QUARTIER GÉNÉRAL DE L' ARMÉE DU POTOMAC
« Camp de Pleasant- Valley, 17 octobre 1862.
« Monsieur, votre lettre du 13 m'est parvenue hier matin par le colonel Perkins.
« J'ai envoyé de fortes reconnaissances, de bonne heure dans la matinée, vers Charleston, Leetown, etc., et comme on entendait un feu vif d'artillerie, je crus devoir me porter dans cette direction. Je n'ai quitté Charleston qu'à la nuit, de sorte que je n'ai pu donner à la lettre de Votre Excellence toute la respectueuse attention qu'elle mérite de ma part.
« Je désire ne pas retenir le colonel Perkins au delà du train de ce matin; c'est pourquoi je crois que le mieux est de le laisser partir avec le simple accusé de réception de la lettre de Votre Excellence. Je ne suis encore fixé à aucun plan spécial d'opérations. J'espère avoir aujourd'hui de sûres informations sur la position de l'ennemi, que je crois toujours entre Bunker-Hill et Winchester. Je vous promets de donner à vos vues la considération la plus complète et la plus sincère, et que mon intention est de hâter le moment où mes hommes seront chaussés et ma cavalerie remontée pour être utiles.
« Votre Excellence peut être assurée que je n'adopterai pas un plan différent de ses vues sans lui donner pleine explication de mes motifs, ainsi que le temps dem'envoyer telles instructions qui pourraient vous paraître les meilleures.
« Je suis, monsieur, très-respectueusement, votre obéissant serviteur.
« (Signé) G. B. Mac Clellan, major général de l'armée des États-Unis.
« A Son Excellence le président. »
Le général Mac Clellan continua à demander des renforts de chevaux, disant qu'on ne lui en envoyait que 1 50 par semaine, et des renforts d'habillement, disant que son armée manquait de souliers et d'autres articles d'habillement, qu'elle « en souffrait depuis quelque temps », et qu'il était porté à croire que cela provenait de négligences de la part du département du quartier-maître. Ces plaintes furent renvoyées au quartier-maître général pour rapport. 11 y eut une grande correspondance à ce sujet entre les généraux Halleck, Mac Clellan et Meigs. Le tout est complètement rapporté dans les lettres suivantes du département de la guerre et du général Halleck :
« DÉPARTEMENT DE LA GUERRE
« Washington, 27 octobre 1862.
« Général, il a été publiquement mentionné que l'armée du général Mac Clellan n'avait pu se mobiliser pendant les beaux jours de cet automne, par manque de souliers et d'effets d'habillement et d'équipement. Veuillez faire rapport au département sur les points suivants :
« 1° A qui, et de quelle façon ont été faites les réquisitions pour l'armée du général Mac Clellan depuis que vous avez pris le commandement en chef? Des réquisitions quelconques ou autres communications ont-elles été faites depuis ce temps au secrétaire de la guerre autrement que par votre intermédiaire ?
« 2° Si vous, comme général en chef, avez pris peine de vous assurer de la condition de l'armée en regard des approvisionnements de chaussure, habillement, armementet autres choses nécessaires; et s'il y a eu négligence ou retard de la part de quelque département ou bureau à satisfaire aux réquisitions, et quelle a été et quelle est la condition de cette armée, sous le rapport des approvisionnements, en comparaison des autres armées ?
« 3° A quelle date, après la bataille d'Anlietam, les ordres d'avancer contre l'ennemi ontils été donnés au général Mac Clellan, et combien de fois ont-ils été répétés ?
« 4° Si, dans votre opinion, l'armée du général Mac Clellan a réellement manqué de chaussure et d'effets d'armement, d'habillement et d'équipement de manière à empêcher sa marche contre l'ennemi lorsque l'ordre en fut donné ?
« 5° Combien de temps après que les ordres furent donnés au général Mac Clellan de se porter en avant vous informa-t-il du manque de chaussure et d'habillement dans son armée, et quels sont les moyens de faire promptement savoir ces lacunes de l'armée à vous ou au bureau du département de la guerre que cela concerne?
« (Signé) Edwin M. Stanton, secrétaire de la guerre.
« Au major général Halleck, général en chef. »
« Washington, 28 octobre 1862.
« Monsieur, en réponse aux diverses questions contenues dans votre lettre d'hier, j'ai l'honneur de vous faire rapport comme suit :
« 1° Les réquisitions pour approvisionnements à l'armée du général Mac-Clellan sont faites par
ses officiers d'état-major sur les chefs de bureaux d'ici; c'est-à-dire pour objets de quartier-maître, par son quartier-maître en chef sur le quartiermaître général ; pour objets de commissariat, par son commissaire en chef sur le commissaire général, etc. Aucune réquisition, à ma connaissance, n'a été faite sur le secrétaire de la guerre, ni aucune sur le général en chef.
