Voir la mission de cel officier à Prague, page
a. Osterode, 25 mars 1807.
S. M. ayant à nommer un chef d'escadron pour réunir sous son commandomont supérieur la compagnie de guides interprètes de l'année et le détachement do cavalerie polonaise attaché pour la correspondance au quartier impérial, a fait choix de M. le chef d'escadron Simonin. En conséquence M. Simonin sora reconnu en ladite qualité et prendra sur-le-champ ce commandement. >
Il portera une attention particulière sur la compagnie de guides interprètes, examinera sa composition, sa situation sous tous les rapports, vérifiera sou administration et sa comptabilité, m'en rendra des comptes exacts et détaillés, me fera remettre des notes sur la moralité des officiers, sur l'instruction et la conduite des sous-officiers, et enûn me proposera toutes les mesures qu'il jugera propres à donner une bonne organisation à celle compagnie, mon intention étant qu'elle soit portée au complet qu'ello doit avoir et qu'elle soit mise le plus tôt possible en état do servir utilement. [Minute du Major général.)
lerie, marchera avec la cavalerie d'avant-garde le 25 octobre 1806 ; que M. de Pire, officier de cavalerie, sera envoyé le 13 mai 1807 aux avant-postes dans la Frische-Nehrung accompagné d'un officier polonais de l'état- major général.
L'Empereur emploie les aides de camp du Major général à des missions semblables à celles qu'il donne à ses propres aides de camp et à ses officiers d'ordonnance ; il s'en sert suivant leur grade, c 11 faut envoyer là un colonel du génie. » — Sur le champ de bataille les aides de camp du Prince portent les ordres comme les officiers de l'Empereur ; ils sont employés là aussi suivant leur grade. Les jeunes gens courent pour porter les dépêches et font le service avec les adjoints chargés des ordres de l'armée à l'état -major général.
Enfin des officiers des Princes de la Confédération du Rhin sont adjoints à l'état- major particulier du Major général ; ils portent les ordres aux troupes alliées, annoncent à leurs souverains les nouvelles de l'armée' et leur transmettent les demandes concernant leurs contingents.
Troupes du quartier général.
Les instructions au général Ménard du 7 octobre 1806 et celles au général Pannetier du 23 mars 1807, Iéna page 390, ont fait connaître les fonctions du commandant supérieur du quartier général. — Le général Pannetier avait sous ses ordres pour le seconder le chef de bataillon Amira, commandant de la place du quartier général.
Pendant la campagne de l'an XIV un régiment de cavalerie avait été d'ordonnance au grand quartier général : en vendémiaire le 22e de chasseurs, relevé en brumaire par le 2 lr de dragons et en frimaire par le 4* de dragons ; ce régiment couchait en avant du quartier général ou aux environs, à un quart de lieue ou à une demi-lieue.
Au commencement d'octobre 1806 il n'y a de troupes de cavalerie attachées à l'état-major général que la compagnie d'élite du 4° de dragons restée à Munich pour la garde du maréchal Berthier. — L'Empereur prend auprès de lui pour son escorte le 1er de hussardB eu attendant l'arrivée de la cavalerie de la Garde. Ce régiment suffit à l'escorte de l'Empereur et au service d'ordonnance au quartier géné-
1. Los lettres de ces officiers sont ouvertes à la poste de Berlin ; la traduction en est envoyée à l'Empereur par le général Glarke, gouverneur de Berlin.
rai. Les dragons à pied fournissent la garde du quartier général. — Les équipages du quartier général sont escortés par la gendarmerie et par un petit détachement de sapeurs, Iéna p. 611.
Le Major général conserve pour sa garde personnelle, ainsi que tous les Maréchaux y avaient droit d'après un ordre de l'Empereur datant de vendémiaire an XIV, la compagnie d'élite du 4° de dragons, remplacée par la compagnie des guides interprètes, capitaine Faget, qui prit le 20 janvier 1807 le service du quartier général. Cette compagnie de dragons créée en l'an XII à l'armée des Côtes pour servir de guides en Angleterre et composée exclusivement d'hommes parlant anglais, avait été laissée à Boulogne à la fin de Tan XIII ; elle arriva incomplète à Varsovie, et l'Empereur fit donner l'ordre au maréchal Kellermann, pour la porter à 120 hommes, de prélever 2 hommes montés par chacun des 24 dépôts des régiments de dragons de la Grande Armée et d'envoyer ce détachement à l'armée le plus tôt possible. — On attacha au quartier général pour la correspondance un détachement de cavalerie polonaise et ces 2 troupes furent mises, comme on l'a vu, sous le commandement du chef d'escadron Simonin.
