‹ Campagne de RussieChapitre 26 sur 33 · SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SEPTIÈME

chenients au pont de KuseliUschena; une batterie de trois pièces' doit y avoir été exécuL»^e.

Le général Kameoskidoitse trouver à Lioubadiévo k sept milles de lanova.

J'ai fait porter atijounj tiui par un homme habile, ati muior de Seydlitss placé à Douboï, ua ordre qui lui prescrit de me rejoindre avec l*escadPon à ses ordres, s'il ne peut le faire autrement, par MolouL

Jusqu'à, présent le lieuienanl de Scbweînitz est t^garé, soncheml blessé a »Hé pris ce matin; après avoir assisté à In "> ' -ta l^afTaire sous le major de Lindenau il voulait se ren i r k

DouboT avec Tordre donné au major de Seydlilz. Il serait bien sible qu'il eût été fait prisonnier ou ({u'il n'ait pu continuer M route vers Douboï.

Enfin je mentionne que je pousse sur la route de LToubachévo dr nombreuses patrouilles au8>i loin que possible avec les mesures de précautions convenables et habituelles. »

Lan^^QHO à Gableuz

iitiowSSjulUt^t (A St

<» Pendant îa marche, le major de Lindenau me fil le rapj' qu*i! avait trouvé lanova occupé par l'ennemi, et qu'après avoii tenté de se maintenir devant le village» il avait été forcé et repouss^^' * par Tennemî jusqu'i'i KMslcibrode. Je me rendis jusque-là avec^^" Favanl-i^arde ; après avoir reconnu le terrain en avant et irouv Klenki un petit poste ennemi qui se relira h noire approcbr, ^ résolus de faire une reconnaissance avec cinq escadrons etdeox-: balleries à cbeval contre les avant *[»08tes* ennemis, je laiî<iï<ai TtiU*' tre partie de ravîinl-ij;arde ptjur me servir de reph à Klî*kibrode.

Après quelques escarmouches de tirai lleurB, Fcnnemt se retira derrière le village ; il s*y plaça asse2 avanlatreuseraenl, un ne pouvait voir sa force. Je lis alors avancer les deux canons de la batterie à cheval ; ils firent feu avec tant d'efilcacitc qu*au neuvième coup Tennemi évacua le village et disparut en fuite. Poursuivi par l'avant garde, il chercha à gagner lanova oh il ne s'arrêta éjçalement pas, mais il se retira promplement de l'autre ctMé du village sur la route de LYoubachévo poursuivi par un .'^^'•> ^' -. i- U"-sards.

J ai occupé lanova en ce mouienLje le tiendrai aprè?» i tirr i%c« dd

lourde en arrière de la ville et me mettrai en liaison avec la deuxième ^3 îvision par des postes établis en arrière.

La force des troupes ennemies qui se trouvaient dans la ville peut ^.tre évaluée à 300 hommes de cavalerie et 100 d'infanterie.

Aussitôt que j'aurai des renseignements certains sur la position c:3 ^ Tennemi, je ne manquerai pas de vous les faire passer. »

Zezschwitx à Laniurcnau

Kobrin, 25 juillet (A S)

<r Je reçois à Tinstant un rapport du lieutenant de Barenstein, m 'annonçant que le détachement du capitaine lleymann a eu une afTVii re malheureuse.

-A 1 heure de la nuit, les gardes furent attaquées et repliées sur le poste du capitaine; il fut alors attaqué par un régiment de Cosaques et de hillans, Tattaque fut deux fois heureusement repoussée. ^^- t troisième fois, la supériorité du nombre l'emporta naturellement, fi^ ' ^. troupe fut rejetée.

ï^ta capitaine lleymann et le lieutenant de Salza furent renversés ^^ fVxits prisonniers; en outre jusqu'à présent trente-neuf hommes ont ^té faits prisonniers. Le lieutenant Barenstein,avec le reste dta d ^lâchement fort de trente-sept chevaux, fut poursuivi l'espace ^ ^ eux milles, il s'est réuni à Boulkov au régiment du roi. Le f^'^^ral de Klengel a donné ordre au régiment du roi de se retirer J^* • -^^c crains qu'il ne soit possible aux Russes de s'avancer contre '^^^ ^^janouï par la rive droite du Moukhavets. J'ai poussé des pa- ^^^ ^"-* i lies vers cet endroit.

*^^ patrouille dirigée du poste d'officier de Ploski sur Divin a

'^ ^^ CDntré de l'autre côté de Khabowitschi un poste de Cosaques de

^'^ te hommes, il s'est retiré en combattant, les Cosaques ontpour-

^ '^^i cette patrouille forte d'un sous-officier et de trois hommes

^ ^^ ant une demi-lieue avec beaucoup de prudence. Je rapproche-

, ^ "V- ers le soir les postes de cavalerie puisque je crois à une attaque

,- *^ ^ la nuit. Je vous prie de me donner une instruction positive me

^*^«^t si ce poste doit être défendu énergiquement ou si je dois le

^ ^'tf-er au cas d'une attaque supérieure ; un renfort de quelque ca-

^^r'ie me devient toujours plus nécessaire. »

Stunzer à LaDgrenau

Bivouac de Boulkov, 85 juillet (A S)

• Vous devez être informé du malheur arrivé hier h Brest au ^^Pi laine Heymann; il était déjà entré hier matin en cet endroit.

L'officier autrichien qui tenait ce poste avec 60 chevaux en part après le lui avoir remis hier dans l'après-midi. ^

Le capitaine Heymann s'y trouvait lorsqu'il fut attaqué cette nui "^ par un ennemi supérieur sans être secouru par personne. Seuls< quelques hulans polonais, vraisemblablement delà garde nationale^ de Terespol, ont pris part à ce combat. Le capitaine Heymann lui- ^ même avec le lieutenant Salza et environ quarante hommes tombèrent aux mains de Tennemi.

D'après le dire de trois hulans russes faits prisonniers, qui sont du régiment de hulans de Katov, commandé par le général Knorring, leur régiment attaqua ce matin le capitaine Heymann avec un détachement de Baschkirs. Ils assurent que toute la division Lambert les suit de très près et qu'elle est déjà entrée à Brest. Cette division doit se composer d'un régiment de hulans, d'un de hussards, d'un régiment de Cosaques forts chacun de 1.000 chevaux, d'un régiment de dragons de 500 et de huit régiments d'infanterie chacun de 1.000 hommes. Us ne peuvent donner la force de l'infanterie. Le général Lambert serait venu de la Moldavie et se serait rendu ici par Nowogrod et Doubno.

Ils ne veulent rien savoir du général Tormasof, ni du général Kamenski.

Par suite de nos mauvais attelages, le colonel Bruley et moi ne pûmes arriver ici que ce malin à 8 heures ; le régiment du roi y avait pris position.

Si le général Lambert ne se dirige pas sur Varsovie, il est probable que nous nous engagerons encore aujourd'hui avec lui.

Le petit lleuve Moukhavets couvre notre front, mais on peut le passer à plusieurs endroits et nous devons particulièrement craindre pour noire flanc gauche. De forts détachements de cavalerie se trouvent en face de nous à Chéhrin, de temps en temps ils semblent se porter vers la droite. Il ne nous reste plus que quarante hulans sous le lieutenant Barcnstein, il est donc difficile de reconnaftre de plus près la position de Tennemi, nous cherchons seulement à nous couvrir par des patrouilles continuelles.

Je crois qu'il serait osé de garder cette position pour la nuit, à moins que le général de Klenirel ne nous envoie des renforts.

Le lieutenant X*** qui à 3 heures se trouvait assez près de Brest, est revenu.

