‹ Campagne de RussieChapitre 27 sur 33 · CANONS · texte numérisé non relu

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L'approvisionnement en subsistances etc., de Spandau, de la citadelle ne se fait pas aussi promptement que je le voudrais, on s'en occupe cependant. Je presse les administrateurs, qui en sont chargés, de raccélérer. J*espère quMl sera très avancé vers le premierjuillet. Qaant à Tétat de ces places, sous le rapport des fortiûcations, il est ce que les circonstances ont permis qu*il fût, des travaux qui

NtlUVlftMK CORPS

avaient élé commences et suspendus par les Prussiens ne sont point achevés par la raison que l*on n'avait pas d'argeot pour employer des travailleurs et que c*est en vain ou à peu près louti^ lement que Ton a voulu y employer la garnison. Ces sortes d^^ travaux sans salaire, se font toujours mal et lentement, H faut:* ^ de toute nécessité quelques fonds pour mettre les places dau^^^-^^

rétat où Sa Majesté désire qu'elles soient. Elles peuvent néan

moins être défendues, telles qu'elles sont aujourd'hui, mai^iBB^d une résistance de quelque durée serait probablement incertaipe , .^i J*eusse désiré que Sa Majesté permit d*y faire entrer une douzain^^s^^ de pièces de 16, les calibres de leur artillerie sont généralement trop faibles. Monsieur le général Chasseloup m*a prévenu qu*L avait mis à la disposition de l*oftiL'ïer du génie envoyé h Spandac tes fonds nécessaires à la dépense qu'exigent les réparatioDS d cette place. Cet officier n'a encore rien reçu, et un temps précieu se passe sans que l'on puisse s*occuper de cet objet aussi impo tant que pressant »,

Victor à Itertliier

BerlÎD, £»juio 1812 (A G)

tt J'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse Sérénjssîmele rappo^ du gouverneur de Herljn du 26 ou 29 de ce mois; elle y remaitjue entre autres mouvements de troupes celui du i*^ régiment d'infai terie Wesiplialien qui est parti ce matin de Berlin pour se rend dans la Foméranie suédoise sous les ordres de M. le génér Morand. Ce régiment fort de 1.700 hommes est sans contredit i des plus beaux de l'armée p.our sa bonne tenue, la taille et la ton nure deses soldats. Il est jeune et a besoin d*instruction. J'ai reconct mandé que Ton s*en occupât sérieusement. L'arrivée prochaine e/tf ce régiment en Foméranie complétera la division Morand à sept bataillons* liiiit bouches h feu de campagne servis par des canonniers régimentaires et une compagnie d'artillerie h pied servant les batteries de la côte et du fort de Presnitz, environ 4.000 hommes J'en enverrai incessamment Tétat détaillé à Votre Altesse. Les ouvrages de défense de la Pomeranie sont achevés, armés et munis ; oû s*occupe de ceux des Iles d'Usedom et de Wollin. J'ai lieu de croire qu'ils seront bientôt terminés et en bon état.

La garnison du Meckko3 bourg où commande M. le général divisionnaire Lagrange est maintenant composée de deux bataillons de la 6^' demi-brigade forte de 24 officiers, i .077 hommes ; le 3<* bataillon fort de 0 ofUciers et 515 hommes n y sera rendu que le

NEUVIKMK CORPS 497

i3 juillet; le 4** bataillon n'y arrivera que vers le 20 du mc^rae mois.

Le A^ bataillon des gardes de liesse qui attendait cette demibrigade a dû partir le 28 conformément aux ordres que j*ai donnés au général Lagrange pour se rendre à Marienbourg et de là rejoindre le premier bataillon au quartier général impérial. J'attends le rapport du général Lagrange sur ce mouvement.

La garnison de Magdebourg sera composée dans les premiers jours de juillet, outre ses canonniers, de la 17« brigade en totalité. Deux bataillons y arriveront le i«% les deux autres le ô. Ces quatre bataillons présentent une force de 65 officiers, 2.288 sous-ofûciers et soldats. J'adresserai à Votre Altesse Sérénissime un état détaillé de cette garnison dès qu'elle sera formée.

La garnison d*Erfurt sera composée dans la première quinzaine de juillet de la i3<^ demi-brigade appartenant à la 3<) division de réserve, du 4« bataillon du 3*^ régiment d'infanterie légère, des 4« bataillons des S^ et 105" de ligne, de deux bataillons du 29<) de L igné et de la 2^ compagnie du 8*^ régiment d'artillerie à pied.

Les bataillons des 3<^ et 105*^ régiments sont à Erfurt depuis un ■nois ainsi que la 2« compagnie du 8" régiment d'artillerie, les bataillons du 29« ayant dû partir de Strasbourg le 20 juin arriveront vraisemblablement à Erfurt aujourd'hui. La 13«* demi-brigade devant partir de Strasbourg le 2 juillet pour la môme destination y arrivera le 12. Je ne connais pas la marche du 4^-* bataillon du 3® régiment.

Le 2« bataillon du régiment de la Méditerranée arrivant le l®"" juillet à Glogau, selon Tavis que Votre Altesse Sérénissime m'a idressé le 19 juin, le régiment saxon de Low qui tient garnison lans cette place en partira le 2 pour sq, rendre à Kœnigsberg conbrméroent aux ordres de l'Empereur. J'ai écrit à ce sujet à M. le amènerai Seras en le prévenant que le 1^"" bataillon du régiment de la iléditerranée arrive le 7 à Glogau. La garnison de cette place sera îonc du régiment de la Méditerranée, plus ses canonniers.

J'ai eu l'honneur d'instruire Votre Altesse Sérénissime par ma ettre du 23 qu'un bataillon de Wurtzbourg était à Custrin pour y i*aire le service. Un bataillon est insuffisant dans cette place, je pense qu'il convient d'y en faire entrer un autre.

Le bataillon de Helle-lle part aujourd'hui de Berlin pour Stettin, celui de Walcheren l'y suivra le 3 juillet et y arrivera le 8. Par ce cnoyen, la division Parthounaux sera disponible en totalité, attendu que ces deux bataillons suffiront pour le service de cette place.

J'attends le régiment de Paris et la compagnie de la T*' division

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Nrrvïr.MK corps

de réserva qui doivent iHie im MqpMrés dans l;i !â'* i» ^ nnupe en marehtiet ne Larderonlpus ii arriver ti Berlin d'où jo les dirigerai sur Stellin pour les anial;^nnier dans les rcgimenU à quteJlêsafi[>ûrtiennent selon les ordres de Votre Altesse» La W division de réserve sera réunie à Berlin en tutalîté l&

10 juillet. La l*"" demi- brigade y entre aujourd'hui, Ia Si* y arrivera» le 2, la 3" le t et la 4* qui ne dnil quitter àVfagdebourg que leTi^ époque de rarrivde de la 17»' demi-brigade dans cette place, sera fm. Berlin \o U),

La 2" division de réserve est formée et tHablie ainsi que j'ai e« rhonnear de le mander à Votre Altesse Sérénissîine parmn lettre dis 23. J'en attende une situation détaillée. M, le «eu/- rai Hcudelet<jui Irn^ commande doit avoir ouvert sa correspondance avec M, le gênéi*! commandant le corps danois qui est dans le Holstein, d*aprèd rifi-vitation que je fui ai adressée II ce sujeL Je n'ai pag de nouvelles des 3*^ et i^ divisions de réservc- La 28*-' division, aux ordres de M. le général Uirard est en pleine uiarche pour Berlin où elle arrivera par régiment les !**% r» et-

11 juillet. Je renverrai à Steltin selon les ordres de Votre Alteisse» Sérénissime,

M. Tadjudanl commandant llippert, gouverneur & Posen, m«^ mande qu'il e^tiste dans les dépôts établis dans celte ville environ»: r6(Xl bomtiies appartenant aux 4*», 7* et 11* régimrnls polonais. ^^ conviendrait-il pas que ces soldats reçussent I ordre de rejoindre leurs rc'giments à Stettin dès quils seront habillés, équipés et armés? Je prie Votre Altesse Sérénissime de m*adretser les instructions h ce sujet -

J*attends toujours un chef et des oftlelers d'état-major et une administration pour le iX* corps* »

Victor il Bcrlliler

BerUn, ^ juiUi»! fA O)

« îl est de mon devoir de prévenir Votre Altesse Sérénissime que

les divisions de réserve n'ont pas de caissons à cartouche d'infanterie, de manière que éi elles devaient se baLtie elles n'auraieni pa? un coup de fusil à tirer, elles nont pas non plus de cuissond d'an bulance et de transport pour les vivre?. MM* les généraux com mandant les divis^ions les demandent avec instance et ifs donnent les phis fortes raisons pour les obtenir. Je n'ai pas bes<»in de l lépélrr h Voire Altesse sérémssime pour rengager h leur fatit^ fournir les moyens mps lesqueb ou ne peut pag mctUeUefe -I

en campagne, sans s'exposer h des inconvénients graves et dangereux. Je la prie donc d'instruire Sa Majesté de cet état de choses afin qu'elle ordonne que les divisions de réserve soient incessamment pourvues de tout ce qui leur est nécessaire pour faire la guerre.

M. le général Heudelet s'occupe de l'instruction de ses bataillons, mais il éprouve de grandes difficultés à ce sujet de la part de Tariillerie. 11 lui faut de la poudre pour exercer les jeunes gens et on ne veut pas lui en délivrer. Les demandes qu'il a faites pour en obtenir restent sans réponse et l'instruction de ses soldats si pressante et si nécessaire est très retardée. Je suis ici dans le môme cas pour la i'« division de réserve et la i2«, et bientôt pour la 3« de réserve et la 28^. 11 est indispensable de faire exercer à feu toutes ces troupes que Ton ne pourra présenter à l'ennemi sans danger, qu'autant qu'elles auront acquis l'assurance que donnent ces exercices. Cette opinion est fondée sur Texpérience et je suis persuadé que l'Empereur et Votre Altesse la partagent. D'où viennent donc ces refus de délivrer les poudres réclamées pour un objet si important? Je ne puis trop prier Votre Altesse de les faire cesser. »

Victor à Berthier

Berlin, 2 juillet (A G)

« J'ai l'honneur de soumettre à votre Altesse Sérénissime les rapports du gouverneur de Berlin du 29 juin au 2 de ce mois.

Jusqu'à ce moment la tranquillité du pays entre la Vistule et le Bhin n'a point été troublée et rien ne m'est annoncé qui y soit contraire. Les rapports que je reçois des difîcrents points de la côte, m'instruisent qu'un assez grand nombre de bâtiments anglais se montre de temps à autre notamment dans les eaux de Rugen et de Bostock, mais qu'ils n'ont pas encore paru disposés à nous insulter. Le service se fait avec exactitude, et, si les ennemis entreprennent 8ur nous, j'en serai promptement instruit, et je ferai aussitôt les dispositions nécessaires pour marcher à eux et les attaquer. Les forces de l'armée de réserve augmentent journellement. La l'indivision se réunit à Berlin comme j'ai eu l'honneur de le mander à Votre Altesse par mes dernières dépêches. Quatre demi-bataillons y sont arrivés, la 3» y entrera aujourd'hui et la 4® le 9 ou le 10.

J'ai fait tout ce que j'ai pu pour obtenir du gouverneur prussien les moyens de nourrir cette division par des distributions régulières^ mais mes instances n'ont rien produit et j'ai dû prier

M. le comte de St-Marsan de les appuyer de son intervention quMl m'a promise et dont j'attends le résultat.

La 2® division est organisée et établie selon l'état adressé à Votre Altesse le 23 juin, son instruction fait l'objet particulier du soin de ses chefs.

La 3® division est attendue à Magdebourg à Texception de la 3® demi-brigade qui doit tenir garnison à Erfurt. Dès que je connaîtrai exactement sa marche j'aurai l'honneur d'en instruire Votre Altesse.

Quant à la 4e division, je n'en ai aucune nouvelle:

Le régiment de Paris arrive demain à Berlin ; il continuera sa route le 5 pour se rendre à Stettin et être incorporé dans la i2' division selon les ordres de Votre Altesse.

Les compagnies de la V^ division de réserve qui ont la même destination arrivant également demain, suivront le régiment de Paris en sorte que sous cinq ou six jours la 12* division aura reçu les recrues qui lui étaient destinées, moins le 4^ bataillon du 126® régiment lequel ne peut tarder à arriver. Je n'ai aucune nouvelle du 125" régiment. 11 est probable qu'il s'est mis en route le 16 juin, époque où il a dû être remplacé à Groningue par le 6® régiment de la confédération du Rhin.

La28e division sera incessamment réunie à Stettin, le 4'' régiment polonais est arrivé hier à Berlin avec M. le général Girard. Le 7® régiment arrive le 6, le 9® et l'artillerie des trois régiments y seront rendus le 11, je les enverrai après un jour de repos à Stettin.

Si les recrues levées et réunies à Posen pour cette division étaient armées et équipées, elles pourraient la joindre et on s'occuperait aussitôt de leur instruction. J'ai écrit à ce sujet au commandant de Posen pour lui recommander de presser l'organisation de ces recrues. Je prie Votre Altesse Sérénissime de me faire connaître les instructions de l'Empereur à leur égard.

La division Morand est dans ce moment formée de tout ce qui lui appartient. 11 ne lui manquait que le 4*' régiment westphalien qui l'aura joint le 0.

Les garnisons de Spandau, de Magdebourg, d'Erfurt, de Glogau, de Custrin et de Stettin ne sont pas encore tout à fait formées. II n'y a à Spandau que les G'* bataillons des 19'- et 93*^ régiments et je n'ai pas de nouvelles des G" bataillons dos37s 46^ et 56*^ régiments qui, d'après les ordres de l'Empereur, ont dû être dirigés sur cette place.

La 17<? demi-brigade ne sera réunie à Magdebourg que le 5 de ce mois, deux de ses bataillons y sont déjà rendus.

Od attend à Erfurt deux bataillons du 29» régiment de ligne, le 4« bataillon du 8* et la i3® demi-brigade. Je n'ai pas une connaissance certaine du jour où ils arriveront dans cette place, mais selon les avis que j'en ai reçus, les bataillons du 29" régiment qui ont dû partir de Strasbourg le 20 juin et la i3e demi-brigade le 2 juillet pour cette destination ne peuvent pas en être éloignés. Je ne sais rien de la marcbe du bataillon du 8» régiment.

Le 2* bataillon du régiment de la Méditerranée doit être entré hier à Glogau et le régiment saxon de Low doit en être parti pour Kœnigsberg. J'attends le rapport de M. le général Seras à ce sujet.

Custrin n'a qu'un bataillon de Wurlzbourg. Cette place en exigerait au moins deux, ainsi que j'ai eu l'honneur de l'observera Votre Altesse Sérénissime.

Stettin aura incessamment les deux bataillons de Belle-Ile et de Walcheren.

J'ai prié M. le général Lariboisière de faire mettre h ma disposition les poudres avariées qui peuvent être dans les magasins des places que je viens de désigner, pour servir aux exercices à feu du grand nombre de recrues qui composent les corps de réserve. Il ne me répond pas, et le temps d'instruire ces jeunes gens et d'en faire des soldats ne peut par cette raison être assez bien employé. 11 n'y a que des exercices à feu qui puissent leur donner l'aptitude et l'assurance nécessaires. Ce motif intéresse assez le service de l'Empereur pour que je prie très instamment Votre Altesse Sérénissime d'ordonner que les poudres que je demande soient mises à ma disposition le plus promptement possible.

J'ai l'honneur de rappeler à Votre Altesse Sérénissime la prière que je lui ai adressée le 2i juin de prescrire h M. le général Lariboisière d'envoyer au 12r)'' régiment les armes dont il a besoin.

Il me tarde, Monseigneur, d'adresser à Votre Altesse Sérénissime une situation exacte et détaillée de toutes les troupes qui se réunissent dans mon commandement. Mais je ne pourrai satisfaire mon impatience qu'au moment où leur mouvement et leur organisation seront achevés.

Je ne terminerai pas celle lettre sans observer h Votre Altesse Sérénissime que la 1'"'^ division de réserve n'est pas organisée de manière h rendre les services que l'on pourrait se promettre de sa force numérique. Les bataillons sont composés de dr-lachements de divers régiments et leurs ofllciers ne sont pas ce qu'il y a de mieux dans l'armée. 11 me semble que la dissolution de cette division et l'incorpùration des détachements qui la composent dans leurs régiments ou dans ceux de l'armée qui sont les plus faibles serait une opération avantageuse. »

Mi

NEUVIKMF. CORPS

VitTlcir à lïorihler

Berlin, I Joillet (A G)

« Les dépenses pour les réparations el l'enlretien âf^s fortifications de places de ("usirin cl du SLetlin êUnl a U charge de Sa M;ijesU? î'Rmpereur et Roi selon Farticle li de la convenlion arrêtée entre la France et la Prusse le 2i février dernier, le gouvernement prussien refuse d*y pourvoir, et ruPTicier de génie dont le rapport est ci-joint récï/inrye avec instance les fonds don! il a besoin pour nuetlre la place de Cuslrin en état de défense.

M. le général Liebert gouverneur de cette place Die mande, en me faisant connaître ce refus et la rcSclamation précitée, que lindeinnité de table accordée à MM, les officiers de la garnison de Stettin et à lui'UiAnie en vertu de la convention de 1H08 n*étant plue payée par la Trusse d'après le rnéme article 14 de la convenlion du 24 février, il se trouve dans la nécessité d*invoquer la bienveillance de TEmpereur et de prier Sa Majesté d'ordonner que cette indeoi* nilé soit maintenue.

En transmeLlant ces observations et ces demandes h Votre AltP6*e, je la prie de les faire connaître à Sa Majesté, les places de l'Oder sont aujourdlini d'une importance qui exif^e que Ton s'occupe sérieusement de leur état, et je pense que l'Empereur accord »*ra le« fonds nécessaires pour couvrir les frais de réparations et d'enire* tien qu*etles peuvent occasionner. J^espére aussi que 8a Majesté daignera accueillir les réclamations de M. le général Liebert* m

Victor à Itorlhlcp

BerUn,5jani«l(A0>

« J'ai Ihonneur d'adresser a Votre Altessp ^érénissime le ra^poii du gouvernement de Berlin du 2 ai» 5 courant.

Les escadrons du 4" régiment de chevau-légers partis d^ Mayence et de Hanovre pour se rendre a Berlin y sont arrivés, leur frjrce est de 5()0 cht?vaux. Je les retiens conformément h la lettre que Votre Altesse Sérénissime m'a fait l'hunneur de m'adresser de Dresde le i20 mai, et ils n^ partiront de Berlin qiie sur lo non» vel ordre que Votre Altesse nie donnera*

Le mouvement de la 1^* division de réserve et de la 28^^ diviïÈÎofi d'infanterie s'exécute, ainsi que j*ai eu l'honneur de 1^ MMiri.î..f a Votre Altesse Sérénissime par ma lettre du 2 de ce mol^

f,a 2<* division aura reçu ses recrues* sortant de la I" iiiuttMù •!«

pégiraenl 8*est mis en marche de Groningue le 58 juin pour

I rejoindre cette division d'après Ta vis verbul que m'en a donné

1« général Devaux arrivé à Berlin depuis trois jours, venant de

PA ^ -1* division milîfaire où il était employé. Ce régiment ne pourra

fctf^ rendu à Steltin qu'au comniencemenl d'aoïU,

L«^ 3<^ division de réserve est en marche de Vehl sur Berlin, où la

1 €>*^ «ieinî-brigade arrivera vers le \i\ de t^e mois ; la i±\ le 28 et la

II*" Itj :iO. Le ijénérHl de brigade Cavaipnac dirige le mouvement de

^ trois corps. La 13" demi-brigade doit être en marche pour

tjri-trt. J'en attends des nouvelles.

D*ai rien appris concernant la 4* division. Les Anglais ont

ro n tré quelques IVégales et d«s bâtiments de transport devanl l'Ile

l^iigen et ils paraissent vouloir se venger sur la Ootille impériale

p1.5mticu)née sur ce point des pertes qu'elle leur a fîiil éprouver, il y a

lMialqQ<r t5 jours* M. le général Morand nie mande qu'il a pris des

*^^5^ure8 pour déjouer leur«î projets et que» s'ils font quelques

len tj^tives, il espère les en faire repentir. J'attends son rapport à ce

^V I^ft tranquillité continue à Hugen dans tout le pays entre la Vistule i *t 1^ iiijîjj Qn attend avec beaucoup d'impatience les nouvelles des ^K Pï'^rniers événements militaires. »

VIetar à Bertlilcr

BertUi, S juUlflt |A G)

^ J'ai rhonneur d'adresser à Votre Altesse Sérénissime le rapport **^ gouverneur de Berlin du 5 au 8 de ce mois.

ï^é^ormais, et selon Tavis de Voire Altesse Sérénissime en date du j* juin, les troupes qui rejoignent rarmée^ suivront la route de •^^^nigsherg par Marienbourg.

Selon les dispositions contenues dans sa lettre du 29, chacun

* e« 4«?^ 7* qi 9* régiments polonais fournira le cadre de six compa-

S^*^îes et les enverra à Posen pour recevoir les recrues et former

i^iirs troisièmes bataillons, des ordres ont été donnés a ce sujet à

le général Girard. 11 conviendrait pour favoriser l'instruction

'^ ces bataillons, ainsi que j'ai eu déjà rhonneur de le mander à

^^tre Altesse, qu'ils joignissent leurs régiments dès qu'ils seront

'^rm<*5, je désire qu'elle m^adresse ses ordres h cet égard.

T'rois demi-brigades de la l^*' division de réserve sont à Berlin, lu 4* demi-brigade a dû partir de Magdebourg dès que la 17^ de la î'^livibion y sera arrivée pour rejoindre les autres* Je donnerai k situation de cette division dès qu elle sera réunie.

Sa composition m'a suggéré les observations que j'ai dû faire ; Votre Altesse par ma lettre du 2 de ce mois. Je ne puis que la prie aujourd'hui de les prendre en considération, et d'obtenir de S; Majesté que cette division soit dissoute et que les détachements qu la composent aillent compléter leurs régiments à Dantzig qu seraient plus faibles, car il ne me paraît pas qu'elle puisse rendn de véritables services dans son état actuel.

La tête de la 3*" division arrivera le 16, et selon les avis que j'a reçus de sa marche, elle sera réunie à Berlin vers la fm de ce mois

La présence de ces deux divisions à Berlin aurait des inconvé nients en ce que cette ville ayant fait de grandes dépenses jusqu'au jourd'hui pour les troupes impériales, elle se trouverait très gêné et peut-ôtre dans l'impossibilité d'alimenter un nombre aussi con sidérable de soldats (il ne serait pas moins de 20.000 hommes). 1 est donc à désirer que je reçoive bientôt Tordre de disposer ce troupes d'une autre manière, et que la V^ division de réserve marche vers l'armée pour y être dissoute, ainsi que je le propose, oi qu'il me soit permis de la cantonner dans le Mecklembourg. J'indi que cette province parce que celles de la Prusse sont épuisées, e qu'elle esta proximité des routes que la 1'^ division devra prendrt soit pour aller à l'armée, soit pour se porter sur les côtes de la mei Baltique et du Nord . Je prie Votre Altesse de m'adresser des ordrei h ce sujet.

Les deux bataillons du grand duché de Berg qui viennent d< Dusseldorf sont partis ce matin de Berlin pour rejoindre leur bri gade à Dantzig. ils sont beaux et parfaitement tenus et armés, leui force est de 39 officiers et 1.315 sous-ofliciers et soldats. L'itiné raire qu'ils suivent est marqué dans le rapport d'aujourd'hui.

Le régiment de Paris et les détachements de lal'« division d< réserve destinés h augmenter la 12*^ division sont en marche poui Stettin où ils arriveront le 11, en sorte que cette division sen incessamment complétée et en bon état, il ne lui manquera plus qu< le 125*' régiment qui, ainsi que je l'ai mandé à Votre Altesse, arri vera à Stettin vers les derniers jours de ce mois.

Je ne pourrai donner une situation exacte des troupes qui s( réunissent dans mon commandement que quand elles y seront rendues en totalité. »

Victor à lier I hier

I)(>rlin« lOjuiUet (A G)

« Mes derniers rapports ont instruit Votre Altesse Sérénissime de l'apparition et de lu station de ({uelques vais^^eaux suédois devani

rtle de RugeD, ainsi que de Tenlèveraent et de la restitution de quelques habitants de cette tie dont Tamiral suédois voulait tirer des notions. J'ai l'honneur de lui adresser aujourd'hui le dernier rapport que j'ai reçu de M. le général Morand à ce sujet et de Tinformer que cet officier général, se voyant menacé d'une attaqae par les Suédois, a cru devoir faire conduire à Stettin tous les militaires de cette nation qui étaient à Stralsund. J'ai approuvé cette mesure commandée par la prudence et je me propose, si je ne reçois pas d'ordres contraires, de faire conduire ces prisonniers à Mayence, car il me paraît que Ton ne peut plus douter des intentions du gouvernement suédois au sujet de l'Empereur, et qu'elles lui sont contraires.

