‹ Campagne du Nord en 1870-1871Chapitre 26 sur 48 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Marche du 2 janvier; combats d'Achiet-le-Grand, de Béhagnies et de Sapignies.

Le général Faidherbe avait donné les instructions suivantes pour la marche de son armée ; elle devait s'avancer sur quatre routes, dont chacune serait réservée à l'une de ses divisions.

La division Derroja, du 22e corps, partie de Rivière-Grosville, se porterait sur Bucquoy, par Ransart et Hannescamps. La division du Bessol suivrait la route d'Arras à Amiens par Bucquoy et irait sur Ablainzevelle. La division Payen (i), du 23e corps, devait marcher par la route d'Arras à Bapaume et chercherait à atteindre ce dernier point. Enfin, la division de garde nationale mobilisée se porterait par Croizilles sur Saint-Léger et Mory.

Les troupes étaient munies de trois jours de vivres ; il leur était recommandé de ménager leurs munitions en prévision d'une lutte de plusieurs jours. Dans le cas où l'une des divisions serait attaquée pendant la marche, les autres devaient appuyer sur elle pour la secourir.

Si l'on ne rencontrait pas l'ennemi, la division Derroja devait aller jusqu'à Puisieux, la division du Bessol jusqu'à Achiet-le- Petit, et le 23e corps jusqu'à Bapaume. C'était une marche d'à peu près quinze kilomètres qu'allait faire l'armée.

Le terrain où allaient avoir lieu les combats du 2 et du 3 janvier est une plaine faiblement ondulée, comme la Picardie et le Vermandois en présentent beaucoup. Elle est entièrement découverte en dehors des villages, qui sont le plus souvent formés de maisons éparses et entourées de vergers ou de jardins, plantés d'arbres et bordés de haies. De loin,. les lieux d'habitation, perdus dans ce fouillis de verdure, ressemblent à des bouquets de bois isolés. Relativement très nombreux, ils occupent en général le sommet des pentes et couronnent les croupes faiblement infléchies qui constituent les seuls accidents du terrain.

Le fond des vallons, planté quelquefois de saules, sur la ligne du thalweg, est suivi d'ordinaire par un fossé à peine apparent. En dehors des villages, de ces fonds de vallée et de quelques petits bouquets de bois, il n'y a d'arbres que le long des routes. Un pareil terrain n'était pas favorable au mouvement

(1) Le capitaine de vaisseau Payen avait remplacé l'amiral Moulac, depuis Pont-Novelles.-

offensif que les Français allaient y entreprendre. Ils devaient y trouver très peu d'abris et les feux de l'artillerie et de l'infanterie allemandes allaient)' produire de grands effets.

La marche de l'armée du Nord commença par un temps froid et sombre ; les divisions françaises s'avancèrent sur quatre routes, ainsi qu'il avait été prescrit.

La division Derroja traversa Ransart et Hannescamps et se porta sur Bucquoy sans rencontrer l'ennemi. Le général de Grceben remarquant le mouvement qui se produisait devant ses avantpostes, et sachant ses forces insuffisantes pour résister à l'infanterie française, s'était retiré sur Puisieux et Miraumont. Après un petit engagement, les avant-postes de la 30 division de cavalerie se replièrent de leurs positions au sud-est de Bienvillers-au-Bois et rejoignirent la division entre Miraumont et Pys.

Au moment où le général Derroja entrait dans Bucquoy, la division du Bessol attaquait Achiet-le-Grand, d'après les instructions deFaidherbe. Pour être à môme de secourir du Bessol, le o-énéral Derroja fit appuyer ses troupes de Bucquoy sur Achiet-le-Petit. Il y entra sans coup férir, au moment où le combat d'Achietle-Grand se terminait. Sa division cantonna dans Achiet-le-Petit, sans avoir été engagée.

La division du Bessol, avec laquelle marchait le général Faidherbe, s'avança, par Boirv-Sainte-Rictrude, jusqu'à Ablainzevelle, où elle arriva vers midi sans avoir rencontré l'ennemi. La présence de ce dernier était à ce moment signalée entre Achiet-le-Grand et Ablainzevelle. Le petit détachement du capitaine Lossius, qui occupait Achiet-le-Grand, était alors réduit à deux compagnies du 28°, un peloton de hussards et deux pièces; deux compagnies détachées vers Sapignies, où la brigade de Strubberg luttait contre le 230 corps, n'avaient pas reparu.