« 2° A diverses reprises, le général Mac Clellan m'a télégraphié que son armée manquait de divers objets d'approvisionnement. Tous ces télégrammes furent immédiatement renvoyés aux chefs de bureau pour rapport. Il fut reconnu que dans chaque cas il avait été immédiatement satisfait aux réquisitions , à l'exception d'une, pour laquelle le quartiermaître général avait dû faire envoyer de Philadelphie divers articles d'habillement, des tentes, etc., dont on n'avait pas une assez grande provision ici. Il n'y a eu ni retard ni négligence dans aucun département ou bureau à expédier toutes les réquisitions faites par le général Mac Clellan ou par les officiers de son état-major. Des retards ont quelquefois eu lieu dans la marche des trains, par suite des encombrements des dépôts ou du manque de waggons; mais chaque fois qu'on en a été averti, des agents ont été délégués pour parer aux difficultés. Sous l'excellente surveil-
lance supérieure du général Haupt, je pense que ces retards ont été moins fréquents que dans les trains ordinaires. Une armée de la grandeur de celle du général Mac Clellan peut être fréquemment exposée à manquer de provisions pendant quelques jours, par suite soit de négligences à faire les réquisitions en temps utile, soit des retards inévitables dans les transports, soit des lenteurs de distributions aux brigades et aux régiments.
« Par les observations que j'ai pu obtenir, je suis d'avis que les réquisitions de cette armée ont été exécutées plus promptement, et que les hommes en général ont été mieux approvisionnés que cela n'a eu lieu pour les armées de l'Ouest. Cellesci ont opéré à de beaucoup plus grandes distances des sources d'approvisionnement, et ont eu bien moins de facilités de transports. En résumé, je crois qu'il n'y a pas d'armée au monde qui ait été aussi bien approvisionnée en campagne que les nôtres.
« 3° Aussitôt après la bataille d'Antietam, le général Mac Clellan fut invité à me fournir des renseignements sur ses projets, afin que, s'il se mouvait entre l'ennemi et Washington, des renforts pussent lui être expédiés de cette place. Le 1 er octobre, apprenant qu'il se proposait d'opérer
de Harpers-Ferry, je le pressai de franchir la rivière immédiatement pour livrer bataille à l'ennemi, lui représentant les inconvénients de retarder jusqu'à ce que les pluies d'automne aient enflé le Potomac et détrempé les chemins. Le 6 octobre, il reçut l'ordre péremptoire de « franchir le Potomac pour attaquer l'ennemi ou le refouler vers le sud. Votre armée, disait l'ordre, doit agir maintenant que les routes sont bonnes. » On observera que trois semaines se sont écoulées depuis que cet ordre a été donné.
« 4° Il n'y a pas eu, à mon avis, un tel manque d'approvisionnements dans l'armée du général Mac Clellan qu'elle en ait été empêchée d'exécuter les ordres de mouvement contre l'ennemi. Si elle avait marché de l'autre côté du Potomac, elle aurait pu recevoir ses approvisionnements presque aussi vite qu'en restant inactive de ce côté-ci.
« 5° Dans un télégramme du 7 octobre, à l'occasion de ses mouvements projetés, le général Mac Clellan dit qu'au moins trois jours seraient nécessaires pour approvisionner les 1 er , 5 e et 6 e corps; qu'ils ont besoin de chaussure et d'autres articles d'habillement indispensables, ainsi que de tentes-abris. Aucune plainte ne fut faite que des réquisitions n'aient pas été exécutées, et l'on pouvait inférer de son langage qu'il n'atten-
dait que la distribution de ses approvisionnements.
« Le 1 1 , il télégraphia qu'une portion de ses approvisionnements, envoyée par chemin de fer, est en retard. Des agents furent aussitôt expédiés d'ici pour enquête, et ils rapportèrent que tout avait été envoyé en avant. A la même date, le 1 1 , il parle de plusieurs de ses chevaux tombés de fatigue. Le 12, il se plaint qu'on ne lui envoie que 150 chevaux par semaine pour toute l'armée, y compris les corps de Washington. Je chargeai immédiatement le quartier-maître général de faire enquête sur ce point et de faire rapport sur ce qui empêchait qu'un plus grand nombre fût fourni. Le général Meigs lit rapport, le 14, que la fourniture des chevaux à l'armée du général Mac Clellan, tant en campagne qu'à Washington , avait été, pendant les six semaines précédentes, de 1,450 en moyenne par semaine, ou 8,754 en tout; qu'en outre, bon nombre de mules avaient été fournies, et que le nombre des animaux avec le général Mac Clellan sur le haut Potomac dépassait 31,000. Il rapporte qu'il envoie toujours à l'armée tous les chevaux qu'il peut se procurer.