M. le général Morand est aujourd'hui pourvu de tout ce qui lui est nécessaire pour se défendre. Il a trois beaux régiments qui lui donnent environ 5.000 soldats, ses ouvrages de défense sont en bon état, munis et armés, et il dispose d'une batterie de campagne de six bouches à feu. Du reste s'il était sérieusement attaqué par des forces plus considérables, je serais bientôt à son secours avec les i2« et 28c divisions et môme avec les troupes de la réserve, s'il était nécessaire ».

Victor à Berthler

Berlin, 11 jaillet (A G)

« Les ordres que Votre Altesse Sérénissieme m'a fait l'honneur de ni'adresser de Vilna le 4 de ce mois et que j'ai reçus ce matin, Seront ponctuellement exécutés.

La division Lagrange se met en marche par demi-brigade demain i2 pour se rendre à Kœnigsberg (voir de l'autre part la lettre à Af . le général Lagrange).

La 12® division partira de Stettin par brigade h l'exception du ^^ 26* régiment qui attend ses armes les 14 et 15 courant pour se ï*endre à Marienbourg ,'pour la composition el l'itinéraire de chaque t>rigade, voir la lettre à M. le général Parthounaux).

Le 126® rejoindra la division dès qu'il aura reçu ses armes. Le ^* bataillon de ce régiment, qui est en route, recevra l'ordre de le Bu ivre.

Le 125* arrivant le 27 juillet à Stettin en partira le 29 pour se ï'cndre également à Marienbourg où il arrivera vers le 15 août.

La 28® division se rendant aussi à Marienbourg marchera sur deux colonnes (Voyez pour la marche et la composition de chaque colonne la lettre de M. le général Girard).

Doa

NEUVIÈME COFVPS

J'ai fidress^ h la 7* demi-brigacie Tordre de se rendre d*Erfurt i Berlin^ an général Michaud celui de faire filer aussi sur Uerlin tout ce qtii passera par Magdebûurg, appartenant aux 2* et 3* divisioûs du XI" corps

A mesure que les troupes de la 3^ division de ce corps arriveront îi Berlin, je les enverrai à Slettin où celte division,qui était la V de la reserve, doit se r»5unir conformément am ordres de l'Empereur.

Les cinq sixjf''nies batînllons destinés pour Spandau y resieroni. excepté un cependant qu'il faudra envoyer à (aistrin où il n'y a qu*un bataillon de VVurzbourg qui y sernil trop fatigué, De ces cinq bataillons» il n*y en a encore que deuît ^des 19" t*i 93<?) à Spundau ; je n'ai pas de nouvelles des trois autres.

La garnison de Stettin sera fonuée des deux ¥ bataillons de Belle-Ile et de Walcheren en attendant les autres troupes du la 3*^ division du Xlo corps qui dc^sin*nt se réunir dans cette place.

La garnison de Glogau sera formée de deux bataillons du régiment de la Médilerrauëe. Le régiment de L(S\\' saxon est parti de cette pbîce le 2 «touranl pour se rendre a Kienigslierg od il arrivera le 5H; celle de Ma^debour^ (h* hi 17'- demi-brigaii-> •! du -i<*poi du régiment westphalien ;

Celle d'Erfurt, des 1" bataillons du 3' léger» 8" et 105'' de ligne cl de deux bala» lions du 2i)".

Enfin celle de la Poméranie, du 4** régiment de la confédération du llbin^ du régiment d*tnfanterie légère deHesse et du 4* régîmeol westphalien*

Toutes ce» garnisons ont les canonniers qui leur ont été destinés.

Lorsque M. le marécbal duc de Castiglione arrivera à Berlin, je lui remettrai les instructions que j*ai reçues concernant le commandement auquel il me succède, ainsi que la situation de remplacement des troupes qui seront alors dans ce commandement. Je me rendrai immédiatement après li MiirienbQurg oiï je crois arriver It \^' août. «

VlrU»r à Mil lijiud

t)( rUn, It Itiittot Ik 01

9 L'uilention de l'Empereur est que tout ce qui apparlienl aux et 4" divisions de réserve file sur Berlin pour recevoir de nouveau^, ordres. Donne» les vôtres; en conséquence à mesure que les troupes ou délachemenls de celte division passeront par Magdeliourg et informez-moi de leurs mouvements sur Berlin, x

NEUVIKME CORPS 507

Victor à TAdJadanl flrénéral commanclaot la place d'Errort

Berlin, 11 jaillet (A G)

€ La 13® demi-brigade appartenant à la 3* division de réserve doit être à Erfurt ou sur le point d'y arriver. L'intention de l'Empereur est qu'elle en parte après un ou deux jours de repos pour se rendre à Berlin. Donnez-lui des ordres en conséquence et envoyezmoi son itinéraire, que je vous prie de tracer, ayant l'attention de ne point la faire passer par Postdam, comme cela est arrivé pour le régiment de Paris, attendu qu'aucune troupe française ne doit entrer dans cette ville où réside le roi de Prusse.»

Victor À Duruttc et Heudelel

Berlin, 13 juiUet (A G)

« D'après l'avis que je reçois de Son Altesse Sérénissime j'ai l'hooneur de vous prévenir que toutes les divisions de la Grande Armée étant classées par ordre numérique, les quatre divisions de réserve du XI® corps prendront les n®* 30, 31, 32 et 33. En conséquence, Monsieur le Général, la 2« division de réserve que vous commandez prend la dénomination de 30^ division de la grande armée, la 3®division de réserve, celle de 31'* ; la 4« division de réserve celle de Sâ^' division et la division napolitaine celle de 33® division.»

Victor à Berthier

Berlin, 15 juillet (A G)

«J'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse Sérénissime le rapport du gouverneur de Berlin du 12 au 15 de ce mois.

La 12« et la 28« division du IX® corps, ai-nsi que la 1^** de réserve Sont en pleine marche, ainsi que j'ai eu l'honneur d'en instruire Votre Altesse Sérénissime par ma lettre du H, pour se rendre la première h Marienbourg, l'autre à Kœnigsberg selon l'itinéraire <^ontenu dans cette lettre. Je les rejoindrai lorsque M. le maréchal duc de Castiglione sera arrivé à Berlin.

Les armes du 126® régiment attendues avec beaucoup d'impatience Sont en route de Berlin pour Stettin où elles arriveront le 18, et Seront aussitôt remises à ce régiment qui partira le 19 pour suivre Ba division à Marienbourg.

Le 125® régiment arrivant le 27 h Stettin ne pourra être à Marienbourg que le 14 août. Cest à cette époque seulement que la iî* division d'infanterie aura tout son monde ; elle sera alors forte

de près de 42.000 hommes ; les détachements destinés à la recruter Tont jointe et ont été incorporés conformément aux instructions de Votre Altesse Sérénissime.

Les 3^^ bataillons de la 28^ division s'organisent à Posen où leurs cadres ont été envoyés. Le commanciAnt Rippert et l'inspecteur des revues s'occupent de leur habillement, équipement et armement; ils me mandent que ces bataillons seront prêts à se rendre à leur régiment vers le 13 août ; dans ce cas, la 28« division sera de 7.000 hommes d'infanterie et de six bouches à feu réglementaires.

Le 1X<^ corps n'a encore ni état-major ni administration. Je pense que Votre Altesse aura la bonté de donner ses ordres à ce sujet et qu'à mon arrivée à Marienbourg, je trouverai les officiers et les administrateurs dont j'ai besoin.

Sous peu, je pourrai adresser à Votre Altesse Sérénissime la situation détaillée des IX^ et XI® corps, de lai'<^ division de réserve, des garnisons du commandement de Berlin, de la division danoise et des colonnes mobiles du royaume de Saxe et de Westphalie ; je n'attends pour cela que l'arrivée de la 2® division du XI® corps et l'incorporation de divers détachements dans le IX®. »

Victor à LIebert

Berlin, 15 juillet (A G)

« J'ai l'honneur de vous prévenir que le 4^^ bataillon du régiment de Walcheren se met en marche de Berlin le 17 de ce mois pour se rendre à Stettin où il doit tenir garnison avec le 4'' bataillon du régiment de Belle-Ile, conformément aux ordres de l'Empereur.

Ces bataillons font partie de la 3<^ division du IX® corps, laquelle doit se réunir h Stettin.

Toutes les troupes de la 12'' division aux ordres de M. le général ParLhounaux doivent «Hre en marche vers la Vistule. Je vous prie. Monsieur le général, de diriger sur Marienbourg tous les détachements et hommes isolés de cette division qui seraient restés ou qui passeraient par Stettin.

Le I2G« régiment va recevoir ses armes; je pense qu'elles lui seront remises le 17 ou le 18 de ce mois ; faites-le aussitôt mettre en marche pour rejoindre sa division à Marienbourg.

Le 125*^, qui fait partie de la même division, arrivera à Stettin le 27 du courant. Je vous prie de l'en faire partir après un séjour pour la môme destination et de m'adresser l'itinéraire de ces deux

Victor A Parihounaux

Berlin, 16 juillet (A G)

a J'ai l'honneur de vous prévenir que le4^ bataillon du 126® régiment et une compagnie du 55*^ régiment appartenant à votre division partiront de Berlin le 18 du courant pour se rendre à Marienbourg par Stettin.

Les soldats du 4® bataillon et ceux qui forment aujourd'hui les trois premiers du 426® doivent être répartis entre les quatre bataillons, de manière qu'ils soient égaux en anciens et en nouveaux soldats.

Les soldats de la compagnie du 53« régiment doivent être incorporés selon mon instruction du 21 juin, dans le 4^ bataillon du même régiment et son cadre renvoyé à Berlin pour recevoir de nouveaux ordres.

Je vous prie. Monsieur le général, d'exécuter ces dispositions. »

Victor à Darutte

Berlin, 17 juillet (À G)

« J'ai rhonneurde vous prévenir que le 6» bataillon du -46^ régiment d'infanterie de ligne fort de 12 officiers et 793 hommes, est parti de Strasbourg le 1*"" du courant pour se rendre à Spandau où il arrivera le 31. Je vous invite, Monsieur le général, à établir ce bataillon avec celui du 93^ dans la place de Spandau. Quant au 6^ bataillon du 19' régiment, il tiendra garnison dans la citadelle ainsi que je l'ai prescrit. »

Victor À IJébert

Berlin, 17 juillet lA G)

« La 3« brigade delà l*"** division de réserve arrive aujourd'hui à Stettin et doit y séjourner demain. Selon l'itinéraire qu'elle a reçu, elle passera par Dantzig pour se rendre à Marienbourg et de là à Kœnigsberg. Cette route est la plus longue ; celle que l'on suivait dans la dernière guerre faisant gagner quatre ou cinq marches aux troupes, il est nécessaire que la 3*' demi-brigade la suive pour se rendre à sa destination. Je vous engage en conséquence à la diriger parStargard, Reetz,Callies, l)eutsch-Krone,Jastrow; P. Friedland. Tuchel, Ossiek, Neuenbourg, Marienwerder, où il lui sera délivré un nouvel itinéraire pour aller à Kœnigsberg. Donnez-lui un séjour à Callies et un autre îi Friedland, attendu qu'elle est composée, de jeunes gens qu'il faut ménager. Prévenez les autorités prussiennes de ce mouvement afin que les subsistances soient préparées dans

NEUVIÈME nORPS

iS^eux de passage el prescrivez nn rlief de la IV dL*mi-brigafIe de se faire préc«'*dpr do qn^rnnlf^-hnil lunires par un ulfirMer^kour te même otijet.

Le liô'* r%iment aura sans doute leiju bes armes le IH; je vuu« ai écrit de le faire partir imaiédialeinenl ftprès, et de le diriger par la route qu'a prise M. le général Partbounaux. Donnez-lui comme a la 3* demibrigade son itinéraire par Stargard, etc.

Le <25* régiment arrivant le 27 h Slettin. vous Ten ferez parlir le 29 pour Marienbourg par la même route de Stargard.

Virlor à NeraM

»irlln« rZjiiiUrl (A GJ

f Diaprés les ordres de Son Altesse Sérénissiine, les troupes qui composent la f® brigade de hi division n.iunliî/urip diHVpnï nrulir de Nuremberg,

Savoir :

Le régiment royal Calabrais fort d'environ ÎMO honum^s |j 29 du courant pour arriver à tito&^'ati le 18 août.

I<e régiment de Napïes fort d'environ 1.780 boinmes el le balaU-^ Ion de marins napolitains composé de i97 liommes. \v Hl jiiiilet pour arriver également a Glogau le ^âOaoÛL

D après les mêmes ordres ces troupe» doivent relier a tïlugau et, selon ceux que vous a adressés Son Vitesse Sérénissinie vous devez, immédiatement après leuriirrîvée, eu faire partir pour Kcenigsberg les i^"" et 2* bataillonsdu 2** régiment diofanterie de la Méditerranée,

Je vous prie. Monsieur le généraL de me faire connaître rarrivéfl des troupes napolitaines k (ilogau et le départ pour Kœnigsberg des deux bataillons de la jMéditerranée avec leur itinéraire. »

%'lclor à itertlilcr

m La réunion de la division Heudelet dans la 32'^ division Militaire auroit lieu dans le cas oà les ennemis entreprendraient sérieusen^ent sur le Holslein ou les côb*s de la mer du qu'en Hollande inclusivement, Cest donc duns ce cas b< que M, le général Heudelet y appellerait la C* ddmi4)rigadi! de la division que vous devriez alors laisser parlir, quoiqu'il n'y ait d'autres troupes dans le Mecklenbourg. Mais dans toute autr« Cfd constance^ e'est-a-dire si rennemi se montrait sur les o6tM de !• Poméranie ou du Holstein, il faudrait vous conformer k Tinstra lion du !•( juin dernier et vous coucerler alors avec M. lo gêner

NEL'VIÈMK CORPS 5 H

Morand, car dans ce cas la division Heudelet et d'autres troupes de la réserve devraient venir au secours de celles qui seraient attaquées. Je vous invite, monsieur le général, à répondre dans ce sens à M. le général Heudelet. »

Victor À Bcrthier

Berlin, 19 juillet (A G)

€ J'ai rhonneur d'adresser à Votre Altesse Sérénissime le rapport du gouvernement de Berlin du 15 au 19 de ce mois. J'y joins la situation actuelle des.l5<^ et !28" divisions d'infanterie formant le IX*» corps, de la i''^ division de réserve et de la division danoise. Avant de quitter Berlin, je donnerai celle de toutes les garnisons de ce commandement et de ce qui y sera arrivé du XI^ corps.

Le i«' régiment de chevau-légers attend les ordres de Votre Altesse à Berlin, ainsi que j'ai eu l'honneur de le lui mander par ma lettre du 5 de ce mois.

Le 8" régiment de cavalerie de marche est arrivé ici aujourd'hui. Ses hommes et ses chevaux étant très fatigués, je leur donne deux séjours pour se reposer. Il partira le 22 pour se rendre à Kœnigsberg selon Tordre de Votre Votre Altesse du 9 de ce mois.

J'ai envoyé h Nurenberg Tordre adressé à la i'<^ brigade de la division napolitaine de continuer sa marche sur Glogau.

Le 6® bataillon du 40*^ régiment d'infanterie de ligne fort de 12 officiers, 793 hommes est parti de Strasbourg le !«'' de ce mois pour Spandau où il sera le 31. Il ne manque plus pour compléter la garnison de cette place et de sa citadelle que les six bataillons des 37« et 5<)«

Les 3« et 4« bataillons du 29® régiment d'infanterie de ligne forts ensemble de 1.012 hommes officiers compris sont arrivés à Ërfurt le 12 ; il ne manque plus à la garnison de cette place que le A^ bataillon du 8« régiment.

La 10® demi-brigade appartenant à la 31« division d'infanterie forte de 2.100 hommes est entrée hier à Berlin : les 11®, 12® et 13» demi-brigades la suivent à quelques journées d'intervalle. Cette division sera réunie à Berlin le 30 de ce mois.

Je n'ai pas de nouvelles de la 32« division.

La tranquillité la plus parfaite continue à régner en Prusse et dans tout le pays entre la Vistule et le Rhin ; la récolte se présente favorablement et les espérances qu'elle donne font supporter patiemment les charges de la guerre.

La place et la citadelle de Spandau sont maintenant armées et

complètement approvisionnées de munitions de guerre. L'approvisionnement en subsistances est très avancé ; on continue h travailler au perfectionnement des fortifications.

L*armement de la citadelle d'Erfurt est aussi fort avancé ; 19 bouches à feu sont en batteries ; les approvisionnements de guerre et de bouche ne sont point complets, mais on s'en occupe. y>

Vict4>r à Rapp et Daendels

Berlin, 20 juiUet (A G)

€ Son Altesse Sërénissime le prince major général me prévient par une lettre du i2 de ce mois que Tintention de Sa Majesté est que le général Daendels parte de Dantzig avec toute la brigade de Bade, infanterie, cavalerie et artillerie, aussitôt que la tête de la division Lagrange se rapproche de cette place pour se diriger par la route la plus courte sur Labiau où il trouvera la brigade de Berg et réunira ainsi toute sa division forte de douze bataillons, de deux régiments de cavalerie et trente bouches à feu.

D'après ces dispositions, dont vous devez déjà être instruit, j'expédie Tordre à M. le général Lagrange de se rendre à Dantzig avec sa division, composée de quatre demi-brigades et forte de 203 officiers, 8.794 sous-officiers et soldats présents sous les armes .

La U*"' demi-brigade arrivant à Schneidemiihl le 21 y séjourne le 22 et en part le 23 pour se rendre le môme jour à Flatow :

Le 24 à Gamin;

Le 25 à Konitz;

Le 2G à Kossabude ;

Le 27 à Altkischau ;

Le 28 à Schoneck ;

Le 29 à Dantzig.

La seconde demi-brigade suit la première à un jour d'intervalle ; elle arrivera par conséquent le 30 à Dantzig.

La 3^ venant par Deutschkrone où elle sera le 22 et où elle séjournera. Elle sera le 24 à Jastrow ;

Le 25 à P. Friedland ;

Le 26 h Konitz (séjour) ;

Le 28 à Kossabude ;

Le 29 à Altkischau ;

Le 30 à Schoneck ;

Le 31 à Dantzig.

NEUVIh'ME CORPS 543

La 4* demi-brigade séjournant le 20 à Landsberg en partira le 21 pour Friedeberg.

Le 22 à Woldenberg ; Le 23 à Schloppe ; Le 24 à DeuUchkrone ; Le 25 à Jastrow ; Le 26 séjour ; Le 27 à P. Friediand ; Le 28 à Konitz ; Le 29 à Kossabude ; Le 30 à Altkiscbau ; Le 31 à Schôneck; «t le l«r août à Dantzig.

Ainsi que vous venez de le voir, Monsieur le général, la tète de c^tte division arrivera à Dantzig le 29. Vous ferez, en conséquence, partir M. le général Daendels avec la brigade de Bade en totalité le S8 pour se rendre à sa nouvelle destination, à moins que vous ne ^^royiez nécessaire d'attendre que deux demi-brigades de la divison liagrange soient arrivées à Dantzig. Dans ce cas, M. le général Daendels et la brigade de Bade ne partiraient que le 30.

L'intention de TKmpereur étant, ainsi que je viens de le marquer, c^ue toute la division Daendels soit réunie à Labiau et qu'elle ne 1 aisse conséquemment aucun détachement en arriére, je vous prie, Adonsieur le général, de faire remplacer par des bataillons de la garnison de Dantzig ceux de Berg et de Bade qui sont à la pointe clu Naehrung et à Marienbourg.

500 lanciers de Berg et deux bataillons sont en marche de Stettin ^ur Dantzig où ils arriveront les 28 et 30 juillet. Donnez-leur Tordre cSe rejoindre leurs brigades à Labiau après s'être reposés à Dantzig. -^yez, je vous prie, l'attention. Monsieur le général, de ne laisser ^D arrière aucun homme de votre division.

L'objet essentiel que vous avez à remplir dans la position de I^iabiau sera de maintenir la correspondance entre Kœnigsberg et Aiemei, de vous porter au secours de ces deux places et même de l^iilau si Tune ou l'autre était insultée sérieusement, de protéger la sûreté du port de Tilsitet la navigation du Niémen, enfin d'éloigner %.ous les partis ennemis qui chercheraient h inquiéter les convois de l'armée.

J'ai rhonneur de vous prévenir que je compte être rendu à Marienbourg vers le 4 août. C/est là que vous m'enverrez vos rapports et rétat de situation de vos troupes ».

cutirs

Vic*tor à Lafframre

Uerlln» W Juillet (A 0)

« J*uirbonDeurde v<»us [irrvenir qiM»ii ;»j>re's les nouvelles dispo^îl Uoos arrôlées par l Empereur concernant votre diviâion, j'eiivoii directenient aux demi-brigades qui la composent Tordre de se diri-J ger sur Dantzig où elles doivent faire partie de la garnison de celt€ place sous les ordres de M Je ^ëuéral de division gouverneur Happ^ Veuillez, Je vous prie, vous y rendre pour en prendre le comiuan*^ dément el y diriger tout ce qui lui appartient,

M. le généra! Rapp doit, d'après les intentions de Sa iMajesté^ faire camper votre division et ne l'occuper au service de la plac6 qu'autant que les bMlallIons étrangers qui s*y trouvent seront insuffisants, alin que Ton puisse travailler avec plus de suite et de auccès à l'instruction de vos jeunes gens* »

Victor À Ben hier

Berlin. ^Jumcl [A G) c Lj\ lettre que votre Altesse Sérënissime m*a fait Thonneur d< m'(:crire de Vilna le i2 de ce moiscnncernant les divisions Daendeld et Lagrange, m'esl parvenue ce malin. J'ai aussilôt expédié un ofll cier avec les ordres par lesquels je dirige la l*"** division de réserva sur Dantzig selon le présrnl ilin«Vrnrp fvoir h* lettre» n WM t« raux Happ el Daeodels).

Ainsi cette division sera l'éunit' a Uaulxig le l*'^aoQt pour y ser sous les ordres de M. le gouverneur de cette place h qui je donni avis de ce mouvement. Je lui écris en outre relativement à la diviJ sion Daendels el je l'invite à faire mettre en marche le 27 ou le au plus lard la brigade de Bade avec M, le général Daendels pour rejoindre celle de Berg à Labiau où M. le général Daendels ayant toute sa division maintiendra la communication entre Kœni el Même!, protégera la sûreté du pont de Tilsit et la navig,. NiémeUi éloignera tous les partis ennemis qui pourraient se préM senter pour inquiéter les convoisde Tarmée et se portera au secour de Kœnigsberg, de Pdlau el de Memel, si l'une ou Jautre de ces places était insultée »

Victor k tortiller

Bi^rlia. 9Û iuUM (A Gj

« J'ai reçu la lettre du 8 de ce mois par laquelle Votre Aile Sérénissime m^mforme des dispositions qu'tslle a prescrites

5iSV

ministre de la guerre et nu minisire Directeur pour organiser proniplemenl l/étal major et les administrations du IX" corps, .le fois observer à Votre Altesse que* quelque diligence que leurs LOeilences fasêcnt pour remplir ses in le niions à ce sujet, il lr>ur *«^ difOcîle d y parvenir, et que le 1X<* corps pourra être «encore ^n^temps privé de ses oftlciers d'élaî-major et de ses administrais, s'ils ne lui sont pas directement envoyés du grand quartier

^^^otre Altesse Sérénissine sentira cette vérité si elle veut faire întion au temps qu*il faudniit à ceux qui partiraient de France «^ ordre des ministres pour le rejoindre, et j'espiVre qu'elle aura la 1^ de souscrire à la prière que j*ai Ihonneur de lui faire de proer elle-môme à celle organisation.

