‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 401 sur 412 · LE MARÉCHAL DAVOUT AU GRAND-DUC DE BKRO · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL DAVOUT AU GRAND-DUC DE BKRO

Jablonna, 17 décembre 1806.

. . .J'ai reçu une lettre du prince de Neuchâtel en date du 14 décembre * ; il se plaint de ce que je ne lui ai pas adressé le double des rapports sur ce qui se passait au corps d'armée et de tout ce que je savais sur les mouvements de l'ennemi. 11 doit y avoir un malentendu puisque vous m'avez donné l'assurance que vous lui adressiez les rapports originaux que je vous transmettais sur ce dernier article. J'ai l'honneur de vous prier, en conséquence, de vouloir bien me disculper sur cet objet. Quant au premier, à l'avenir, j'enverrai le double des rapports généraux, et même, pour ce qui concerne ce que je sais des mouvements de l'ennemi, je l'enverrai* sous cachet volant, afin que vous puissiez en prendre connaissance, n'ayant pas le temps de faire des écritures ...

LE MARÉCHAL AUGEREAU AU MAJOR GÉNÉRAL

Kazun, 18 décembre 1806.

Monseigneur, j'étais dans la persuasion que S. A. le grand-duc de Berg transmettait à Y. A. la situation, les mouvements et les rapports des divers corps d'armée qu'il commande. J'ai mis la plus grande exactitude à les lui adresser, et j'ai correspondu journellement avec S. A. depuis que j'ai l'honneur d'être sous ses ordres, comme je le faisais précédemment avec vous, Monseigneur, croyant fermement que telles étaient vos intentions. V. A. sera dans un moment au cours de tout ce qui s'est passé au 7° corps depuis que ma correspondance avec elle a été interrompue

1. Cette lettre n'est pas sur le registre de correspondance avec les Maréchaux ; elle n'est pas non plus dans les minutes du Prince.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL SOULT

Osterode, l«r mars 1807.

L'Empereur, M. le Maréchal, m'a demandé plusieurs fois la communication de votre correspondance, et comme depuis plusieurs jours je n'ai pas reçu un seul rapport de tous sur les mouvements militaires, S. M. me charge de vous dire que son intention est qu'indépendamment du rapport que vous lui faites directement, d'après le» lettres qu'Elle vous adresse elle-même, vous n'en devez pas moins continuer à me taire les mêmes rapports, avec la différence que dans ceux que vous m'adressez, vous devez entrer dans beaucoup plus de détails ; ces rapports, comme vous le sentez, M. le Maréchal, ne me sont pas personnels, car je ne suis rien dans l'année ; je reçois au nom de l'Empereur les rapports de MM. les Maréchaux et je signe ses ordres pour lui ; ainsi, je suis nul pour ce qui m'est personnel ; mais S. M. exige que des rapports plus détaillés de tout ce qui se passe me soient envoyés -, soit avantage, soit désavantage, rien ne doit être caché à l'Empereur.

Je vous engage donc à vouloir bien me tenir au courant de tout ce qui se passe à votre corps d'armée, ainsi que le font les autres Maréchaux.

Pour ce qui m'est personnel, M. le Maréchal, j'ajouterai qu'il m'est agréable de correspondre avec vous.

« . . . Je ne suis rien dans V armée ; je reçois au nom de V Empereur les rapports de MM. les Maréchaux et je signe ses ordres pour fui,

ainsi je suis nul pour ce qui m'est personnel » Tel est le rôle effacé

du maréchal Berthier, rôle tout de dévouement et d'abnégation, qui est celui de tous les chefs d'état-major et de leurs adjoints, quel que soit leur grade.

État-major particulier du Major général.

Le Major général a auprès de lui, indépendamment de ses aides de camp, des officiers qui lui sont personnellement attachés et qui forment son État-major particulier ' .

L'État-major particulier est sous la direction d'un des aides-majors généraux. Le 2 octobre le général Le camus étant absent, c'est le colonel du génie Bleiu qui remplit les fonctions d'aide-major gêné-

1. L'expression État-major particulier est celle dont on se sert dans le Tableau

rai chef de l'état-major particulier; il ne quitte pas le Prince1. A ia dissolution du 7e corps à la fin de février 1807, le général de brigade Pannetier prend les fonctions d'aide-major général chef de l'état-major particulier, et l'Empereur ordonne qu'il soit de droit, par ses fonctions d'aide-major général, commandant supérieur du quartier général*. (Voir Iéna page 390.) — Au commencement d'octobre le Major général avait confié les fonctions de commandant supérieur du quartier général au général de brigade Ménard (voir Iéna page 390), parce qu'il jugeait nécessaire que ce commandement fût exercé par un officier général.

