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LE MARÉCHAL BERNADOTTE AU GRAND-DUC DB BERG

Schônberg, 6 novembre 1806, 4 heures du matin.

Tous les rapports qui me sont parvenus et le résultat des reconnaissances que j'ai envoyées, me donnent la certitude que l'ennemi n'a point fait le crochet que nous soupçonnions sur Wismar, et qu'il n'a que très-peu de monde à Lttbeck.

LE GÉNÉRAL LABALLE AU GRAND-DUC DE BERG

En avant de Grosa-Sarau, 6 novembre 1806, 6 heures et demie du matin.

Les Suédois, partis de Ratzeburg il y a 3 jours, se sont retirés à Ltibeck d'où ils s'étaient portés vers le Danemark qui s'est oppose à leur passage.

Ils sont retournés vers Ratzeburg, mais en voyant la marche rétrograde des Prussiens, ils sont rentrés à Ltibeck où ils ont embarqué leurs armes et leurs canons ; on les croit encore à Ltibeck.

U n'est passé par cette route que 12 'à 1,500 hommes d'infanterie et cavalerie et beaucoup de bagages ; ils se sont informés du chemin de Herrnburg.

LE MARÉCHAL BERNADOTTE AU MAJOR GÉNÉRAL

Lûbeck, 7 novembre 1806.

Prince, j'ai dépêché hier le colonel Morio au quartier général impérial pour rendre compte à S. M. des nouveaux succès de

ses armes sur les troupes prussiennes. Je n'ai pas eu le temps d'écrire à V. A., mais je profite ce matin du retour de M. l'adjoint Michal pour vous transmettre directement tous les détails de la journée d'hier.

Par ma dernière lettre écrite de Schwerin le 4 novembre, je vous marquais que je continuais la poursuite de l'ennemi sur la route de Lttbeck ; depuis, mes reconnaissances m'apprirent que le général Blttcher avait effectivement dirigé une partie de ses troupes sur Lttbeck, mais qu'en même temps une autre colonne avait pris le chemin de Ratzeburg. Je m'entendis avec M. le maréchal Soult, et il fut convenu qu'il marcherait sur Ratzeburg et moi sur Lttbeck.

Avant-hier matin j'atteignis à Gtadebusch l'arrière-garde ennemie composée d'environ 2,000 chevaux et de 2 bataillons de grenadiers. Nos voltigeurs eurent bientôt repoussé ces derniers qui se retirèrent dans la ville et en fermèrent les portes. Elles furent enfoncées à coups de hache ; la cavalerie s'était mise en bataille sur les hauteurs derrière la ville ; quelques coups de canon décidèrent sa retraite et je continuai ma marche après avoir fait une centaine de prisonniers.

Mes troupes toujours suivant les traces de l'ennemi vinrent prendre position avant-hier soir à Schônberg; 2 divisions d'infanterie et 2 régiments de cavalerie en avant de la ville et le reste en arrière.

Pendant la nuit j'appris que 2,000 Suédois se retirant du Lauenburg étaient entrés hier à Lttbeck et devaient s'y embarquer sur la Trave.

Je chargeai aussitôt le colonel Gérard, mon premier aide de camp, d'aller prendre poste vis-à-vis Travemttnde avec 1 bataillon, 2 pièces de canon et quelques hussards1, et j'envoyai en avant le général Maison avec un autre détachement sur Schlutup * pour observer tout ce qui se passait sur la Trave et aux environs de Lttbeck8.

l. Afin de s'opposer au passage de ceux des bâtiments suédois qu'on ne pourrait arrêter à Schlutup. Cet officier supérieur ramassa sur la route de Dassow des bagages et des prisonniers. (Journal du 1er corps.)

S. De Schônberg à Schlutup, il kil. ; — de Schlutup à Lûbeck, 8 kil.

3. Le général Maison avait quelques compagnies de voltigeurs, du canon et

Je partis moi-même avec toutes mes troupes à 2 heures du matin.