"^^otre Altesse Sérénissime me demande Fétat du personnel de ^'^t-raajor et des administrations existantes au IX* corps; J'ai lOïmeur de lui répondre qu'aucun officier d'élat-major ni admi- ^^t-i^alenr. excepté ladjudanl commandant Tomaaset, ne m'a encore dODoocé devoir y être employé. L'ordonnateur Surlelon veouit arriver lorsqull a été rappelé par vous. I--<B IX* corps va être bientôt réuni ; cette circonstance détermi- ^^^^ sans doute Voire Altesse Sérénissime à faire incessamment *'S^>^ni^er son état-major et ses administrations- M. le colonel Ghali^t mérite sous lous les rapports la bienveillance de Votre AltesBe, ^^ je me flatte qu'elle daignera le présenter à Sa Majesté comme *^*SQ<? de remplir les fonctions de chef d*état-major de ce. corps d'«àraaée. »

Bedin, "23 juillet |A G^

' La place de Spandau est d*tine grande importance dans les con- \tmcture6 actuelles. Sa Majesté TEmpereur et Bol en a recommandé wteinent la conservation en ordonnant qu'elle fût armée et approvisionnée. On s'occupe depuis deux mois de ces divers objets avec *^ez de succès pour compter qu'ils seront incessamment ren*plis ; cînq sixièmes bataillous sont destinés à former la garnison de la pince et de la citadelle de Spandau (les «dixièmes bataillons des 46*', 9*3*. 19*, 37** et 56« réi^imenls) fJeux de ces bataillons y sont déj icenx des 9^ et 93'^) ; les trois autres ne tarderont pas à y arriver. iCt'lui du 46* y entrera le 31 ; îl y a eo outre deux compagnies d*arlîkne.

LEmpereur désirant qu*un ofticier général d'un caractère ferme

et éprouvé commande cette place, je crois répondre aux instructions de Sa Majesté en vous conférant ce commandement, et je suis persuadé que vous justifierez mon choix.

Les ennemis peuvent opérer un débarquement sur les côtes de la Baltique. C'est dans cette circonstance que Spandau sera très intéressante ; elle sera l'appui et la place d'armes de Tarmée qui agirait contre ces ennemis, cette place serait le boulevard derrière lequel cette armée pourrait se réunir et opérer ensuite sous sa protection et celle de Stettin. Donnez tous vos soins à ce que ses ouvrages soient perfectionnés, que ceux qui sont projetés pour augmenter ses moyens de résistance soient élevés bientôt, et que ses approvisionnements soient complétés. Attachez-vous à l'instruction de vos jeunes bataillons, exigez d'eux la plus grande exactitude dans tous les détails du service d*une place de guerre, faites des soldats à l'Empereur, et mettez-les en état de repousser l'ennemi qui viendrait vous attaquer.

M. le général Durutte, du commandement de qui Spandau fait partie, vous installera dans cette place et vous fera remettre les lettres et instructions qui ont été adressées à votre prédécesseur, M. Tadjudant commandant Lebreton. Cet officier mérite votre confiance ; donnez-lui le commandement de la citadelle de Spandau ; sa conduite passée est le garant de celle qu'il tiendra dans ce poste important. »

Victor à Berthler

Berlin, '23 jaillet (A Gl

c Sa Majesté TËmpereur désirant que le commandement de la place de Spandau soit confié à un officier général, je viens de le donner à M. le général de brigade Destabenrath, connu par de bons services. Cet officier ayant reçu plusieurs blessures graves dont il souffre encore beaucoup, n'est point en état pour le moment de supporter les fatigues de cette campagne, et il me paraît très propre à commander à Spandau ; ces motifs ont déterminé mon choix. Si Sa Majesté l'approuve, je prie Votre Altesse Sérénissime d'adresser à M. le général Destabenrath ses lettres de commandement ; il était destiné à servir dans la 1^^ division de réserve. »

Victor à Bcrtiiier

Berlin, 24 jaillet (A G)

Le 125« régiment de ligne qui est en marche pour joindre la i2fi division dont il fait partie, est faible et a par conséquent besoin

d'être recruté. J*ai l'honneur de prier Votre Altesse Sérénissime de proposer à Sa Majesté l'incorporation du 4« bataillon de ce régiment dans les trois premiers ou de réunir les quatre bataillons pour les composer comme ceux du 126® régiment^ en leur donnant un égal nombre d'anciens et de nouveaux soldats.

J'ai déjà eu l'honneur d'entretenir Votre Altesse Sérénissime des conscrits destinés à être incorporés dans les 4®, 7® et 9« régiments polonais formant la 28® division d'infanterie, et de la prier de me faire connaître si l'intention de Sa Majesté est que je fasse diriger oes conscrits sur leurs régiments dès qu'ils seront armés et équipés ; j'attends ses ordres à ce sujet.

Sa Majesté ferait une très belle et bonne division de la 28® si,

sprès avoir permis que les recrues dont il s'agit la rejoignent, elle

'woulait la compléter h quatre régiments. J'aurais dans ce cas l'hon-

vseur de proposer pour ce complément le régiment de Wurtzbourg

«ijui ne laisse rien à désirer sur sa tenue, sur sa manière de servir et

xnotamment sur la qualité des hommes dont il est composé; ce

S7-égiment serait très bien en ligne; je lui ai organisé une compagnie

^3e canonniers qui est déjà assez instruite ; on pourrait lui affecter

alleux des pièces de 3 qu'elle sert maintenant à Berlin, i

Victor à Berthler

Berlin, 36 juillet (A G)

« J'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Altesse Sérénissime ï^c rapport du gouverneur de Berlin du 22 au 26 courant.

Les 10® et 13® demi-brigndes faisant partie de la 31® division <3'iDfanterie sont à Berlin, ainsi que le 4® bataillon de la Méditer- ^^anée.

Les 44® et 12® demi-brigades de la môme division, le 2® bataillon cîe Tîle de Ré, les 1®' et 2® régiments de marche, les 2® et 3® batail- 1 ons de Walcheren, le 3® bataillon de Belle-Ile ont été arrêtés à Aiagdebourg par ordre du ministre de la guerre, ainsi que j'ai eu l'honneur d'en instruire Votre Altesse Sérénissime par ma lettre cl'hier.

Elle trouvera ci-joint la situation détaillée des garnisons du gouvernement de Berlin à l'époque du 25 de ce mois ; je ne pourrai lui fionner celle du XI® Corps que quand j'aurai celle des bataillonsqui le composent.

J'attendrai M. le maréchal duc de Castiglione jusqu'au 29. Si ce jour-là il n'est pas arrivé, je laisserai pour lui h Monsieur le général Darutte les états et instructions dont il a besoin pour connaître

NRUVrÉME CORPS

la composition de son commandement cl les relations qu*il doîf entretenir. Votre Altesse Scrénissime trouvera ci-joint copie d^une note que j*ai faîte à ce sujet pour Monsieur le duc de Casiiglione.

Je partirai donc, que Son Excellence soitarrivée ou non, le 29 du courant par Marienbourg où les 12« et 28« divisions doivent <*tre réunies du i*^^ au 4 août.

Les rapports qui m'ont été faits sur la disette qui règne sur la rive droite de la Vistule me font craindre que le corps n'y trouve aucun moyen de subsistance. Je serais plus tranquille si j'avais pu le faire suivre par une administration. N'en ayant pas, ce corps éprouvera de 1res grandes diflicullés pour se nourrir. Je pense que Monsieur rintendant général aura pris des mesures à ce sujet. S'il en était autrement, je prierais Votre Altesse Sérénissirae de lui donner Tordre d'envoyer au ÎX*' Corps les administrateurs dont il ne peut se passer, t

Mote pour le maréchal Aagrereau

ff Le gouvernement de Berlin comprend (sous le rapport de la police militaire) le pays entre la Vistule et le Rhin. Le gouverneur général se fait instruire de ce qui s'y passe et il correspond k cet effet avec le ministre de la guerre du royaume de Saxe, avec celui dû royaume de Westphalie, avec Messieurs le général divisionnaire Cara St-Cyr commandant la 3â** division militaire, le général divisionnaire Michaud, gouverneur de Magdebourg, Tadjudant commandant Barrin, gouverneur d'Erfurt, le général de brigade Laplane, gouverneur de Gtogau, Tadjudant commandant Rippert commandant à Posen, le général de brigade Fournier d'Albe, gou* verneur de Cuslrint le général divisionnaire Liebert, gouverneur de Stettin, le générai divisionnaire Morand, gouverneur de la Poméranie Suédoise, le général divisionnaire Lagrange, commandant le Mecklembourg, le général divisionnaire Durutte, commandant à Berlin.

Monsieur le général prussien, gouverneur de Colberg. instruit le général gouverneur des événemenis militaires de son conmande* ment.

Le gouverneur général recommande et exige que les troupes impériales et alliées, qui voyagent dans son gouvernement, tiennent une conduite régulière et exempte de blâme ; il fait punir tout militaire qui contrevient aux règles de la discipline et du bon ordre Jt dirige les troupes qui réjoignent la grande armée depuis Berlin, et il trac^ leur itinéraire. Il n'a d'autres relations avec les autorités civitet

que celles qui ont pour objet la subsistance, le logement des trou- ^ pas ot le mouvement des troupes. Il rend compte journellement par fl ftstn relie au prinr.e vice-connélable de tout ce qui peut inléresser le ' «ervîcîe de Sa Majesté, el il a Tattention de lui faire connaître la fiitoation et le mouvement des corps, détachements et courriers qui se l'eiident à Tarmée. 11 envoie encore tous les cinq jours à Soû Attisée Sérénissime la situation des troupes du Xl« Corps et celles des garnisons de son gouvernement selon !e modèle Idonné par le mini être de la .guerre. m

La. police du gouvernement de Berlin se fait par les soins et sous ■ la smi wveillance des ofOciers généraux ci-dessus nommés; et si la Iran q« il ité publique est menacée ou troublée soit parle militaire soit pa I* l'habitant, le général gouverneur use des moyens qui sont à sa I^osition pour châtier les perturbateurs et rétablir le calme. ■

di

'-Joe commission militaire établie selon la loi et les décrets impériii.o:x juge et punit ces perturbateurs En cas d'émeute ou de ^ sédition populaire, le général gouverneur emploie la force armée ■ poiar les dissiper et en fait traduire les auteurs à la commission militaire.

Une colonne mobile westphalienne est organisée à Cassel et pr^te- ^ >^ïïarcher oi* sa présence serait nécessaire. Une autre colonne! mobile saxonne est également préparée à Dresde et environs. Le j gouverneur général peut en disposer au besoin et même les appeler | ^^ ligne si les circonstances Texigent. Dans Ton et l'autre cas il ^^t en faire la demande au ministre de la guerre des royaumes i ^^'^X.quels elles appartiennent. Leur compusilîon est dans l'étal ci-j

a force militaire du gouvernement de Berlin consiste: ^ ^ En six divisions d'infanterie disponibles, savoir les 30'', 31^,'

Bt.W formant le Xl^ Corps, la division Morand en Poméranie

^^ • ^ division danoise qui est dans le Holstein. Les divisions du Xl« m ^^•^ps doivent être cantonnées, selon les ordres de rKujperLvur, la B

Jans la Sâ'^ division militaire, excepté deux denii*brigades dont - doit servir duns le 1^1 ecklem bourg, l'autre tenir gnrnison à Mag- m ^^ *^ourg: la 3i" à Berlin, le 32" à Slettin, la ^a*' partie à (ilogau, | P^ *^lieà Berlin. La 30« est établie, les autres sont encore en marche P *^r ôe rendre à leur destination, La 3i^' seulement a deux de ses *^i*brigades rendues k Berlin.

^" En six places fortes et leurs garnisons, savoir : lîlogau, ^*^^ felrin, Slettin. Spandau* Magdebourg et Erfurt ; plus la garnison i ^^ la 32* division militaire.

La situation des divisioDS du IX" corps est établie dans V<-'^ni «i. joint D* i. Celle des garnisons dans Pélat n^ 2.

On s'occupe depuis plusieurs mois de mettre les places en état de défense» ainsi que de leur armement et de leur approvisionne ment. Les états n*^" 3, 4^ 5, 6, 7 et 8 font connaftre la situation d^ ces divers objets. Des ordres ont été donnés pour que le* provi sîons de bouche et de guerre fussent incessamment compl^Hées e| que Ton travaillât sans relâche à perfectionner les forUQcations.

La surveillance militaire du gouverneur général de Berlin s'étend depuis les limites du gouvernement de r>antzi;Eî (Leba) iusan'nui frontières de la Hollande.

Le gouverneur prussien de Colberg garde la côte depuie i.pDà jusqu'il Gamin, rive droite de TOder.

Le général Morand remplit le môme objet depuis Camin jiisqu' Hibnitz.

Le général de Lagrange garde la côte depuis Ribnitz jusqu'il U Trave,

Le général Gara Saiot-Cyr celles de la 32" division militaire depuis Travemunde.

Le général Hewold commandant les Danois, fait le même service sur les côtes du tlolstein et le général lleudelet, commandant la 30* division d'infanterie est à Munster, prêt à se porter avec seê troupes où le service de Sa Majesté rappellerait.

Tous les généraux correspondent fréquemment avec le gouver-I neur général et l'instruisent des événements qui peuvent mérite son attention. Des instructions ont été données pour le cas où lea ennemis opéreraient un débarquement considérable. Selon le seoii de ces instructions, MM, les généraux ne doivent pointse commellr contre des forces trop supérieures aux leurs, mais réunir celles-cil et les reployer en lieu sûr pour attendre les renforts nécessaires et] les ordres du gouverneur général .

En cas de débarquement sur les côtes de la Poméranie, MM, les I généraux Morand et de Lagrange s'entendent et se réunissent pourj repousser Tennemi slh en voient la possibilité avec les moyens qulf sont h leur disposition, et s'ils en jugent autrement, ils se reploienll sur Stettin pour se réunir à la 32" division du XI" corps et attendre j des instructions du gouverneur général. La 31® division qui eatà^l Berlin peut, dans ce cas» se réunir aux deux autres à Stettin, l*eiî généraux lleudelet et Hewald se réutiissent dans le même ai$ suri la Trave <»t attendent aussi des ordres du gouverneur général.

Si le débarquement a lieu sur les côtes du Holstein, le géoéraf] Hewald dispute le terrain sans se compromettre et se reploie sur ,

NRUVIÈME CORPS 5Î1

Hambourg où il appelle le général Heudelet, tandis que la division Morand, les 34«, 32« et 33« divisions du Xï« corps se préparent à marcher et marchent en eiïet sur la Trave. Enfln si le débarquement s'opérait sur les côtes depuis l'Elbe jusqu'au Zuiderzée, les |B;ënéraux Heudelet et Hewald se réunissent à Ur^me et environs et attendent le général en chef avec les renforts qu'il jugerait à proche leur conduire.

Les points les plus essentiels de la côte sont fortifies et armés. Ce sont des batteries soutenues de blockhaus, l'ouvrage le plus considérable est un fort nouvellement construit dans la petite île de Pregnitz entre Stralsund et Vî\e de Rugen. Ce poste serait le seul de Poméranie suédoise que M. le général Morand défendrait dans le c^as où il serait attaqué par des forces supérieures aux siennes. Il y laisserait une garnison qui se maintiendrait jusqu'à son retour et l'arrivée des renforts qu'il amènerait. Ce fort et une flottille qui est dans la baie de Stralsund se soutiendraient mutuellement et conserveraient à la division impériale les moyens de passer à Ttle de Flugen pour en chasser l'ennemi.

Des batteries défendent les bouches de l'Oder ; un bataillon de la division Morand les garde ; il est établi dans les fies Usedom et de V^ollin. Si ce bataillon était forcé, ses moyens de retraite sont ^.ssurés.

Ces notions et lesétatsque j'y joins feront sufflsamment connaître & M. le maréchal duc de Castigllone ses diverses obligations et les forces dont il peut disposer. Je lui remets en outre les instructions C]uej'ai reçues de Son Altesse Sérénissime le prince vice-conné- 't.able. Elles lui offrent d'autres détails de service auxquels je me ^uis conformé. •

Victor au duc de Bassano

Berlin, 29 juillet (A G)

« J'ai reçu la lettre que Votre Excellence m'a fait l'honneur de ^m'écrire le 20 de ce mois concernant les gardes nationales du x*oyaume de Prusse. M. de Saint-Marsan avec qui je me suis entre- %.enu de cet objet doit donner à Votre Excellence des éclaircissetuents qui la mettront à même de satisfîiire l'Flmpereur et d'effacer les impressions que SaMajesté a pu recevoir des rapports qui lui ont été faits à ce sujet.

Jusqu'à ce jour, je n'ai vu de la part du Roi de Prusse et de ses ministres que zèle et dévouement à la cause de l'Kmpereur, et je ne pense pas qu'ils aient des intentions contraires. En effet, ils

NEUVIÈME COHPS

CDonaftraieQt bien mal feur îotérét, s'ils peosaient et agîssaieot autrpmeni qu'ils ne loDt fait jusqu'à présent. Du reste* je vais reeoramander à mon successeur au gouvernement de Berlin (M. lel duc de Castiglione) d'avoir i œil ouvert sur l'organifiation de la garde nationale et de se conformer à cet égard aux intentions d« Sa;Majesté. »

Victor à Berthier

a Les ordres de Son Altesse Sérénissime datés du du ^2 de ce moil concernant le mouvement sur Dantzig des cinq sixièoies bataillons qui sont à Spandau ou sur le point d'y arriver, de^ deux bataillons du régiment de Francfort qui sont à Hambourg et du rëgiinent n^ 6 de la Confédération, me sont parvenus hier, et je me i^oil empressé de le communiquer à M. le marécbal duc de CastlglioneJ Son Excellence les avait déjà reçus, et elle travaillait à leur exécu" tion de sorte que ce mouvement se fera sans ma participation.

Je vaisexpédieràM. le général de Lagrange, gouverneur à Dantzigi^ Tordre de diriger sans délai les deux premières demi*brigades de la division de marche sur Kœnigsberg où elles tiendront garnison selon le deuxième paragraphe de la lettre de Votre Altesse Séré-j nissime. Je lui prescrirai en outre de faire partir la 3« demi-brigade de cette division pour la même destination dès que deux des oeul bataillons qu'il doit recevoir seront arrivés à Dantzig, et la i^ aussitôt que deux autres bataillons seront entrés dans cette place. Je m*as« surerai de Texécution ponctuelle de ce mouvement.

Je me mets en route aujourd'hui pour Marîenbourg oi!i je compta être rendu le 3 août, les 12^ et !^« divisions n'y arriveront qae les 4, 5 et 6 du môme mois. Je les laisserai reposer un jour et leuf ferai continuer leur marche surTilsit ainsi que me le prescrit Votre Altesse. La 26» division doit être en mouvement pour Labiati d'après les derniers ordres qu'elle a reçus. Je lui en enverrai de| nouveaux pour la réunir aux deux autres et je prendrai en passant à Kœnigsberg le régiment de cbevau légers saxons du prince Jean selon rautorisatton de Votre Altesse,

Je vais expédier un ofûcier h Posen pour faire marcher sur Tilsit les trois bataillons des A^^l^ et 9<^ régiments polonais. Je doutQ qu'ils soient prAts, J*ai recommandé k cet officier d^ ne les metlre en marche qu'après qu'ils seraient pourvus de leur habillemenl»] équipement et armement* mais d'en hAler la livraison.

Je ne pourrai faire connaître positivement à Votre Altesse Séré^nissime le jour de la réunion du LX^ corps à Tilsit que par celui dttl

NKUVIÉMK CORPS 523

départ des 12« et 28® divisions de Marienbourg. Je dois donc attendre pour cela mon arrivée dans cette ville.

Votre Altesse me recommande le soin de pourvoir d'avance le train d'artillerie et la cavalerie du IX* corps. Je ne le négligerai assurément pas, non plus que celui que je dois à la subsistance des troupes. Mais il est à craindre que toutes nos démarches à ce sujet ne soient infructueuses. M. l'intendant général n'a encore fait aucune disposition en faveur de ce corps d'armée, et cet oubli va me causer bien des inquiétudes. C'est en vain que je lui ai demandé une administration et des moyens de transport, il ne me répond pas et j'ignore s'il s'est occupé de ces objets d'une nécessité indispensable. Il est très important que l'ordonnateur Sartelon soit renvoyé à ce corps ou qu'on lui donne un successeur pour qu'il travaille sans perte de temps au moyen de le nourrir.

Votre Altesse ne peut pas me donner une plus grande preuve de la. bienveillance dont elle m'a toujours honoré qu'en s'intéressant aujourd'hui en faveur de ce corps d'armée. Je la supplie donc de ra.ire organiser ses administrations ou au moins d'ordonner qu'un bon administrateur lui soit promptement envoyé, i

(Mois de Juin)

Schwarzenbergr à TEmpereur d'Autriche (1)

Lemberg, 4 juin (K K A)

c A mon arrivée ici qui eut lieu le 30 mai, je pris le commande* ment du corps d'observation de la Galicie qui m'avait été confié par Votre Majesté.

Je me fais un devoir de vous rendre compte que les sages ordres du conseil de la guerre et particulièrement le zèle distingué du feldzeugmestre prince de Reuss ont eu les suites désirées pour le corps rassemblé à la hâte et avec de très faibles moyens.

Le comte de Gois, gouverneur du pays, m*a apporté une coopération très efficace ; animé du môme esprit il n*a reculé devant aucune difficulté, il s'est seulement et uniquement efforcé de les écarter du chemin, cette coopération m'était absolument nécessaire pour ne pas rendre sans résultats les efforts ininterrompus du prince de Reuss.

Votre Majesté daignera voir par le rapport que j'adresse au président du conseil de la guerre que ce corps est extrêmement audessous de l'effectif promis par Votre Majesté, conformément à la convention, et qu'il manque de beaucoup d'objets indispensables aux soldats pour la guerre :

1® Votre Majesté a daigné s'exprimer elle-même à cet égard : elle veut que pour les troupes destinées eu corps auxiliaire, Tétat effectif soit seul accepté pour base; autrement le général en chef de l'armée alliée, induit en erreur par un état imaginaire, pourrait imposer aux braves troupes de Votre Majesté une besogne qui

1 . Nous avons cru devoir reproduire ces dêpt^'hos qui montrent les difficultés que le prince de Schwarzenbcrg eut à surmonter.

dépasserait leurs forces réelles, et de cette façon la gloire des armées autrichiennes serait menacée. Après un examen exact, on a trouvé quMl manque à l'infanterie i.897 hommes et à la cavalerie 746 chevaux ;

2® La caisse de l'armée n'est dotée que de iOO.OOO guldens; si Ton n*y remédie rapidement, cela pourrait attirer les plus graves inconvénients, particulièrement au début.

3* Le déflcit considérable en souliers et en manteaux (si les moyens employés à la hâte ne devaient pas agir à temps) pourrait càu début de la campagne rendre Tarmée sensiblement plus faible, puisque les souliers sont en grande partie mauvais et que les mant,eaux sont absolument nécessaires à la troupe par les nuits froides qui existent en ce pays ;

4® En ce qui regarde les hôpitaux de campagne, l'emploi de four- «sisseurs adopté par le général commandant est le seul moyen prat,ique à suivre ; puisque, particulièrement dans ce pays, où les cnoindres objets doivent être amenés de loin, la propre régie est presque impossible ;

5® En ce qui regarde les subsistances, je désire seulement que pour le cas d'un mouvement rétrograde qu'on ne peut prévoir, on puisse prendre quelques mesures de prévoyance.

Votre Majesté daignera voir, par mon rapport ci joint au président du conseil de la guerre, combien on s'est efforcé, d'accord svec le feldzeugmestre prince de Reuss et le comte de Gois, de remédier, autant qu'il a été en notre pouvoir, aux défauts signalés plus haut ; elle voudra bien, par des ordres rapides et précis, rendre efûcaces toutes ces mesures, uniquement prises pour le bien du service de Votre Majesté.

Le rapport du président au conseil de guerre contient de plus l'annonce de Tarrivée du colonel de Flahaut ; je le renvoyai le 4 de ce mois avec l'effectif qui m'était réclamé et avec le projet de mon ordre de bataille.

Le capitaine Meckenheim m'a apporté le 3 de ce mois de nouireaux ordres ; il attendra le moment où je trouverai bon de le reniroyer. Ces ordres concernaient principalement les dispositions de marche du corps contre le Grand- Duché, on doit la préparer aussi secrètement que possible.

L'Empereur des Français me charge de donner au corps auxiliaire qui m'est confié le titre de i^^ corps d'armée autrichien, afin d'éveiller l'attention des généraux russes, aussi bien par ce moyen qu'en répandant le bruit de la marche dun nombre de troupes considérable dans cette partie ; puis d'ordonner le départ, de

COHPS AUTWCHIEN

gagner quelques marches sur la deuxième armée que commande le prince Bagration, son quarller général est à Loutsk. Je ne fais aucune difliculté de donner à l^armée d'observation le nom de l*' corps d'armée auirichien, puisque principalomenl au début je dois montrer de la complaisance, mais dans la suite, dèë que ce motif cessera, |e ne manquerai pas de reprendre peu À peu la nomination d armée auxiliaire impériale d\Vutriche.