Il y avait également à l'état-major général un détachement de gendarmerie, dont je donnerai la composition plus loin, et au mois de mars 1807 un bataillon d'infanterie de Hesse-Darmstadt.
Pendant le séjour de l'Empereur à Finkenstein en avril 1807, indépendamment des piquets de la Garde de service au palais impérial, étaient de Borvice chaque jour auprès du Major géuéral, 1 officier et 20 hommes de la garde de Hesse-Darmstadt ; 1 officier des guides avec 1 brigadier ou maréchal des logis, 6 guides, et 1 brigadier et 6 Polonais ; 1 officier de gendarmerie et 2 brigades de gendarmerie. Le bataillon de Hesse-Darmstadt, les guides, le détachement polonais et le reste de la gendarmerie (1 capitaine et 5 brigades) étaient avec l'état-major général à Rosenberg.
Pendant les campagnes suivantes les troupes du quartier général se composèrent toujours d'un détachement de gendarmerie de 100 à 200 hommes montés, de la compagnie des guides appelée guides du quartier général de 120 hommes montés, du bataillon de Neuchâtel de 6 à 700 hommes ; pendant la campagne de 1809 d'un régiment provisoire de chasseurs de 3 escadrons fort de 600 chevaux.
État-major général.
Les détails de l'armée (dont Y état d'organisation donne l'énumération) et les courses pour porter les ordres exigent un certain personnel d'officiers qui forme l'état major général et dont le chef est un officier général portant le titre d'aide-major général chef de l'état-major général1 .
Pendant la campagne de l'an XIV le général de division du génie Andréossy était chef de l'état-major général ; resté à Vienne comme ambassadeur extraordinaire, il a été remplacé provisoirement par le général du génie Vallongue, 'aide-major, employé près le Major général, qui, étant parti lui-même pour l'armée de Naples, a été remplacé par l'adjudant commandant Hastrel. C'est cet officier supérieur qui, le 2 octobre 1806, remplit les fonctions de chef de l'étatmajor général dont il était le sous-chef en l'an XIV, et qui les conservera jusqu'au retour à l'armée au mois de janvier 1807 du général Lecamus'. — Le général Lecaraus figure sur le livret de février 1807 comme aide-major général chargé du bureau de l'étatmajor pour le détail du logement, les passages de troupes, les prisonniers de guerre, l'emplacement do l'armée, les magasins, les hôpitaux, etc.
Le chef de l'état-major général a auprès de lui des officiers de tous grades, adjudants-commandants, chefs de bataillon et capitaines, qui sont employés aux différentes missions données par le Major général. C'est lui qui règle le service extérieur et le service dans les bureaux. Les adjudants- commandants sont employés aux reconnaissances, — aux tournées à l'avant-garde, aux avant-postes, sur la ligne de communication, — aux visites d'établissements, de magasins, d'hôpitaux, — aux commandements provisoires de place, etc. Les chefs de bataillon sont employés aussi aux commandements provisoires de place et ils concourent avec les capitaines pour porter les ordres de l'armée. Le Major général veut toujours auprès de lui 2 officiers prêts à partir, dont l'un officier supérieur. Au mois d'avril 1807 4 adjoints à l'étatmajor soit officiers supérieurs, soit capitaiues, sont chaque jour de
1. Le titre de chef de l'état-major du Major génétal est celui que porle en 1812 et 1813 le gémirai comte Monlhion. Les livrets de Tarante ne font plus mention du titre d'aide-major général, sauf cependant en 1813 pour le général Beliiard qui est appelé sur les livrets aide-major général de la cavalerie et qui signe le colonel général, aide-major général.
S. M. Hastrel, promu général de brigade, est envoyé en janvier 1807 comrao commandant de place à Kùstrin.
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service chez le Major général et ont leurs chevaux à Finkenstein, — indépendamment des officiers de l'état- major particulier du Prince.