Arrivé à Selmsdorf je fus chargé moi et mon escorte par les hussards ennemis ; cette surprise avait lieu à la faveur de la nuit, nos tirailleurs s'étant croisés sans se voir avec les tirailleurs ennemis; je fis avancer 1 bataillon de la division Drouet précédé par quelques voltigeurs et bientôt nous eûmes en notre pouvoir un convoi de 300 voitures d'équipages escorté par environ 1,000 hommes d'infanterie et 2 escadrons de hussards qui tous mirent bas les armes; 3,000 hommes qui étaient sortis de Lûbeck pour protéger l'entrée de ce convoi se retirèrent en grand désordre. Ces 300 voitures venaient de Wismar sur Lttbeck. Elles étaient toutes attelées de 4 chevaux.

Continuant notre marche nous arrivâmes à Schlutup où nous reconnûmes effectivement sur la Trave plusieurs bâtiments prêts à mettre à la voile avec des troupes suédoises dont une partie déjà embarquées, les autres sur le rivage. Je chargeai le général Rouyer avec une partie de sa brigade de s'en rendre maître; ils ripostèrent à notre canon avec quelques pièces qu'ils avaient sur la rive gauche ; mais j'ordonnai au général Rouyer de couler bas les bâtiments et de jeter de suite quelques troupes sur la rive gauche en les sommant de se rendre, si elles ne voulaient pas être taillées en pièces. Cet ordre fut exécuté. Plus de 600 Suédois se rendirent prisonniers de guerre, sous les ordres de M. le colonel comte de Meurner.

Sur ces entrefaites j'avançais sur la ville avec tout le reste de mon corps d'armée et je chassais devant moi environ 5,000 hommes qui s'étaient portés en avant. Je reconnus bientôt que l'ennemi voulait défendre la place et que les localités lui assuraient de grands avantages, mais fort de l'in-

100 chevaux. — Arrivé au village de Selmsdorf, ce général rencontra les avant-postes prussiens ; il les chassa et continua sa marche. En arrivant avec des tirailleurs pour ouvrir les portes de Schlutup qu'il croyait évacué, le général Maison fut assailli par une grêle de balles ; un bataillon prussien y était encore ainsi que quelques cavaliers ; pendant qu'il faisait des dispositions pour l'attaquer, l'ennemi se retira sur Lûbeck. (Journal du 1er corps.)

trépidité de nos troupes je ne balançai pas à ordonner l'attaque. La ville est entourée de marais et de notre côté un lac en couvrait tout le front. Il fallait pour y arriver que toutes les troupes défilassent sur une chaussée qui conduit à la porte de la ville. Les Prussiens avaient fait de cette porte une véritable place d'armes. Elle était hérissée de canons et 2 bastions placés sur les flancs de l'entrée avaient aussi été armés de pièces qui battaient en écharpe tout ce qui se dirigeait sur la ville ; en avant de cette position formidable toute leur infanterie légère avait pris poste avec l'artillerie de campagne. Nos troupes abordèrent tous ces obstacles avec un sang-froid et une valeur qui n'appartiennent qu'à l'infanterie française1.

J'ordonnai à la division Drouet qui se trouvait en tête de se former par division et demi-bataillons et d'avancer précédée par ses compagnies de voltigeurs et soutenue par quelques pièces de canon que je fis de suite établir sur les

l. Lûbeck est au milieu d'une plaine marécageuse en certains endroits et les accidents du terrain ne sont pas assez considérables pour donner de grands avantages à l'attaquant pour rétablissement de son artillerie.