A l'instant un rapport m'arrive disant (jue les avant-postes ennemis se retirent, je ferai moi-même une reconnaissance, mais no veux pas retarder l'envoi de ce rapport. »

SKPTIKME CORPS 473

Kleiifçel à Langrenau

Kobrin, 25 juillet (A S)

t Suivant le désir du général Zechmeister j'avais porté en avant sur la route de Brest, le colonel de Gœphardt avec un transport ; à l'instant il m'envoie à 10 heures du matin le rapport ci-joint par un sous-officier ; vous pourrez y voir que les Russes se sont réunis à Brest ; ils ont livré dans la matinée un combat désavantageux pour le détachement du capitaine Heymann.

L'ennemi ne se compose (jue de cavalerie, il pousse ses avant postes à un quart de lieue devant le régiment du roi ; on doit donc s'attendre à ce que ce régiment soit encore repoussé aujourd'hui par la cavalerie ennemie.

Par suite, j'ai ordonné au colonel (Jœphardt de se replier jusqu'ici

dans la soirée avec le plus grand ordre militaire, d'y envoyer de

îuite les équipages du régiment avec une couverture militaire ;

<ie Kobrin, je dirigerai ensuite tous les équipages de la brigade à

<ieux milles en arrière sur la route de Komsk. Vu le petit nombre

^e cavalerie qu'il me restera après le départ de tous les détache-

^■nents et (commandos;, je vous prie instamment de m'envoyer un

-renfort.

Je ferai mettre les troupes sous les armes non seulement ii Tap- J^Poche de l'ennemi mais encore à la tombée de la nuit. Je garderai ^^ position que nous avons déjà de l'autre côté de la ville derrière ï^ IMoukhavets, j'y recueillerai le régiment du roi, ei dans aucun ^o.s je ne quitterai le poste avant d'avoir re(,:u d'autres instructions. P. S. — Je n'ai pas mis de retard à m'occuper des ordres relatifs ^ la constitution des magasins ; cette entreprise ne sera pas poussée ^Vec rapidité, puisque la campagne vers Brest n'offre plus de res- ®<^i.irces ».

Colonel <lo (««l'phardt i^ Klcni^çel

Bivouac ai' U.mlkov. 25 juillet (A S)

m' J*ai rhonneur de vous rendre compte qu'hier après 10 heures

^^ soir, je suis arrivé ici au bivouac avec le régiment du roi. Le

^^iTain qui s'oiïrit à nous (à la suite d'une nouvelle reçue d'après

*^^cjuelle les Russes se concentraient à Brest) me donna l'occasion de

X^ouvoir prendre une position as^ez avantageuse. J'ai l'honneur de

^"Ous envoyer le croquis ébauché que j'en ai fait pour vous permet-

^Pe d'en prendre plus ample connaissance. La marche de douze

heures faite hier ayant fatigué les soldats, je pensais toucher encore

474 SEPTIKME CORPS

ici du pain et du fourrage ; je voulais ensuite partir à 5 heures i/2 pour Brest.

Ce malm h 3 heures i/2 quelques hulans de Clément m'apportèrent avis que le capitaine lïeymann était engagé avec les Russes. A 5 heures, le lieutenant do Barenstein arriva avec trente chevaux du m<}me régiment et joignit à sa troupe les postes placés ici forts d'un sous-officier et neuf hommes.

Le capitaine lïeymann, le lieutenant de Salza et trente-neuf sous-officiers et soldats sont prisonniers. D'après le rapport du lieutenant de Barenstein, il a été attaque par un régiment de dragons et un de hulans.

Au m(^me moment on me rend compte que les postes ennemis sont éloignés d'un quart de lieue des miens à gauche du fleuve, et que des troupes ennemies se laissent voir. Dans ces circonM,ances, je me décide h rester dans ma position qui est favorable et à y attendre des ordres ultérieurs.

Je vous prie de me remplacer bientôt la perte que j'ai faite en cavalerie.

Si je dois me replier, la retraite aura lieu sur la route de Kobrin. •

I^angrenau àKlenprel

Droghitschin, 26 juillet (A S)

t J'ai déjà chargé le lieutenant de No>titz de vous informer que le corps a marché aujourd'hui sur Droghitschin. Je tiens pourtant comme nécessaire de vous en informer encore de nouveau par le porteur de cet ordre. Ayez la bonté de lui communiquer aussi bien les renseignements que vous avez reçus sur l'ennemi que les mesures que vous avez adoptées.

Vous serez constamment attentif à vous informer, si l'ennemi, connue le général Reynier le ponsc, a peut-être évacué Brest de nouveau ; dans ce cas vous le ferez aussitiM occuper.

Nous marcherons demain jusqu'à Antopol et nous l'occuperons vraisemblablement. Ayez la bonté de faire connaître au commandant de place de Proujanouï l'emplacement du quartier général.

Si les circonstances le rendent nécessaire, la caisse de guerre et les autres convois qui sont à Proujanouï se retireront à Kartouzka Bérionza où se trouve notre parc d'artillerie.

Lnvoyez-moi des nouvelles aussi rapidement que vous le pourrez. »>

Lanjccnau à L.ec(Ni

Droghitschin, juillet (A S)

t Par ordre du général en chef Reynier, je vous avertis que le fcorps part d*ici demain malin à 3 heures 1/2 et qu'il se porte au elà d'Antopol ; la 2« division aura la tOte. » [Le général de Gahlenz marchera demain jusqu'à Droghitschin. »

Gablenz à Langronau

Bivouac de lanova, 8 heures du soir, '26 juillet (A S)

I f< Depuis le rapport que je vous ai fait hier, tout est tranquille cùtti de l'ennemi ; d'après les renseignements de mes patrouilles

; rraprès les espions que nous avons envoyés encore hier, l'ennemi

lest retiré de Ruzk sur Kuselitschena. Mon intention était d'occu-

er ÎUizk aussitôt que possible, mais Téloignement aussi bien que

b fr«x|uentes allées et venues des patrouilles ennemies dans cette

ûcaîitr ne m'ont permis d'accomplir ce plan que ce matin; dans ce

jt j'ai poussé un officier avec 25 chevaux à la pointe du jour vers

lzk avec ordre d'occuper ce point avec prudence et de chercher à

maintenir.

Aon Qanc droit étant menacé par les passages de la Pina et par

i chemins qui conduisent de là à Kobrin, ma principale attention

lit tournée sur Worozewitschi situé sur la route de lanova à

Cobrin, mais là aussi je me suis convaincuque tout était tranquille.

Fers Douboï» la situation ne paraît pas être aussi bonne; un espion

avoyé au major de Seydlitz avec un simple avis, et deux

etïtes patrouilles ne sont pas encore rentrés ; pour me mettre

[en possession de quelques renseignements sur ce point, j'ai expédié

'sur ce chemin à la pointe du jour un officier avec une patrouille,

II semble toujours se confirmer de plus en plus que le sous- Jieulifnant de Schweinitz est blessé et fait prisonnier.

Vous recevrez ci-joint le rapport et l'état des hommes et des chevaux perdus dans les affaires précédentes ; je pense que le général en chef et vous ne trouverez pas notre perte trop grande par rappuil à l'importance et à la chaleur avec laquelle ce combat a été conduit.

L'état moral des troupes de mon avant-garde est très bon.

P. S. La patrouille dirigée sur Douboï arrive à l'instant avec la nouvelle que le major de Seydlitz est à Pinsk ; Douboï n'est pas encore occupé par l'ennemi, mais ce dernier y a dirigé de fortes patrouilles. J'ai expédié Tordre à l'officier poussé en patrouille sur ce point, d'occuper Douboï et si possible de le garder, t

Gablenz à Langrcnau

Bivouac de lanova, 86 juillet (A S)

« Le capitaine de Krug revient d'une reconnaissance vers Zarudicia ; il me rend compte de ce qui suit.