Les généraux, colonels et adjudants-commandants employés près le Major général sont ses premiers aides de camp quoique n'en portant pas le titre. 11 les charge des missions qu'on no peut confier qu'à des officiers d'un grade élevé.

Des 6 aides de camp titulaires, les colonels Bruyère et Girardin sont à leurs régiments et ne reprennent leur service d'aide de camp qu'à la paix et par trimestre. « Je remarque sur l'état de situation « général de la Grande-Armée, écrit l'Empereur au Major général le « 17 septembre 1806, que vous n'avez que 5 aides de camp ; je crois « qu'il serait nécessaire que vous y joignissiez 3 lieutenants, jeunes « gens actifs et qu'on pourrait faire courir pour porter des ordres. » Ce sont les aides de camp surnuméraires. — Quant aux aides de camp adjoints, M. Lejeune,qui comme capitaine du génie était aide de camp titulaire, va redevenir aide de camp titulaire le 30 décembre à la nomination du chef d'escadron Ed. Colbert comme colonel du 7e de

général du personnel de l'élat-major général établi à la date du 30 de chaque mois pour le ministre à Paris* par le chef de haluillon Fourn, chargé des détails du bureau à l'état-major général, et signé par le général Lecamus, aide-major général chargé du bureau de l'état-major général. — L'expression Officiers d'étal-major qui sont personnellement attachés au Major général est celle qui est employée dans les Dispositions générales du 3 avril 1807 pour rétablissement à Finkenstein et dans les environs de tout ce qui compose l'état-major général.

1. On a déjà trouvé, fénapnge 544, une lettre du colonel Blein à l'adjudant commandant Hastrel, faisant fonctions de chef de l'état-major général ; il existe encore plusieurs autres billets de lui concernant dus objets sans importance.

2. Sur le tableau du personnel de février 1807, le chef de bataillon polonais Amira, commandant d'armes sous les ordres du général Paunetior partout où est le quartier général, est compris parmi les officiers do l'état-major particulier.

* Les livrets do l'armée étalent établis au ministère à Paris d'après les grands états de situatioos de quinzaine des corps d'armée, des troupes de l'artillerie, les tableaux du personnel de l'état-major général comprenant le personnel de l'administration, les tableaux du génie. Ils étaient eusuite envoyé» à l'Empereur.

hussards ; M. Simonin ' , promu chef d'escadron, sera nommé le 25 mars 1807 commandant supérieur de la compagnie des guides interprètes au quartier général* ; M. Marin qui figure déjà au cabinet du Major général, est classé au mois de décembre parmi les capitaines adjoints chargés des ordres de mouvement et est, au mois de mars, porté comme aide de camp du général Lecamus.

Le capitaine du génie Beaulieu est employé aux reconnaissances ; il rient d'aller en mission à la fin de septembre (voir léna pages 142 à 145) en même temps que le colonel Blein, les chefs de bataillon Legrand, Huart, le chef d'escadron Guilleminot, l'ingénieur-géographe Raymond.

Sur le livret de février 1807, 13 officiera sont portés comme aides de camp du Major général : MM. Lagrange et de Pire chefs d'escadron ; — Lejeune chef de bataillon; — Périgord (Louis), Périgord (Edmond), Curnieux, Sopransy, Lebrun, Canouville, Noailles, Fer* reri capitaines ; — Bontemps, capitaine aide de camp du général Dejean, et Niegolewski, officier de la levée noble polonaise, détachés près le Major général avec les prérogatives d'aides de camp.

Le Major général donne à ses aides de camp des missions en rapport avec leur grade, leur arme, leurs connaissances ; c'est ainsi que M. Lejeune, officier du génie, ira en 1807 devant Stralsund auprès du maréchal Mortier, puis ensuite auprès du maréchal Brune ; qu'il sera envoyé plusieurs fois devant Danzig ; qu'il ira le 7 juin au siège de Colberg ; qu'on le retrouvera au siège de Saragosse envoyé par l'Empereur; qu'il partira le 28 avril 1809 de Braunaupour presser les opérations du maréchal Lefobvre et faire la reconnaissance de la place de Salzburg, tandis que M. Lagrange, officier de cava-

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