La ville avait autrefois une enceinte baslionnée ; elle est démantelée, mais on a conservé les terre-pleins ainsi que les fossés profonds de 10 pieds au moins et dans lesquels coulent la Trave et la Wakenitz. La Burgthor est sur un front tout particulier : à l'épaule extérieure du bastion de droite vient tomber la Wakenitz et du saillant du bastion de gauche débouche la basse Trave, de sorte que ce front est comme isolé. Le bastion de gauche est luimôme séparé de la courtine par la Trave sur laquelle il n'y a qu'un pont qu'il faut aller chercher à l'autre bout de la ville. Le front du bastion isolé enfile la route par où nous arrivions, tandis que sa face prend d'écharpe la route de Travemûnde enfilée d'ailleurs par la courtine. A la place de la demilune qui existait jadis, on a construit un tambour en palissades espacées placées sur un mur d'appui et fermé par une barrière pareille à l'enceinte.

Les Prussiens avaient environ 20,000 hommes tant sur le rempart qu'autour de la ville avec une artillerie formidable ; sur le seul front de la Burgthor, ils avaient posté 26 bouches à feu, 7 sur le bastion isolé et lo reste sur la courtine, sur le bastion de droite et dans le tambour.

Outre l'infanterie placée sur la croie du front et dans le tambour en charpente, il y en avait encore sur la berme. Un corps d'environ 5,ooo hommes était sorti de la ville et avait pris position sous la protection des batteries en avant du tambour.

Les deux routes de Schônberg et de Travemûnde se joignent à la porte perpendiculairement l'une à l'autre ; elles sont bordées de fossés assez profonds, de jardins, d'arbres et de maisons. Le terrain compris entre les deux est entièrement marécageux, quoique praticable dans quelques endroits. (Journal du 1er corps.)

flancs de notre colonne d'attaque. La précision de nos artilleurs, et par-dessus tout l'audace et la fermeté de notre marche, eut bientôt déconcerté toute Pavant-garde ennemie qui, abandonnant ses pièces de campagne, se retira dans les redoutes de la porte et sous la protection des bastions. Mais le 27e d'infanterie légère les poussant la baïonnette dans les reins, entra avec eux dans la ville. Le 94e et le 95e arrivèrent et pénétrèrent avec la même intrépidité sous le feu le plus meurtrier des bastions1.

D'après mes ordres, la division Drouet entra dans la place, se dirigea de suite à droite pour passer la Trave et déboucher sur la route du Holstein.

Tandis que le général Drouet exécutait cette manœuvre, j'avais fait avancer la division Kivaud et je lui avais ordonné de balayer toute la ville et d'aller déboucher par la porte de Ratzeburg*.

1. Le prince de Ponte-Corvo reconnut la position de l'ennemi ; il fit établir un grand feu d'artillerie sur la Burgthor et placer la division Drouet derrière les maisons et les jardins en colonne par régiment ; la division Rivaud et la plus grande partie de la division Dupont en masse sur le coteau en face, à eheval sur la route de Schônberg ; la cavalerie légère sur les ailes et en arrière en réserve.

Le 27* léger qui avait la droite du général Drouet longea le bois qui se trouve entre les 2 routes, et, quand il fut établi à la tète, le Prince ordonna d'attaquer la porte : pour y arriver, ce régiment traversa des marais et gagna la route de Travemûnde. Le général Drouet avec les 24e et 95° suivait la route de Schônberg afin d'arriver par les 2 routes à la fois.

Dans celte disposition le 27*, ayant à sa tète le général Werlé, se présente vivement à la porte pour l'emporter ; arrêté par un feu terrible de mitraille et une grêle de balles, il est obligé d'aller se reformer en arriére ; alors les troupes ennemies qui étaient hors de la porte rentrèrent dans le tambour.

Le 94e, conduit par le général Frère, marchait à hauteur du 27e. Jaloux d'avoir la tète de la colonne, il se précipite sur la porte et malgré les efforts de l'ennemi, les palissades du tambour sont brisées à coups de hache et de crosse de fusil; les soldats entrent par les trous qu'ils ont fait; il y eut la un carnage horrible des troupes prussiennes qui défendaient cet ouvrage ; les barrières furent ouvertes, les pièces de la courtine et du bastion de droite renversées et les canonnière tués ; le 94e se précipite dans la ville à la poursuite de l'ennemi; le reste de la division suit ce mouvement. En entrant elle défile sous un feu terrible que faisaient 16 pièces du bastion de gauche qui la prenait en flanc.