Je marchai de lanova vers Zarudicia par Mohiina et Beredel ; je trouvai ces villages non occupés par l'ennemi, je fis également patrouiller le terrain marécageux et boisé situé des deux côtés ; il était également inoccupé. De Krytschin, je fis patrouiller la forêt vers Glinna ; dans celle-ci, aucun ennemi ne se laissait également voir, je continuai alors ma marche jusqu'à Ilniewice; à un quart de lieue en avant de ce village, une troupe de cavalerie se montra sur mon flanc, droit vers Konotopo ; elle attira à elle quelques postes extérieurs, avança contre moi et me fit attaquer par des tirailleurs ; je lui en opposai un nombre proportionnel et marchai avec les cent chevaux que j'avais avec moi ; j'envoyai pendant cela un officier de hulans et douze hommes vers Ilniewice.

Au début, la cavalerie se composait de hussards, elle reçut de forts renforts de dragons ; à la lisière de la forêt qui se trouve près de Kuselitzschena une colonne de cavalerie se montra, elle s'y déploya, elle pouvait se composer d'environ un régiment de dragons. Du côté de l'ennemi, le combat de tirailleurs fut alors poussé très vivement, ils s'avancèrent à un trot rapide en criant; — la vivacité de leur feu me força h envoyer un renfort aux miens et à me porter un peu en avant avec ma troupe. Cependant^, la patrouille de retour d'ilniewice parut tout à coup au trot ; cela sembla faire hésiter l'ennemi, il pouvait croire ce villag(^ occupé par nous ; il cessa alors d'avancer, continua encore quelque temps le combat de tirailleurs mais moins vivement. Le régiment de cavalerie russe se retira alors à droite entre Konotopo et Kuselitzschena où il disparut dans le bois ; les tirailleurs ennemis se portèrent également à droite, je fis alors un mouvement à gauche; tous les tirailleurs de l'ennemi se retirèrent peu h peu ; toutes les autres troupes de l'ennemi s'étant repliées, je marchai également sur lanova en couvrant mon flanc droit par des tirailleurs.

Le sous-officier dirigé avec une patrouille vers Ilniewice avec mission de m'apportcr de sûrs renseignements sur les ponts que Ton y avait construits, avait trouvé en avant du village une vedette de cavalerie ; après avoir fait feu, elle se retira dans le village ; une p.'itrouille la suivit, elle trouva le village abandonné par l'ennemi ; il n'était pas situé comme on l'avait dit, tout contre le fleuve, mais séparé de lui par un bois. Le sous-officier prétend l'avoir trouvé

occupé par un piquet où étaient quelques fantassins. Les feux qu'il avait aperçusdistinctement et la crainte dVire coupe de moi le déterminèrent à se retirer et h se joindre à moi.

Le peu de renseignements obtenus des habitants de ces localités laissent supposer qu'on travaille encore aujourd'hui à un pont, parce que Ton avait pris dans les villages voisins les paysans nécessaires pour cela. Dans ces circonstances où je devais être particulièrement inquiet pour mon flanc droit et ma ligne de retraite, je ne pouvais en aucune manière obtenir des renseignements certains sur la construction du pont, surtout avec l'ignorance des paysans rentrés dans leur village.

Je continuerai à protéger mon flanc droit en envoyant des patrouilles. »

Gablenz à Langrenau

Bivouac de lanova, 26 juillet (A S)

9 J'ai l'honneur de vous annoncer que l'officier qui a occupé Ruzk m'annonce qu'une forte reconnaissance de l'ennemi vient d'être faite de Kuselitzschena vers Ruzk et h droite contre Konotopo, elle était couverte par une troupe portant des uniformes dilférents, ce qui ferait supposer qu'elle était exécutée par un général.

D'après des avis sûrs, plusieurs troupes sont détachées de Kuselitzschena au-delà de la Pina, je n'ai pu pour ce motif diriger de reconnaissances au-delà de Ruzk.

L'offlcier détaché à Douboï me rend compte que d'après le dire du commissaire qui s'y trouve, le major de Seydlitz n'est plus actuellement à Pinsk, mais qu'il doit être allé à Novoï-Dvor ; l'officier expédié avec un ordre au major de Seydlitz est chargé de le trouver, il lui parviendra sans aucun doute ; de plus, il annonce <iue d'après tous les renseignements, trois généraux avec trois régiments et sûrement trois canons sont à Kuselitschena.

Le général Millesimo commande cette avant-garde.

Les habitants de lanova expriment généralement la crainte que je sois attaqué cette nuit par l'ennemi, ce dont je suis menacé. Je TOUS envoie ci joint les deux listes de morts, blessés et égarés de ^'affaire de lanova sous le major de Lindenau. »

Klengrel à Lanflrenau

Kobrin ;i il heures du malin, Î6 juillet (A S)

(c Après avoir reçu votre communication du :2o, de Bezdej, je

SEPTIEME COBPS

ne manque pas de vous faire coonaHre ce qui suit, afin que puissiez en faire le rappurl au géotVal RejTiier,

Hier malin 55, j'annonçai mon amvik> ici et l'envoi du n^îjMirjeulj Kœnig à Brest, je l'accoinp»jjuai des nouvelles recueil j«ur la forcoj et ta position de rennemi* Lorsque le lieutenant et adjudant de la^l bï^i^^ade de liratise arriva ici, il élHt informe de la malheureuse i ailaire du détachement de hulaoë arrivée k Brest au capitaine liey« raann, mais 11 ne nVen avait rien dit ; je reçus hier vers midi lel rapport du colonel de (iœphardl avec la relation du résultat de l'afTaire de Brest, il se trouvait, vu la proximité de l'ennemi, danaj une position très avantageuse au village de Oouikov éloigné de quatre milles. Je vous l'envoyai ausstlôl par le lieutenant de Gœ» nil^el je lui communiquai en nifhne lenip» les uie&ureft que je pren* drais après ce malheureux événement, dont je voulais mejustiûerj contre le méconlentemenl du géntTal en chef.

Hier environ h Q heures du soir, les avant-postes ennemis sb\ montrèrent subiternenl sur la route de Divin; le commandant de 1 magrand'garde de hulans sur cette route, le lieutenant de Lud-1 wiger s'engagea très vivement avec lennemi qui était fort de 60] hulans et hussards, il avait un soutien de deux escadrons derrière] lequel se montraient de forts nuages de poussière. Malgré la supé-j riorité de rennemi^le lieu tenant Lud wiger soutint son poste j usqu*à ce qu'il frtt ra[)pelé ; un hulan renversé fut fait prisonnier, pari contre, de notre côté, on prit quelques chevaux.

A la première nouvelle de cet engagement, je rassemblai aussitôll promptement le régiment îVîesemeuchel sous les armes et j'occupai avec lui les postes importants du pont et de la roule de Divin.

Le comb.it d'avant-postes dura environ quatre beuresjes carabi*] nés des hulans y usèrent plusieurs fois leurs munilii.uis qui furent { remplacées par les réserves. J appris t\ cette ocrasion que le régiment d'artillerie n*était pas pourvu comme d'habituda d'un | approvisionnement de cartouches d*infiinterie ; je vou^i prie très I ejLpressément de m*expédier, si possible» un caisson de munitions de cavalerie et d'infanterie.

Ce matin les troupes restèrent s<»us les arme*?, jiisiqfï à la relève des gardes, Tennemi s*élait rt^iré pendant la nuit ; alin d'être pnH j dans tous les cas, j'envoyai encore hier à 7 heures du soir tous les ( équipages sur la route de Komsk avec l'indication d'attendre de | nouveaux ordres à Lulilschki.

A la suite de mon ordre, le régiment Kœnig se retira de sa po^i-j lion vers 10 heures du soir, après que les avant-postes de Cosaques» derrière lesquels s'étaient montrés des hus&ards et de rinfanterict, i

se furent repliés. Il entra alors ici ce matin vers 8 heures du matin avec le détachement de hulans du lieutenant Barenstein revenu de TafTaire de Brest.