Menacé d'être tourné par la brigade Foerster, Lossius dut d'abord évacuer le bois de Logeât et se retira sur Achiet-le-Grand. Le 200 chasseurs et deux bataillons du 690 de marche furent aussitôt déployés pour enlever ce village, pendant qu'une batterie et une section le canonnaient de chaque côté du chemin d'Ablainzevelle. Les deux pièces allemandes, établies au sud d'Achiet, ne purent résister et se retirèrent. Les tirailleurs du 690, passant au nord, d'Achiet, avaient atteint la voie ferrée d'Arras et menaçaient de couper la retraite des Prussiens sur Bapaume ; en même temps, le 20° chasseurs attaquait le village de front et deux bataillons du régiment de mobiles de Somme et Marne appuyaient ce mouvement entre Achiet-le-Petit et Achiet-le-Grand.

Le capitaine Lossius se retira, en perdant une cinquantaine de

prisonniers, sur Bihucourt où il tint un moment ; la supériorité numérique des Français l'obligea bientôt à se porter sur Bapaume, après des pertes relativement très considérables. Le 20° chasseurs avait continué à le poursuivre ; il atteignit ainsi Biefvillers qu'il occupa vers 4 heures ; mais la division du Bessol était restée à Achiet-le-Grandet l'issue fâcheuse du combat de Sapignies laissait le bataillon exposé à être coupé. Le commandant Hecquet crut devoir se retirer vers 7 heures et rejoignit le général du Bessol, au moment même où la brigade de Strubberg évacuait Sapignies pour les mêmes raisons. Biefvillers fut ainsi abandonné et dut être reconquis le lendemain.

La division du Bessol cantonna dans Achiet-le-Grand et Bihucourt.

La division Payen suivit, avons-nous dit, la route d'Arras à Bapaume ; en arrivant à Ervillers, elle apprit que des Prussiens, en petit nombre d'après le dire des habitants, occupaient Béhagnies. Le 19e bataillon de chasseurs, qui formait l'avant-garde avec une section d'artillerie, se porta aussitôt sur le village.

Béhagnies s'étend le long de la route d'Arras, sur des pentes faisant face à Ervillers. Au sud et à moins de 500 mètres de Béhagnies est situé Sapignies, village un peu plus considérable, qui domine tout le terrain environnant, et en particulier les pentes allant vers Béhagnies et ce groupe d'habitations lui-même.

La 30e brigade avait un bataillon du 28e dans Sapignies et un autre dans Favreuil, avec deux escadrons du 7e hussards. En apprenant l'approche des Français, le général de Strubberg fit occuper Béhagnies par un de ces bataillons ; il fit en même temps venir, de Bapaume et de Frémicourt, deux bataillons du 68°, un escadron du 7e hussards, une batterie et deux sections d'artillerie, qui y étaient restées : il invitait en outre le capitaine Lossius à faire une démonstration d'Achiet-le-Grand sur le flanc droit des Français.

Le 19* chasseurs, qui s'avançait sur Béhagnies avec trop de confiance, fut accueilli par un feu très vif partant des premières maisons du village et d'une barricade qui en fermait l'entrée. La section d'artillerie, marchant avec lui. dut faire rapidement demitour et jeta le désordre dans le reste de l'avant-garde qui se replia sur Ervillers.

Le capitaine de vaisseau Payen fit alors déployer la brigade tout entière du lieutenant-colonel Michelet et dirigea une attaque convergente sur Béhagnies : un bataillon de fusiliers marins devait tourner le village par l'est ; un second bataillon par l'ouest ; un autre devait l'attaquer de front ; le 480 mobiles

(du Nord) suivait en seconde ligne ; le 19* chasseurs était réparti dans les trois colonnes. Deux batteries avaient pris position à l'est et à l'ouest de la route, au sortir d'Ervillers, et canonnaient Béhagnies. La brigade du capitaine de frégate de Lagrange restait en réserve au nord d'Ervillers.

La colonne de droite se laissa entraîner vers Gomiécourt par l'apparition sur ce point du peloton de cavalerie et de la section d'artillerie de Lossius, et ne prit aucune part à l'attaque de Béhagnies.

La colonne du centre aborda avec enlrain le village, enleva la barricade et conquit les maisons une par une, pendant que la colonne de gauche les tournait. L'ennemi, rejeté du village, se retira sur Sapignies ; mais déjà les renforts demandés par Strùbberg arrivaient : un second bataillon du 28e était déployé à l'est de Sapignies et les deux batteries venues de Bapaume prenaient position plus à l'est. Les deux compagnies du 280 et la section d'artillerie envoyées par Lossius arrivaient par le chemin d'Achiet-le-Grand (12 h. 1/2). Les troupes qui avaient enlevé Béhagnies ne purent en déboucher sur Sapignies : en môme temps, l'artillerie prussienne soutenait un vif combat contre les batteries françaises d'Ervillers ; elle arrêtait la marche de la colonne de gauche qui, après avoir tourné Béhagnies, s'était déployée dans le fond du vallon à l'est du village en face des batteries allemandes. Sur ce point, la ligne française était formée par quelques compagnies du 19e chasseurs placées à l'est vers Mory ; puis, à droite, par un bataillon de fusiliers marins et deux bataillons du 48e mobiles.