Les officiers chargés des ordres de l'armée à l'état- major général sont nombreux : — en octobre 1806 7 chefs de bataillon, 7 capitaines, 4 lieutenants, 2 officiers polonais servant en même temps d'interprètes ; — en décembre 18 capitaines, 2 lieutenants, 3 officiers polonais, et en outre 24 sous -lieutenants officiers d'ordonnance près le Major général * ; — en février 1807 2 chefs de bataillon, 14 capitaines, 2 lieutenants. Soit environ 18 à 20 adjoints chargés de porter les ordres de l'armée concurremment avec les aides de camp du Major général et les aides de camp des généraux aides-majors *, ce qui fait toujours une trentaine d'officiers disponibles pour porter des ordres ; pour 9 corps d'armée (l*r, 3e, 4e, 5*, 6*, 7% 8e, 9e et réserve de cavalerie) 3 ou 4 officiers à l'état-major général par corps d'armée faisant partie de l'armée. De même chaque corps d'armée a 3 ou 4 officiers en route pour la correspondance avec le quartier général de l'armée. C'est d'après le nombre des corps d'armée que le Major général calcule le nombre d'officiers adjoints qui lui sont nécessaires.
La répartition du travail des bureaux de l'état-major général en 3 divisions1, telle qu'elle figure dans l'organisation du 2 octobre 1806, n'a pas subsisté. Dans aucun des livrets de l'armée pour cette campagne ni pour les campagnes suivantes, on ne retrouve cette organisation. A partir du mois de novembre 1806, sur le tableau de composition de fin de mois, on voit après le nom des adjudants commandants employés à l'état-major général le service dont ils sont chargés4.
i. Ces 24 sous-lieutenants sont des jouncs gons venant de l'école militaire de Fontainebleau, placés à l'état-major général par ordre do l'Empereur du 17 novombre i80ô pour suppléer aux 120 capitaines adjoints à l' état-major «qui doivent exister et qui n'existent pas ». Quatre ont été affectés à chaque Maréchal pour le môme service do correspondance. Ils disparurent d'ailleurs promptement des états-majors, a Comme il y a beaucoup de places vacantes v dans les régiments, écrit l'Empereur au Major général le i5janvier 1807, vous « pourriez n'en garder que U, car avant tout il faut pourvoir les corps, i — Deux de ces jeunes gons porteurs des dépêches du Major général au maréchal Bernadolte en date du 81 janvier 1807 furent pris par les Cosaques à Lautenburg et les ordres de l'armée tombèrent aux mains de l'ennemi.
2. Les officiers généraux employés à l'état-major général, Pan ne lier, Lecamus, Sanson, ont lo môme nombre d'aides de camp que les officiers généraux du mémo grade employés dans les corps d'armée.
3. Le général Thiôbault se sert du mot division dans le même sens.
4. C'est une répartition analogue à celle des Dispositions provisoires pour le service de l'état-major général de l'armée des Alpes arrêtées par lo général Alex. Berthier. Rapport au Directoire exécutif du il pluviôse an IV.
Novembre 1806. Adjudants commandants.
Hastrel, faisant fonctions de chef de l'état «major général. — Foum chef de bataillon, adjoint !.
Petiet, chargé du logement'. — Pinthon capitaine, adjoint.
Passinges, chargé du détail des prisonniers de guerre. — Salley capitaine, adjoint.
Petit- Pressigny, pour la surveillance de la ligne d'étapes*. Février 1807. Adjudants commandants.
Hennin, / chargés du détail du quartier général, magasins, hôpi-
Pérard, j taux, subsistances.
Petiet, chargé du logement.
Dentzel4, chargé des prisonniers de guerre.
Chevalier, chargé de l'état civil.
Guilleminot, j
Boucfrard, > chargés des reconnaissances militaires.
Gressot, ;
Ce n'est donc plus tout à fait l'organisation du 2 octobre. On a donné un service à chaque adjudant commandant ; chacun a un capitaine adjoint qui l'aide et le remplace lorsqu'il est en mission, en tournée. Mais de même qu'en 1796 < les adjudants commandants « devront néanmoins se suppléer l'un l'autre en cas de mission parti-
1. M. Fourn e9t chargé des détails du buroau ; c'est l'officier qui ne bouge pas. Sur le tableau du personnel établi à la date du 20 février par M. Fourn lui-môme, son nom est précédé de la mention Bureau fixe.
2. Pendant les opérations M. Petiet et ses adjoints sont toujours avec le Major général. Le 12 octobre 1806 le colonel Blein le réclame. Voir léna page 544.