Toutes les mesures de précaution sont prises contre une attaque que nous attendons aujourd'hui. Le régiment de hulans ne se compose que de 280 chevaux ; par suite, je me vois oblif;é, pour ne rien risquer, de rapprocher tous les postes de cavalerie, la cavalerie ennemie étant en tous cas très supérieure. D'après les renseignements reçus, il y aurait à Brest 5.000 hommes, et à une lieue et demie d'ici, à Ploski, se trouve une forte grand' garde ennemie ; Divin, Soumarouï, Mokranouï doivent être très fortement occupés 3)ar les troupes ennemies.

Le colonel de Zezschwitz vous donnera des détails supplémentaires sur l'affaire d'hier, je n'en fais mention qu'en général, vu le 3)eu de temps que j'ai.

Dans ma position actuelle, j'ai complètement changé la réparti- "tion de plusieurs postes. Je vous envoie un brouillon où les changeinents sont indiqués.

Vu ma faiblesse en cavalerie, je ne puis entretenir la communication avec Proujanouï et du côté opposé, vers Brest, que par des patrouilles. >

Langrcnau à Gablenz

Antopol, 27 juillet (A S)

«Par ordre du général en chef Reynier, le premier bataillon du 4" régiment léger relèvera le deuxième du 2e ; afin de mieux entretenir la communication avec vous, il restera pour aujourd'hui Ici à Droghitschin. Vous ferez marcher avec vous le bataillon relevé jusqu'à ce que vous receviez un ordre le concernant Je vous invite en outre à faire observer exactement les routes de lanova, Biélin et Bériouza, parce qu'elles contribuent à assurer notre position et que le parc d'artillerie a été laissé dans ce dernier endroit.

A mon arrivée dans nos nouveaux quartiers, je pourrai seulement vous dire où vous marcherez demain.

Le quartier général ira vraisemblablement à Ghorodels. Envoyezmoi un officier sur ce point par Antopol.

Nous avons fait hier patrouiller d'ici vers Biélin et nous n'y avons pas trouvé d'ennemis. »

Langrenaii à Klengrel

Ghorodets, 27 juillet (A S)

« Nous sommes arrivés ici au moment où Ton entendait vos der-

SEPTIÈMK CORPS

niers coups de canon, nous avons pu juger par la canonnade et la mousqueterie que vous étiez vivement engagé; nous avons supposé à cause de cela et du feu que Ton apercevait dans la ville que vous étiez en retraite. Après une marche de quatre mille!?, il était impossible d'en faire trois autres pour vous apporter un secours qui, dans tous les cas, serait venu trop tard. Le général lleynier a aussitôt expédié une reconnaissance ; à deux milles de Kobrin, elle rencontra Tennemi et dut se replier. Nous nous retirerons cette nuit vers Kartouzka Bériouza, jusqu'à Wilosch, et si nous ne recevons pas de vous de bonnes nouvelles, nous marcherons vraisemblablement sur Kartouzka Bériouza. J'espère que vous y avez dirigé les transports que vous avez avec vous h Kobrin. surtout la caisse de guerre ; de toute manière, le général Keynicr y attend votre brigade.

Le général vous invite à ne négliger aucune occasion de lui donner de doubles nouvelles de votre emplacement et de votre sort. Le général Heynier a choisi le point de AVilosch principalemont afin de pouvoir, suivant les nouvelles qu'il recevra de vous, marcher siir Kobrin h votre secours, si vous y tenez encore sans en être empêché par le canal, ou vers Proujanouï, ou enfin comme cela est plus vraisemblable vers Kartouzka IV'riouza. »

Lau^euaii sV Galiloiix

rilion.,(i,.ts, •>? juillet (A S)

« Par ordre du général lleynier, vous partirez demain à 2 heures de Droghitschin alin de marcher par Komsk jusqu'à .laber; vous y prendrez position afin de couvrir notre parc qui est à Kartouzka Bériouza. Aussitôt après la réception de celte dépêche, vous nous enverrez un régiment de cavalerie, vraisemblablement le régiment Polenz f\ Wilosch : ce point se trouve sur la route de Ghorodets à Kartouzka Bériouza ; vous lui adjoindrez le capitaine Watzdorf afin de le conduire; envoyez, 'y vous pi'ie, tous vos bagages vers Kartouzka Hériouza (illisible).

Le pont de .laber doit être l)i(în occupé, la route de lanova et les deux flancs surveillés avec la plus giande prudence.

Le corps marchera cette nuit jusqu'à Wiloseh; il s'y réunira au régiment de cavalerie.

Vous apprendrez à .laber s'il se portera demain en avant sur Kobrin, à droite vers Proujanouï ou en arrière vers Kartouzka Bériouza.

Le général Reynier vous recommande la plus grande prudence

SKPTIKMK CORPS 481

€3t de lui expédier beaucoup de renseignements sur votre conduite ot sur celle de Tennemi.

Gablenz à Lanprenau

Droghitschin, 27 juillet (A S)

f Je vous rends compte que j'ai occupé aujourd'hui la position qui sm'avait été ordonnée à Droghitschin. Un officier avec 40 chevaux s^ été détaché par moi vers Lipniki, afin de surveiller la route de Jlanova, celles de Worozewitschi et de Biélin.

Hier soir le major de Seydlitz est arrivé de Pinsk avec son esca- ^z3ron rejoignant ma colonne; il m'a apporté Télat des magasins qui ^se trouvent dans cette ville. J'ai l'honneur de vous l'adresser ^zsi-joint.

Aûn de couvrir mon flanc gauche pendant ma marche et de pou- ^^oir vous fournir quelques renseignements au cas où des troupes ^^eraient allées au delà de la Pina et se dirigeraient contre mon if^anc, j'envoyai le major Czettrilz avec cinquante chevaux sur un «zshemin de côté par Worozewitschi vers Droghitschin. Il me fait ^e rapport suivant : d'après plusieurs témoignages qui concordaient, le pont qu'ils ont commencé à construire à côté de Kuse- M itzschena est fait, ainsi qu'en face de Neszice. A Illineck, il y a des ^Zlosaques dont il n'a pu apprécier la force; il se trouve à Owsitschi, ^Simulni, Glinna, des piquets ennemis, il y a également à plusieurs ^sndroits des gués sur la Pina. Hier, une patrouille de douze dra- .^gons a été poussée à Worozewitschi.

A cause des marais, l'on ne peut guère passer la Pina de Woro- ^^ewitschi à Droghitschin, et encore moins avec de l'artillerie.

Du reste, il est certain que des troupes sont détachées du côté de A a Pina, ce que vous verrez par le rapport verbal du capitaine de ^^atzdorf. »

Gablenz k Lan^enau

Jubor, 28 juillet (A S)

f Je vous informe que j'ai pris possession avec l'avant-garde à 'Jaber. Toutes les patrouilles envoyées ainsi que celles dirigées cette lauit sur lanova s'accordent h dire que nulle part l'on n'a vu d'ennemis. D'après les nouvelles d'aujourd'hui, il a dû y avoir hier matin dans les environs de Pinsk et de Hmechmiew un petit combat entre l'insurrection polonaise et les Russes.

D'après les mesures ordonnées, je me suis couvert de tous côtés dans la position de Jaber ; j'ai envoyé un officier avec un petit déta^

iSlÉ

SEPT] KM K COHP-

cliiiiueiit \('i< iîL'Zdej afin de ijiritjer sur Kjiitonziva lu ni ce trouve.

Je voudrais bien volontiers chercher à me procurer beaucoup fU renseignements gyr IVnnemi ; seulement oo ne peut presque p*iEet fêcevojr.parce que la situation actuelle des choses a ausisii produit ici un changement: elle a rendu» à ce qu'il semble, les Fr»lûnai» sani courage pour de telles entrepriscâ. Toutefois, vous pouvex eo (Mrlj convaincu* je vous rendrai compte sans relurd de îa moindre cho« importante, concernant l'ennemi ou son existence, qui viendrait! à se produire. Du reste, je crois devoir épargner les cour^i>*i înnrii.^^^ à notre cavalerie peu nombreuse.