Les tirailleurs français, abrités par les saules du vallon, faisaient éprouver de fortes pertes aux deux batteries, et à une compagnie du 280 qui les soutenait. L'artillerie prussienne amenait déjà les avant-trains pour se retirer, quand le major de Mertens lui donna l'ordre de reprendre le feu. Les bataillons de marins et de chasseurs s'élancent à ce moment sur les pièces prussiennes; accueillis par une décharge de mitraille à 300 mètres, ils sont décimés : deux pelotons du 7e hussards les chargent de flanc au même instant et les rejettent sur les mobiles. La ligne française est entraînée tout entière dans ce mouvement de retraite ; les Prussiens se portent en avant et reprennent rapidement Bé hagnies en y faisant 250 prisonniers. La brigade Micheletse retire précipitamment sur Ervillers, où elle est recueillie par la brigade de Lagrange que Payen avait déployée.

L'artillerie française entretint alors une lutte très vive avec les deux batteries prussiennes et réussit à empêcher la brigade de

vStrùbberg de sortir de Béhagnies ; mais Payen ne parvenait pas davantage à déboucher d'Ervillers. Chacun d'eux ne songeait qu'à résister à une attaque de son adversaire. Le village de Béhagnies était même mis en état de défense par les pionniers sur l'ordre de Kiimmer.

A la nuit, la division Payen cantonna dans Ervillers. La brigade de Strûbberg était fortement menacée dans Béhagnies et Sapignies par l'occupation d'Achiet-le-Grand, de Bihucourt et même un instant de Biefvillers ; elle évacua les deux villages à 7 heures du soir et se retira vers Bapaume.

Pendant que ces événements se passaient à la droite du 23e corps, la division Robin débouchait de Saint-Léger sur Mory : vers 2 h. 1/2, des patrouilles prussiennes, envoyées du côté de ce dernier village, annoncèrent à Kiimmer l'approche des Français. Le général de Kummer fit aussitôt porter un bataillon du 68e sur Mon- et un escadron du 7e hussards sur le chemin de Vraucourt à Sapignies, entre Mory et Beugnâtre. Le bataillon du 68° jeta une compagnie dans Mory ; mais déjà les Français y entraient; elle dut battre en retraite sur le bataillon, qui se déploya largement au nord de Favreuil et de Beugnâtre, faisant face à la division Robin. Celle-ci fit mine à diverses reprises de se porter en avant; elle mit même de l'artillerie en ligne (1), mais ses velléités d'attaque n'allèrent pas plus loin. Elle cantonna, le soir venu, dans Mory et Vraucourt, après avoir joué un rôle presque nul dans la journée du 2 janvier (2).

Cependant, la brigade de Strûbberg évacuait, nous l'avons vu, Béhagnies et Sapignies et se retirait à Bapaume, laissant le 68e dans Favreuil ; la brigade de Bock avait occupé Frémicourt et Beugnâtre, avec un bataillon du 65e dans chacun de ces villages : un bataillon du 33e gardait Avesnes-lez-Bapaume ; deux compagnies en étaient détachées aux avant-postes sur Biefvillers et Grévillers ; le surplus des troupes cantonnait dans Bapaume. Un peloton de hussards était adjoint à chacun des bataillons laissés dans les villages.

(1) Son artillerie était uniquement composée de pièces de 4 de montagne.

I Le général Faidherbe ignorait même à la fin de la journée où se trouvait cette division. Un ordre cité par Rappe eD fait mention.

D'après X.vTanera (1873), le général Robin aurait essayé inutilement de faire lever à coups de plat de sabre un bataillon de mobilisés qui s'était précipité à terre aux premiers coups de feu. Il n'y avait pas grand fonds à faire sur de pareils soldats, si ce fait est exact.

- i57 — En somme, la journée du 2 janvier aboutissait à un échec pour Vllcmands : ils avaient été forcés de se retirer de tous les points attaqués -par l'armée du Nord ; la vigoureuse résistance de la brigade de Striibberg avait seule empêché cette retraite de devenir une déroute, en arrêtant complètement la marche de la gauche française.

D'un autre côté, le mouvement en avant du général Faidherbe n'avait pas produit tout les résultats qu'il était en droit d'en attendre : ses troupes les moins aguerries s'étaient heurtées au gros des troupes prussiennes, alors que les meilleurs éléments de son armée devaient lutter contre des forces insignifiantes.

Le général Faidherbe n'apprit que dans la soirée l'échec de Béhagnies et de Sapignies (i) ; il ne fut informé de l'évacuation de ces deux villages par les Allemands que le lendemain. Le général Paulze d'Ivoy en avait été averti plus tôt et les avait fait réoccuper.