3. L'Empereur avait ordonné le 16 novembre 1806 qu'un officier fût chargé de tenir ot do suivre la correspondance avec les commandants de place. — Cette partie est tellement importante à la Grande Armée qu'elle passera au cabinet du Major général. — L'adjudant commandant Petit -Pressigny quittera l'état-major général en janvier i8o7 pour être attaché à la division de cavalerie légère de la réserve.
4. C'est le troisième adjudant commandant qui est chargé des prisonniers depuis le commencement de la campagne, Bœrner, Passinges, Dentzel. — Mais M. Dentzel y sera encore en 1813.
RAPPORT A l'bUPBRRUR.
Dresde, 9 août 1813.
L'adjudant commandant baron Dentzel, chargé à l!état-major général du détail des prisonniors de guerre, a 36 ans de service dont 17 ans de grade de colonel. Il sert depuis plusieurs années à l'état-major géuéral. Je suis satisfait de son zèle et do son exactitude à remplir ses devoirs ; il n'a obtenu aucune grâce depuis plusieurs campagnes. J'ai l'honneur de proposer à V. M. d'acconder à M. l'adjudant commandant Denlzol la décoration d'officier de la Légion d'honneur qu'il me parait mérilor par ses longs services.
Le Prince Major général, Alexandre.
« culière ou antres motifs, et chacun devra toujours être au courant « dn travail général » .
En décembre 1806 les capitaines Cressent, Salley, Verdun, Thomas, sont désignés comme attaché» aux bureaux sans qu'il soit fait mention pour aucun d'eux de son affectation à tel ou tel bureau, à tel ou tel adjudant commandant. — En février 1807 le capitaine Verdun est porté comme aide de camp du général Lecamus.
Tous ces adjudants commandants, chefs de bataillon et capitaines 7 employés dans les bureaux de l'état-major général ne sont pas compris parmi les officiers charges des ordres de l'armée; ils vont cependant en mission et en tournée, mais ils ne sont pas employés à porter les ordres.
A la Grando Armée le bureau de l'administration, magasins, subsistances, distributions, est très -simplifié puisque l'intendant général Daru travaille directement avec l'Empereur ou avec le Major général.
Tout le travail de l'état-major général passe sous les jeux du Major général en suivant la règle établie à r état-major de l'armée des Alpes. « Personne ne peut rien envoyer en son propre et privé « nom. Tout doit émaner du chef de l'état-major qui est le point « central de toutes les opérations. Toute la correspondance lui est < directe ; il signe tout ; en cas d'absence, il sera donné des ordres « particuliers. » Cependant en créant un aide-major chef de l'étatmajor général, le maréchal Berthier lui a remis l'expédition des détails de l'état-major et la surveillance du travail des bureaux : il reste un registre de correspondance générale du général Andréossy pendant la campagne de l'an XIV qui ne laisse aucun doute sur les attributions du chef de l'état-major général ' ; ainsi le chef de l'étatmajor g 'néral a une correspondance propre et directe pour tous les
1. A l'armée des Alpes en Tan IV il y avait il registres : « 1° pour Tordre '< de l'armée ; — 2° du mouvement des troupes ; — 3° des ordres particuliers « aux généraux adjudants généraux ; instructions, etc. ; — 4° de la correspon- « dance générale; — 5° journal historique; — 6° actions d'éclat et traits de h bravoure ; — 7° état nominatif des déserteurs de l'ennomi conduits à rétai- « major; — 8° étal nominatif des prisonniers de guerre conduits à Tétat-ma- « jor général ; — 9° pour l'enregistrement des lettres do service des officiers « de l'état major ot autres, des congés qui leur sont accordés, des passeports « délivrés; — 10° l'enregistrement de tout ce qui tient à la comptabilité; — « il0 pour les parties secrètes. — Les adjudants généraux chargés des diffé- « rentes parties du travail distribueront la tenue des registres suivant les • différentes parties qui ont rapport au travail qui leur est confié. »
A la Grande Armée les registres n08 2, 10 et u sont tenus dans le cabinet du Major général; — lo registre d'ordres est tenu à l'état-major général, mais il semble qu'on l'ait remplacé par la collection dos ordres du jour originaux signés du Major général ; — les registres n°» 7 et 8 sont tenus par l'adjudant
objets qui sont du ressort des bureaux de l'état-major, avec les Maréchaux, les chefs d'état-major des corps d'armée, avec l'Intendant général, les commandants d'armes ; il signe les ordres de mission pour les adjoints à l'état-major. De même on trouve sur les registres du général Belliard chef d'état-major de la cavalerie', du général Daultanne chef d'état-major du 3e corps, des généraux Salligny et Compans chefs d'état-major du 4e corps, des réponses adressées directement au général Andréossy, à l'adjudant commandant Hastrelet au général Lecamus pour le travail des états de situation, et même à l'adjudant commandant Dentzel pour des états de prisonniers réclamés directement par cet officier.