Je n*ai pu apprendre encore avec cerlitude si Pjnsk al ianovc sont de nouveau occupés par Tennemi- D'après les rnnsf'iLrru'nipnM obtenus, ces localités paraissent être inoccupées.

Vous auriez reçu pîusliM ce rapport si j'avais su exactement oùJ le quartier gént^ral sérail établi aujourd'hui. Je me vois par c€ motif oblige de vous chercher dans un couvent ou autre lieu tran^ quille ; je vous invite pour ce motif a me donner bieotùt d€ ordres. »

IMetxiicti à LaitKPiiau

Lul«{thiki\ ^djiiiUtif

(( Aujourd'hui à 9 heures, le détachement des hussards el trois 1 compagnies du bataillon léger sont entrée t\ Lulschiki JaquatrM>me| a été placée îi quelques lieues du pont sans avoir ri^Mi vu de ren-i nemi.

Le capitaine Probslhayn a fait patrouiller le couvent de Hucho-| witzchi el les villages de Ostrometâch, Kustowiisi^hi>îutilMi^i/v il n'a rien pu découvrir sur l'ennemi.

Ce capitaine continue sa reconnaissance sur Kulnm ; jo piace i pour ce inoUi" une compasînie couTOH^ rf^pli au convent de Uurhû* ^ witzchi.

D'api'èb le due d'un juif et d'un paysan, qui tous deux abaoïjonnèrent Kobrin hier après le combat, it y avait destroupessaxunnesuu , nord de Kobrin ; ces gens veulent, après leur départ^ a avoir pas entendu tirer plus longtemps.

Je vous prévien-i en nuire que les ponts sont ici très mauvais] et quelques endroits du chemin ont besoin d'amélioration L^ dili*] chementdu capitaine {•robstharn «^tant tn^ faible, je o'al reUau Id] aucun hussard comme cavalier d ordonnance^ »

SEPTIKME COUPS 48:^

Langrenau k Eychclbernr^ grouverncur de Slonim

Solets, 29juiIlet(AS)

<i Je VOUS prescris par cet ordre de garder à Bialistok, jusqu'à nou- ^vel ordre, tous les convois qui suivent le corps et surtout le deuxième <^ODvoi d'argent. Si ce dernier avait déjà dépassé la ville, vous lui c^ommuniqueriez de suite par courrier Tordre d'y retourner; il y «•estera avec les autres transports aussi longtemps que vous le -ft^iendrez pour bon et sûr. Dans le cas contraire, vous évacuerez de ^uite tous les convois sur Tikotschin, ou un autre endroit approprié aux circonstances ; vous me l'indiquerez rapidement par un jK*apport. Le quartier général est à Selets; il viendra vraisembla- Jblement demain à Roujana.

Les courriers ne doivent plus se diriger sur ProujanouT, mais "^enir par Volkovisk et Slonim à Uoujana ; à Volkovisk et à Slonim, m ]s s'informeront exactement et avec prudence de la position du <:=orps ; dans le moment actuel, elle peut changer souvent.

Tous les courriers et renseignements destinés au corps saxon ^lioivent être dirigés à Tavenir de Volkovisk non plus sur Prou- -J anouï, mais, par Slonim, sur Uoujana. »

Lang'enau à Gablenz

Selct»,29 juillet(AS)

« Par ordre du général en chef Reynier, demain 30, vous vous

"^>fiettrez en marche à 2 heures du matin avec votre avant-garde et

^^*iarcherez sur Selels, par la route que le corps a prise. Vous y trou-

"^^erez en position le régiment Polenz, il est de nouveau remis sous

"^os ordres, mais ne quittera sa position qu'après votre arrivée.

Le capitaine Krug a reçu ordre de faire à la pointe du jour une ^^i^econnaissance sur Proujanouï ; le général en chef Reynier en attend ^e suite le résultat. Vous vous mettrez avec le gros de l'avant-garde cierrière le dernier pont sur le chemin de Selets à Proujanouï, près c3e Tendroit où les équipages ont été aujourd'hui.

Vous pousserez vos avant-postes jusque vers Selets ; dans tous les Cias, vous pouvez occuper les hauteurs peu en avant du cimetière cie Selets avec deux canons ; toutefois, cela dépend de vous. Le <::orps part demain à 3 heures l/:2; il se porte sur la route de Roujana; vraisemblablement, il prendra position dans les environs de ^oronilovtsouï. Alin de couvrir le chemin de Kosov, vous maintiendrez occupé le pont de Karlouzka Uériouza par un détachexneot de cavalerie, vous lui indiquerez la route la plus directe pour ae rendre à Roujana; vous pouvez laisser dans le but de le couvrir

un détachement d'infanterie légère à la moitié du chemin, mais il ne faut pas trop les exposer tous deux.

Veuillez pousser de petites reconnaissances sur Komsk et Proujanouï ; elles observeront la plus grande prudence, mais ne laisseront aucun moyen inemployé afin de nous procurer des nouvelles de Tennemi. »

Lang^enau à Lecoq

Selels, 29jaiUet (AS)

« Par ordre du général en chef Reynier, le corps se mettra en marche demain 30, à 3 heures 1/4; il prendra position sur la route de Roujana à VoronilovtsouY, ou entre cet endroit et Selets.

La f® division formera- la tête, du reste Tordre de marche est le môme, sauf pour les équipages, vous les ferez partir en avant; pour ce motif, ils se mettront en route à 2 heures. Je vous prie d*en donner avis au capitaine de Kockeritz. Les équipages du général et les voitures de médicaments resteront pourtant dans la colonne.

Le général de Gablenz avec les hussards quittera demain à 1 heure i/2, Kartouzka Bériouza ; il se rendra ici, il y reprendra le régiment de Polenz ; ce dernier l'attendra dans ce but dans la position d'aujourd'hui.

L'avant-garde sera placée devant le dernier pont dans les environs de l'endroit où les bagages se sont arrêtés aujourd'hui. »

Gablenz sV Lanurenau

Kartouzka-IJeriûuza, 29 juillet (A S)

f Je vous envoie un débandé de la brigade de Klengel qui vient d'arriver; il assure expressément veniraujourd'hui de Proujanouï; cet endroit ne doit pas encore être occupé par l'ennemi. Il prétend qu'en voulant aller à Kobrin, il a rencontré des patrouilles russes, à trois lieues au delà de Proujanouï, dans la direction de Kobrin. »

Langrenau au commandant de Slonim

Roujana. 30 joillft (AS)

(( Ayez soin que demain 31, le train de pontons et tous les parcs marchent sur Zelva, après-demain 1" août sur Volkovisk. L'intendant vous donnera des instructions relcitivement au maintien du lazaret àSlonim, actuellement il n'est organisé que pour les légers malades, vous les suivrez ; jusqu'à nouvel ordre, vous resterez à Slonim, vous y maintiendrez l'ordre nécessaire. Le quartier

SEPTIKME CORPS 485

g^énéral demeure demain ici. Envoyez-moi ici un homme sûr par qui je puisse vous faire connaître son emplacement pour le i«^ »

Langrenao à Gablenz

Roujana, 30 juillet (A S)

c J'espère toujours que ce malheur assez invraisemblable vous est a.rrivé grossi par le dragon blessé ; j'attends d'heure en heure de meilleures nouvelles à ce sujet.

Demain 31, vous vous retirerez avec le gros de l'avant -garde jusc^u'à fluatno, situé sur la route de Selets à lloujana à Tendroit où la #V)rét cesse.

Prenez position où bon vous semblera ; surtout faites détruire cMe toute façon les principaux ponts entre Selets et votre position de M ^ manière la plus complète.

L*escadron qui se trouve à Kartouzka-Beriouza se repliera jusc^ \i*à Diadouî. En cas d'attaque, il marchera vers le major Sey- ^:9 litz ; ce dernier restera demain à Kosov. s'il était attaqué, il se »* étirerait sur Roujana.