Le prince de Ponte-Corvo ordonna alors au général Maison d'aller prendre la division Rivaud et de la conduire dans la ville pour soutenir colle qui venait d'y entrer. Ce mouvement fut exécuté avec promptitude. Celle division essuya sur la chaussée et pour passer à la porte les mêmes feux du bastion de gauche que la division Drouet. (ior corps.)

2. Nous étions dans Lûbeck, mais il fallait passer la Trave pour arriver au

Mes ordres ont été exécutés avec autant d'intelligence que de valeur; le général Drouet a passé la Trave et a fait attaquer par derrière le bastion de gauche de la porte armé de 8 pièces ; tout ce qui s'y trouvait a été égorgé et de suite il a continué sa marche sur Schwartau.

La division Rivaud, malgré la mitraille du bastion qui n'était pas encore enlevé, entra dans la ville, fit un carnage affreux de tout ce qui s'y trouvait, et s'avançant au milieu des cadavres et des chevaux morts qui encombraient les rues, arriva jusqu'à la porte de Ratzeburg dont 3 bataillons d'infanterie et 4 pièces de canon défendaient l'approche. Le général de brigade Pacthod, à la tête du 8e régiment, se précipita sur ses nombreux ennemis ; rien ne put résister à cette audacieuse attaque; les bataillons furent renversés et les

bastion qui foudroyait tout ce que nous voulions faire entrer ou sortir; il fallait aussi occuper la porte de Holstein pour enfermer tout ce qui restait de Prussiens dans la ville ou empêcher les secours du dehors ; enfin il était important de s'assurer de la Mùhlenthor par où le maréchal Soult et le Grandduc devaient arriver, pour se méuager une jonction facile avec leurs corps.

L'ennemi retranché dans les rues et dans les maisons avait fait des efforts incroyables pour nous repousser; chaque place, chaque rue était un champ de bataille. Le général Blucher fit lui-même plusieurs charges avec do la cavalerie dans les rues. — En peu de temps nous fûmes maîtres de la ville. Tout ce qui y était fut pris ou tué, et nous nous trouvâmes en position do déboucher sur l'ennemi qui cherchait à se reformer sur la route do Schwartau.

Le général Werlé, avec un bataillon du 87* léger, arrivé au pont de la Trave, fila le long du rempart et gagna le bastion de gauche de la Burgthor, s'eu empara et fit cesser le feu meurtrier qu'il n'avait cessé de faire sur les troupes qui entraient en ville.

La division Rivaud avait marché aux Mùhlen et Hôzenlhor; le général Pacthod à la tête du 8« régiment et de quelques compagnies du 94e fut chargé de s'emparer de la Mùhlenthor. Cette porte donne dans une espèce d'île qui ne communique avec la ville que par une route sur laquelle il fallait défiler pour tourner la position de la porte. L'ennemi posté sur les toils des maisons de l'Ile et sur les remparts dont il avait retourné le canon sur la ville, dominait lo débouché. 11 fallut louto la bravoure et l'intrépidité du 8e régiment et du général Pacthod pour s'emparer do cette porte ; l'on y fit 9,000 prisonniers. Le général Pacthod débouchant de la porte rencontra l'infanterie du maréchal Soult qui y arrivait.

Le général Drouet avait débouché de la ville par la Holsteinlhor; il était à la poursuite de l'ennemi qui se retirait sur Schwartau. Après l'arrivée du maréchal Soult, la division Rivaud, ainsi que la cavalerie, furent envoyées pour soutenir la division Drouet.

La division Dupont était restée en réserve pendant toute l'action entre les routes de Schônberg et de Travemùnde.