Enfin font partie de l'état-major général, sous les ordres de l'aidemajor chef de l'état-major général, le commandant de la force publique et ses gendarmes1 ; le vaguemestre général du grade de colo-
commandant chargé du détail des prisonniers de guerre ; il n'en reste pas de trace, non plus que des registres n°* 6 et 9 qui n'ont plus grand intérêt; — le journal historique ne semble pas avoir été leou à l'état-major du Major général ; ce journal ne peut être tenu que par le Major général lui-môme, et il n'en a pas le temps ; l'état-major gônéral était souvent divisé, de là impossibilité de savoir ce qu'a fait telle ou telle section de l'état-major général ; on trouve seulement sur les répertoires d'ordres, tenus dans le cabinet du Prince, l'itinéraire du petit quartier général; — le registre de la correspondance générale sert en môme temps à l'enregistrement des ordres particuliers aux adjudants commandants et adjoints. — « Lorsque le général Vallongue partit, a il n'y avait au bureau que le registre de correspondance générale et les « papiers relatifs aux prisonniers de guerre. Toutes les fournitures du bureau m consistaient en un canif, un écritoire et une centaine de feuilles de papier. « Il reste à l'état-major général i secrétaires auxquels le général Andréossy ■ donnait 120 fr. par mois en argent.
« Le général a également laissé un très-petit caisson et 3 mauvais chevaux « incapables de le conduire. Les a hommes qui en ont soin reçoivent par <r jour l fr. 7 sous en argent. Comme ils avaient besoin d'argent eu partant « do Linz, ainsi que les secrétaires, j'ai pris sur les fonds que vous avez mis < à ma disposition, 197 florins pour les payer jusqu'au 1er février, s (L'adjudant commandant Hastrel au Major général à Munich. Augsburg, 8 février 1806.)
Finkcnstein, 34 mai 1807.
M. Dufrosne fera les ordres et expéditions nécessaires pour mettre à la disposition de MM. Dentzel, Chevalier, Gressot et Guilleminot, chargés des prisonniers de guerre, de l'état civil, des reconnaissances, un fourgon attelé de 4 chevaux qui servira à porter les papiers relatifs à ces différents services, ut non autre chose.
M*1 Alex. Bërtuisb.
1. Lo 7 octobre 1806 la gendarmerie attachée à l'état-major général do l'armée se compose de 1 capitaine, S lieutenants, 1 quartier-maître et 97 gendarmes,
nel ayant un capitaine comme adjoint1. Les équipages particuliers du Major général qui marchent à part avec ceux des officiers de l'état- major particulier, sous la direction d'un vaguemestre spécialement affecté au service.
Se trouvent à la suite du grand quartier général : «
1° Des adjudants commandants, chefs de bataillon ou capitaines attendant des destination* comme titulaires. Le quartier général de l'armée est le point de réunion de tous les officiers qui viennent de l'intérieur, l'Empereur ayant donné l'ordre le 20 septembre que tous les adjudants commandants et tous les adjoints à l'état- major qui étaient à l'intérieur se rendissent à la Grande Armée. A l'aide de ces officiers le Major général complète les états-majors des corps d'armée et des divisions, remplace les officiers d'état- major blessés ou faits prisonniers, constitue les états-majors des divisions et corps
dont 6 démontés, employés de la manière suivante : 15 gendarmes à la disposition de l'Intendant général ; — il avoc le général Mënard, commandant du quartier général; — 7 avec l'adjudant commandant Potiet pour le logement;
— 2 avec l'adjudant commandant Ha s Ire 1, faisant fonctions do chef de l' étatmajor général; — 1 chez S. A. 1. le prince Jérôme; — 12 à la disposition du vaguemestre général; — 8 à l'escorte des biscuits; — 17 disponibles; — 18 qui n'ont pas encore rejoint ; — 6 aux hôpitaux.