Le corps a demain repos à Roujana. o

Galilenz à Langrcnau

Selets, 30 juillet (A S)

c Au momentoùjevous envoyai le hussard, un dragon du régiment ^^ € Polenz blessé dans la reconnaissance du capitaine de Krug vient ^i ""arriver. Il rapporte ce qui suit :

Les vedettes de l'ennemi étaient placées une demi-lieue en avant ^« la ville de Proujanouï; ii l'approche des hussards du capitaine *C!rug, beaucoup d'agitation se produisit, deux escadrons s'étaient ^^lors avancés vivement et les avaient attaqués de front, tandis ^xi'une troisième fraction les attaquait de flanc ; ils avaient été faits t^ Tisonniers par la supériorité du nombre. En outre, beaucoup d'en- *^«mis s'étaient fait voir dans le lointain ; il y avait surtout de la ^ôvalerie.

Le régiment de Polenz perd par là :

Un capitaine, de Krug.

Un lieutenant, de Millisen, et 50 hommes.

J'espère que j'obtiendrai des renseignements certains par le soutien que j'ai poussé en avant afin de mMnformer exactement, et que i^ pourrai vous communiquer quelque chose de plus précis.

Je crois devoir faire encore remarquer que ce sont des partis et ï^cn une colonne en marche. »

Gablenz à Langrenau

Selets, 30 jaillet (A S)

« Le capitaine d'Odenleben vous aura déjà fait savoir que je me suis porté avec ma colonne au bivouac qui m'a été indiqué. Je vous en aurais déjà rendu compte plus tôt si je n'avais voulu attendre le retour du capitaine Krug; jusqu'à présent il n'a pas encore eu Heu. J'ai envoyé au-devant de lui un détachement afin d'avoir de ses nouvelles et, en même temps, pour le soutenir en cas d'engagement.

Le lieutenant de Renkul, placé à Kartouzka-Bériouza, me rend compte à l'instant que ses vedettes ont vu une patrouille de Cosaques de dix hommes sur la route de Proujanouï. à environ un bon mille de Bériouza ; à ce poste, il ne s'est rien produit qui soit digne d'être mentionné.

L'ennemi a dû patrouiller hier jusqu'à Komsk ; cette nouvelle a été îournie à nos patrouilles par des gens de la campagne ; on ne peut en garantir la certitude.

C'est une très grande difficulté de se procurer dans ce pays des renseignements par des espions, parce que la plus grande partie de ceux que l'on pourrait y employer n'ont pas de capacité pour cela, ils ne savent pas se procurer la confiance qui leur est si nécessaire. Ce n'est donc pas faute d'efforts si je ne puis vous communiquer que très rarement des renseignements obtenus par ce moyen.

La route de Kartonzka-Bériouza à Roujana par DiadouY, d'après les renseignements obtenus, passe par les bois jusqu'à Diadouï, de là par Borowiki, l'auberge Alba, Kapli et un petit village situé là où la route de Kosov se réunit avec celle de Kartouzka- Bériouza à Roujana. »

Lansrenao à Funek

Roujnna, 31 juillet (A S)

• Par ordre du général en chef Reynier, donnez ordre à votre division de se mettre en état de marcher, parce que, vraisemblablement dans peu d'heures, vous devrez vous mettre en mouvement. »

Laogrcoaii à Bose

Roujana, 31 juillet (A S)

« Le parc d'artillerie, le train de pontons, le parc des vivres se rendront sous vos ordres à Zelva. Cet endroit se trouve sur la route de Slonim à Volkovisk.

Vous veillerez, ainsi que le lieutenant-colonel Haussman, à l'ordre

€t au prompt départ de ces équipages ; les autres équipages vous suivront vraisemblablement dans peu d^heures. •

Langrcnaa à Eychelbergr

RoQJana, 31 juillet (A S)

c II est très possible que quelques partis s'approchent de Blalistok avant la réunion projetée des deux corps d*armée saxon et autrichien, qui sont destinés à s'opposera la marche des troupes russes. Tous serez donc particulièrement attenlif,etcela sous votre responsabilité personnelle, à diriger à l'approche d'un danger, d'abord la caisse de guerre, ensuite tous les transports qui sontà Bialistok, sur Tilna ou surTikotschin, ou vers l'endroit où le général gouverneur ^ous l'indiquera. En ce qui concerne la défense de Bialistok, vous ^tes sous les ordres du général. Actuellement, retenez à Bialistok "tous les convois qui y arrivent jusqu'à ce que vous ayez reçu avis <le notre secours. »

Lani^enau à Gabicnz

Ronjana, 31 juillet (A S)

« Tous les équipages du corps partiront d'ici cette nuit à il heu- :»es, ils se rendront à Slonim ; le corps les suivra à 2 heures du ^matin. Vous partirez avec l'avant-garde h vos ordres à 4 heures.

Le corps suivra la route directe de Roujana à Slonim ; afin de couvrir son flanc droit, vous prendrez la route de côté qui se dirige % Slonim par Déviatkovilschi.

Je vous laisse libre d'envoyer quelques troupes occuper Déviatko- "vitschi avant votre départ si vous le voulez. •

Langrcnaa à Lecoq

Roujana, 31 juillet (A S)

i (Comme l'ordre précédent) La 2® division aura la tête...

Le général de Gablenz part d'ici à quatre heures avec l'avantgarde ; il marche également sur Slonim en passant par Déviâtiovitschi pour couvrir notre flanc droit; on le fera connaître de suite aux patrouilles de flanc.

L'artillerie de réserve marchera entre la 2= et la i^» division, les deux parcs de réserve suivront les batteries de réserve. »

Lecoq au Roi de Saxe

Roujana, 31 juillet (A S)

ff J'ai déjà rendu compte, dans mon dernier rapport, que le général Reynier avait reçu la difflcile mission de couvrir le Grand-Duché

SEFriKMR GOHF'r:

de Vni-sovie» d'entretenir la communication avec Taile droite Grande Armée et de menacer le liane droit des généraux rus» Tormasof et Kamenski. Dans ce but, il devait occuper Pinsk, lanovi Kobrîn et Brest au moyen de plusieurs petites colonnes inarchan presque à la même Imnleur. Le 2f5, la brigade liu généralde Klengi avait déjh pris position dans ces deux derniers endroits; le m^m jour, fanova avait déjà été occupé par le général de Gablenz, < Pinsk deux jours plus tôl par un escadron du régiment prince Cl ment clïevau-K\^ers sôus le major de Seydiitz. Le gros du corps s tmuvait le 25 à lîezdej.

Le gémral de (iablenz ayant voulu entrer k lanova avec se avant-garde, un peu en avant de cet endroit, fut vivement attaqu par des hussards et des dragons; cependant ayant rejeté l*enneni jusqu'à la ville* il la trouva occupée par dr- rrnfanlerie dont le Te obligea notre avant-garde à se retirer, toutefois sans être pou suivie par rennemi. Dans ce combat d'avant-postes, le capitaine â Lindonau et le lieutenant Keitzenslein, des hussards, ainsi qi douze fjommes du régiment de F*olenz Inissards furent blessés, deux hommes tués. Le lieutenant de Schwcinitz du régiment pria Clément chevau-légers. avec trois hommes» fut bles!;é et fait pr sonnîer. Les Russes ont du reste fait des pertes sensibles.

Quelques heures après, le général de Galilenz attaqua lanova nouveau ; au neuvième coup de canon, il amena Tennerai à se rct rer compîètemenL

Le 2(3 au matin, le corps prit sa direction sur lanova.