Le général en chef ne se laissa pas décourager par l'échec partiel qu'il avait subi, et qu'il croyait beaucoup plus grave qu'il ne l'était réellement : il donna des ordres pour que l'attaque fût reprise dès le lendemain matin. Le 23° corps dut renouveler, sur la route d'Arras à Bapaume, le mouvement offensif qui avait échoué la veille ; la division Robin tournerait Béhagnies, Sapignies et Favreuil par l'est, tandis que la division Payen s'avancerait par la route sur Bapaume.

La division du Bessol, du 220 corps, prendrait pour objectifs Béhagnies et Sapignies qu'elle attaquerait par l'ouest. La division Derroja marcherait d'Achiet-le-Petit sur Ervillers (2).

C'était une attaque enveloppante que l'armée du Nord allait diriger sur les positions allemandes. Sa supériorité numérique semblait devoir favoriser le double mouvement tournant qui devait être entrepris sur les ailes de la division de Kiimmer.

De son côté, le général de Gœben était informé dans la soirée des événements du 2 janvier et donnait ses ordres pour la journée du lendemain.

Le général de Kiimmer devait défendre énergiquernent les abords de Bapaume avec les troupes de la 15e division. La 3 division de cavalerie prendrait l'offensive et enverrait sur le flanc droit et les derrières de l'armée du Nord deux régiments de cava-

(1) Il crul même un instant, d'après un renseignement erroné, Ervillers au pouvoir des Allemands. Un officier do mobilisés de l'état-major de Paulze d'Ivoj avait confondu Béhagnies et Ervillers. (X. Tanera, 187

(î) Rappe.

lerie et une section à cheval. Ce détachement devait se montrer et faire usage de son artillerie, de manière à inquiéter le plus possible les Français pour la sécurité de leurs communications. Le reste de la 30 division (1 bataillon, 4 escadrons, 2 sections à cheval), demeurerait à Pys, pour couvrir le flanc gauche de la 15e division.

Le prince Albert devait quitter Fins avec les trois bataillons du 40e, trois batteries, le 9e hussards et le 2e uhlans de la garde, de façon à être établi à g heures du matin à Bertincourt (11 kilomètres à l'est de Bapaume). Il devait laisser en observation, à Leschelle, entre Fins et Bertincourt, un escadron des hussards de la garde. Deux escadrons du même régiment seraient envoyés vers Cambrai, pour couvrir l'armée d'une attaque possible dans cette direction.

Le général de Gœben s'assurait en même temps une réserve ; il donnait au 8e bataillon de chasseurs et aux deux batteries à cheval, restées à Combles, l'ordre d'être établis à 9 heures du matin au Transloy, à six kilomètres au sud de Bapaume. D'autre part, le général de Barnekow devait détacher, du corps de siège de Péronne," trois bataillons et quatre batteries et les envoyer, pour la même heure, à Sailly-Saillisel (1). Cette mesure avait pour inconvénient d'affaiblir notablement le corps de siège, mais elle permettait au général de Gœben de se constituer une réserve de quatre bataillons et six batteries ; l'attitude antérieure de la garnison de Péronne ne faisait craindre aucune sortie pour la journée du 3 janvier.

Le général de Kùmmer, en attendant l'arrivée des renforts que devait lui envoyer le général en chef, allait supporter tout l'effort de l'armée du Nord. Pour lui résister, il prit les dispositions suivantes : la 30e brigade, laissant cinq compagnies du 68e dans Favreuil, se rassembla au nord de Bapaume avec le 7e hussards et deux batteries. La 29e brigade, moins les trois bataillons détachés la veille à Frémicourt, Beugnâtre, Avesnes, Biefvillers et Grévillers, se forma au sud de la ville avec deux batteries.

Bapaume venait d'être mise pendant la nuit en état de défense par les pionniers prussiens.

Cette petite ville (2), jadis place forte, avait été déclassée en

(1) Ordre du général de Gœben pour le 3 janvier. (De Schell, Les opérations de la première armée sous le commandement du général de Gœben.)

(i) 3,000 habitants environ.

1846 et son enceinte avait servi à des expériences de tir de siège. Mais il en restait encore une partie au sud-ouest et au sud ; les fossés même étaient intacts sur ces points. Une promenade plantée d'arbres remplaçait les anciens remparts du reste de l'enceinte. Les pionniers prussiens avaient peu à faire pour organiser défensivement Bapaume. Dans la nuit du 2, et pendant la matinée qui suivit, ils crénelèrent plusieurs maisons à l'entrée nord de la ville et près du marché. Des barricades défensives fermèrent l'entrée de la grande rue, ainsi que celle débouchant sur la place. Ces travaux, qui se prolongèrent pendant toute la journée du lendemain, facilitèrent beaucoup la tâche de la 15e' division.

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