CAMP. DB PftUUB. — XI. 47

4 pièces de canon prises ; on s'empara de la porte intérieure, mais on trouva une nouvelle résistance à la porte extérieure qui était, ainsi que le rempart, garnie d'infanterie et défendue par 2 pièces ; le 8e régiment avait déjà perdu beaucoup de monde sans que rien ne pût ébranler son ardeur. Mais le 54* régiment arriva pour le renforcer ; l'adresse se joignit ici à la valeur; il fallait avoir recours à divers moyens pour atteindre l'ennemi ; on monta des soldats sur les toits, on en plaça aux fenêtres, on en fit couler sur le rempart ; enfin on enfonça cette porte à laquelle on ne parvint encore que sur des centaines de cadavres. On y prit en outre les 2 pièces et 1,200 prisonniers. La division Rivaud en débouchant de la ville dans la campagne rencontra la division Legrand du corps de M. le maréchal Soult.

Pendant l'attaque de cette dernière porte j'avais ordonné au général Rivaud de détacher quelques compagnies pour s'emparer d'un bastion placé à la gauche tandis que je le faisais battre par 2 pièces d'artillerie ; ce bastion a été emporté; c'était le dernier ouvrage ennemi qui ait tenu ; l'on y a pris 500 hommes et 2 pièces de canon.

La division Dupont est restée en réserve derrière la ville et a été chargée d'observer les bords de la Trave, se tenant toujours prête à soutenir l'attaque.

Les 3 régiments de cavalerie légère y étaient également restés. Dès que la ville a été en notre pouvoir, j'ai ordonné au général Tilly qui les commandait, de la passer et de déboucher. Le 5e régiment de chasseurs s'est porté sur la route de Travemtinde et les 2* et 4e de hussards sur celle de Stockelsdorf. Ils ont atteint l'ennemi et l'ont chargé avec une audace qui tenait de la fureur. Les 2e et 4d ont coupé 4 escadrons ennemis qui se sont rendus à la cavalerie du grand-duc de Berg qui venait de déboucher immédiatement après la mienne ; ils ont ensuite fait mettre bas les armes à un bataillon. Le 5e se dirigeant sur Travemtinde où s'était retiré le gros de l'ennemi, a chargé une partie de son arrière-garde et a pris un escadron entier.

Les divisions Rivaud et Drouet ayant continué leur marche

sur Schwartau, en ont débusqué l'ennemi et lui firent encore 500 prisonniers1.

Il s'est élevé une discussion entre la division Legrand et la division Rivaud au sujet de 2,000 prisonniers qui, poursuivis par les troupes du général Rivaud, furent se jeter sur celles du général Legrand ; mais je suis arrivé pour concilier cette discussion ; la noble rivalité qui l'avait causée, prouve l'ardeur de tous pour le service de l'Empereur; mais le bonheur de voir triompher ses armes doit mettre tout le monde d'accord.

Cette journée a été une des plus brillantes que l'on puisse citer ; mais V. A. concevra qu'elle a dû être aussi fort sanglante ; nous avons à regretter beaucoup de braves officiers. J'estime notre perte à plus de 1,500 hommes tués ou blessés ; plusieurs compagnies ne sont plus commandées que par leur sergent-major. Le chef de l' état-major vous transmettra l'état détaillé de tous les braves restés sur le champ de bataille8.

1. La position du 1er corps le 6 au soir était la suivante : cavalerie légère en avant de Schwartau avec la division Rivaud; — la division Drouet en avant de Lûbeck dans les jardins ; — la division Dupont et le quartier général dans la ville.

ORDRB.

Au quartier général à Lûbeck, 7 novembre 1806.

M. le général Dupont réunira le 96* régiment au reçu du présent ordre et portera ce corps et ce qui lui reste de disponible du 9e à Schwartau sur la rive gaucho de la Trave.

Il donnera Tordre au 82e régiment de suivre ce mouvement quelques heures après, lorsque le calme sera un peu rétabli dans la ville. En attendant, ce régiment y restera en sauve-garde et arrêtera tous les pillards do quelques corps qu'ils soient. <■

P. o. de S. A. le prince de Ponte-Corvo,

Le général de division,

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