‹ Campagne du Nord en 1870-1871Chapitre 28 sur 48 · IÔ · texte numérisé non relu

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obus, ils lâchèrent pied et se retirèrent précipitamment sur le village. Le général Robin ne put les remettre en ligne de la journée; seul, un bataillon de voltigeurs prit un peu plus tard une part de quelque importance à l'attaque de Favreuil. Les deux batteries à cheval, rendues libres par la retraite de la division Robin, prirent une deuxième position au nord de Beugnâtre et battirent d'écharpe les batteries françaises de Sapignies.

Un temps d'arrêt semblait, à ce moment, se produire dans l'offensive française : toutefois, la position des Prussiens était bien près d'être compromise ; leur droite n'avait pas encore été sérieusement engagée ; mais elle était sans point d'appui, et de fortes masses de troupes avaient paru au nord devant elle.

Leur centre était écrasé par une artillerie supérieure dont le feu convergeait sur lui ; leur gauche, rejetée déjà sur plusieurs points, était menacée d'être tout à fait débordée.

Malgré cette situation critique, le général de Kùmmer continua de défendre vigoureusement Bapaume, en attendant l'arrivée en ligne de la cavalerie des ailes et des renforts que pouvaient lui amener le général en chef et le prince Albert.

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