.Fai suivi Tordre qui me prescrivait de répandre des nouvelles ayant pour but de faire croire à l'arrivée d'uiie armée considérable dans cette partie autant que je Tai cru sufûsant pour attirer ratlention des Husses» sans cependant courir le danger de les inquiéter, au point de les décider eux-mêmes à un mouvement prématuré.

L* esprit de Tarmée est actuellement comme 11 peut être ; la guerre n'est absolument pas populaire, quelques-uns seuls croienl y voir comme résultat définitif un avantage négatif, mais tout le munde doute complètement d un avantage positif; pourtant, du général au soldat, chacun est prêt à sceller de son sang son devoir envei-s le souverain, la patrie et la gloire des armes. Il n'écbapjiera pourtant pas à la sagesse de Votre Majesté combien il est dangereux avec une pareille disposition de retarder les encouragements habituellement accordés dans les guerres précédentes. Je me permet» donc de demander instamment À Votre Majesté pour le bien de son service de pouvoir disposer sur place de lavancement des officiers destinée à remplacer ceux tombés devant lennemi, et cela jusqu'aux colonels.

L'avancement des ofdciers en surnombre gagnera toujours considérablement plus ta ni par le grand nombre d^ofticiers devenus incapables de servir à ta suite de la guerre.

J'ai rhonneur d avertir Votre Majesté que j'ai reçu son billet du i4. Puisque je quitterai cette provmce dans peu de. temps, je crois de mon devoir de lui représenter la triste situation dans laquelle se iiouveront les deux princes de Heuss et de Hobcuzollern, Les rapports du général commandant le territoire avec ceux du général commandant une armée de réserve ne sont pas bien d(}(i* nis ; il ny a pas de doute qu'il en résultera un désaccord et des complications de toutes sortes qui auront certainemeni pour le service les suites les plus fâcheuses.

Je puis assurer h \oUe Majesté que le prince de Hcuss par ses soins attentifs, son extréma honnêteté, son dévouement sans borne à la personne de Votre Majesté et sa bonne entente avec les aulo* rites civiles, tant qu'il n est pas gêné dans «tes actions rendra

sûrement dans ce poste h Voire Majesté les services les plus essentiels en un moment si critique.

Enfin je dois prier très instamment Votre Majesté d'ordonner aux chambres de me payer de suite ce que l'on me doit pour les dépenses de mon voyage de Paris à Vienne, ainsi que la somme que Votre Majesté m'a autorisé à toucher pour mon équipement de campagne.

L'excessive cherté ici et le manque d'argent comptant me forcent à prendre une avance, afin de pouvoir payer les dépenses couinantes et à inscrire cette somme en acompte de la caisse du corps. >

Schwarzenbergr au F. M. L. de Bellegrarde président du conseil de la guerre

Lemberg 4 juin (K K A)

a Depuis mon arrivée ici, je me suis efforcé de me procurer tous les renseignements possibles sur Tétat du corps de troupes que Sa majesté m'a confié. Le résultat de mes efforts et les mesures déjà prises que ces circonstances réclamaient expressément se concentrent sur les objets suivants ; je les soumets au jugement et aux ^connaissances de Votre Excellence, pour qu'elle y remédie :

1® L'effectif réel de ce corps, d'après le rapport communiqué par le gouverneur du pays, est inférieur pour l'infanterie de -1.897 hommes et pour la cavalerie de 716 chevaux à ce que l'on a coutume d'appeler chez les Français effectif au grand complet, et chez nous effectif marchant (aiîsrùckend). Si l'on devait remplacer ce déficit important en ordonnant que les réserves fussent mobilisées sans perte de temps dans les provinces qui doivent fournir des recrues et envoyées au corps d'armée, et que le recrutement déjà prescrit en Hongrie fût effectué de la manière la plus rigoureuse, il en résulterait une perte de temps qui apporterait aux armes de Sa Majesté un désavantage infini. Votre Excellence daignera le reconnaître dans toute sa clarté; elle-même me l'a promis personnellement lors de mon séjour à Vienne : dès maintenant le complément de ce corps aurait seulement lieu par la méthode que Sa Majeté daignera employer dans la suite pour son comptément, c'est-à-dire par des corps entièrement militaires.

Votre Excellence me permit alors d'incorporer de suite une division de Lichtenstein hussards et un bataillon de Czartorinski. Mais ce secours est rien moins que suffisant sous tous les rapports, surtout en ce qui est relatif à la cavalerie. Je me vis donc forcé de remettre l'invitation, dont copie est ci-jointe, au commandant du

Bîfi

nonP5; AIlTRTnHIEN

territoire, en l<: priant av voninir ui'ti ajouler au curps Hfui n^ i ment de Kaiser hussards h la place de la division de Lichtmi^. hussards qui m^avait été accordée ; le gouverneur y coDseDtit.

Ce régiment à déjà été mis en marche et il est soumis k mesordres. Dans d'autres circonstances le devoir eût tmigé, afin d'éviter rn^rae l'apparence du tout acte d'arbitraire, de demander auparavant le consentement de Votre Excellence pour ce changement» mais les dernières lettres du prince de INeufchàtel sont de telle nature que le retard qui en aurait nécessairement résullé aurait pu très racileinent devenir préjudiciable aux intérêts de Votre Majesté* Je me flalte donc que Votre Excellence rêcooQaftra dans ce motif une juslitlcalion complète de ma conduite et me tiendra complètement exempt de toute prétention ;

2** D'après ta déclaration du commissaire supérieur des guerres auprès du gouvernement du territoire* on pourra donner une seul** fois cent mille guldens en billets comme première dolaliiin de \n caisse d'opérations.

Il est facile de voir cotnbien cette somme sera insuîtibaute :l satisfaire aux besoins courants, si l'on considère que, d'après un compte provisoire du commissariat, pour le premier mois seulement, 1184.000 tlorins seraient nécessaires pour couvrir les déj. figes couiante«. Votre Excellence le verra en «létail par les pï"j de dépenses adressés au conseil de la guerre.

Je me vois donc obligé de prier Votre Excellence de la manière la plus expresse de vouloir bien porter très rapidement tous se» soins à cet objet, atin quau moins la campagne ne s*ouv^re pas avec un retard dans le paiement des appointements et de la solde* Jusqu'îi présent nos troupes n'ont pas été habituées à celiucoûvé- Dienl ; il ne pourrait avoir que des conséquences très désavantageuses sur l'esprit militaire du corps.

A cette occai^ion» je dois de suite demander h Votre Excellence si dès le début de la guerre tout le corps ne devrait pas être mis sur le pied de guerre relativement aux traitements, nourriture et remplacement des grades ; je me promets de cette mesure un effet moral important ;

:i" Les rapports relatifs à Téquipement de la commission de Jaroslaw ne sont pas aussi inquiétants que Ton aurait pu le croire en général^ pourtant ils ne sont pas assez satisfaisants pour puisse attendre Tavenir avec toute coutiance. Le délicil co i manteaux* bottes et sacs se fera bientôt sentir* parce que la plupart des généraux de brigade se plaignent déjà amèrement .rn porterai une attention particulière, aussitôt que les troupcn aiu i ^

heureusement franchi les frontières à agir avec la plus grande économie pour le trésor ; par un système de réquisitions, suffisamment bien préparées davance, je veillerai moi-même à procurer par d'autres moyens les objets d'équipement qui manquent, particulièrement les souliers et les manteaux. Fin même temps je dois prier Votre Excellence de donner les ordres les plus précis h la commission de Brunn pour qu'elle prête toute l'aide possible à la commission de Jaroslaw en ce qui concerne ces deux articles ; de façon que le pressant besoin de ces deux objets éprouvé par le corps d*armée soit complètement assuré, avant que le système de réquisition puisse prendre son entier développement. Je me vois donc obligé d'attirer à moi tous les souliers existant à Jaroslaw, pour n'éprouver aucun manque de cet article essentiel au moins dans le premier temps. Je crois répondre ainsi aux intentions de Sa Maiesté et aux vues de Votre Excellence.

40 Relativement aux hôpitaux de campagne, le gouvernement général du pays a réussi à engager un fournisseur qui sous sa bonne foi, sans avoir un contrat particulier a déjà exécuté cette fourniture. Pourtant l'autorité flnancière (fmanzhofstelle) veut que ce fournisseur ne soit pas conservé pour ce service.

Sans me mêler en quoi que ce soit de cette affaire, je me permettrai de faire à Votre Excellence la remarque suivante que je crois devoir considérer comme un principe fondamental dans cette question.

Le bon traitement des malades est le but principal ; la grande économie pour le trésor ne vient qu'en second ; la manière d'agir du fournisseur donne aussi bien que la caution exigée la certitude de ne pas être abandonné par lui.

Je dois donc prier très instamment Votre Excellence que le conseil de la guerre ne ratiûe pas de contrat de fournitures pour les hôpitaux où la conOance la plus entière dans la manière d'agir du contractant ne serait pas hors de doute^ et à moins qu'il ne soit connu lui-même en haut lieu, afm que ce service si important pour les troupes de Sa Majesté ne soit pas négligé pour de fausses considérations de finance, et que le bien de la troupe ne soit pas menacé par des fournisseurs indélicats.

Je me suis exprimé à ce point de vue envers les autorités ; je leur ai dit que je pouvais seulement laisser exécuter ce service par des fournisseurs de l'honnêteté desquels les autorités du pays me repondraient personnellement.

L'autorité du pays a alors adhéré complètement à la disposition provisoire prise par le gouverneur du territoire, le prince de Reuss, et elle s'emploiera à la ratification auprès de la cour;

5*^ J'ai lieu âutlûui de me tranquilliser relativement aux substSf tancée : oitlre les bi^soios countnlâ en pain, viande, foin^ avoioeJ farine, j'ai encore ordonné, pour le cas ou l'un passerait la fron^ tière, un approvisionnement de vingt jours pour les hommes el| les chevauK. L'administration des vivrea a déjà pouasé assez loif ses meëures pour que je puisse croire pouvoir y compter ave certitude bien qu'avant le moment actuel on n'eût donné aucu^ ordre. Sous ce point de vue, le système de réquisition soulager encore le trésor ; pourtant l'observation suivante n'échappera m aucune manii^je h ruttention de Voire Exc*illence ; la prudence exige sûrement, même pour le cas le plus heureux, que Vùn sûr d'avoir à nos frontières au moins assez d'approvisionn tirés de notre propre pays, pour que Ion puisse se tran i complètement.

On n*a pas du tout l'inlenLion d'organiser un service de Tarri^r^ continuel comme dans les guerres précédentes^ mais de rendr moins dé3avanla,^eux un cas qui pourrait être défavorable. Je doL donc recommander également cetto circonstance de la manière li plus pressante à la particulière bienveillance de Votre Excellence;

Ij" Afin de maintenir V^otre tlxc^^llence dans la pb^ine connais saDce des circonstances, je ne manque pMsde vous apprendre ce qui suit: Le colonel de Flahaut, aide-de-camp du prince de Neufchàtel^ arriva le 30 mai ; il m'apporta une lettre de ce dernier oii il mi déclarait que. d'après ia volonté de deux souverains, je devais sui^ vre et exécuter dans tous les cas les ordres de PEmpereur franH çais ; ce dernier les ferait parvenir par le prince de NeufcbiVtelJ J'en reçus i*ordre le plus précis et formel par une autre lettre du comte de Metternich écrite par ordre exprès de notre souveraillJ

Un autre officier français le capitaine de Télat-major Meckcn«?in| suivit le colonel Flabaul; il me remit une seconde lettre où I3<;rtliier réclame letat réel du corps ; il désire en même temps qu'il j nomme premier corps autrichien, et que de notre côté on répande à dessein en public le bruit do la réunion d'autres corps con^utéra-l blés aûn d induire en erreur les troupes opposées. L'armée frsii-< çaise se réunit entre Varsovie et Elbing. J'attends d'une bettra à^ l'autre les ordres de mouvement.

Votre Excellence verra mes dispositions par Tordre de l)a taille j ci-joint; pour le moment je ne trouve rien d'autre à y ajouter que [ de confier au général Schmetzen le commandement des parcs et dOj donner au F, M. h. Pûanzelti^rn le commandement de la chancet-J Jerie du quartier général.

Le rapport de la commission des lloances m'a appris qu^dle '

GOHPS AUTRICHIEN 531

avait un approvisionnement considérable on baraques et en tentes ordinaires ; d'après le système actuel elles ne peuvent plus être €mployées. J'en ai distribué une partie aussi bien au quartier général qu'aux généraux, ils en feront usage dans les steppes désertes. J'attends les ordres de Votre Excellence afin de savoir si l'on peut laisser ces tentes contre un prix fixé où si on devra les rendre à la iin de la guerre à la commission d'économie. »

Schwarzenberir à Metternlch

Lcmberg, Il heures \/'î du Koir, 11 juin (K. K.St.)

« La lettre que Votre Kxcellence m'a fait l'honneur de m 'écrire de Dresde en date du 30 mai, ainsi que la pièce y jointe, m'est parvenue le 9 au moment môme où mon embarras était à son comble. Je reçois Tordre de me mettre en marche entre le 9 et le 11 pour me porter sur Lublin. Je dois donc traverser tout le Grand-Duché sans pouvoir payer un sol d'argent ni à l'officier, ni au soldat dont il puisse faire un usage quelconque. Je dois placer cette belle armée à côté de tant d'autres troupes dont celles des plus petites armées de Ja confédération se trouvent payées en numéraire. Privée de tout jusqu'aux objets de première nécessité même, mon armée peutdle subsister ? Je vous en laisse l'arbitre, Monsieur le Comte. La guerre n'est pas populaire, l'armée que j'y conduis n'y va que par obéissance, je me flatte cependant de parvenir à profiter de l'esprit XQilitaire qui l'anime et de le tourner h l'avantage de la tâche qui :in'e8t imposée, mais je prévois une désorganisation complète dès le moment où il faut que l'armée fière de son nom, commence cette guerre en luttant contre la misère la plus afi'reuse, au milieu de ^ant d'autres envieux de son antique gloire qui mettent de la X'echefche à l'humilier.

Où trouver les fonds pour payer l'armée sans attaquer les réser- "^es destinées aux dépenses extraordinaires de l'État ? cependant €:omment éviter l'écueil qui menace mon armée d'une ruine inévi- ^ble ? L'assurance avec laquelle vous m'annoncez, monsieur le comte, de terminer bientôt tout à fait Taffaire qui tend à obtenir de la part de l'Empereur Napoléon des moyens propres à subvenir à notre pénurie de numéraire releva mon courage, et c'est ainsi que je n'ai plus hésité d'avoir recours au seul moyen que je connaisse dans le monde capable de lever une difficulté qui paraît insurmontable. L'or dont regorge Brody, et Lemberg môme, me fournira, j'espère, moyennant un emprunt remboursable sur les fonds que l'Empereur Napoléon nous avancera ou répartira sur l'armée, une

CORPS AUTRrCHIliN

somme de iSO.OOO Jucats qui suffira pour payer pendant trois moil la solde el Ing gages des oniciers, sans y comprendre les généraux, | cependant. J'attends le résultat de ma négociation dont jViugurôj favorablement»

Si j'ai pris un parti un peu violent, je crois que ma poeitioo doill me justifier sufdsamment^ et en attirant une grande responsabilité [ sur ma tète pour sauver l'honneur et l'existence de Tarmée, je croiffl avoir mérité rapprobation de mon souverain, ta

LùOiIttsrg. 11 juin (K K A)

« Le 9 de ce mois à 9 heures du matiUt le lieutenant-colonel Aubert, de l'état-major gtl-néral du prince de NeufchAtel m'apporta j une lettre du prince. Il nradresse un ordre de Tempereur NapoléoaJ d'après lequel je dois* entre le 9 et le (1 de ce mois, me mettre eirJ marche par Zamosc sur Luhlin avec le corps autrichien. On mel recommande expressément la plus grande prudence pendant cette] marche de (lanc ; de plus on me fait connaître que rempereurl Napoléon a ordonné de construire un pont à Pulnwice, afin qu'auj cas où une armée russe, pénétrant subitement au delà du Bug, empêcherait notre corps de se réunir avec Taile droite de l'armée froi çaise sur la rive droite de la Vistule, ce mouvement pût avoir lieal sur ta rive gauche. En même temps, pour entretenir la communi-l cation* on me charge d'envoyer un officier au roi de WestphaJieJ un autre au général Heynier ; je l'exécute de suite.

Au moment du départ de cet officier je reçus du T. M. L.Stipsicz| la nouvelle que la paix avait été signée par les plénipotentiaires a| Bucharest et envoyée pour la ratification h leur haute cour.

Je transmets donc cet événement important au général Reyniar;! je le prie de faire parvenir sans délai cet avis à l'Empereur français;! je pense que de celte manière la signature de la paix sera plus tôt connue de lui que par le courrier qui vraisemblablement vient par Hermanstadt et Vienne au quartier général français, Jai mii l'armée en marche de façon que pour le 15 elle passe sfirement les Irontières du duché de Varsovie ; et j'ai pris provisoirement toutes les dispositions possibles, afin que dès son entrée dans le territoire ennemi elle en reçoive son pain et ses vivres ; pour ce motif, depuis un certain temps, l'intendant général Dumas a mis à /amosc an I officier à ma disposition avec les ordres nécessaires.

Relativement a la nourriture et h la relève des altelaces de 1*11

meDse transport nécessaire à la conduite de rapprovisionncment de vingt jours, je m'entendrai avec les autorités d'ici.

Le seul obstacle insurmontable qui se produira lors de mon futur passage à travers le territoire de Varsovie,consiste dans le payement des troupes, puisque notre papier monnaie n*est pas accepté dans ce pays ; et dans une contrée amie, il nous manque tous moyens de lui donner cours. Avec cette circonstance que Tesprit de l'armée n'est pas sympathique à la guerre qui va éclater, j'ai eu occasion de me convaincre que le payement de la solde en une valeur n'ayant pas cours et par suite perdant tout prix et considération entraînerait après soi les suites les plus mauvaises et pourrait devenir dangereux pour l'état. J'ai désiré me procurer un fonds suffisant en argent comptant pour le payement des appointements des officiers et de la solde de la troupe sans toucher le moins du monde aux ressources habituelles déjà affectées par les finances et disponibles ; le seul moyen que je trouvai pour résoudre cette difficulté fut de prendre mes dispositions pour emprunter, avec la coopération directe de Son Excellence le gouverneur du territoire, comte Gois, 130.000 ducats dans la ville de Mordy si exposée aux Cosaques et ruisselante d'argent sonnant. Je le fis d'un côté après une mûre réflexion et sous l'empire de la plus pressante nécessité, de l'autre avec l'approbation de Son Excellence le comte de Metternich datée de Dresde, le 30.

De cette façon la solde de l'armée de Votre Majesté sera assurée au moins pour trois mois. J'attends avec impatience le résultat de cette négociation. L'armée ne peut vivre au delà des frontières que de cette manière ; j'ose l'observer à Votre Majesté : relativement à la solde, je ne connais que ce seul moyen de traiter cette armée, au milieu de tant d'autres troupes de différents souverains, avec la dignité qui sied à Votre Majesté et d'une manière conforme à Totre générosité.

Je prends la liberté de joindre enfin ce que j'ai écrit h ce sujet au comte Gois et mon rapport au président du conseil de la guerre.

Je joins mon ordre de bataille avec la répartition des parcs de toitures ; j'ai pris cette mesure à cause de la ressemblance qu'offre cette guerre, relativement à la nombreuse cavalerie qui nous entoure,.avec la méthode habituelle de camper dans les guerres précédentes contre les Turcs. »

8chwarzenbcrffr à Bcllegrarde

Lemberg, 11 juin \K K A) '

« Afin de continuer à faire connaître à Votre Excellence aussi

CORPS ADTRrnHIK?r

bien les événements que les mesures arr<*téeg au corps d^armre, fi 1 vous sotimels le compte r<?ndu suivant :

1" La publication fnile si tard aut autorités du pays de Tobligation de pourvoir le corps d'un approvisionnement de vinKtjourt lors de son départ, Rutrafne les plus grandes dinicullés; elle conduira peut-tHre l'nd ni inist ration du pays à prendre des mesures iuïWilablcs que chaque gouvernement doit désirer pouvoir écarler.

Entre deux maux l'on doit toujours choisir le moindre; la noDexéculion de cette pres^^ription quijors de Tenlente de nresde^a été supposée, même de notre côté, comme une chose admise et incvilalde serait très désuvanlageuse pour le service de 8a Majesté aussi bicQ qui* pour les intérêts des monnrques ; je dois donc persister à| demander l'exécution absolue de cette stipulation sans aucune autre « considération,

2« La première dotation en argent comptant pour les frais d© guerre est encore phis fnihle que l'on ne croyait pouvoir le craindre d*abord. Le prince de Reuss ne put nous (aire remettre que 80,000 norins dont seulement 2.2ÎI0 florins en or et en argent Afin de | m'aider un peu lors des premières nécessités, je me vis forcé de prendre une autre voie. Votre Excellence îa connaîtra par la note écrite au gouverneur du pays, comte lîois. Le comte Gois accédai d'autant plusi\ ma proposition que cette affaire avait été ardonnéiî par un décret (erlass) du ministre des affaires étrangères, corale de Metternich, et qu'il n'avait aucun doute de répondre complèlemcot | aux intentions de Sa Majesté l'Empereur.

Le gouverneur désigna de suite un fondé de pouvoir pour la négociation projetée. Il fut assez heureux pour trouver un homme connaissant suffisamment le terrain et» h ce qu'il semble, créé pour cette alTaire ; il a commencé sa mission non sans espoir d*un heu* 1 reux succès. Le^ espérances me sont donc favorables ; pourtant on ne peut répondre de la réussite. En cas d'insuccès, je prie très instamment Votre Excellence de veuir en aide au corps par tous les < moyens possibles,

3*» Afin de remédier de mon mieux à la plainte générale des brigadiers et divisionnaires concernant le défaut général et le mauvais état de Téquipeuïent. et de faire apparaître les troupes de Sa Majesté autant que possible sous un jour favorable paruji les alliés» j'ai jugé nécessaire d'envoyer le général Mayer a la co m mission d*éqttl»| peujent de Janrslaw avec l'ordre préciî? de reconnaîlre les différentes catégories existantes, de m'envoyer un état exact; et> puisque Ion ne peut complètement remédier aux besoinsi de learépariir; | d'après la contenance des approvistonnementSy parmi les troupes,

^ei

afÎT^ que chaque corps puisse en recevoir proportionnellement à<

son eiîeclif; de remettre auseilôt les soiilierF de fabrication hon-

g^M^oise. et autrichienne aux régiments qutî cela concerne» et ci'em*

piolet le reste de façon k ce que cba«]ue régiment puisse recevoir

ôi^<^ore une paire de souliers par homme* Avant tout, le général

^^er est charL'é d*erap<^cher trAs soiiÇDeusement qu*aucun homme

** '^^ jii^partenant pas au corps entrant en campagne reyoivo a ♦laros"

11^."%^%^ quelque objet d'équipement avant que ce corps ne soit com -

P^^^ ornent pourvu et équipé autant que Ton peut l'obtenir. Dana les

^^ ^*^<^<Dnstftnce8 actuelles, je me pE'oraels de cette mesure le meilleur

** J*ai mis eu réquisition un nombre suffisant de bateaux de sel

r'**mmener le dépôt d'artilkrie ?4 Jarosîaw ol le transportera

«Jomir alin d'épargner de mon mieux ce transport au pays. J'ai

^^ 1 <2ment choisi la voie d*eau pour les pontons aûn d'épargner

• ^-attelages autant que possible. . . . . ,

^i^ Le colonel Burkowski me rend compte qu'un hetman de Cosa-

'î*^*^^ s'offre h lui vendre K500 chevaux h raison de douze ducats

*^ *-* sur place et de seize au-delà des frontières, y compris toute

'•-•^ede perte. D'un autre côté on m'a offert fV.OO0 chevaux au

^ »^rie prix. Si la cais^^e d^opérations avait de Tor, cet achat procure-

■ ^ un gain très considérable au trésor, car non seulement les alliés

'^^ • s même les troupes IVançaises paieraient ces chevaux très

^^ *o tiliers vingt ou peutètre vingt-cinq ducats, ,1e crois cette aflaire

, ^^35 importimte pour la recommander particulièrement à Tatten-

*^<^ri de Votre Rxcellence.

