‹ Campagne du MexiqueChapitre 3 sur 19 · LA TRAVERSEE · texte numérisé non relu

LA TRAVERSEE

L*avenir des flottes. — Les zouaves matelots. — La vie en mer. — La diane. — Les repas. — ' l»a poche. — Les jeux. -—Représentations tliéàtrales. —-Saltimbanques. — Orphéons. -— La retraite. — > Les mousses, — - Le coq et le pcrroquetf Le larcin. — L'amiral des moussest

L'avenir de notre marine préoccupe Tattention publique depuis que la vapeur et les armatures de fer ont changé les conditions des combats na^srals ; aujourd'hui un bataillon qui aurait acquis le pied marin, secondé par quelques matelots, formerait, au besoin, l'équipage d'une frégate blindée. Autrefois la France pouvait avoir des vaisseaux et manquer de marins ; avec le nouveau système, l'armée fournirait à la marine un énorme contingent d'hommes suffisamment faits à la vie de bord, pour servir de garnison aux citadelles flottantes dont se composent nos escadres; la traversée du Mexique l'a prouvé.

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Le temps est passé où le fantassin étranger aux us et coutumes des gens de mer était gênant pour l'équipage et dépaysé sur un navire. Grande fut la surprise des matelots, quand ils virent le bataillon des zouaves s'installer en dix minutes et chaque homme trouver sa place sans indications ; grâce à la guerre de Grimée et à la campagne d'Italie, ces zouaves avaient l'habitude de la mer ; les marins le comprirent, leurs visages se déridèrent. Au moment de lever l'ancre, opération longue et pénible,

les soldats se placèrent spontanément aux barres du cabestan ; la lourde machine fut mise en mouvement au son du clairon, et cette opération fut terminée si vivement que les of&ciers s'en émerveillèrent. On sortit du port ; l'ordre de larguer les voiles fut donné. Aussitôt les zouaves, avec l'aplomb de vieux gabiers, s'attelèrent aux câbles et les manœuvres furent enlevées avec une fougue, un ense mble, un brio dont le commandant futenchanté ; cet entrain ne se démentit pas un seul instant pendant le voyage.

Pès lors, la plus franche cordialité réçna entfç

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les zouaves et les matelots, charmés de faire une traversée avec d'aussi bons compagnons. Du reste, les autres régiments qui furent envoyés auMexique prouvèrent, eux aussi, que la plupart de nos soldats ont trop souvent navigué pour n'être pas utiles sur le pont d'un vaisseau. Dès le soir même, les gabiers purent admirer avec quelle industrie chaque zouave avait organisé son petit carré et avait agrémenté son étroit logfement. La vie à bord est ainsi réglée : le matin, les fanfares de la diane saluent le lever du soleil ; chacun saute à bas de son hamac et tout s'anime. L'on fait la toilette du na-* vire, l'eau ruisselle sur les ponts qu'elle inonde et s'échappe par les dalots en cascades bruyantes qui étincellent sous les premiers feux du jour. Bientôt le café bouillant coule à flots dans les vases d'étain, • épendant ses arômes ; des larges panses des barriques, le rhum s'échappe en filets d'or ; le biscuit tombe, en cassures brillantées, au fond des gobelets de fer ; le déjeuner commence.

Ce fut pour beaucoup de marins un bizarre spectacle que celui de ce premier repas ; le navire av£^it

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un aspect original et inaccoutumé ; ces zouaves, au costume oriental, savourant avec délices cette liqueur ambrée, si chère aux musulmans, faisaient songer à ces fameux corsaires tarbaresques qui furent si longtemps l'effroi de la Méditerranée.

Singulier retour des choses d*ici-basl Le turban redouté des janissaires algériens orne les tètes des soldats francs, et le riche uniforme de cette milice fameuse donne à ces fiers régiments d'Afrique un cachet poétique qui en fait les troupes les plus pittoresques du monde. Après le déjeuner les cigarettes flambèrent, les discussions s'engagèrent bruyantes et semées de ces traits vifs et piquants qui donnent un tour si humoristique à la conversation du zouave.

Les marins s'écriaient souvent :

— Avec les zouaves, c^est toujours la Fête!

Pendant la matinée, lesjeux s'organisèrent : jeux de cartes, de lotos, de dames, d'échecs, de dés, tous les jeux connus et d'autres inconnus ; ceux-ci sortis de l'imagination inventive des zouaves : des luttes, des parties de gymnastique, des paris incroyables» des

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défis impossibles s'engagèrent ; les heures s'écoulèrent joyeuses. Le dîner sonna. En mer les rppas sont copieux; outre le café et le rhum, la ration de vin est large. De plus, chacun peut pêcher et dispose d'un petit filet qu'il a le droit de déposer, garni de ses provisions particuhères dans la chaudière commune, une vraie marmite de Gargantua.