Le btit de cette marche était dëloigner l'ennemi, fort au plus 4.000 hommes avec sept canons, de la rive droite de la Pina par u vif feu d'artillerie ; il s'était placé derrière cette rivière a Kuzelin on voulait ensuite contmuer le mouvement et se porter vers 1 droite sur Kobrin. Pendant la marche, on retînt cette désay^réah nouvelle : le capitaine Ileymann, du régiment prince Clément chat vau-légers, placé non loin de Brest avec 80 chevaux, avait été hit que par deux régiments de cavalerie ; de sa personne, il avait é: blessé et fait prisunnier avec le lieutenant Salza de ce régiiuorU i 39 dragons. Seul, le lieutenant Barenstein s «lait retiré avec 10 chi vaux sur le régiment du Roi ; ce dernier était placé entre Brest i Kobrîn*

Le général major de KlengeL qui se trouvait à Kobrin avec I régiment de Niesemeuchel et 250 chevaux du régiment [>rince Ch ment, me rendit en mémo temps compte quil se .%eritatt faible dan sa position, Tennemi se monti'aot» diaprés tous les renseignemeo avec des forces considérables vers Divin et Ilresl ^ ' -'"'^ ^* '

avis, le général Reynier changea de suite la marche du corps. Il laissa le général de Gablenz à lanova ; dans la journée, il se rendit encore à Droghitschin. Nous fîmes une marche d'environ six milles. Le général major de Gablenz nous suivit le 27 et vint à Droghitschin. De nouveau, le corps parcourut cinq milles et s'arrêta à Ghorodets. A mi-chemin pour nous y rendre, nous jugeâmes, en entendant un vif feu d'artillerie et de mousqueterie, que le général de Klengel luttait à Kobrin.

La marche sur Ghorodets avait été poussée presque jusqu'au complet épuisement des troupes ; nous y avions pris position face à IKobrin, nous en étions encore éloignés de trois forts milles. Le feu d'artillerie et de mousqueterie, qui avait commencé vers 6 heures, finit à 2 heures. Un officier envoyé par le général Klengel, parti à *7 heures du matin, nous rendit compte qu'il était attaqué sur son flanc droit par de grandes forces venant de Brest et que, sMl ne Jpouvait y résister, il voulait se retirer sur nous. L'officier qui nous -apportait ce rapport nous prévint qu'il avait déjà trouvé la route «le Pinsk très menacée et qu'il avait vu de fortes colonnes russes ^arrivant aussi de ce côté.

La route fut de suite reconnue ; ù deux milles en avant de Gho- .^"odets, on la trouva fortement occupée par l'ennemi. Il nous fut impossible d'obtenir d'autres renseignements sur le général de ^fclengel, la communication était complètement rompue. Le corps se ^^•endit encore dans la nuit h Wilosk; il envoya de nouveau le 28 au *Tiatin des reconnaissances sur Kobrin. Le capitaine Probsthayn, ^es hussards, se vit attaqué par les Cosaques, déjà à une lieue de ^XCobrin ; il nous apporta cette triste nouvelle, fournie par des habi- "^ants fugitifs de Kobrin, que le général major de Klengel s'était ^attu de 5 heures i/2 à 2 heures de l'après-midi avec le régiment ^œnig, six compagnies de Nicsemeuchel, trois escadrons du régi- -^nnent prince (élément chevau-U'^gers et l'artillerie de régiment contre Xin ennemi huit fois plus fort, et qu'à la fin il avait été fait prison- "nier dans les rues de Kobrin. Cette malheureuse nouvelle s'est confirmée depuis de tous côtés par des soldats qui se sont sauvés.

Le colonel du génie français Hruley et le major Stunzner, de l'état-major, détaches auprès du .y:énéral major de Klengel, ont été f^aits prisonniers avec lui.

Les généraux russes Tormasof et Kamonski étaient présents à l'affaire; ils étaient forts d'au moins 20.000 hommes. Tous les renseignements, de même que l'ordre du jour adressé au cor[)S par le général Reynier, confirment que les troupes de Votre Majesté se sont battues bravement.

Le corps se rendit, le 29 h Selels, et le 30 k lioujana ; il s'y repo- 1 sera aujourd'hui s*il n'est pas trop pressé par Tennemi* Le général major de (îablenz s'est retiré avec Tavant-g-anJe ;\ une lieue en 1 avant de notre front.

Colle nuiL il nous est parvenu la désagréable nouvelle que le] capitaine Krug, du régiment de Puîenz drasfons, envoyé avec cio*J quante chevaux sur ProujanouL avait été attaqué par un réâ^imenl de Cosaques et de hussards, entouré et fall prisonnier ; un seul dm-J gon. qui a reçu trois blessures, s'est échripp/- ; il nous a ;ipfinrl»M cette nouvelle*

La cavalerie ennemie est au moins dix fois supérieure à la nùtre, j elle agit avec la plus grande précaution et ne s'engage qu*enl grandes masses. Dans ces circonstances, nous ne pouvons qim noui retirer vers Slonim où les Autrichiens ont Tordre de venir au-^ devant de nous.

Jusqu'?! présent. Ton n'a encore perdu aiirun transport; nousl devons employer toutes nos forces atin de faire le possible pour nous couvrir contre une telle supériorité numérique.

C'est en vain que le général Reynier a déj?i représenté plusleurfl fois à rtunpereiir nuire faiblesse relative surtout en cavrilerie,/ ainsi que la ligne étendue que nous avons à garder.

Cette faihlefise et la rapide retraite des Autrichiens, qui, au lieu de laisser, comme ils nous Tavaient promiSp les avant-post jusqu'au 2(ï. sont di^jà partis le 24. sont les causes générales d< noire malheur, aucune puissance ou prudence humaine ne pouvait Pempôcher-

Que Votre Majesté en soit persuadée, de notre o'iié on a fait tout ce qu*il était possible pour maintenir Thonneur de ses troupes et rendre service à Tensemble autant que notre faiblesse le permet tait. Certes, notre situation n>8t pas des plus agréables. Je pense cependant qu«.* le général Tormasof* qui agit avec la plus grandej prudence, ne se risquera pas trop loin, et qu'il nous Ini^serii \i temps de prendre les mesures nécessaires pour notre sftrelé.

Au milieu d'afTaires aussi accablantes, i) m'est impossible d< fournira Votre Majestë un rapport détaillé» ceci ne peut avoir lie qu*au cas où l'ennemi nous laisserait un peu de repos.

Le général Iteynier a envoyé un oHlcier avec un Irompettt aM général Torroasof, alln d oblenir des renseignements sur le sort d« général de Klengel et de sa brigade. ^

Ordre du Jour

Bonjana, 30 juillet (A S)

f Le général Reynierfait connaître h tous les membres des troupes saxonnes placées sous son commandement qu'il est complètement satisfait de leur conduite depuis le commencement de cette campagne jusqu'à ce moment. Il les remercie pour leurs efforts et la bonne volonté avec laquelle ils ont supporté les fatigues actuelles ; ils sont un sûr témoignage pour l'avenir.

Le major de Lindenau du régiment de bussards et le major de Seydlitz du régiment de hulans ont eu occasion de se distinguer particulièrement avec les troupes sous leurs ordres. Le général Reynier ordonne de faire connaître sa satisfaction aux troupes à ce sujet.

Le général-major de Klengel avait ordre de marcher avec le régiment Koenig, le régiment de Niesemeuchel et une partie du régiment de hulans vers Kobrin et Brest, tandis que l'ennemi, sans qu'on eût pu le soupçonner, réunissait toutes ses forces sur ce point. Le général de Klengel s'est battu sans interruption avec 2.300 hommes contre un ennemi huit fois supérieur pendant dix heures. Il aurait certainement effectué sa retraite avec le même ordre, si un pont brûlé n'avait interrompu ses communications avec le corps.

On fera connaître ceci à la troupe et on lui dira que ses camarades se sont conduits comme de braves saxons. Le général Reynier est persuadé que. les troupes saisiront avec joie toute occasion de se venger sur l'ennemi de la perte qu'elles ont éprouvée. »

Gablenz à Langrenau

Bivouac de Kappol (?), 31 juillet.