^'^ Le 5, le prince de Neufchàtel m'envoya de Thorn une instruc-

^^*^ * elle m*est parvenue le 9 par un courrier, elle me prescrit de

^^^'tLir entre le 9 et le 11 H démarcher militairement jusqu'il Lublin,

^^^ suite* de quoi, je me mis en marche le 1! et pense, d'après les

"^l-^ositions arrêtées, être le 21 ou au plus tard le 22 de ce mois

-^^Win

•^^^ Le comte de Melternich me communique une instruction ^^ Octationen) sur divers points qui ont été discutés complète-

'*^t à Dresde le 54 et qui vous a été remise par le F, M. L. Kle- ^ * J'attache la plus grande importance à une lettre du prince de

Ne

^TchAlet à Klenau, dont la copie me parvient ; il y exprime la

V Omesse de TEmpereur français d'avoir particulièrement soin de ^M ï^Oive corps auxiliaire ; mais l'écrit du ministre lui-même est pour " ^*^^ encore bien plus remarquable : il y donne Tassurance que ^^ Majesté Tempereur Napoléon est convaincu de Taccablant em- fl ^^^rras de Tétat de nos finances, qu'il est complètement entré dans

CORPS AUTHICHIBN

les vues de notre souverain, qu'il a apprécié comme il convieol 1rs besoins de noire situation et qu*il a des espérances favorablp*^ ■*" recevoir par son ordre Tarçent comptant que nous désirons, ai que nous n*avons pas et dont nous ne pouvons pas manquer pour la guerre. On doit donc bien regretter que cette chose ëi importante et nos besoins n*aient pas été complètement traités dans des notices détaillées et précises.

9** Au moment où je termine cc^tte dépt^che. je reçois te rapport du général Mayer de .laroslaw, H n'y a presque pas de souliers en magasin, maïs on a reçu un ordre du conseil de la guerre en dat 20 mai portant d'en envoyer 16.000 paires de Cracovie, M ^ expédia de suite un officier à Cracovîe; il espère tirer au moins 12,000 paires de souliers de ce magasin et pouvoir les env i suite au corps d*armée ; si cette espérance se réalise, la ti paire de souliers que je désirais tant avoir pour le corps est obte^ nue, La valeur de cette troisième paire de souliers s'élèvera à peu près à ce que Votre Excellence a daigné flrer, au moins pour l'ensemble, par son écrit présidial du 5 juin qui me parvient par le retour du courrier. Le surplus de dépense qui en résultera peutrHre, esl en soi peu important ; sous aucun rapport» il n'est d'une telle valeur que je puisse paraître courir le danger d^agir oootrairement aux intentions de Votre Excellence. i>

Sc*liwurreiihergr à Metternloli

LttmtMsrg» 11 jQin (K. K. S'

« Je vous assure» mon cher ami, que j*ai eu bien du mal i mettre la niachine en train ; il a fallu remuer ciel et terre et a k faire h des gens aussi zélés pour le succès que Reuss et Gois pour ne pas manquer à l'appel ; mais grAce à Dieu on m*a lais>^*' temps»el quelques jours plus tôt je nauraispas pu marcber cn« Ma position, je vous le jure» n*est pas riante* Je suis mal on généraux de division. Siegenthal et Trautenberg sont de vieilles fem r cela n'a pas de nerf. L'un voudrait être tranquille, l'autre ne ] se faire à l'idée de suivre sa destinée* c'est un bon bomme, mais il est encore plus lourd. Je n'augure pas bien de Primont qu' rejoindra pas avant trois semaines peut-être, cl de fait je ne |. compter qu>n Biancbi. Mes généraux majors sont bom, j*aurai blende quoi choisir parmi eux pour remplacer les chefs. On • encore bien exaspéré rontre la France. l*ersonne ne veut se h; liariser avec Tidée de combattre avec eux, cependant Te^prit de corps fait qu'on ne veut pas 8 exposer à flétrir runiforr»^^ "• f" r- -

faut pas davantage pour m'oiïrir un bout dont je saurai tirer parti. Ma foi je vous avoue que Tidée ne me paraît pas moins neuve et plus hétérogène qu'à tout autre, mais tout cela se fera. Les drapeaux et les coups de canons marqueront bientôt la ligne de Tamical deceltederennemi.

Mais l'argent est une grande affaire, la solde en papiers est inadmissible; point d'argent, point de Suisses. 11 faudrait ou fermer les yeux pour ne point voir ce qui est clair comme le jour, ou être le plus grand imbécile de conduire une armée sans le sol à travers un pays où on ne connaît point de papiers, la placer à cùLé des soldats du prince de Nassau qui offriraient Taumône aux soldats de TEmpereur. Si notre maître trouve un général qui se charge de cette besogne^ je lui céderai mon poste avec plaisir^ mais je ne suis pas de cette force, je le confesse avec franchise. Un début comme celui-là serait bien fait pour rendre mauvais le meilleur esprit possible, mais ce n'est à coup sûr pas le moyen de faire des prosélytes. Si on marchait avec une armée de 80.000 hommes droit en Russie pour faire la guerre, seul de son côté, la position serait toute différente ; on vivrait sur un pays ennemi ou gratis ou pour du papier que Ton ferait respecter, et on n'aurait point l'exemple des voisins. Si ma négociation réussit, nous sommes sauvés ; sinon il faudra avoir recours à des emprunts partiels, car sans argent nous sommes perdus. En quittant Lemberg, je me félicite de retirer mes officiers et généraux de ces sociétés qui ne font qu'aigrir les esprits. Le grand politique Mier est des plus enragés.

Vous le verrez à Vienne, où il criera à tue télé comme ici. A-t-on donc tout oublié ? Prenez, si l'occasion s'en présente, le parti de l'armée et de son chef qui ne craint rien que la honte et le malheur de Tuniforme autrichien ».

Schwarxenberir à llelleffartle

Krasnostuw, 18 juin (K.K. A.)

« Plus je m'approchai des frontières du territoire de Varsovie, plus je me suis convaincu que lesprit des troupes depuis les généraux jusqu'aux soldats (Hait chez le plus grand nombre disposé de telle façon contre cette guerre qu'il n'y avait absolument qu'un seul moyen de le mettre à la hauteur des circonstances actuelles, et de maintenir l'honneur et la dignité des armes autrichiennes: c'était de donner l'assurance la plus précise aux troupes, lors de leur passage sur le territoire étranger qui devait être le signal de la guerre, que le souverain leur donnerait tous les avantages qui leur furent

COFiPS AUTRICHIEN

accordés en fous temps, lorsqu'elles furent prôteg à verser latir sang.

Je devais rappeler à rurmée d'agir d'après ses devoirs et en mAriïH temps lui assurer solennellcinenl an nom du souverain qu'elle jouirait, comme j'ai eu l'honneur de vous le marquer plus haut, de tous les avantages qui lui furent autrefois atlribués. Votre Excellence vervn par Tordre du jtmr du i I en date de Lubica, dont ci-joinl copie, ce que Je considérai romme nécessaire de disposer.

Ma situation n'est assurément ni facile ni agréable, et je ne pui$ me flatter de ramener le drapeau autrichien avec honneur dan patrie ma besogne terminée, que si je suis soutenu de la mani la plus énergique par le souverain ; ma parole doit être sacrée aux troupe;^ ; j'espère donc que Votre Excellence soutiendra ma deiii:) ' auprès de Sa Majiîsté . elfe consiste en ce que ni ayant juge di. de sa confiance et après m'avoir eonfté ce poste, elle ne m'ôtera pas ces moyens que le sage auteur du rt^icleetien! pour les généraux a considère comme nécessaires pour chaque «én*'ral en chef.

Il ne peut échapper k un homme de guerre expérimenta, com* bien un général on chef serait à plaindre» s'il devait paraître aux yeux de ses officiers subordonnés sous le jour haïssable de lc« conduire au feu alln de faciliter au trésor le placement des ofOciers à la suite Si naïve que celte remarque puisse paraître, elle est pourtant pratique à un haut degré et n>sl exagérée «n rien J'avoue qu'aucun de ceux h qui Thonneur de la monarchie de Tarmée et de soi-même tient au cœur.ne pourrait entreprendre dans cette circonstance d^exercer le commandement du corps auxiliaire avec de« restrictions de cette sorte.

J'agirai danç toute circonstance comme je pense que I intérêt de TEmpereur le comporte ; je crois que la conllance de mon souverain Il cet égard a du précéder ma nomination,

Aujourd'hui à trois heures du malin avant mon départ du camp de Zamosc. j'ai reçu de Lemberg par estafette la lettre présidiale que Votre Excellence m*a adressée ici à la date du f I. Toute Tarmée et rétal-major ne peuvent assez remercier votre Excellence d« ce qu'elle a insisté avec énergie pour le payement en monoaiê scm* nante, et qu'à la fin vos effort** concernant cette atTaire import i ■ ont élé C(»urDnnésde succès; par ce moyen, je |)uis supprimer les essais et dispositions quej^avaîs prises auparavant. Le 14. j'ai expédié de Tomaszow» par mon officier d^ordunnance comte de raarpÀ rEmpercur Napoléon le rapport que le corpsd armer» ;Mixiliaire autrichien était formé et équipé d'après la conveutiun, entrerait le même jour dans le territoire de Varsovie, et qti*'"^

clant de nouveaux ordres, je continuerai ma marche jusqu'à Lublin.

J'ai en même temps remis au comte de Paar une lettre pour le I> rince de Neuchatel, oij j'expose mon manque d'espèces sonnantes. J« le priai instamment de venir promptement à mon aide en me fVDurnissant une avance des caisses françaises.

Provisoirement le peu de moyens que je cherchais à acquérir à X^emberg me procurèrent seulement l'avantage de payer aux régix:iaent8,âpartirdu grade de sergent major,une solde de quatre jours; ^ n prétextant qu'il avait été impossible à la caisse de nous suivre €:! urant ces grandes marches à travers des chemins sablonneux.

J'ai été informé par le roi de Westphalie et le général Reynier cjuî sont mes voisins qu'ils avaient reçu ordre de se rassembler ^ntre Pultusk et Praga ; Lublin était donc complètement dégarni cie troupes et le cours du Bug de Wlodava à Nur était seulement surveillé par une légère chafne d'avant-postes fourni par le corps de cavalerie de Latour Maubourg fort de 6.000 hommes placés à Siedlec et Stanislanow. Je chargeai donc hier soir le F. M. L. Sie- ST^othal de pousser en avant une division de Hesse-Hombourg, de ^açon qu'elle pût entrer à Lublin pour ce soir. Le major Neuman ci e rétat-major général y a été envoyé d'avance; d'après ses instruc- '^ions, il tachera d'ouvrir la communication aussitôt que possible.

Je pense y arriver après demain 20 de très bonne heure et ne ci oute pas d'y trouver d'autres ordres de conduite.

Aussitôt que je recevrai ma destination ultérieure je ne man. cillerai pas de la faire connaître à Votre Excellence. »

Extrait cl*un rapport

22 juin (K K A)

« Le prince Bagration avait établi son quartier général à Rouj ôna ; mais après avoir reçu un courrier le 19 du mois courant^ il a ^*ïit rapidement une marche sur Bialistok et Grodno. Le général IJoktorof a pris les quartiers à Roujana.

Les divisions russes sont h peine fortes de 8.000 hommes. Le Ig-énéral Tormasof s'est avancé avec son corps composé de deux 'iivisions de réserve sur Loutsk. Ce corps est composé de nouvelles levées et sert de réserve k l'armée. »

Ordre de marche pour le 23 Juin

Lubartow, 22 juin (K K A)

c La division Siegenthal rompra à 9 heures du matin, elle marchera par Sierock et Koch jusqu'à Sierokomla, la division y can-

tonnera ainsi qu'à Ruda. Wulka. Chorodziez. L*avant-garde cette division sera poussée jusqu'à M'oicieszkow et lesfractiûn& I plus avancées jusqu'à Swiderkt pour surveiller les environs Lukovv et de Miedzyrzyc. Le K. M. I^. prendra son quartier générà Sterokomla.

La division Bianchi rompra à 11 heures du matin, elle tnarches par Firley et Koch dans les cantonnements de Talczyn, Novo Wîe Annowka et (iorka.

Puisque la division Siegenthal part deux heures avant la é\\ sion Bianchi, on ne doit pas craindre un arrc^t sur la route; pou^ tant, s*il se produtsail, la division Bianchi s'arrêterait jusqu'à i que Ja division Siegenthat ait passé. Le général de division son quartier h Kock,

L'artillerie avec le parc de Téquipage de pont volant partiront 2 heures de Lubartow, lorsque la division Trautenberg aura pass elle suivra la grande route jusqu'à Koch; elle y cantonnera à endroit commode et non foin de l'eau.

La brigade Wrede partira h deux heures; elle suivra la divisic Bianchi par Firley» elle cantonnera à Skromowicc, Pozarow, WoT Skromowska, Rozwadowsk et Lukowiec. Le général prendra quartier à Wola Skromowska.

La division Trautenberg rompra à 11 heures du soir* elle mac chera par Lubartow, Gorka Lubartowska, Czemicrniki, jusqu" Niewienglosz où elle cantonnera ainsi qu'à Skoki et Lichty.

L^avant-garde de cette division sera poussée jusqu'à R.idzyn ; ell observera les passages de Wodyn et de Miedzyrzyc. Le F* M. L^ prendra son quartier h Niewienglosz.

La brigade Frelich suivra la division Trautenberg; elle cantonner-^ à Czemierniki, Wygoanow, Bielczonc et laissera encore Kamienn»- Wola occupé par une fraction. Le générai Frelich prendra soi quartier général ;\ Czemierniki. Pendant la marche, ce généra enverra un détachement à Parczow pour obtenir autant que possible des renseignements de la frontière ; le lendemain, il suivra de nou^ veau la division parWohyn et Radzyn*

Le quartier général viendra h Kock ; il rompra à 3 heures^ d'ici.

On désignera pour chaque brigade, si elle est cantonnée, no place d*alarme ; elle s*y rassemblera en cas d'une attaque Fennemi. Aussitôt après leur arrivée, les ofOciers de l'élat-ni * feront connaître exactement au chef de rélal-major par i ciers ou adjudants envoyés pour prendre les ordres au quartier génëraL »

Potier à Stutterhelm

Czemierniki, '23 jain (K K A)

c La brigade du général major Frelich a sa place d'alarme sur le plateau à l'ouest de Czemierniki dans la grande carte de Meyer. »

Welss à Stutterhelm

33juin(KKA)

« Lia brigade de Hesse-Hombourg a sa place d'alarme à 500 pas ciev&nt le front au village de Talczin. La brigade de Lichtenstein * 8a place d'alarme sur la route de Gorka à Koch. »

JMi^or Hartiieb à Stotterheim

Wola Skromoska, ^ juin (K K A)

* Je vous rends compte que la brigade du général de Wrede a ^^u comme place de rassemblement, en cas d'alarme, la prairie ^nsidérable située ici auprès du village à gauche de la route de Lubartow. »

Schwarzenberir à Traatenberir

Koch, 23 juin (K K A)

^ Je vous envoie les deux instructions pour le général Zech- ''^^îster et le colonel Suden, afm que vous en preniez connaissance ; ^^Us les communiquerez de suite aux deux commandants d'avant-

Schwarzenber^r à 8uden et à Zechmeister

Kock, ^juin (K K A)

^Ou8 verrez par la disposition de marche d'aujourd'hui que le

P^^te principal de l'aile droite est àZbuczinet qu'il y a à Miedzyrzyc

^^ poste avancé d'une compagnie de chasseurs et de deux escadrons

^ hussards; la plus grande vigilance est particulièrement recom-

"*^ïidée au colonel de Suden qui en est chargé.

"^^ n'ai encore reçu de nulle part avis que les Russes aient franchi

^ frontière et aient commencé les hostilités. Le cas peut pourtant

^ produire chaque jour : il est nécessaire de vous y préparer et de

î^^ndre les mesures que le service et les règles de la guerre exi-

Des routes principales conduisent de Droghitschin, Niémirof,

CORPS AUTHICHIEN

Terespol, Wlodawa vers Mied/.yi'zyc où le colonel Suden est coin mandé; celui-ci les fêta non seulement pairoiiiller aësidument mais il enverra jijsqtril la frontit^re et, s'il est possible, au-delà, de^^ afildés^ afin d'obl*?nirde8 renseignements importanU sur la force *^ les mouvements de l'ennemi ; il me les commLinhjuéra aussitôt et s*il est possible par le chemin le plus court. Le s;Hn**ral 7 M

établira de suite une ligne de pnstes d*ordonnances de Mi' i ^ Siedlec. Aussi longtemps que les tiusses n*0Dt pas fraochi le Bug, on doit éviter 3oigneusem<'nt tout motif d'hostilité. On regarder; le passage de la frontière par les (lusses comme une déelaraliuQd guerre ; on ne se laissera pas tromper par des parlemenlairc^ om^ quelque autre ruse, et on se comportera c^implèlement comrae hm regard d'un enuemi : on le repoussera par la force si on lui esH supérieur ou on lui dressera des embuscades ; on se retirera sur soi soutier», si I on ne croit pouvoir s'engager avec lui.

Ce dernier cas pourrait se produire, si le colonel de Suden pou

à six militas en avant du corps établi â Siedtec était attaqué non scu

lemenl par des cosaques, des patrouilles, mais m<^me par ù^^ •■^- ■• pes régulières. Dans ce cas» il se retirerait sur Zbuczin sur le l Zeclnneister, celui-ci irait avec sa cavalerie au-devant de lui |K>y^^ le recevoir ; mais si l'ennemi était supérieur, il se replierait suvlaile droite du corps qui se trouve à Siedlec et se joindrait à liil^ - Aussitôt que le corps arriveraje ponsï^erai des avant-postes i' ^

Mord}' etLosyce, il se mettra en étroite liaison avec eux» le j^ u . Zechineisler surveillera de même la roule de Zbucssin à Lukow e^ surtout protégera Taile droite du corps.

Ce sera une règle générale pour les commandants de& avaol— ' postes de tenir leurs troupes aussi rassemblées que possible pouf^ ne 8'exposer à aucun affront, de ne pas s'engager dans un combaV à moins d'être assuré d*un heureux résultat; puisque ce serait seulement exposer les troupes À maintes perles sensibles sans pou — — ' voir donner de Timpulsion au tout.

Je crois superlîu de donner à des hommes de votre expérience el^** de votre mérite des prescriptions plus détaillées. ^

Trauieuiierff à Scli%%Hi'zeiil>erir

NiowiODslou, 5» juin (K K \l

« Je ne manque pas de vous rendre compte que la télé de ma division qui, d*après Tordre de marche d*hier» est partie à i 1 h»rure^du soir» est arrivée aujourd'hui à Niewienglosz seulement à I • hrur*»* du matin ; la queue, de même que les troupes légères dirigéea ^ur

CORPS AUTRICHIEN î^3

RadzyQ arriveront sûrement à 2 heures après-midi dans les localités qui leur ont été indiquées.

£^e pont du Wieprz à Gorka Lubartowska était en très bon état et il n'en résulta pas de retard pour la marche des troupes; mais Je nnéroe cas ne se produisit pas au pont de Niewienglosz ; ce der- 0 iei* était en très mauvais état . et les troupes durent faire un détour d't^BKi mille pour passer la Tysmienica h Swierze; le capitaine Gratz do l*état-major envoyé en avant avec le pont volant fut hors d'état d^ ^JBire des dispositions pour passer la Tysmienica plus près que S^^ivîerze à cause de la profondeur et de la largeur de la rivière.

ISn attendant, je ne manque pas d'envoyer un sous-officier en voi- Ittr^ au quartier général, afin d'y recevoir le plus rapidement possib*^ 1 "ordre de marche pour demain. Je dois remarquer que vu la dist.ance d'ici à cet endroit, trois milles, il ne pourra en revenir que ia-rd ; pour ce motif, les régiments le recevront dans la nuit encore P^^its tard et peut-être même après l'heure fixée par le général en

I^ Si place d'alarme pour la brigade Pflacher est sur la hauteur de I^ie-^vienglosz; celle de la brigade Zechmeister àRadzyn. »

Lliieoberir à. Blanchi

Nova Wies, 23 juin (K K A)

^ Halgré toute la peine que le capitaine Weiss de l'état major "** ohef d'état major s'est donnée avec les officiers envoyés en *^^iit pour marquer le camp, sauf trois sources, il n'y a pas d'eau "^ns la campagne à la distance d'un demi- mille, pas même un ^^isseau. En outre, il s'est produit ce fait désagréable que deux ^^*^t s attelages ont bu pendant la nuit auprès de ces trois sources : pocA^ le moment, elles sont presque épuisées. Je ne crois donc pas ^^^*"^indre mes ordres, si pour la conservation des hommes et des ct^o Vaux, je me porte en avant vers Borky où se trouve de l'eau. Je °^ •Manquerai pas aux précautions relatives à la surveillance ordon-

Metzen à Stuttcrhrelm

Sierokomla, "23 juin (K K A)

* J'ai l'honneur de vous rendre compte que la place d'alarme de »^ brigade Mohr se trouve sur la route de Lukow aussitôt après ^'^oîr passé le pont de Woicieszkow.

Celui de la brigade Mayer est au sud de Sierokomla ; elle a la

^^iite devant le front et appuie l'aile gauche à cet endroit. »

nnire de marche iftour le *i •

a La division Siegentbal partira aujourd*huî à 9 heures du soir, elle marchera par Swiderki, Lukow jusqu'à Biardy ; leF^M.l prendra son quartier ; 1h division cantonnera à PiuU, Okniirv, Tworki. Raczory ; Tavanl-garde sera poussée jusqu'à WiïçznitîW* et sa fraction la plus avancée jusqu^à Siedlec ; elle y observera leâ passages de Sokolow et de Droghilschin.

La division Bianchi rompra avant H heures du malin; elle passera par Woicieszkow et Lukow et cantonnera à Golaszyn, Lawkt, Wolka Swjonlkowa et Powashe, Le quartier du F. M . L. s^ra à Lawki.

La réserve d'artillerie avec Téquipage de pont suivra derrière la division Bianchi ; elle partira k minuit et prendra la route qui conduit par ÎSierokomla jusqu'à Woicieszkow ; là elle marchera un peu sur les cùtés, afin que la brigade Wrede puisse passer en avanli elle y fera manger les chevaux.puis continuera de nouveau la r^ute jusqu'à Lukow où elle parquera à Zeschkowisna. La brigade de cavalerie Wrede partira a deux heures du matin, elle suivra cette division jusqu'à Swiderki ; elle y canlonnera iiinsi qu'à Sarnow, Kierskow, Szczygly, Doinaszownica et Wulka Joliborska, le général prendra son quartier à Swiderki.

La brigade ZechmeisLer de la division irauteoberg marchera jusqu'à Miedzyrzyc ; elle observera les passages de Niémirof, BiT*8i et Wlodawa. Le jour suivant, 25, t:etle brigade ira jusqu'à Zbuczin ; elle laissera seulement en arrière le colonel Suden avec une compagnie de chasseurs, deux escadrons de hussards à Miedzyrzyc, L» F. M» L. Trautenberg avec la brigade Bianchi^ prendra la r^ de Lukow par Radzyn et cantonnera à Zeziory^ (jolabki^ Ricyni; Dminin. Cette division partira à midi; le R M. L. prendra êe^quartiers à Zeziory,

La brigade Frelich suivra la brigade Bianchi par Radzyn^ Utaii,,. et cantonnera dans les localités de Klernbov, Stok et Rozwadow ^ cette brigade arrivera à deux heures du malin. Le général «" blira sou quartier à Klembov. Le dctachement poussé en par Parczov suivra la brigade par Radzyn ; il restera à Clan pour ob$er^ ver les environs de Radzyn.

On prendra les mesures de précaution dans les cantonnements; on établira des postes eu dehors de ceux-ci et on tiendra de piquet une partie des troupes pour se protéger contre une rv-v- «nal* tendue ; je le recommande à tous les divisionnaires ei it.

CORPS AUTRICHIEN îUS

Le quartier général viendra à Lukow, il partira à 3 heures du matin. »

Schwarzembergr à JMohr

Lakow, 24JQin(R KA)

IL Le 23 à la pointe du jour, vous partirez avec votre brigade de ^06 cantonnements de Mokobody et de Suchozebry ; vous mar* obérez avec votre cavalerie sur Sokolow pendant que vous enverrez ^otre infanterie vers Wegrow.

Le but de votre placement à Sokolow est de surveiller les passages de Granna et de Droghitscbin, en outre de défendre à l'extrême les passages sur le Liwez de Wegrow à Liw.

Je n'ai encore reçu de nulle part avis (i)...