Grâce à la pêche et aux relâches, les zouaves augmentèrent considérablement leur ordinaire. — Après le dîner, la sieste. Chacun étend au-dessus de sa tête sa petite tente, qu'il accroche aux agrès ; les cinq cents zouaves, grâce à d'habiles combinaisons, trouvaient tous un coin pour fumer à l'ombre : ils se juchaient partout, jusque dans les hunes. Vers deux heures, les jeux reprennent jusqu'au souper, qui finit à cinq heures. C'est alors le moment le plus animé de la journée. Les directeurs des troupes des marionnettes montent leurs petits théâtres ; les drames héroïco-burlesques se jouent à côté des comédies de mœurs ; les saltimbanques font des tours de gobelets et de passe ; les chiens, les rats apprivoisés, les souris blanches, les lézards

domestiques, tous les animaux savants que les zouaves aiment à dresser se livrent à des exerciœs intéressants; le public choisit selon ses goûts; tout est gratis et Ton peut siffler !

Les cercles s'établissent. Le cercle est un groupe qui se forme autour d*un improvisateur, lequel est chargé de manier le fouet de la satire ; il prend pour thème un ridicule ou un préjugé et il cingle les travers de la société.

A la nuit noire, les chanteurs se portent vers Tavant ; les romances, les chansons, les couplets, les chœurs se succèdent, aux applaudissements de la foule ; puis tout se termine par une retraite autour du navire et chacun descend dans sa batterie, il ne reste plus sur le pont que les hommes de quart ; Ton s'endort sous la garde de la vigie qui veUle dand les hunes et le navire glisse silencieusement sur les flots,laissant derrière lui un sillage phos-» phoreôcent qui va s'effaçant au loin I

Telle était la vie à bord.

Plusieurs incidents signalèrent cette traversée, incidents causés parles mousses i Aucun gamin, y

compris celui de Paris, n'est plus rusé, plus espiègle, plus turbulent, que le mousse qui entend tout, se glisse partout, voit toiat, connaît tout; il nargue les gabiers, chippele tabac du eoq^ casse les pipes du quartier-maître, entremêle les pavillons du timonier, ne craint personne, brave les taloches et rit des punitions. C'est le lutin du bord. Bref, le mousses s'ingénient sans cesse à jouer mille tours dont ils vont faire des gorges-chaudes au fond de la cale où ils se réfugient quand ils ont tenté un mauvais coup et où ils tiennent leurs conseils de guerre.

A bord, les mousses eurent l'adresse pendant trois jours de suite d'enlever le dîner des sous- officiers presque sous les yeux du coq qui servait la table ; personne que' lui ne pouvait entrer dans la salle et les plats disparaissaient aussitôt qu'il tournait le dos. Enfin un jour, on découvrit les mousses assis en rond dans la soute aux. bagages autour d'un poulet qu'ils grignotaient en vrais rats de. vaisseau qu'ils étaient.

Ils avouèrent qu'ils s*ôiîipa.raient des comestibles

par une lucarne dont ils avaient descdlé le verre ; ils se servaient d'une ligne et d'un hameçon pour hisser les morceajax.

Punis pour ce fait et furieux du châtiment, ils s'en prirent au coq ; celui-ci possédait un perroquet auquel il tenait beaucoup ; les mousses n'osèrent l'étrangler, car ils savaient qu'on les accuserait de cette mort: mais ils imaginèrent d'apprendre à l'oiseau les épithètes les plus mal sonnantes pour son propriétaire. Quand le perroquet vociféra ses interpellations, il fallut bien lui tordre le cou pour faire cesser ses inconvenantes sorties ; les mousses firent rôtir leur victime et la mangèrent ; c'était pousser loin la rancune.

Enfin l'un d'eux maugréait un jour parce que, selon lui, le navire allait trop vite, ce qui, disaitil, empêchait le poisson de mordre à sa ligne; un officier entendit les plaisantes récriminations du petit bonhomme.

— Ne crois-tu pas, moutard, lui dit-il en riant, que l'on arrêtera le navire pour toi ?

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— Si je le voulais, il le faudrait, répondit le mousse.

— C'est trop fort ! dit Tofflcier étonné de tant d'aplomb.

' — Eh bien, regardez, fit le mousse.

Il courut à la dunette et se jeta à la mer.

Force fut de stopper et de mettre les embarcations à flot pour rattraper le mousse, qui ^it ramené à bord, mais qui avait arrêté le navire et toute Tescadre pendant une heure.

— Maintenant, dit le gamin avec effronterie en remontant sur le pont, je puis me vanter d'être l'amiral des mousses ; j'ai bien gagné mes épaulettes.

