire des magasins. J'avais envoyé k Erfurt 2 bataillons de Hessois. J'avais ordonné au grand-duc de Berg d'y laisser 2,000 hommes. Vous devez avoir aussi au moins une compagnie complète d'artillerie.
J'imagine que vous envoyez quelques espions du côté d'Eisenach. Correspondez avec M. Bignon à Cassel et avec le commandant de la place de Wtirzburg sur ce qu'il y a de nouveau autour de nous.
l'empereur au général clarke.
Weimar, 17 octobre 1806.
L'ennemi répand le bruit que j'ai accordé un armistice de six semaines. Démentez ce bruit et écrivez au prince de Berg et au maréchal Ney que cela est faux.
ORDRE1
17 octobre 1806.
Un officier d'ordonnance se rendra près de M. le maréchal Soult pour lui dire que le quartier général sera ce soir à
1. Cet ordre est daté du 17 ; il a été donné à Weimar puisqu'il annonce que le quartier général sera ce soir à Naumburg. Enfin il a été porté par le capitaine dé Lamarche, officier d'ordonnance de l'Empereur.
D'un autre côté, dans une réclamation adressée par M. de Lamarche à l'Empereur le 84 mars 1807 au sujet de la perte de s chevaux, cet officier dit qu'il a rempli une mission de l'Empereur auprès du maréchal Soult le 18 en avant de Naumburg. M. de Lamarche n'aurait donc reçu sa mission qu'à Naumburg non pas le 17, mais bien le 18, et il aurait emporté en môme temps la dépêche du Major général dans laquelle le Prince parle, lui aussi, de l'armistice, dépêche qui se trouve la première à la journée du 18 et qui,
Naumburg, que Ton a répandu le bruit qu'il y avait un armistice, que c'est une ruse de l'ennemi. Pour trouver le maréchal Soult, l'officier d'ordonnance se rendra à Buttelst&dt et de là à Gross-Sômmern, où il trouvera de ses traces. Il préviendra tous les détachements de troupes légères qu'il trouvera qu'il n'y a point d'armistice, que c'est une ruse de l'ennemi et qu'il faut lui faire tout le mal possible, et lorsqu'il aura eu des nouvelles du maréchal Soult et de ce qu'il fait, il viendra trouver S. M. à Naumburg.
Napoléon.
Cet ordre porte en marge une note de M. de Lamarche indiquant qu'il émane directement de l'Empereur.
par suite de l'accident de guerre arrivé à M. de Lamarche, n'a pas dû parvenir an maréchal Soult.
Osterode, 24 mars 1807.
Sire, j'ai réclamé le remboursement de S chevaux perdus au service de V. M. pendant le courant de la campagne et Ton* ne m'a payé que le cheval tué sous moi à la bataille de Preussisch-Eylau, en alléguant qu'on n'accordait aucune indemnité pour ceux tombés au pouvoir de l'ennemi.
J'ai perdu les 2 autres dans une mission que je remplissais par ordre de V. M. auprès du maréchal Soult en avant de Naumburg le 18 octobre dernier. Atteint par un détachement de cavalerie ennemie et après avoir inutilement lutté contre le nombre, je n'ai pu lui échapper qu'en abandonnant tout, excepté mes dépêches, et traversant la Saale à la nage après avoir reçu 11 coups de aabre. Cest tout couvert de ces blessures que je suis venu rendre compte de ma mission à V. M. et à S. A. le prince de Neufchàtel à Halle.
Si l'événement parait de nature à V. M. à m'excepter du règlement, j'oserai la supplier de me faire indemniser de la perte de ces 2 chevaux comme je l'ai été de celle du troisième.
rai l'honneur d'être avec le plus profond respect, de V. M. le très obéissant et fidèle sujet.
Lamakchb, chef d'escadron au 2« régiment de hussards. Accordé.
Nafol*o*.
A Finkenstein, ce 10 avril 1807.
M. Dnfresne. A ordonnancer sur les fonds disponibles. Bcbthhb.
Puisque M. de Lamarche, couvert de blessures, a pu gagner la Saale et la traverser à la nage, il ne devait pas en être extrêmement éloigné. Il n'avait pas dû partir de Naumburg de très bonne heure dans la matinée. — L'Empereur vint coucher le 18 à Merseburg et le 1» à Halle, où M. de Lamarche vint rendre compte de la non-exécution de sa mission. Il est donc probable que le maréchal Soult ne reçut pas la dépêche du Major général du 18. Le maréchal Berthier écrivit au maréchal Soult de Halle le 20 i 4 heures du matin, et jugea peut-être inutile de lui adresser le duplicata de la dépêche du 18.
L'EMPEREUR A M. P0RTALI8. s
Weimar, 17 octobre 1806.
Je vous envoie une lettre aux évêques, que vous voudrez bien expédier à tous. Vous y joindrez le 5e bulletin pour leur faire connaître l'étendue des succès que nous avons remportés.