Tel pourrait être le cas si vous étiez attaqué à Sokolow non seulement par des patrouilles de cosaques, mais môme par des troupes régulières; dans ce cas vous placerez dans la forôt entre Sokolow et Wegrow une ou deux compagnies de troupes à pied pour assurer votre retraite sur Wegrow où, comme il a été dit, vous ^vez à défendre le passage sur le Liwez. Avant de quitter Sokolow, ^oas enverrez un officier capable avec 50 à 00 chevaux vers Suchozebry; il s'y placera derrière la rivière et m'avertira de ce qui s'est passé auprès de vous. Aussitôt que le corps arrivera à Siedlec, je pousserai des partis vers Mordy et Losyce, vous vous lierez exacte- «nent avec eux. Vous vous entendrez de mcime avec le général ^atour Maubourg; ou, si celui-ci n'y était plus, avec le plus proche, ^t vous l'avertirez de l'arrivée de votre corps à Siedlec; vous me :K'eDdrez compte quelles sont les troupes de Taile droite de l'armée française qui se joignent à vous, où et comment elles sont dislocjuées. »

Ordre de marche pour le 25 Jaia

Koch, -24 jaio (K K A)

« La division Siegenthal rompra à il heures du soir de ses cantonnements, elle marchera vers Siedlec ; la brigade légère du général Sfohr continuera sa marche au-delà, l'infanterie jusqu'à Mokol>oda, la cavalerie jusqu'à Suchozebry ; cette dernière poussera un détachement jusqu'à Sokolow, il aura à observer les passages du Niémen à Granna et Droghitscbin.

Le reste de la division Siegenthal cantonnera à Ghodow, Strzala,

t!) Voir Page 541.

Piirzyce. Nova Colonja el Toporek. Le F. M. L. prendni «on q»:»»^' liera Chodow.

La division Bianchi suivra à midi la division de i .ui»- j^Minnp j-^»^^ Biardy el Wiszniew vers Siediec ; elle cantonnera dans les vill^ ^^^ de Blogoszcz» KrzesUn^ C^epîlin, Mala^in, Golize, Pru&chîn Sabokliki,

Le F, M. L. aura son quartier ît Blogoszcz.

L artillerie avec réf|uipage de pont-volant rompra à 2 heui elle suivra la division du centre à Siediec.

La première traversera la ville, elle se rendra à Niwiska, àprcr^ '^*' mit<^ du ruisseau ; elle y parquera, Le parc de pont léger et pionniers viendront à Stara Wics,

La brigade Wrede partira à 3 heures, elle suivra le parc d*^" lillerie sur le chemin de Lukow à Siediec et cantonnera h Mo;^*^ lirody, Borki Wiedi, Borki Swerlsche, Wolka Krolewska, Wl niev^% Borki Kossjorkî, Borki Soldy. Le général restera à Mo« brody.

La division Trautenberg partira à 1 heure, elle marchera f Lukow h Krinki, et de ià plus à droite, par Dziewale, lajssi,^^ Zbuczin à droite, par Jasîonka. Elle occupera les cantonneni' de Uyrzanovv» Bralka, (jrabjanow et Wolka Wolinola. Le F. M. prendra son quartier à Uyrzanow.

La brigade Frelich suivra la division de l'aile droite, Ifuss^rri brigade de Wrede passer à Lukow et marchera par le chemm Krinki et de Dziewule; iilie cantonnera à Lugi Rentki, Lugi Kofa< Lugi VVelke, Lipiny, Tartsche, Zelemenz et Grubale. Le géoér restera à Lugi Rentki.

l€ quartier général partira à (i) el se rendra à Siedlec-

LietitenaDl Iteiurich au colonel dti ré§rltnetil de liusaurd»

IlQ8kâi^tlt>ma. 2!> juin (K IC A)

« L'instrucltoo qui m'a élp donnée par mon commandant di régiment me prescrivait de reconnaître le Bug et d'obtenir de* renseignements sur ta position et l'espèce de troupes de l'arm4 russe,

A Gnoyoo, j ai appris par le contrôleur X... que le régiment de hussards de Marianspol était placé autour de BouTsoko Litovsk ;r^ rélat-major avec un escadron se trouvait dans cet endroit^ uo à^ Voltschin, un à Zaljesje et deui à Kamieniec, les endroits qu'occu-^ paient les cinq autres étaient inconnus.

(1) En blau4! d.iOD ronginal*

Deux heures plus tard, arriva un paysan qui émigrait; celui-ci contredit tout cela ; il dit que ce régiment était parti déjà depuis six jours pour Bialistock. Ce paysan était du village de Switiczi ; il nous dit qu'& la douane il y avait seulement trois ou quatre cosaques, ce qui se confirma réellement aussi bien à Gnonyo qu'à Mezenin ; à Droghitschin seulement il y avait un hetman avec 37 cosaques

Lorsque j'arrivai à Mezenin, le receveurdu côté russe me raconta que leur armée avait évacué tout le département de Bialistock et s'était porté à Grodno ; d'autres renseignements plus anciens de six jours disent que les Russes ont occupé une ligne de Grodno à Botki.

Plusieurs veulent n'avoir pas vu de Russes à cinq milles, sauf ces quelques cosaques placés à la frontière qui patrouillent très fortement.

Le magasin qui se trouvait ici à la frontière a été transporté à Voikovisk situé à trente milles de Gnoyno ; et de là on le transportera plus loin, comme je l'ai appris à Sarnaka oin se trouve un lieutenant de hulans polonais ; il exerce sa surveillance sur les employés des frontières ; ceux-ci doivent lui fournir chaque jour un rapport sur ce qui se passe de l'autre côté.

On peut passer le Bug en cinq points : la cavalerie à Gnoyno et à Buszyska; l'infanterie à Mezenin en deux endroits; l'artillerie à Wasilew. La largeur ne s'élève jamais à plus de huit toises ; la hauteur de l'eau à plus d'une aulne.

Deux bacs se trouvent à Gnoyno et un à Ruskastroma ; ils sont sous scellés.

Le corps qui était à Kobrin avec le général Essen s'est retiré sur Bialistock ; il se composait de quarante pulks de cosaques ; chaque pulk était fort de 600 hommes il n'y a pas dix jours.

On dit aussi ici qu'un corps doit être placé de Liouboml (?) à Brody ; le prince de Bagration le commande.

D'après le témoignage de l'employé de la douane, l'effectif des cosaques doit diminuer chaque jour; là oin il y avait auparavant trente hommes, il n'y en a plus actuellement que trois ou quatre, on les voit surtout à cheval.

Tout le monde soutient que les Russes se portent sur Grodno après avoir complètement abandonné cette partie et que ces quelques cosaques sont seulement des postes d'avis.

Vingt-huit chevaux de cosaque se trouvent à Ruskastroma ; il y a huit jours ils ont franchi le Bug ; ils sont confiés à l'administration.

Il est très difficile d'obtenir des nouvelles» parce que la frontière

UB

CORPS AUTRlCHrEN

est barrée des deux côtés et que les cosaques ne permettent laôffll pas de tirer de l'eau du Bujt^.

J'ai parlé h plusieurs, leur demandant d^atter sur la rive drotteJ îifm de m 'apporter des nouvelles. Ils me répondirent que pou M cent florins ils ne le feraient pas, car il est impossible de passer | sans passe-port russe.

A Mezenîn, il y a un caporal de douane X,.. qui auparavant l'avait entrepris ; maini^nniii i) refuse de rexéculer quoi que je lui aie promis, m

Seliwarxenbenr à Freliett

SietUûe. 9Ek juin [K li A)

Vous vous rendrez demain 26 avec votre brigade à Mordy ; voas^ la répartirez sur ce territoire à une lieue tout autour de celte localité et lui (iésignerez une place d'alarme pour le cas d'une attaque. Elle occupera Losyce sur la route de Niémirof, et Olubla sur celle de Uroghilschin. elle se liera avec le génénd Mohr qui est à Soko low, avec le général Zechmeister à Zbuczinct avec le colonel Suden à Miedzyrzyc.

D'aucun côté je n'ai encore reçu avis que les Russes avaient] franchi leurs frontières et commencé les hostilités.

Ce cas peut se produire journellement. Il est néce<%saire que nom nous tenions prêts à prendre les mesures que le service et Ici régies de la guerre exigent.

Vous ferez non seulement patrouiller assidûment tous les passa^ ges conduisant de la frontière à Mordy et à Siedlec, mais vous enverrez aussi jusqu'à la frontière et, si possibiCf au delà, des gens de confiance pour obtenir des renseignements justes sur les forces ef les mouvements de l'ennemi ; vous me les communiquerez par le moyen le plus court et aussi rapidement que possible. Vous voudrez donc bien établir de suite une ligne d'ordonnances de Mordy i Siedlec*

Alin de recevoir des nouvelles de Teonemi, ce pourrait Aire uoe mesure convenable, de s*entendre avec les employés de douane polonais» particulièrement h la frontière, et surtout d'acquérir dei employés dout l'intérêt est lié à notre cause.

Aussi longtemj^sque les Russes n'ont pas franchi le Rug, oo doH éviter soigneusement tout prétexte d'hostilité en considérant comme uno déclaration de guerre le passage de la frontière par les Russes. I S'ils voulaient nous abuser par des parlementaires ou quelque chose dautrci personne ne se laissera tromper mais oosecomp' "'''*"^

comme contre un ennemi, c'est-à-dire qu'on le repoussera par la violence si on lui est égal, ou on l'attirera dans une embuscade et Ton se retirera sur son soutien, si l'on croit ne pouvoir s'engager avec lui.

Je recommande comme une règle principale aux commandants des avant-postes de tenir autant que possible leurs troupes réunies pour ne pas s'exposer à un affront, et de n'engager aucun combat à moins d'être assuré du succès, puisque cela fatiguerait seulement les troupes et leur causerait des pertes sensibles sans donner de résultats pour l'ensemble.

Si vous êtes attaqué par un ennemi supérieur, vous vous retireriez en ordre sur le camp d'infanterie de Siedlec après en avoir averti vos camarades qui sont auprès de vous. »

Zechmelster à Schwarzenbergr

Zbuczin, 35 jaia (K K A)

« Le colonel de Suden, à la suite de votre instruction du 23 de ce .KQois a occupé le poste détaché de Miedzyrzyc avec une compagnie de chasseurs de son bataillon et la 1^" division major de Kienmayer liussards.

La chaîne d'avant-postes part de Rogoznica, situé sur la route conduisant à Brest par Biala et passe par iManic et Lukowisko ; &1 a également poussé un officier à Biala avec quelques chevaux ipour observer de plus près la frontière: la route de Wlodawa est surveillée de Zachayki.

Je me suis placé ici avec les autres troupes de ma brigade, j'ai détaché un demi-escadron de Kienmayer à Prochenki, il établira de là la liaison avec le colonel de Suden par Kozuski vers LukoxviskOy à gauche, il surveillera Losyce par Korczowka et Wyczolki ; €5t couvrira cette ligne par des patrouilles.

A partir de Prochenki, ma chaîne d'avant-postes de cavalerie par Ostoje, Piory, Kornica, est seulement occupée par des petits postes de cavalerie poussés en avant. Le poste d'ici est protégé par une chaîne fournie par mon infanterie légère ; elle commence à Choja sur la route de Mordy, et passe par Bzo w, Karcze, Thorzew, Plewki ; la route de Lukow est surveillée par mes postes de cavalerie à partir de Lentschna Wolja.

Pour entretenir la correspondance avec le quartier général, j'ai placé un poste de correspondance entre ici et Siedlec à Uyrza-

DOWO.

D'après mes nouvelles reçues des frontières, toutes les troupes

du

régulières russes se sont retirées sur Bialistock où tout le corpe prince Bagration doit être réuni avec le général Essen.

Le Bug n^est absolument surveillé que par des Cosaque» et ^^ Tartares. Pourtant Ton voulait savoir qu'au premier -onr ,4^^ rt t-^^" ses étaient attendus à Kobrin venant de l'intérieur

Sa Majesté l'Empereur de Flussie doit actuellement ÔU^ à Groc-* "^^^ et avoir rassemblé soq Sénat à Vilna. »

Potier k Stutterhelm

Logîrrdkî. %Jtiia(R K A)

Dans la nuit d'hier, le lieutenant de Heînrich fui envoyé v- Gnoyno avec rinslruction suivante :

Il devait descendre le Bug par Eoreuki, Sarnaka« Woljka jusq Buzyska. Le but de cet envoi était trobtenir des renseignements t la position des Russes, de roconnallre les gués, de sVnlendre a\ les employés des douanes et d'obtenir par eux des renseign**mer sur ce qui se passe de Tautre cùté, de trouver des g^ns ayant as^ d*esprit d'entreprise pour se glisser à travers le Bug contre une bon récompense, afin de rechercher la position, la force de Tarm russe, le nom du général en chef, des généraux de division, force du parc d'artillerie ; aussitôt après leur retour un enver ces gens directement au général en chef et on les paiera bien.

Cet officier prendra ses dispositions pour qu'en cas d'un passai de Tennemi l'employé des douanes el les autres aient à en donner a v^ au plus vite par des cavaliers â xVîordy, de manière à ce que Te vienne au secours des localités en avant inocctipées, pour les pruti ger contre les dévastations ennemies ; les employés seront de suif prévenus quen cas oà ils y manqueraient, ils s'attireront la pk grave des responsabilités.

Du reste cet officier fera ce voyage sans éclat ; l*eâpion qu' enverra, peut ne rien savoir de Taulre. de Hiçon qu'en combinan dans la suite leurs reuseiirneTiirnls on puîss** appîvcrrr leu véracité.

Pour couvrir le corps d'armée t^tabii a .siedtec, Je gênerai a pn^^ les dispositions suivantes qui seront exécutées demain.

Kaiser hussards et llohenzollern chevaudégers doiveol fottmjt chacun une division aux avant-postes, le colonel baron U les commandera Un escadron occupe Losyce» un Przesii^ Otubla ; le quatrième sera placé k Gluchow pour servir de schitien aux autres et entretenir la liaison avec le colonial de Sudiffi à Kuwootka et celle avec le général Muhr d*Olubla jusqu'à Stkopy.

Ces avant-postes recevront avec Tindication détaillée des chemins et communications à observer, Tinstruction de ne pas trop s'approcher des frontières, et de ne pas attirer l'attention de l'autre côté du Bug.

La brigade cantonnée à Mordy tiendra chaque jour une division de piquet. Aussitôt après ce rapport, je me rends à Mordy pour y régler les cantonnements, choisir la place d'alarme, les communications nécessaires.

Un caporal et quatre hommes sont commandés à Wyczolki pour entretenir la ligne de postes de correspondance entre Siediecet Mordy ».

Frellch à Schwarzenbergr

Mordy, 36 juin, 3 heures après-midi (K KA)

« J'ai envoyé dès avant-hier de Klembow un officier habile de Kaiser hussards à Gnoyno sur le Bug en avant de Niémirof, pour descendre le cours du Bug par Borsuki, Sarnaka, Mezenin jusqu'à Ruskastroma en avant de Droghitschin afin d'obtenir des nouvelles sur la position des Russes au moyen des employés des douanes ou de quelque façon que ce fût ; de reconnaître les gués praticables sur le Bug et de me fournir un rapport sur le tout.

Cet officier revient à l'instant de sa course, il me rapporte avoir appris à Gnoyno du contrôleur X. . . que le régiment de hussards russes de Marianpolski est disloqué autour de Bouîsoko Litowk, à Voltschin, Zaljesje et Kameniec; un paysan qui dans la nuit se trouva de l'autre côté du Bug nous dit que ce régiment a marché il y a six jours sur Bialistock, il est du village de Switiczi ; il dit déplus que sur la rive droite, il ne se trouve que quelques cosaques à la douane ; à Droghitschin, il y a un capitaine de cosaques avec une petite partie du pulk.

A Mezenin, on racontait que les troupes russes avaient évacué tout le département de Bialistock et s'étaient retirées sur Grodno ; d'autres renseignements plus anciens apportés il y a six ou sept jours à Mezenin disent : que l'infanterie de l'armée russe s*est retirée de Botki par Grodno et aussitôt le long du Niémen. Ici à la frontière on veut du reste savoir qu'il n*y a plus de troupes régulières russes à cinq milles du Bug.

Comme l'officier s'en est convaincu lui-même, les cosaques patrouillent extrêmement et assidûment ; ils ne permettent même pas aux habitants de la rive droite de prendre de Teau dans le Bug.

On veut de plus suvoir que les mna^asins russes établis près de? frontière ont été ramenés jusqu^au près de Voikovisk.

A Sarnaka, il y a un officier polonais nommé X.*, chargé prendre des nouvelles ; il était justement absent quand Tofficie était.

Dans l'espace que cet officiera parcouru, on peut passer le B sur cinq points ; la cavalerie h Gnoyno et Buzyska» rinfaoteric Mezenin en deux places al l'artillerie à Wasiiew; dans aucun ces endroits» la largeur n*esl de plus de huit toises et la profonde de plus d'une aulne.

A Gnoyno et ftuskastroma, il a trouvé deux bacs auprès ittf premier endroit, un auprès du second ; ils sont attachés h^h nv» gauche sous scellés, chacun peut contenir douze à quatorze che vaux ; le dernier aurait pourtant besoin de réparations.

Les nouvelles obtenues par cet officier sont lès suivantes;! corps sous le général Essen qui se trouvait à Kubrin s'est retiré Bialislock, pourtant on ne peut le dire certainement, puisque cel se borne à des ouï-dire de paysans ; jusqu'à présent on n'a Irouv personne qui voulût se hasarder, même pour hpaiimiiu «Ttir, A ;in** chercher des renseignements précis.

A Mezenin» il y a un caporal des douanes du nnrn de X*.. auparavant il avait entrepris cette atlnire ; bien que je lui lisse ofiTd beaucoup d'argent» il ne voulut pas s'en charger.

Vingt-huit chevaux de cosaques se trouvent à Kuskastroma, itms confiés h radminisiration, ils traversèrent le Uuis; eu allant bojre« deux cosaques ayant couru après furent pris et envoyés à j^iedle^.

J*ai appris par un employé assex bien in-^truit qu'il s'était trouvé auprès du Bug dix pulks de coiaques ; il y a huit h dix Jours* ils se sont retirés sur Bîatistock où doit encore se trouver actuellement rhetman général Flatof. i

l'^n^lioli à Schwar^ciiberisr

tt Je vous rends compte que je suis arrivé ici aujourd'hui méioe avec ma brigade et que nous cantonnons en partie autour de Mordy ; jesuîs trr^s resserré, ne pouvant pas mVtendre trop loin f»n avant et les autres lieux étant occupés par Tin lanterne du corps tout près et en arrière de Mordy.

Au cas où mon séjour ici devrait durer plus lDn ^t>

tfgu^deœagd^^jur^vaeiier par rinfaotgrî^g^v^»uc»j

Wyczolki et de Pruszyn, afin que ma brigade soit mieux cantonnée.

J*ai aux avant-postes un escadron h Losyce, un à Przesmyki, un àOIubla.

Le premier entretient, la liaison par Kuwnatka avec le colonel Suden, le dernier celle avec le général Mohr. On patrouille, comme il est prescrit, contre les frontières, les postes sont placés ; à. Gluchow, un escadron est tenu prêt pour recevoir le premier en cas de besoin.

Diaprés votre instruction d*hier, ma brigade n'a pu requérir dans cette campagne que très peu de vivres puisque, ainsi que partout, les plus grandes privations régnent ; avant mon arrivée tout a été requis à Mordy et environs par le régiment Alvinzi ; autant que possible, je tâcherai de requérir du pain et d'autres vivres. Pour 1 entretien de la correspondance avec Siedlec je place à Wiczolki un poste d'ordonnances. »

Mohr à Schwarzenbergr

Sokolow, 36 juiUct (K K A)

« D*après l'ordre de Votre Altesse qui m'a été apporté par le capitaine Woyna, j'ai déjà pris les dispositions pour que le transport de vivres qui passera à ou près de Sokolow sous le commandement d'un officier du Grand Duché, ne puisse échapper; aussitôt que cela m'aura réussi, j'en fournirai le rapport à V^otre Altesse. Je remettrai à ce commandant la déclaration que vous m'avez envoyée et la lettre du préfet.

D'après Tautorisation que j'ai reçue, les troupes de ma brigade tireront leur nourriture de cette région et je lâcherai, s'il est possible, d'envoyer encore quelques vivres à Siedlec.

Afm d'entretenir la communication avec les troupes saxonnes, j'ai poussé un capitaine avec un détachement jusqu'à Sterdin et j'ai placé de petits détachements avec des officiers à Jablonna et Galki pour observer les routes de Granna et de Droghitschin ; ils doivent entretenir la communication avec Mordy. Il est très difficile de recevoir des nouvelles sûres concernant les Russes, parce que non seulement les postes cosaques sont très attentifs, mais chaque étranger qui ne peut se faire légitimer doit recevoir le knout jusqu'à la mort. Ces cosaques ont Tordre le plus sévère de ne pas franchir la frontière sous peine de mort.

Entre Bialistock et Dransk il doit y avoir un corps considérable

sous les ordres du g»?néral russe Esseo. l'armée snti<î îps nrdrrs du grand duc Constantin doit se joindre à sa droite.

Stotterheim (Ordre)

Sied lec, 96 juin «A K i\ >

• Parla disposition du 2i juin les officiers d'étal-major d/^tachés aux divisioDs sont chargés^ aussitôt après leur arrivée dans chaque cantonnement, de fixer la place d'alarme et de me la faire connaître par Tofficier envoyé au quartier général pour Tordre*

Le capitaine X*** après la marcbe d'hier ayant manqué à cet ordre, je me vois obligé de le répéter en ajoutant que dans un cas semblable je punirai l*ofûcier.

J'attends sans retard ce rapport. »

^tutterhcitn aux capitalDCii Meizeo, %Vei^ii, Grul/.o

Siedtec, -M juin (K K .\ï

« F^uisque les officiers de Tétal-major détachés aux divisions ne peuvent satisfaire à leur service, le général en chef a consenli que dans chaque division un officier de la division vous soit affecté : vous le rechercherez et vous me ferez connaître son nom. ^

SehwarzenberfiT à Preiioli

c Les besoins étant déjà couverts pour plusieurs jours par la n'^quisition faite, on retirera du bétail requis entre temps de tous côtés tout ce qui est jeune, petit et non encore complètement propre à «Hre abattu ; on le rendra aux habitants auxquels on l'a pris; si cela n^est pas possible* on le livrera aux domaines, afin de les remettre aux gens les plus pauvres.

D*aprè8 les nouvelles qui me sont parvenues, les hostilités doi* vent avoir déjà commencé à l'Hile gauche de l'armée combinée le 24 de ce mois.

On prendra donc les mesures de précautions convenables dans les cantonnements ; à partir de maintenant il est nécessaire d'exercer la plus grande surveillance. Dans toutes les localités, on établi r-r ' ^ gardes à rhôlel de ville; non seulement on occufiera les enl mais on placera des postes d*avi8 à proximité sur une hauteur tavorable. Rn outre on tiendra la troupe prête ; tout doit <Hre dans un tel état que pour le cas où Tarmée recevrait l'ordre de marcher.

chaque brigade puisse partir au plus tard trois heures après la réception de l'ordre de marche. On recommandera à la troupe d'avoir toujours une vive attention à ce qui se passera à proximité et de me fournir de suite un rapport de tout. »

Résumé des rapports d*espions adressés à Radetzky

Siedlec, 27 juin (K R A)

€ Lemberg, iO juin, le général Liewen qui devait se placer avec sa division à Bortuschin sur les frontières de la Bukovine demeure dans la Valachie ; il doit avoir au plus deux divisions composées surtout de Polonais.

On travaille continuellement à Chotim ; Kamenets Podolsk est approvisionné.

Les régiments russes se composent de deux bataillons de campagne et d'un de dépôt qui sert seulement à compléter les deux premiers. Un régiment complet se compose de deux mille hommes.

Les régiments de cavalerie se composent presque tous de 610 hommes, l'escadron en a 150. Les pulks de cosaques sont forts de 100 hommes.

On donne la force de la première armée russe établie d'Ostrog à Brest par Loutsk à 100.000 hommes. A Mikolajow dans le gouvernement de Volhynie se trouve une importante division de cuirassiers. Kiew Cht fortement fortifié.

Renseignements de Zubowie 16.

D'après des renseignements reçus, l'aile gauche de l'armée russe entre Tourisk et FJrest s'est retirée ; sur le Bug il n'y a que des Cosaques. Tourisk et les bords du fleuve même sont sérieusement fortifiés.

Renseignements d'izhica, 18.

« Le prince Bagration était le 16 avec l'armée derrière Brest ; son «quartier général à Kobrin où il y a un grand parc d'artillerie. A Poubno, se trouve la 9^ division avec le général Tormasof.

Le long des frontières de la Galicie se trouvent six pulks de tartares.

Renseignements de Luhlin, 22.

Le prince Bagration avait son quartier général à Roujana; le 19, après avoir reçu un courrier, il a fait une marche rapide sur Bialistock et Grodno.

iMaÎDtenant Docloror avec sa division est à Houjana, tes €iivisioo& russes sont fortes seulement de 8.000 hommes.