Malgré toute leur malice, on pardonne beaucoup à ces marins en herbe, car ils sont la joie du navire.

Nous avons donné une idée de ce que sont les

zouaves en mer ; nous ne nous appesantirons pas

davantage sur les détails de la traversée pendant

laquelle ils se comportèrent de telle façon qu'un

officier de marine très-compétent disait :

— Avec une poignée de gabiers et un bataillon de zouaves, je formerais en un mois un équipage d'élite pour un navire blindé.

C'est la solution d'un grand problème.

Le 9 février 1862, on était en vue de la Vera Cruz, après trois relâches ; les troupes saluaient les côtes du Mexique par des hourrahs enthousiastes.

Chacun avait le pressentiment des brillants combats qui devaient y courronner nos aigles d'une gloire immortelle.

DËBARQUEMENT

Arrivée à la Vera Crux, — Composition de Tarmée. — Types militaires : le fantassin ; le chasseur à pied ; le chasseur d'Afrique ; les marins fusiliers; Tinfanterie de marine.

Le 9 février 1862, Taxinée expéditionnaire du Mexique débarquait à la Vera Gruz ; elle se composait de cinq cents zouaves du 2® régiment, du 1'' régiment, d'infanterie de marine, du 99* de ligne, d'une batterie d'artillerie de la garde et d'un peloton de chasseurs d'Afrique du 21*.

Le lecteur connaît déjà les zouaves ; nous al' Ions dépeindre le fantassin. La ligne, cette reine des batailles^ comme l'appelait Napoléon, est le centre de l'armée, le pivot des manœuvres, la base de toute opération ; c'est pour préparer son action ou la soutenir que les corps spéciaux ont été créés ;

tirailleurs, flanqueurs ou réserves n'agissent qu'en vue des mouvements qu'elle fera, qu'elle fait ou qu'elle a faits ; on peut juger de la place immense qu'elle tient dans* une bataille, du rôle essentiel qu'elle y joue, de son importance capitale enfin.

Rappelons du reste cet enseignement historique, que tout peuple conquérant a possédé une puissante infanterie ; loin de nous pourtant l'idée de rabaisser les services importants, indispensables, des armes spéciales.

Sans contredit, notre ligne est la plus belle du monde ; elle doit sa supériorité au tempérament militaire de nos paysans qui en composent la grande majorité.

Le fantassin n'a ni l'élégance, ni le brio de certains régiments, ni la science de certains autres ; mais, sans manquer ni de verve, ni d'entrain, il a des qualités — nous devrions dire des vertus — mi« litaires très-solides.

Le jour où la France a réclamé son bras, il a quitté la charrue pour prendre un fusil ; aussi garde-t-il au régiment un fonds de simplicité rus-

tique qui lui donne un grand charme, lorsqu'au récit simple et vrai de ses campagnes, on reconnaît en lui un héros d'autant plus grand qu'il s'ignore lui-même. Son bon sens, sa ronde gaieté, son humeur gauloise si gaillarde quand on le pique, et d'ordinaire si remplie de bonhomie, le font aimer partout.

lia, comme soldat, l'instinct inné de la guerre ; il possède les aptitudes générales du métier tout autant que pas un ; et, à part les spécialités auxquelles il n'est pas appelé, il reste l'égal de tous.

Et il a de plus ce mérite, que la guerre n'a pas exercé sur lui sa fascination puissante ; nous parlons du moins pour le plus grand nombre.

Il aime le champ qui l'a vu naître ; il se souvient de son toit de chaume, de ses vieux parents et de sa fiancée qui l'attendent.

Et c'est malgré ces affections si vives, cea attaches si fortes, Hjue le fantassin se bat si bravement. Se rappelant qu'au-dessus de la famille, il y a la patrie, il sacrifie tout à celle-ci et fait de son corps

un rempart à la France.

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La mâle énergie avec laquelle ce ûls de paysan brise les liens de famille qui rivent Thomme des campagnes à son clocher, en fait une figure grande et belle entre toutes.

Du reste, la bonne humeur qui s'épanouit toujours au fond d'un cœur français chasse la tristesse quand elle essaye de s'emparer de lui ; lorsque le conscrit étranger se complaît dans ses regrets, le nôtre entonne un gai refrain et combat le chagrin parle rire et les chansons. Puis, dans l'âme de ce descendant des Gaulois couve le feu sacré qui fit de nous la grande nation ; au moindre choc l'étincelle jaillit ; l'odeur enivrante de la poudre éveille les instincts guerriers qui sommeillent dans la poitrine du paysan ; quand les mâles accords du clairon retentissent, un frisson de fièvre passe dans ses veines ; il s'exalte lorsque tonne la grande voix du canon ; ses narmes se dilatent en aspirant les émanations brûlantes du combat ; son sang s'échauffe, sa tête s'anime et resplendit, il pousse à pleins poumons la clameur stridente des batailles et il s'élance

avec une fougue indicible au milieu de la mêlée,..