Le 29 octobre la gendarmerie attachée à l'élat-major général est répartie ainsi : 1 capitaine, î lieutenant, î quartier-maître, 4 sous-officiers, 29 gendarmes disponibles à Berlin ; — 1 sous-officier et 6 gendarmes aux équipages du quartier général ; — l sous-officier et 4 gendarmes aux équipages du Major général ; — 1 sous-offlcier et 14 gendarmes avec l'Intendant général ; — î lieutenant et 10 gendarmes avec le payeur général ; — 2 gendarmes avec le secrétaire d'État; — 4 chez l'adjudant commandant Peliet; — 1 chez l'adjudant commandant Hastrel; — i sous-offlcier et 4 gendarmes chez S. A. I. le prince Jérôme ; — 1 sous-offlcier et 4 gendarmes en conduite de prisonniers de guerre; — 1 gendarme aux haras de Merseburg; — l sous-offlcier et s gendarmes aux haras de Neustadt ; — 1 lieutenant, 1 sous-offlcier et 4 gendarmes à Dossau ; — 6 à Potsdam ; — 1 sous-offlcier et il gendarmes éclopés en arriére; — 4 aux hôpitaux. Total 1 capitaine, 8 lieutenants, 1 quartier-maître, 12 souB-offlciers et 9? gendarmes parmi lesquels se trouvaient 1 lieutenant et » gendarmes de la ligne de communication détachés provisoirement au quartier général en attendant l'arrivée de ceux qui étaient en arriére.
Le 7 octobre il y avait 8 gendarmes A Wùrzburg et 5 dans chacun des gîtes de la communication de Mayence à Bamberg (léna page 122), 1 chef d'escadron et 1 lieutenant à Wùrzburg, 1 lieutenant A Francfort et 1 à Bessenbach ;
— de même 5 gendarmes dans chacun des gites de la ligne de Mannheim à Wùrzburg (léna page 174), et 1 lieutenant à Adelsheim; — enfin 5 gendarmes à Braunau et 6 à Ingolstadt, soit 1 chef d'escadron, 6 lieutenants et 83 gendarmes; — 46 sous-offlciers et gendarmes marchaient avec le quartier général pour prolonger la ligne.
Le 29 octobre 6 officiers et 181 gendarmes étalent employés sur la ligne de communication de Mayence à Berlin.
1. Voir léna page 891, les ordres au colonel Wolff, vaguemestre général, pour la marche du quartier général.
CAMPAGNE DE PBUSSE. 911
d'armée nouvellement formés (les adjudants commandants Lauberdière et Petit- Pressigny à la division Lasalle, le colonel Axamitowski à la division Zagonschek, etc.), désigne les officiers destinés à être employés près les gouverneurs de province (l'adjudant commandant Grundler près le gouverneur général de Berlin), les commandants des grands dépôts (l'adjudant commandant Capellini près le général Bourcier). Dans cette première catégorie il n'y a que des officiers d'état-major, adjudants commandants et adjoints ainsi que des aides de camp de généraux tués ou de généraux quittant l'armée par suite de leurs blessures. Tous ces officiers attendent dos destinations. Le Major général ministre de la guerre reçoit les demandes des Maréchaux et y satisfait.
2° Les officiers supérieurs et unir es disponibles pour des missions particulières ou des commandements d'armes. — Beaucoup d'officiers portés à l'état- major général on octobre figurent en février parmi les commandants d'armes sur la route d'étapes ou en dehors de cette route (le général Hastrel à Kttstrin ; l'adjudant commandant Bœrner à Breslau ; l'adjudant commandant Passinges à Modlin ; le chef d'escadron Lavenant à Mtinchberg ; le chef de bataillon Bidat à Egeln ; le chef de bataillon Parigot commandant le pays de Coburg ; le capitaine Marteville commandant d'armes à Gollup ; le capitaine Thomas à Strassburg; le capitaine Dieny à Culmsee). Ils seront remplacés à l'état-major général par des officiers venus de l'intérieur '.
Dans cette deuxième catégorie se trouvent des officiers d'état-major et des officiers blessés qui ne peuvent supporter momentanément les fatigues d'un service actif et ont besoin de repos pour se rétablir.
3° Les officiers généraux à la suite du quartier général attendant des destinations. — Les officiers généraux appelés de l'intérieur et ceux nouvellement promus. L'Empereur prend parmi eux les généraux pour les formations nouvelles, pour combler les vacances, commander les places, gouverner les provinces, commander les dépôts, inspecter les petits dépôts des corps.