Le général Tormasof avec son corps fort de deux divistooR s'est avancé contre Loutsk; ce corps so compose seulemeat de reemes, il sert de réserve à l'armée de Bagralîon. »

CammeDceinenl il^on riip|K>H à Itadetzkl

SH*d*ec. *n juin tK K v

« Le prince Bagration était le 24 à Voikowisk, le général Uocmjwf avec sa division à Proujana, le général Essen avec la sienne arrive à Brest» il n'a laissé à Kobrin qu'un petit délacheiuent.

Entre Brest et Nur, se trouvent huit pulks deCosafjueg. Le gêné* rai Tormasof commandant de T/irmée de réserve à Loutsk est attendu dans la région entre Brest et Kobrin. »

Walclâlaeiteo à Slollerliclm

StntBka. TTjQlntKIC A

« Je me hAte de vous fournir un rapport sur la reconnaissance dit passage du Bug dans les environs de Droghitschln*

Le premier point est k Mogielnica ; le Bug y forme ud« belle courbe; h Touest les hauteurs de la rive droite sont dominantes jusqu7i Wasiiew ; h Test les hauteurs des deux rives sont à peu près h la même cote ; du côté ennemi Ton rencontre* pourtant k une certaine distance, le village de Wulka el au delà une torél de hauts arbres, qui s'étend presque d'un côté de cette courbe h Tautre ; par suite, elle peut être bien délenduc. Les hauteurs de la rive droite s'étendent en un asse^ grand cercle au tour de cette boucle, de sorte que pour empêcher de l?i le passage, Tenni^mi devrait placer une force considérable ; du reste, un bon chemin part du village de Wulka ; il se rend à Siématitsché sans toucher Droghitschin.

Il y a également un gué à Wasiiew, deux A Mogielnica et un à Startscbewize : la troupe peut y passer en dehors des ponts à y cons^ truire. Avec douze k quatorze pontons on établirait les ponts. Le chemin pour se rendre au point de pnssage part de la grande roule deCzaple A Mogielnica par Zalesie^ son sol e^t assez sec.

Le deuxième point de passage est a Drazniew au-dessus de Uro* ghiUchin , il est formé par une courbe fort étroite du fleuvo ; <to la rive gauche on peut avec du cm non battre et protéger une grande partie du terrain situé sur la rive droite el de celle la+on

forcer le passage ; pourtant ies hauteurs qui partant de DroghitschiD courent le long du fleuve, sont situées si près de la courbe que, si on les occupe, il serait très difficile d*en déboucher ; du reste, la route de Losyce à Drazniew est très bonne et solide sans beaucoup de sable. 11 y a également un bon gué à Drazniew.

De Mezenin, peu à peu, la rive gauche s*élève jusqu'à Binduga 3.u-dessus de la rive droite sans offrir cependant des avantages particuliers pour le passage.

A partir de Kozki, j'arrêterai ma reconnaissance, puisque une t>onoe route va de cet endroit à Siématitsché par Turno.

Du reste, je me suis convaincu que le Bug est très faiblement oocupé avec des postes de Cosaques ; tous les rapports s'accordent êL dire que les troupes régulières se sont retirées sur Bialistock et Gr rodno. i

Rapport d'espion

Obrjte. 77 join (K K A)

<îc Après avoir expédié mon dernier rapport, je me rendis vers

^ lieures du soir à Kamienczyk en suivant toujours le Bug. La

situa.tion de cette localité est très avantageuse pour les Russes;

les iT'ives sont hautes et très coupées et dominent toute la cam-

P*S"ii€, de cette façon on peut voir tout Sterdin, et bien que le

^^S ait dans cet endroit des places guéables on doit les laisser

^'^^^tiiisées. Mais je passai moi-même avec ma voiture et quatre

cliexraax en ayant de l'eau sous la caisse de la voiture à l'endroit

^^ ^^ fleuve Nurec tombe dans le Bug : c'est-à-dire au-dessous de

*^îc>brzegi ; je m'approchai jusqu'au confluent du Nurec et trouvai

.^'^ ^^Eis de besoin une superbe place. On peut tourner la forêt da

^^itkowcyet les marais qui doivent être occupés par les chas-

.^^^*"s et les surprendre de côté, d'autant plus que le Nurec est très

' *"^^it, guéable et que l'on en voit presque partout le fonds.

./^^^s Woitkowcy les Cosaques ont quatre bateaux ; mais à Obryte,

« 3r a quatre bateaux et deux grandes barques, ils peuvent servira

, ^**i*er et à former un espèce de pont sur le Bug ; sous Stiepowrony,

^^ sépare en deux bras.

I-*a frontière est si sévèrement surveillée que même le seigneur ^^1 possède des maisons sur les deux rives du Nurec ne peut y

ïl n'y a que des Cosaques à la frontière; à plusieurs reprises on a ^^ tendu les tambours d'Obryte et de Nurec ; on ne peut apprendre ^^^ la force des Russes de l'autre côté de Bug aussi peu que l'on sait

im

quelque chose de la nôtre. l>es Cosaques sont passés hier pa^ Tsékhaoow et un messager envoyé duns ce buî par le bourguemes*! Ire à Tsékhanow apporte la nouvelle que tout y élail encore Iranquille. Nôtre corps d^armée sous la conduite du prince ministre de la guerre est rassemblé sur Radziwillow juste en face de rarrHHfti russe ; il attend chaque jour le commencement de la |u;uerre

Dans une escannouche que dûs avant-postes cunimencèrenl uni peu plus haut que Radziwillow, il doit être resté quelques-uns des nôtres, plusieurs blessés ont été transportés à Varsovie, dans tout le territoire du cercle on ne peut rien dire avec certitude.

Les soldats saxons sont déjà derrière Ostrov ; je n'ai donc pas! trouvé nécessaire de me rendre à Brok. Les troupes westphalîennes sont à Ostrolenka ;

Afin de pouvoir fournir à Votre Excellence des rapports précis] sur les premiers événements de la guerre et satisfaire aux ordres l donnés, je tiens pour nécessaire de me rendre à Lomza et d*y prendre les renseignements les plus sûrs auprès de Son Excel* tence le sous-préfet ; je vous les enverrai par la poste ou des mes-J sagers.

A ce momentt j^apprends que des troupes russes parties de Bielsk j sont venues à Dialistock, et que dans les environs du Bug il nVst resté que quelques milliers d'hommes qui doivent se retirer dés j que les nôtres feront mine de passer le Bug. Je pars pour Lurnssa, alln de pouvoir vous envoyer demain un nou%*eau rapport. $

NaDvelles du Boit (i)

n juin {K K X}

t De NIémirof à Brest et en remontant le Bug, il n*y a que dasj postes insignifiants de Cosaques sous le général Jellowasky qui âe( trouve en ce dernier lieu. Cea troupes n'ont aucune artillerie arec \ elles.

Pendant la nuit, des vedettes sont placées sur tous les points et Ton patrouille fortement. Actuellement, \\ ne se trouve rien en ' arrière parce que le corps aux ordres du prince Bagration qui avaîij son quartier général à Proujanout a marché sur Volkovisk ; ' d'après plusieurs rapports, la grande force des Russes est rassemblée à Bialistocki un attend pourtunichuque jour une division forte de 7.000 hommes sous le général Doktorof à Proujanout. La coin* ; munîcation est aussi bien barrée du côté russe que polonais. Les déserteurs russes dont il se rend beaucoup, disent que les trfMipi»*

(4) Transmis par Stidcn et Zechmoi^er.

russes placées à Terespol ont reçu ordre de se retirer aussitôt qu'une troupe ennemie franchirait la frontière. Il y a à Terespol deux ponts principaux et deux petits ; celui de Brest est suspendu. A en croire les gens du pays, dans la plus grande partie des endroits, toute espèce d'armes peut passer le Bug. A Terespol, il y a comme commandant de place un major polonais ; en dehors de lui aucun militaire. »

8chwarzenberir à Zechmelster à Mohr et à Frellch

Siedlec, 27 juin (K K A)

« Il est possible, même vraisemblable que nous puissions être attaqués dans ce jour ; le général en chef me charge de vous communiquer ce qui suit.

Le 24 ou le 25 Taile gauche de la Grande-Armée française a passé le Niémen entre Kovno et Tilsit ; vraisemblablement on en viendra sous peu à une bataille décisive ; si celle-ci tourne défavorablement pour les Russes, ils se retireront sans doute vers leur aile droite pour la renforcer. Si le résultat en est favorable pour eux, ou n'est pas encore complètement décisif, il est impossible à l'armée du prince Bagration de rester inactive.

D*aprè8 des renseignements sûrs, le quartier général de cette armée avec le gros était à Volkovisk ; le général Doktorof avec une division, à Proujanouï ; et le général Essen avec une division d avant-garde, à Bielsk.

Cette armée du prince Bagration peut maintenant faire l'une de ces trois choses, soit marcher à droite et se réunir à l'armée principale à Vilna ; se jeter sur le corps du général Reynier qui se tient à Wizna et Tikotschin et par là attaquer elle-même l'aile droite de l'armée française ; franchir le Bug avec toutes ses forces, nous marcher sur le corps et par une puissante diversion sur Varsovie et la Vistule faire de l'air à son aile droite. Il y aurait encore un quatrième cas possible, ce serait celui où les Russes se retireraient «oit contre Slonim ou le long des frontières contre Loutsk.

La situation actuelle des choses réclame toute notre attention. D'après ce que Içs Russes feront ou négligeront, nous pourrons juger facilement de ce qui se passe chez eux. Le général en chef fait de nouveau recommander de ne négliger aucun moyen pour obtenir aussi rapidement que possible une connaissance complète de la situation et de la lui communiquer au plus vite.

Il remboursera de suite vos dépenses et vous fournira une avance ; vous la lui ferez réclamer par la première occasion 8ûre. »

Schwarxenberer nu |»rinf*<B Jahlotiow«iky

Sîeaiec rj juin (K K Si

I Mon armée se trouve dans la position la plus dlésa5lr#?use et manquant de tout, à la viande près. Permettez>aioi de vous obser- Ter que, malgré les promesses les plus solennelles de faire suirre le plus promptemeot possible les provisious que j*at dû lai Krasnostaw et ZamosCt je suis encore h les attendre, inceri

et quand elles m'arriveront. M* le commissaire Olchosky a quitté mon quartier gén<^rai sous prétexte d*aller accélérer par sa présence le transport de ces provisions, mais je crains bien qu'il en sera comme de tant d*autres engagements qui,.\ mon grand regret, ne se rempliront jamais ; M Je lieutenant Kriegelstein de Slernfcld, qui aura Fhonneur de vous remettre celte lettre, était resté à Lublin pour presser Tenvoi de ces magasins et il Ta être chargé de nouveau de la même commission.

II a été arnHé entre autres h Lubica que voua remplaceriez, mon prince, les chariots qui conduisaient nos provisions. Vous n'en avez fourni jusqu'il présent qu'un très petit nombre. Il ao résulte les plus grands inconvénients, près de i ,âO0 chariots, qui devaient être remplacés h Lublin en vertu d'engagements contractés h Lubica, se trouvent déjà h Stoczek, par conséquent à une telle distance de nos frontières que nos paysans auront toute (a peine du monde à y retourner. Dix de ces pauvres villageois sont morts en rouie faute de moyens de subsistance et malgré, rartiele du protocola de Lublin, qui assurait les étapes à ces malheureux dignes d'un meilleur traitement de la part de vos employés mon prince. Les chevaux meurent en grand nombre et ceux qui restent sont dans l*état le plus pitoyable ; un convoi se trouve encore en arrière k Lublin depuis trois jours ; un autre est resté àCeciehov ; h Kurow, on a laissé manquer mal à propos nos paysans de la nourri^ ture nécessaire au point que deux en sont morts de faim ; les moyens n'y manquaient pas, mais remployé civil les refusait.

M. le préfet d'ici se récrie sur vous, mon prince, et sur le» moyens qu'offre votre déparlement, et pour me prouver la mi&ère et répuisement de ce pays-ci. il m'a prié lui-même fie procr^dcr aux visiles domiciliaires pour enlever ainsi jusqu'à la dernière ressource aux malheureux habitanls. Vous conviendrez qu il doit m'ôtre pénible de me porter à ces extrémités. Indépendamment des excès qui s^en suivent presque toujours» ces actes de violence démoralisent le soldat et encouragent le désordre et le pillage; cependant la réputation qu*a eue de tout temps Tarméc autrichien"^*

me tient trop à cœur et je ferai tout ce qui me sera possible pour la soutenir.

D'après cet exposé fidèle de Tétat de choses, vous vous douterez bien, mon prince, que je ne saurais me louer des procédés dont on a usé à l'égard de mon corps d'armée depuis notre entrée dans le Grand-Duché. Permettez-moi de vous le dire avec cette franchise qui m'est naturelle, bien loin de s'attacher à l'exécution des engagements, on ne songeait qu'à faire de belles promesses que Ton ne pensait plus à accomplir dès que Ton m'avait perdu de vue, quoique je sois à la tète d'une armée qui est venue défendre votre pays et qui paraissait avoir des titres à votre reconnaissance.

Je désire vivement, mon prince, que vous fassiez cesser ces plaintes fondées sur la justice et que vous ne me mettiez pas dans la dure nécessité de recourir à des moyens sévères.

Remplissez donc en attendant, je vous en conjure, vos engagements d'après lesquels vous devez fournir 2.600 attelages qui seront destinés à relever ceux des nôtres qui se trouvent encore à lozefow, Szezebrzeszyn, Turobin, Bichawa, Belzyce et qui devront se transporter à Stoczek.

Veuillez accélérer en outre l'arrivée des restes des magasins que j'ai dû laisser à Zamosc et à Krasnostaw, ayant manqué de chariots qui les auraient transportés au camp et qui, par conséquent, sont encore dûs à l'armée.

Je vous prie de croire, mon prince, que je suis désolé de ne pas pouvoir vous dire des choses plus agréables, mais vous êtes bien trop juste pour ne pas sentir que la conservation et le bien-être de mon armée devront toujours être le premier de mes soins. x>

Schwarzenbergr aa lleatenant Rambergr

Siedlec, 28 juin (K K A)

OC Dans la position actuelle du corps, il est nécessaire d'apprendre ^ connaître exactement la nature du Bug, d'une part, afin de savoir Sur quels points les Russes peuvent passer le fleuve avec avantage ^'ils voulaient commencer les hostilités, de l'autre, afin de con- Oaftre les points les plus avantageux que nous pourrions utiliser pour le franchir ; nous pourrions ensuite nous fortifier sur la rive droite par une tête de pont, d'où l'on pourrait déboucher avec îacilité ou couvrir la retraite si l'on voulait aller de nouveau de la rive droite sur la gauche.

Dans ce but, vous vous rendrez de suite à Nur par Sokolow, vous

reeonnattrez le fleuve en remontant jusqu'à Wasîiew, et vous m enverrez aussittjt que possible votre rapport h ce sujet. »

Ra|>|M>ri d'espian (1)

^ juin iK K A\

t Dix mille hommes d'infanterie russe se trouvent à KobrÎQ ; il y a Irois jours ils ont été passés en revue par le prince ConsLanlio ; le grand duc se rendit ensuite à Biiilistock.

A Bjalistock se trouvent 50.000 hararaessous les ordres du géoérat Essen; mais vraisemblablement je crois que ce doit être Tarmée du prince Oagration. En avant de Bialistock« à la frontière, il y a 45 pulksde Cosaques sous le commandement de rhetman en chef Platof ; ils se sont étendus jusqu'à Siématitsché. Autour et dans Siematitsché, se trouvent deux pulks de CosMques, Andrianow et Malacfiow ; plus luin vers Brest se trouvent les 2** et 12' pulks de Cosaques Loweystische, ensuite quelques hussards.

Bien que le Bug soit légèrement tenu par les Cosaques, il est observé très exactement et Ton y patrouille assidûment. »

Slcdlfsc, SS juin m K At

« Avant de quitter cette région, je trouve nécessaire de vous faire connaître la destination actuelle de notre corps. Jusqu'à présent elle consiste à couvrir le territoire de Varsovie et en cas extrême è défendre les têtes de pont de Praga et de Modiio, et le passage de Sierock. Je marche sur Sokolow, parce que de cette position j'obtiens non seulement ce but, mais je me lie encore très étroîtemeot arec Taile droite de I armée française.

Votre division restera ici en arrière de Siedlec, afin de protéger la grand'route qui conduit de Brest h Varsovie.

Tant que les Russes n'aurcnt pas passé le Bug, le colonel Suden restera avec son détachement à Miedzyrzyc et il l'observera de li manière dont cela lui a déjà été prescrit.

Le général Zechmeister lui sert de soutien, il occupera par un ^-"'* détachement placé à Mordy les débouchés qui conduisent de ?* rof et de Siéraatitscbé dans le pays.

Dès demain avant 10 heures, ce détachement entrera à Mordj. parce que le général Frelich qui s'y est tenu jusqu'à préseot ea

(l| Envoyé par le général Frelii^h.

COKPS AUTRICHIEN 563

partira à cette heure ; le commandant se présentera à lui et en recevra tous les renseignements nécessaires.

Au cas où Tennemi voudrait passer la frontière et vous attaquerait en forces, vous renverriez tous les bagages et voitures par Iganie, vous occuperez vous-même la position d^Iganie avec les deux défilés du moulin de Zelkow et de Chodow, vous y pla^ cerez vos avant-postes, ils observeront seulement fennemi et ne s'engageront pas dans un combat sérieux.

Vous y attendrez mes ordres ultérieurs ; si nous sommes de forces égales à Tennemi, je viendrai à votre secours et je le repousserai avec vous, sinon, nous nous retirerons sur la Vistule.

Votre destination finale dans ce dernier cas est de défendre la tête de pont de Praga, puisqu'elle ne réclame pas plus de 2.000 hommes de garnison, vous confierez ce point important au général Pflacher. Vous-même vous vous efforcerez d'enlever à l'ennemi tout moyen de passer la Vistule au-dessus de Varsovie ; vous y enverrez au plus tôt un détachement de hussards avec un officier capable ; il sera chargé d'amener tous les bateaux sur la rive gauche de ce fleuve, ceux qu'il ne pourra emmener, il les coulera.

Dans le cas où vous vous replieriez sur Varsovie en suivant les deux routes de Kaluszyn et de Grembkow par Stanislawow, je me retirerais par Wegrow sur Sierok et Modlin. Dès que vous prévoirez une retraite, vous avertirez de suite la colonne de magasin à Kaluszin et toutes les voitures appartenant à l'armée, vous les ferez partir à temps derrière Varsovie.

L'administrateur supérieur Folzer demeure à Siedlec, il est instruit de toutes les dispositions concernant les approvisionnements . Veuillez le soutenir dans le pays avec toute la force et l'énergie qui est nécessaire ».

Schwarzenbergr à Siegreiithal et à Traatenbergr

Siedlec, 38 juin (R K A)

« On m'annonce que plusieurs marchands et émissaires transportent au dehors du bétail, mais particulièrement de la farine et de l'avoine, le tout pris sur le territoire affecté au corps. C'est ainsi qu'un transport considérable accompagné par quatre hulans polonais doit être entrain de se rendre de Farczow ici. Le F. M. L. Trautenberg fera de suite occuper les deux ponts dlganie et du moulin de Zelkow chacun par un officier et vingt hommes. Ces officiers seront attentifs et ne laisseront passer aucun convoi qui ne soit destiné pour la troupe impériale, ils l'arrêteront et m'en don*

neront avis. Ils enverront au quartier général les voyasçeurs pourvus d'un passe-porl îrapérial ou visé ; ils feront mèrae escorter jiur un ou deux hommes ceux qui leur paraîtront suspects •.

I^reileli k Hchwskrw,enher^

Uùtûjmium lit K A»

<f Bien que les postes russes placés sur le Bug ne soient pas aug^ mentes, on remarque parmi eux un mouvement continuel pour redoubler leur attention.

Hier on entendit de temps en temps pendant la journée une canonnade éloignée. Un cosaque est venu A Miedzyrzyc, il a enlevé un cheval à un juif qui voyageait tout contre le Bug.

L'on a enfin trouvé quelqu'un pour aller chercher des renseigne* mentsde l'autre côlé du Bug, Cet homme est déjà sur la rive droite: il reste à attendre quels seront tes résultats de son envoi i»«

ilfolir à SchwarzomlHïrg^

Sokôlow. ^ jaiD (E K K)

D'après le consentement que vous m'en avez donné, mon infanterie reste placée comme jusqu'à présent à Wegrow : elle occupe tout le terrain entre Wegrow et Sokolow de manière 4 ce que rien ne puisse se glisser au travers.

D'après votre ordre, j'espèj'e pouvoir faire transporter encore aujourd'hui h Siediec 300 meLzen$d*avoine ; ils proviennent d'un magasin de 000 que j*ai trouvés chez le noble X ; j'en ai gardé la moitié pour ma brigade.

J'ai déjà expédié à Losyce un officier avec un détachement de hussards afin de porter la lettre au préfet avec l'instruction nécessaire.

ïl se trouve déjà depuis un certain temps un oflicier du grand duché de Varsovie avec dix -neuf hulansâ Losyce, sa mission est de faire des réquisitions sur ce territoire ; cet oflicier, d'apré* le dire du commissaire qui y est placé» a dirigé sur son corps d'armée depuis trois semaines une quantité considérable de vivres et de fourragea; le 25 de ce mois il a expédié à Siedlec un autre transport de SOO voitures pour le corps autrichien .

Il y aà Losyce quelques centaines de têtes de bétail sur leaprai' elles ont été requises par un commissaire français pourvu d'or i elles y sont laissées jusqu'à nouvel ordre.

Le sous-pr 'r * t]i> Wf!grow prenant motif n^i^ îf« r/r^nfcièinni

ordonnées dans les environs de Kaluszin n'ont pas été exécutées avec l'ordre nécessaire par les troupes en arrière a demandé une sauvegarde pour les biens du F. M. L., baron Vincent. J'ai cru d'autant plus devoir la donner qu'en dehors des réquisitions prescrites par l'ordre, Ton ne doit se permettre aucun acte arbitraire ou excès. Je crois donc n'avoir pas agi contre les intentions de V. A.

Je n'ai encore reçu dans ce moment aucun renseignement concernant les dessins et les mouvements des Russes» mais je les attends au plus tôt et je ne manquerai pas de les soumettre aussitôt à Votre Altesse.

Les troupes saxonnes étaient placées au dernier moment entre Czyszewo et Wysokie Maxowieckie. Le major Berger se trouvait à Czyszewo avec un détachement de cavalerie. »

Mohr à Schwarzember^

Sokolow, 39 juin (K K A)

« J'ai l'honneur de vous adresser le rapport du major Medvey qui m*arrive à Tinstant avec le récépissé de la lettre remise au générai Reynier. »

Medvey à Mohr

Sterdin, 39 juin (K K A)

« Dès aujourd'hui, je me suis rendu à Sterdin dans l'après* midi, aussi bien pour y visiter les postes établis que pour savoir par les autorités de cet endroit quelque chose relativement aux mouvements de Tennemi, mais je n'ai rien pu apprendre de précis sur ce dernier point. Cependant le caporal X expédié hier soir avec une dépêche au général Reynier est revenu à 5 heures du matin. Il me dit èlre arrivé hier entre onze heures et midi à Zambrow et y avoir remis ses dépêches. Le récépissé ci-joint prouve qu'il les a exactement remises. Relativement à l'heure tardive de son retour, il a été forcé de se rendre directement à Zambrow, puisque dans les localités qui lui ont été indiquées il n'a pas trouvé de troupes saxonnes.

Du reste, il n y a pu apprendre d'autre événement ennemi, sinon que la cavalerie saxonne a enlevé aux cosaques environ quarante pièces de bétail ; à cette occasion un saxon a été tué ; des deux côtés quelques hommes furent blessés. »

Ordre |>our îem fourrages

Siedlec, 99 Juin |K K Â)

« Les mauvais chemins de sable et le grand (^loignement de noi magasins nous mettront plus souvent dans le cas dVxêcuter dei fourrages au lieu de toucher le grain comme de coutumei Cetl^ circonstance m oblige à attirer f atienlion de tous les généraux sur deux points principaux : l'un que la discipline, honneur du soldatg soit toujours observée, T^'iutre que Ion épargne le plus possible té paysan écrasé par le Tardeau de la guerre.