C'est alors que rinfanterie fournit ces charges fameuses, ces charges furieuses et échevelées comme les vagues dans la tempête, terribles et foudroyan-* tes comme les avalanches des Alpes I

Rayonnant, transfiguré, superbe d'élan et de furie dans l'action, le fantassin redevient modeste après la victoire; cette vaillance dont il n'a pas conscience, qu'il oublie après l'avoir montrée, prouve combien il est brave par tempérament, sans efforts et sans le .savoir. . .

Tel est le fantassin, que nous résumerons en deux mots : c'est le typé le plus vrai de l'abnégation dans le dévouement et de la modestie dans l'héroïsme.

Le chasseur à pied tient le milieu entre le 'zouave et le fantassin.

De taille moyenne et robuste, il porte une veste aux reflets nuancés de noir et de vert, qui fait ressortir les muscles de son corps vigoureux. A le voir, on reconnaît qu'un triage a été fait dans le contingent pour composer son bataillon en vue des fatigues du pas gymnastique des tirailleurs. Le chasseur à pied est d'ordinaire un enfant de nos villes

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de province qui a quitté sans trop de regrets son atelier ou sa manufacture, lorsque le sort Ta appelé.

Il ne veut pas toujours rester soldat, mais il n'est pas fâché de tâter un peu des aventures de la vie militaire.

Joyeux sans être turbulent comme le zouave, railleur mais non sarcastique, soigné dans sa tenue, sats chercher le pittoresque, il porte avec crânerie son léger schako ; et, s'il n'a pas la régularité sévère d'uniforme de la ligne, il ne s'émancipe jamais jusqu'au débraillé du zouave. Bref, il a un cachet tout particulier d'élégance qui lui donne beaucoup de distinction militaire.

Comme -soldat, il est très-instruit aux manœuvres, aux mouvements rapides et au tir de précision ; rompu à la course, aux jeux violents du gymnase, il a une éducation pratique et théorique trèssoignée ; il se sert avec une rare adresse de la carabine Minié ; il est surtout fait aux exercices de tirailleurs. C'est lui qui flanque les colonnes en marche et repousse l'ennemi par son feu ; lui encore qui, par une fusillade nourrie, couvre et pré-

pare une charge. Le zouave, par son organisation régimentaire, peut-être même par tempérament, est plus fait pour les attaques à Tarme blanche ; mais le chasseur à pied, qui manie si bien la baïonnette au besoin, est certainement un tirailleur plus ' habile. En somme, la grande réputation des bataillons de chasseurs, réputation si méritéOi prouve assez l'excellence de leur organisation.

Nous reviendrons plus tard sur l'infanterie de marine et les marins fusiliers ; mais nous poserons en fait que, comme troupes acclimatées et grâce à leur dévouement, ces corps étaient destinés à conipléter solidement la colonne expéditionnaire.

Le premier gage du succès est la bonne composition d'une armée ; or, pour première condition de cette bonne composition, il faut qu'elle renferme une suffisante variété d'éléments, afin que chacun d'eux remplisse les missions diverses nécessitées par les éventualités et les phases d'une bataille. On a vu que, sous ce rapport, le corps expéditionnaire du Mexique ne laissait rien à désirer.

Mais la variété ne suffit pas ; il faut encore qu'en-

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tre les éléments différents il y ait aussi affinité sympathique pour que les parties forment une unité compacte, La cohésion est la plus grande force d'une armée ; sans elle, les corps mal liés flottent dans l'action, se soutiennent mal, ne se complètent pas à propos l'un par l'autre; sans elle, la confiance si précieuse d'un régiment dans son voisin n'existe pas, Tavant-garde ne compte plus sur le centre ni celui-ci sur L'arrière-garde; aussi, plus d'élan.

Au Mexique, les zouaves, les «chasseurs et le brave 89* de ligne se connaissaient de longue date ; une vieille estime cimentait leur amitié ; ils étaient, comme ils le disaient, des bataillons frères ; quand au feu ils eurent apprécié les contingents fournis par la marine, toute la colonne se souda dans un môme esprit de corps et elle fit des merveilles de courage et d'abnégation malgré les temps contraires et son effectif si restreint.

Nous allons bientôt la voir à l'œuvre, et nous débuterons par cette célèbre charge d'un peloton de chasseurs contre la cavalerie ennemie.

On verra ce que sont nos chasseurs d'Afrique et ce que valent leurs coursiers numides.

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