« La patrouille envoyée aujourd'hui sur la route de Kosov vient de rentrer; le soUvS-officier rend compte que de ce côté du village de Meiki, situé à trois milles d'ici, il a rencontré un poste de Cosaques d'environ quinze hommes ; il l'a attaqué et rejeté de l'autre côté du village. Un homme envoyé par lui en avant a remarqué, à un quart de mille de l'autre côté de ce village, une troupe de qua* rante à cinquante chevaux près de la forêt. Il lui sembla que c'étaient des équipages et non une colonne qui s*approchait. D'après ^e dire d'un juif, à qui le sous officier a parlé, il y aurait encore beaucoup de cavaliers ennemis dans les forêts, à droite de la route de Roujana à Kosov. »

Victor à Berthier

Berlin, 23 juin (Â G)

c N'ayant rien appris depuis mon dernier rapport qui puisse mériter l'attention de Votre Altesse Sérénissime je ne dois l'entretenir aujourd'hui que du mouvement de la réunion des troupes destinées à former la réserve de la Grande-Armée et à compléter le IX® corps.

Ainsi que j*ai eu l'honneur de le mander à Votre Altesse Sérénissime par une lettre du il de ce mois, la l""** division de réserve aux ordres du général Lagrange est en marche pour Magdebourg où elle arrivera par demi-brigades : la première y entrera le 24, la deuxième le 25, la troisième le 27 et la quatrième le 28. Cette dernière restera à Magdebourg jusqu'à Tarrivée dans cette place de la 17« demi-brigade de la 2*" division de réserve aux ordres du général Heudelet et viendra rejoindre les trois autres demi-brigades, lesquelles ne s'arrêteront qu'un jour à Magdebourg et continueront leur marche sur lierlin où je lâcherai de les caserner ou de les camper, ce qui serait beaucoup mieux. La 17*" demi-brigade doit arriver à Magdebourg le 1^»" juillet d'après ce que me mande M. le général Heudelet. Ainsi il est probable que toute la !'• division sera réunie à Berlin dans les premiers jours de juillet. J'en détacherai les compagnies du 29° léger, celles des 44*', 5i<^ et 55<^ pour les diriger sur Stettin où elles seront incorporées dans leurs régiments respectifs conformément aux ordres de Votre Altesse du 16. Cette disposition exécutée j'enverrai à Votre Altesse Sérénissime la situation exacte de la i^^ division.

Selon le dernier rapport de M le général Heudelet la 2* diTÎR***

NEUVIEME CORPS 4î)3

de réserve doit avoir maintenant tous ses bataillons. Voici Tétai qu'il m'en donne en m*en promettant un plus détaillé.

Présents sous les armes

Désignation

OOiciers

Troupes

Total

Empla(!einent

6« i/2 brigade.

Rostock.

Hambourg.

l.DOi

Brème.

Munster.

Magdebourg.

Total....

Ces troupes ont très peu d'instruction, on s'occupe assidûment à leur en donner.

La 17® compagnie du 7^ régiment d'artillerie à pied a joint la

:2« division le 14 de ce mois avec une batterie composée de huit

louches à feu approvisionnées et conduites par un détachement du

-43^ bataillon bis du train, forte de 52 sous-officiers et soldats, de

*0 chevaux de trait et 8 de selle.

Le général de brigade Husson a aussi joint cette division pour ^3ommander les 9® et i7« demi-brigades.

J'ai écrit à Son Excellence le Ministre de la guerre pour l'inviter ^e la part de l'Empereur, d'après la recommandation que m'en fait "^otre Altesse par sa lettre du KJ, de presser la formation et l'envoi ^ans la 32® division militaire de huit escadrons de dragons qui doivent servir à la réserve. J'ai également écrit k Son Excellence ^'après la même recommandation de diriger promptement sur Aeriin les lOS 11^ et J!2« demi-brigades faisant partie de la 3« division de réserve. La 13« demi-brigade partira le 3 juillet de Strasbourg pour se rendre à Erfurt conformément aux ordres de l'Empereur. Dès que cette 3^ division sera arrivée, je m'empresserai ^e prévenir Votre Altesse Sérénissime et lui en adresserai la situat^ion détaillée.

Je ne connais pas encore la composition et le mouvement de la -4^ division de réserve ; il n'y a ici de cette division que les deux l)ataillons de Belle-Ile et de Walcheren. Celui-ci tient garnison dans la citadelle de Spandau en attendant le 6<^ bataillon du 93<^ régiment fort de 915 hommes qui est parti de Strasbourg le l^i" juin. 11 arrivera à Spandau le 3 juillet. Ce même jour, le bataillon de Walcheren se mettra en marche pour aller à Stettin où il tiendra

ai

garnison selon la volonté de rEmpereiir. Le bataillon de DcH^Ik qui est h Berlin ira également à Stcitin pour le même objel dés que

la t^te de la division Lagrange firrivera, en sorte que la dîvUjoa Parthounaux ëcra entii*remeDt disponible h Sietltn vef< (e fi dtjuillet.

l/ordre de Faire partir d'PJrfurt le réginieni prov^^M^r■- ur r*u i* pour se rendre a Stettin et être immédiatement incorporé dans la 1:2'^ division» ainsi que le prescrit Votre Al Icsge, a été expédié 4 Tadjudant commandant Barin, les deux conipaj^-nies du IT»" lég<»r appartenant à ce régiment et qui doivent alliT i\ Manlzig n*cevranl Tordre de s y rendre de Stellm. J'aurai riionneur d*en préveotr Voire Altesse Sérénissime,

!Ua lettre du iO de ce mois l'instruit du mouvement et de la composition actuelle de la division polonnise aux ordres de M. le général Girard. Cette division forte de loti oHiçiers, i.lXJa souiofUciers et soldats et 15G chevaux de tmii est en marche pour Berlin par Krfurt, liille arrivera è Berlin par régi mont, les l«^ li et î 1 jiîillel et sera de suite dirigée sur Stettin conformément aux ordres de Votre Altesse. Des ofûciers et sous-ofûciers dn celte division sont A F^osen pour recevoir les recrues qui lui sont destinées. Ainsi, à cette époque, la division Ffirlhounanx. les 1" cl 2* de réserve et la division polonaise seront disponibles et prèles à se porter oh leurs services seraient nécessaires. La garnison de la IViméranie sera complétée le 1^-' du mois prochain a sept halail' Ions, une compagnie d*artillerie à pied et celle de Hesse y compris le bataillon qui doit garder les Hes de VVollin et d*lIsedom, 11 ne lui manque plus maintenant que le V* régiment we^tphalien que je meLtrni en marche pour Stralsund te ^3 de ce mois. La garaison de Stettin sera composée des deux bataillons de Belle-Ile et de WjiU cheren plus de& soldats du dépùl du 1''^ corps. Celle de Custrîn est formée depuis deux jours d'un bataillon de Wurtïbourg. < de Spandau n'a encore que deux balaillons : les fi^ des ID" et .-régiments» mais j'espère que le» troi» autres : les 15* des W*», 37" el se** régiments arriverunl bientôt. J>n attends des nouvelles à cUaque instant. La garnison de Berlui sej'a de iîhux hàfaïUtin^i A** Wurlî&bourg.

Je ne terminerai pas cette lettre sans instruire Voir*: Vil Sérénissime de la situation actuelle de Spandau^ quoique j«* \u aie rendu compte par mon rapport du 15 au 18 de ce mois. Celle place et la citadelle sont armées depuis plusieurs jour!* elles pièces de canon qui s*y trouvaient au nomhre d»? 80 selûD rétal suivant. On s'attend plus que les caaons de it ci quel-

tiu^s approvisionnements en poudre et en projectiles qui doivent ^^''o expédiés de Magdebourg pour compléter cet armement.

Etat de l'armement de la place de Spandau.

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