Tant que nous ne nous trouverons pas en présence de Teonemi ; que, par suite, nous pouvons encore prendre soin d'épargner là pays, les généraux dont les troupes doivent fourrager, auronfl toujours à s'entendre avec lesaulorttés du lieu, celles-ci leur enverront les fourrages ou leur indiqueront elles-mêmes la place où i'^ doivent avoir lieu ; l'on n'en roupera pas plus que cela n est nécei saire pour le besoin des chevaux,

Si Ton fourrage sur le pays, la brigade ne se rendra jamais to entière au fourrage; en tout temps, chaque régiment fournira capitaine, un lieutenant, un caporal et quatorze soldats complet ment équipés, ils tiendront en ordre les fourrageurs. Si Topéri tiôn a lieu à proximité de Tennemi, chaque régiment qui fourrag dans ce jour fournira toujours une escorte appropriée, afin de pro téger les fourrageurs contre la cavalerie ennemie qui rôderait toi autour.

Oo tiendra la main très expressément à ce qu'aucun des fourra geurs, sous quelque prétexte que ce soit, ne s'éloigne de sa troupt on empêchera ainsi les excès et la prise des soldats isolés.

Les brigadiers donneront pour instruction aux officiers sup^ rieurs chargés de couvrir un fourrage que, dans tous les cas, ils oï à placer des piquets réguliers de tous les côtés, par où renned pourrait venir; ils feront patrouiller assidûment et prendront sul tout toutes les mesures pour ne pas être surpris; par suite, en toi temps, en terrain coupé el boisé on leur donnera de Tinfanterie.

Dans les fourrages où l'on ne doit pas rester longtemps, le cori mandant tiendra la main à ce que les gens fassent leurs botte aussi rapidement que possible, qu'un homme aide Tautre et qa personne ne s'éloigne inutilement.

Si une troupe de fourrageurs rentre, son commandant doit fair patrouiller assidûment le lieu du fourrage. aOn que personne n reste en arrière ou ne maraude ; il doit faire compter la Iroup afin que personne ne manque.

CORPS ACTRICHIEN

Daos la marche poor se rendre au fourrage et en revenir» Tescorte fera patrouiller assidûment à droite et à gauche, elle se fera stiivi^e par une arrière-garde, afin de ne pas être exposée à une

t/nsLilte.

S î quelque ennemi se montre, Tofficier supérieur commandé pour fe^corte, veillera particulièrement à maintenir Tordre ; si rennemi ni «si supérieur îl retirera les fourra^eurs en bon ordre, mais il vr* l^ra soigneusement toute fausse alarme» parce que non seule- 0)^13 1. le temps serait perdu pour le fourrage, mais la troupe serait

Frellch À Schwarzenberiir

Mordy, ^ jQia (K K A}

Je reçois à Tinstant Tavis slir qu'un certain nombre de troupes

rassis se trouve à Botki, L'infanterie doit se monter h 10 ou lâ.OOO

botiTâ rues et la cavalerie» surtout régulière, à 5 ou 6.000 hommes.

première est derrière cette petite ville, la seconde en avant,

un camp. Il y a une digue devant cette localité, elle court de

La.

dai:ii

AtidrTîanka à Bolki ; à droite et à gauche, sur une grande étendue, le terrain est tellement marécageux que l*on ne pe^ut le passer ni à pi^d ni ^i chevaL Sur cette digue, et A côté en arrière, ou a placé ^^^ canons ; un batMillon d*infanterie garde la digue.

^'--•^s Russes ont requis de forts bœufs pour atteler leurs canons ; *^^ ïee font venir à Bolki.

Hier un officier est venu avec six Cosaques jusqu'à notre fronliet*^^ à Bucziska ; il a passé le Bug ; arrivé sur la terre ferme, il a ^ ®Uite fait demi-tour.

**^ suppose qu'il y a reconnu le Bug»

•** '^i rhonneur de rendre compte à Votre Altesse que les chevaux Cosaques qui, comme j*ai eu Thonneur de vous Tannoncer,

^i^nl passé le Bug ont été pris h notre frontière par des paysans ^ amenés à Huskastrona ; ces gens ne sachant ce qu'ils doivent ***^*-'^^llement en faire, les ont conduits près de Sarnaka.

^otxirae je Pai appris, il y doit y avoir parmi eux de bons che-

^^^X de troupe ; je me permets donc de proposer à Votre Âltessa»

^* »^^ circonstances extérieures le permettent, de faire prendre ces

ctàevaux par un détachement et, sott de les livrer au quartier géné-

T^V ^^ Votre Altesse, soit de changer aussitôt les chevaux bons pour

t^ service contre les chevaux de ma brigade incapables de servir, et

eu%uvte d'eovoyer le reste à votre disposition au quartier général. ^

Schwarzenber^ à Schladerbach

Siedlec,99jain (K KA)

« DemaiD 30, le corps d'armée marche sur Sokolow ; vous vousi^ kjis dirigerez également sur Siedlec; pour demain, Igauie, localité situées^sée derrière Siedlec est votre véritable station; vous tâcherez donc^>a^|)(^ après avoir passé Woiynce d'arriver à Iganie par Zelkow ; vous 3r^^ y parquerez. Outre le détour, vous éviterez aussi le défilé derrière^^-^ ^ Siedlec.

Je vois par votre rapport d'hier que vous avez quarante chevau: malades ou morts. Afin de suffire au service avec le nombre de ch< vaux existant, vous remettrez quinze de vos pontons au magii trat, au sous-préfet ou à l'autorité de l'endroit en laissant quel- ^ ^. ques hommes avec eux et vous partirez avec trente-cinq pontons ^^^^ attelés de huit chevaux chacun ; vous prendrez les chevaux restant.::^ . avec vous comme chevaux de réserve.

En même temps le magistrat de Stoczek reçoit ordre du soar ^^ préfet d'atteler ces pontons avec des bœufs et de les envoyer — ^ Varsovie, on les remettra au dépôt d'artillerie qui s'y trouve et ^^«)o les y conservera. »

Mohr à Schwarzenbcrg"

Sokolow. » juin, (K K -ft»— ^

c Je remets à Votre Altesse la dislocation des troupes nisseï^ ^^ face de moi telles qu'elles devaient être il y a trois jours ; je v"i ^^^ de la recevoir.

Il m*est parvenu un rapport du poste d'ofûcier de Sterdin ^ porte qu'aujourd'hui un courrier français est passé par Ni^ * ® Wegrow, avec des dépêches adressées à Votre Altesse.

Il doit avoir dit qu'il apportait à Votre Altesse l'ordre marcher.

Le sous-officier expédié comme courrier au général franp ^^'^ Reynier avec la lettre de Votre Altesse, n'est pas encore arriw ^^* *

Etat des emplacements de f armée russe.

A Tsékhanov, un pulk.

Woitkowcy, un poste.

Glody. »

Liesniki. •

Krushi. »

Granna. >

un grand camp de troupes régulières, en partie infanterie, en partie cavalerie.

Bojenka /

Koze 1 deux régiments de hussards, deux pulks

Kobuschi ] de cosaques.

Rudka (

Ljeszka j 8 à 10.000 d'ibfanterie. Perlowo Pobriky Bransk Bielsk

Klecbtchéli i Orla

En tout quarante mille hommes.

Le général Essen commande le tout ; sous lui, le général Denissov, Tavant-garde; le premier à Bransk, le dernier à Pobikry. Le général Toutschkov, on ne sait où.

Le corps partira demain de ses cantonnements ; il se dirigera à gauche vers Sokolow, à l'exception de la division Trautenberg ; actuellement, elle reste encore à Siedlec. »

Ordre de marche poar le 30 Juin

Siedlec, W juin (K K A)

et Le corps partira demain de ses quartiers, la gauche en tête ; il se dirigera sur Sokolow sauf la division Trautenberg, actuellement, elle restera encore ici.

Le général Mohr s'établira à Ilolowenki avec les troupes légères de la division Siegenthal ; il surveillera le Bug dans l'espace de Jablonna Ruska à Kosov en passant par Sterdin. Ces troupes ne s'approcheront pourtant pas trop près du Bug afin de ne pas éveiller d'inquiétude de l'autre côté. Le F. M. L. Siegenthal partira avec le reste de sa division demain à 4 heures; il marchera vers Sokolow.

Le major Delort de l'état-major général est déjà parti ; il donnera aux officiers envoyés en avant la place du camp affecté à la division.

La division Bianchi mangera ici, elle se rassemblera à midi à Brzozow, elle continuera de là son mouvement sur Sokolow ;rofûcierde l'état-major qui la précède se présentera au major Delort pour lui demander l'emplacement du camp.

Le parc d'artillerie partira a 10 heures de Niwiska ; il marchera par Mokoboda sur Wegrow ; on y donnera à manger aux chevaux

87a CORPS AUTB^

et Ton continuel a de suite la mattR jusqu'au village Bfzozow, il y parqtieri

La brigade de Wrede rompra à midi marchera par Siedlec, Cbodow égalen Delort indiquera également à cette bi cément.

Le général Frelich couvrira cette également à iO heures; il cherchera à qui se rend à Droghitschin par Sokoli de façon h pouvoir couvrir le camp chés de Droghitschin et de Losyce ; i général Mohr par Jablonna Ruska, à meider par Olubla.

La grosse réserve d'artillerie se rend Toutes les voitures de vivres et les col< en deux marches de Stozeck h Kalusssît

Le quartier général rompra à (1)....

Le gênerai armée commando se rend

Kappon h Su

« Le 27 de ce mois à 9 heures lei ont mis le feu à la partie du poni att€ des grange» appartenant à des juifs i

la rive droite et au magasin milita Dans tous ces magasins de grain, il y de grains. Kn même temps le poot sm impraticable. m

La dessus tous les cosaques qcfil aux environs se retirèrent sur la rout nèrent avec eux comme otages cinq g

D^àprès des nouvelles reçues, les a vaient aujourd'hui h Trichin à un m pourtant s'èlre éloignés à deux mill se retirer jusqu*à ProujanouL

A Hietschiza à un quart de mille dei militaire se composant de 3.000 kon demeuré intact et sans couverture f existant dans le magasin incendié est

(1) En bl&oc sur roriginaJ.

On dît que tous les magasins qui se trouvent sur la rive droite (du Rug à partir de Dubienko ont été mis hier soir en feu

Le général Doctorof est parti il y a ti-ois jours de ÏVoujanouï, il irchë sur Slonim ; actuelJeraent il ne se trouve pas de forces portantes à Proujanouï.

Le général Essen commandant l'avant-garde s'est dirigé sur ^Gradno,

D*après des norjvelles arrivées hier, mais peu sûres le général Jllagration avec le corps à ses ordres est parli de Volkovisk pour Bialislock. 9

Mohr à l^chwarzenber^

^m <* D'après le rapport que je viens de recevoir du major Medvey, ^^ Votre Altesse verra que les troupes russes qui se trouvaient contre les frontières du Hug se sont retirées vers Holki. J'ai chargé le major Medvey de n*épargner aucun frais pour recevoir d'autres renseignements plus détaillés et pouvoir les transmettre à Votre Altesse.

A ce qu'il paraft, il doit encore y avoir à Botki d'importants

tagasins d'avoine appartenant an noble Kobilinsky. i

Medvey à Motir

Sterdtn. dû luia (K K A)

M A mon arrivée ici, j'y ai appris que les troupes russes placées

Je Tautre côté de la frontière se retirent sur Botki, Dans leur

Ëlraite* elles ont mis le feu h un magasin qui se composait de

"mille korets de toutes sortes de gniins ; il élait conservé dans

^quatre granges h (jranna ; on a pu le voir de notre observatoire.

Jo espion sûr a déjà été envoyé, et j'espère dans trois heures au

plus tard en recevoir des nouvelles certaines et plus détaillées ;

i ûe manquerai pas de vous les soumettre à Tinstant »

Kfobr A Schwitrzeob^rir

f lolowenkt. 3 heures rlii soir, 30 jaio (K K A)

On m'annonce de tous les postes que les Russes se retirent : je 48 aussi à finstanl un rapport dV&pion portiint que les Russes sonlrepliés sur Grodno.ils doivent n'avoir laissé que cinq pulks le cosaques à Botki pour observer nos mouvements

Bien que la proclamation (1) ci-jointe soit déjà connue de Yot] Altesse, je crois pourtant devoir vous la soumettre.

D'après des renseignements dignes de foi reçus aujourd'hui, l^^ ^^ quartier général du prince Poniatowski doit être à Grodno. »

Zcchmelster àTrautenb^^

Zbucsin, 30 jaio (K K A)

« L'espion qui vient de rentrer m'apporte la nouvelle suivante: — ^'• l'armée du prince Bagration a reçu Tordre de changer de position -^^ *d et de se rapprocher du Bug vers Brest Litowski.

Le pulk de cosaques du colonel Adrianow de la division Essen tf^i> est attendu d'heure en heure à Droghitschin.

De même le quartier général d'une division et deux pulks de ^^ ^ cosaques est déjà annoncé à Siématitsché; les généraux Karbow ""^^ et Schlussarow doivent se tenir entre ce lieu et Brest Litowski^ — - *' ce dernier est des cosaques du Don, il a avec lui douze régiments. Bialistock doit être évacué par les Russes et occupé par des troupes de Varsovie.

Hier soir les piquets de cosaques placés sur le Bug étaient en mouvement, la frontière est très étroitement surveillée et personne sur la rive droite ne peut s'approcher du Bug.

J'y ai envoyé un médecin juif qui a des parents à Siématitsché, il y exerce personnellement sa profession ; il m'apportera la confirmation de ces nouvelles et des autres mouvements, si ses liaisons le mettent en état de passer la frontière. »

Frellch à Schwarzenberg:

Rogow, 30 juin (K K A)

« Aujourd'hui dans l'après-midi, je me suis rendu ici avec ma brigade, puisque en avant de Balki^je n'avais pas trouvé d'eau; je me suis placé derrière ce lieu à cheval sur la route qui conduit de Sokolow à Droghitschin parallèlement avec le village de Rogow.

Un escadron se trouve à Batschki aux avant-postes ; il a à entretenir la liaison avec le général Zechmeister par Olubla.

L'escadron placé à Kanabrod observe la route, patrouille vers le Bug et entretient la communication avec le poste de Batschki ainsi qu'avec celui de Lushki.

L*escadron de Lushki a ordre d'observer la route de Sokolow à Granna ; au cas où Jablonna Iluska ne serait pas surveillé par les

^i) Proclamation de l'Empereur du 22.

tronpes du géDéral Mohr, il doit le faire occuper par un peloton et eutreteuir la iiaisou avec le géoéral Mohr.

Un escadron se trouve en réserve à Balki pour soutenir les avant-postes, et dans le camp de la brigade, il y a toujours une division de piquet.

Mon quartier est à Rogow à l'aile droite du camp.

Les patrouilles envoyées aujourd'hui vers le Bug ont remarqué que Ton avait mis le feu à Droghitschin.

Les paysans des localités autour de Bialistock y ont été emmenés avec leurs outils. II doit y avoir dans ce lieu un magasin considérable et un à Siématitsché.

Les détachement qui s*y trouvent ont Tordre, en cas de retraite, de brûler ce qu'ils ne sont pas en état d'emporter.

Toutes les voitures sont mises en réquisition dans ce but et les paysans sont prévenus qu'elles doivent avoir une roue de rechange et par trois voitures une scie et une vrille et autres objets nécessaires pour la réparation des voitures; en outre ils doivent prendre leurs vêtements d'hiver, i

Trautenber^ à Schwarzenber^

Siedlec, 30jiiin(K K Â)

ff Les deux rapports du colonel baron de Suden se sont suivis à cinq minute^ l'un de Tautre. Ils font supposer que les Russes sont forcés de se retirer par des événements contraires, puisqu'ils brûlent leurs magasins de Brest. Le préfet d'ici a reçu de la même manière des renseignements semblables aussi bien en ce qui est relatif à l'incendie des magasins de Brest que du pont.

Supposant que les postes d'ordonnances ne sont pas encore complètement placés, j'envoie ces renseignements par un officier pour ne pas causer de retard à ces rapports.

En ce qui concerne l'argent nécessaire à l'espionnage que le baron Suden désire recevoir, je dois encore ajouter qu'il a déjà été averti hier et de nouveau encore maintenant de prendre vingt-cinq ducats sur le montant de ce que les officiers de son bataillon avaient à rembourser sur l'avance que je leur avais faite, ou dans le cas où il ne serait pas encore remplacé, de le tirer directement de moi. s>

Suden à Schwarzenberg:

Miedzyrzyc, 30 juin (K K A)

a A l'instant, je reçois une nouvelle à laquelle je ne sais si je dois ajouter foi; cependant j'envoie aussitôt un officier de chasseurs à

CORPS AUTRU

Terespol pour m'assurer si elle est auraient brûlé hier leurs magastos à B

Je n'ai pas d'argent pour Teepionnai au général Mohr à KrlstyanpoU ou me rins de canveotion et dix florins. Je vc d'argent.

En mênrïe temps j*ai Thonneur de j ici du major polonais qui se trouve à'

Suden

« La nouvelle de l'incendie des mig sest pleinement confirmée.

Il a eu lieu entre 10 et 11 heures d vous donnera de plus grands détaik

Bamber^ à Stut

tut

I Je me hâte de vous annoncer' feu aux maisons de Granna et de Di trouvaient des magasins de vivres de naient aux habitants de ces localités.

Us ont retiré leurs vedettes des bor voit à Granna, en face de Krzemien, elles se tiennent sur les hauteurs et p

Le mauvais temps m'a empêché reconnaissance* J'allai seulement ju nuit à Jablonna Lacka auprès du lie de Hesse-IIombourg qui y commande

Vers le malin arriva la nouvelle rap pourtant pas vous Tenvoyer avant de En arrivant à Granna, je trouvai le i le propriétaire s'appelle le comte C 1.000 korets de grain avec de l'eaii encore en feu. I

D*icr à Nur» il n*y a pas de points nous ; la rive droite domine générale est en grande partie plate, boisée, i est plus haute seulement ici. A Nu ii y a des gués où la profondeur haï pas plus de trois pieds. Le sol du lit

On trouve partout des bateaux et des planches.

J'espère vous envoyer pour ce soir un rapport plus détaillé. »

Scliwarzeiitierir à TEmperenr

Stikolow, 30 jain (IC K A)

iC 22 j'ai eu le bonheur de recevoir le billet de Votre Majesté

date de Prague le 43 juin à la station de marche Lubartow.

Je me permets de mettre aux pieds du trône mes plus chauds sentiments de reconnaissance pour le paiement en monnaie de convention qui a été accordé au corps d'armée.

En ce qui concerne les avancements à donner au corps, j'ai prié le président du conseil de la guerre de soumettre h Votre Majesté ma demande fondée sur l'intérêt de la dynastie, et de la soutenir de son côté* Votre Majesté daignera voir dans sa sagesse et sa bonté paternelle que roHicier à qui revient la charge de supporter des dangers et des affronts de toutes sortes dans une campagne pénible y recherchera, comme seule récompense, l'oblention d*un avancement mérité sur d'autres qui nVjnt pas eu occasion de les partager avec lui. Ce vœu me semble d'autant plus convenable qu'il est puisé dans des principes fixés par Votre Majesté elle-même, et d'après lesquels

I elle a daigné nommer les ofûciers devant l'ennemi, c'est-à-dire que l'officier prisonnier» môme s'il est blessé, est placé après les officiers exposés ensuite aux dangers de la campagne.

' Pour maintenir l'esprit et la discipline dans le corps d'armée^ on a besoin d'une discipline de fer ; si, ce qui est sans exemple, le général en chef est limité dans la disposition, existant de tout temps dans

1 les armées de Votre Majesté, et qui lui confère le droit d'accorder des récompenses, sa considération baissera dans une proportion telle qu'il paraîtra être indigne de la confiance de Votre Majesté.

I Que Votre Majesté daigne accepter cette observation avec bienveillance et être convaincue que chacune de mes démarches est bien éloignée de toute vue particulière et n'a pour but que le bien de Votre Majesté et de son armée.

A mon entrée dans le grand-duché de Varsovie, j'employai toute la prudence nécessaire et pris toutes les dispositions pour pouvoir assurer la nourriture du corps et de la relève des sujets galiciens de Votre Majesté qui transportaient un approvisionnement de vingt jours.

Je ne pus obtenir le premier point qu'avec la plus grande peine« en partie par des menaces, en partie par desévèresexécutions. Jen*ai pas encore été assez heureux pour réaliser le second même en grande

partie* Il est absolumeot vrai que ce pays a élé mis daos h plufe triste état par les lourds cantonnements que lui firent supporteriez troupes saxonnefi, polonaises et westphaliennes, ces dernières »e sont fait haïr pour toujours, d'autant plus que ces troupes ont d(k se pourvoir sur ce territoire d'un approvisionnemeot de plus de vingt jours et des voitures nécessaires au transport. D'un autre côté, la préfecture de Lublin aussi bien que Ja préfectun* de Siediec, pour ce qui a rapport k l'administration est très faible el iaexpérimentée ; afio de se tirer d^alîaire on a beaucoup promis avec l'intention de ne pas tenir.

La plus grande partie du magasin de vingt jours est éloignée de trois ou quatre marches d'ici ; cependant j'emploierai tous les moyens imaginables pour le rassembler,

A mon arrivée ici, le préfet me déclara qu'il n'étaitabsoltimentpas en état de nourrir les troupes quoiqu'il le désirât beaucoup .le Tin* vilai à employer tous» les moyens en son pouvoir ; je lui Us observer qu'à différentes reprises j'avais été averti par le prince de Neufchâtel, au nom de l'Empereur des Français, d'employer les moyens les plus rigoureux plutôt que d'attaquer mon approvisionnement. L'ayant menacé d'exécution militaire, il m^iovita lui-même à faire visiter toutes les maisons dans les stations de cantonuemeiil aÛD de nourrir de cette façon les troupes. Si à contre-cœur que j'emploie ce moyen si cruel pour les habitants, si désorganisateur pour les troupes, il ne me restait à la fln aucune autre voie à prao-* dre. Far ce moyen seul, j ai réussi en grande partie à vivre depuis le 25, jour de mon arrivée ici. Je ne manque pas de punir par des exemples effrayants les excès qui nécessairement doivent se produire ; ainsi un soldat du bataillon de Warasdtner Saint-Georges fui fusillé à la suite d'un conseil de guerre ; le capitaine X... de Duka, à cause d'une connivence punissable el dune participation ouverte, fut déclaré indigne de servir plus longtemps dans l'armée el renvoyé au 3« bataillon ; j*en ai rendu compte au président du Conseil de la guerre. Une comparution devant un conseil de guerre n'aurait pas atteint son but et le maintien de la disctptlM réclame ces exemples terribles.

A la suite de vos ordres Je ne manque pas de vous joindre en copte les ordres qui me sont parvenus du prince de NeufchAtt?t el les ordres de l'Empereur.

D'après le sens de Tordre reçu, je me suis avancé aujourd'hui avec les deux divisions Siegenthal et Biatichi et le corps de oiTâïerie à Sokolow, d'une part, pour me rapprocher du générai lUynler, il est arrivé hier sur la frontière^ de l^autrc, atlu de ne pas perdre

de vue le principal but de ma mission, c'est-à-dire la défense de la tête de pont de Praga, de la forteresse de Modlin et le passage de Sierok, je m'y lie plus étroitement avec le général Reynier et surveille Granna et Droghitschin où des gués traversent le Bug. J'ai laissé le F. M. L. Trautenberg à Siediec pour couvrir mon flanc droit, observer avec sa cavalerie légère Brest et Wlodawa et conserver constamment la ligne la plus courte pour se rendre à la tête de pont qu'il est destiné à occuper dans le cas le plus défavorable. Votre Majesté verra, par un décret ci-joint du prince de Neufchâtel, que sur ma demande pressante, 500.000 francs doivent m'ètre payés en avance par la caisse française ; on ne me désigne pas le terme du paiement ; ce secours arrivant au moment désiré m'a mis en état de satisfaire Tarmée.

Les voitures louées ne peuvent, d'après un avis reçu^ m'arriver de Vienne à Varsovie que le 6 juillet ;je ferai peut-être plusieurs marches en avant, il s'écoulera donc encore un certain temps avant de pouvoir en faire usage ; sans l'avance qui m*a été faite^ je me serais trouvé dans un grand embarras.

On attend d'heure en heure avec grande anxiété des nouvelles de l'aile droite.

Aussitôt qu'il se produira en avant quelque chose d'important, je ne manquerai pas d'en fournir le rapport Adèle à Votre Majesté.

A l'instant, je reçois la communication suivante du général Reynier ; l'aile gauche a franchi le Niémen et marche sur Vilna ; le passage doit avoir été etlectué à Prenn ; je dois pourtant agir très prudemment, puisqu'il semble qu'un corps très considérable se trouve entre Brest et Botki ; ses projets sans être capables d'agir avec désavantage sur l'ensemble, pourraient pourtant occasionner du tort à mon corps d'armée vu la supériorité de l'ennemi. >

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