« Le 18, le général Mac Clellan, à l'occasion de ce rapport du général Meigs, observe que « le général Meigs peut bien avoir ordonné que les
divers articles d'approvisionnement soient envoyés, mais qu'ils n'ont pas atteint nos dépôts, et à moins de grands efforts pour s'assurer qu'une prompte expédition est faite par le département du général Meigs, ces articles peuvent bien rester à New- York ou à Philadelphie». J'appelai immédiatement l'attention du général Meigs sur cette négligence apparente de son département. Le 25, il fît rapport, comme résultat de ses investigations, que 48,000 paires de bottes et de souliers avaient été reçues par le quartier-maître de l'armée du général Mac Clellan, à Harpers-Ferry, Frederick et Hagerstown ; que 20,000 paires étaient, le 21, au dépôt de Harpers-Ferry ; que 10,000 autres étaient en route, et 15,000 de plus commandées. Le colonel Ingalls, quartier-maître en chef et aide de camp du général Mac Clellan, télégraphia, le 25 : « Je pense que le manque d'équipements est exagéré, et il aurait été évité certainement par des réquisitions des quartiers-maîtres de brigades et de régiments faites à temps. » Le 24, il télégraphia au quartier-maître général que : « les équipements n'étaient pas retenus dans des chars aux dépôts, que de telles plaintes sont sans fondement. Le fait est que le fourniment arrive et est distribué ; mais il en faut encore davantage. J'en ai commandé au delà du nécessaire, d'après
les notes à moi fournies. Vous avez toujours promptement satisfait à toutes mes réquisitions d'habillement. Notre département n'est pas en faute. Il a pourvu à tout ce dont il a eu avis. Une armée de plus de 100,000 hommes aura en tout temps à réclamer pour habillement ou autres articles. »
« En ce qui concerne les moyens du général Mac Clellan pour communiquer promptement les besoins de son armée soit à moi, soit aux divers bureaux du département de la guerre que cela concerne, je répète qu'outre les courriers ordinaires, il a été en communication constante avec Washington par le télégraphe.
« Je dois au général Meigs de vous soumettre ci-joint la copie d'un télégramme reçu par lui du général Mac Clellan.
« Très-respectueusement votre obéissant serviteur.
« (Signé) H. W. Halleck, général en chef.
« A l'honorable E. M. Stanton, secrétaire de la guerre. »
Le 21 octobre, le général Mac Clellan informe le général Halleck qu'il est près d'avoir accompli l'approvisionnement de son armée en ce qui concerne l'équipement absolument nécessaire pour la
marche. Il se plaint cependant du manque de cavalerie, et conclut :
« Sans un plus grand nombre de chevaux de cavalerie, nos communications seront à la merci de l'ennemi dès que nous nous mettrons en marche. Il a beaucoup de cavalerie, et il ne nous sera possible ni de couvrir nos flancs convenablement ni d'obtenir des renseignements sur la position et les mouvements de l'ennemi de manière à nous assurer le succès. J'ai reconnu par expérience la nécessité d'une nombreuse cavalerie. Dans ces conditions, veuillez me faire savoir si le président désire que je me mette en marche immédiatement, ou que j'attende l'arrivée des nouveaux chevaux, qu'on doit hâter le plus possible ? »
A cela le général Halleck réplique le même jour, à 3 h. 30 après midi :
« Votre télégramme de midi a été soumis au président. Il me charge de vous dire qu'il n'a aucun changement à faire à son ordre du 6 courant. Si vous n'avez pas été et n'êtes pas encore en condition de lui obéir, vous devrez l'être à vous justifier d'une telle incapacité. Le président n'attend pas des impossibilités ; mais il est très-cha-
griné de ce que toute cette belle saison se passe en inaction. »
Le 22 octobre, le général Mac Clellan télégraphie :
« Après mûre consultation, j'ai décidé de me mettre en marche sur la ligne indiquée parla lettre du président du 13 courant, et pris mes mesures pour Y exécution du mouvement. Je vous informerai de temps à autre de l'occupation de Leesburg, Hillsborough, Snickersville. etc. J'aurai besoin de toute la cavalerie et autres renforts que vous pourrez m'envoyer de Washington. »
Le 23, le général Halleck réplique :
« Comme vous vous proposez de marcher par votre télégramme d'hier, je puis vous envoyer de Washington environ 20,000 hommes de renfort. »
Le 25 octobre, le général Mac Clellan transmit au général Halleck un rapport du colonel Robert Williams, commandant un détachement de cavalerie, portant que près de la moitié de ses chevaux sont malades, et que ceux qui ne le sont pas tombent de fatigue et de maigreur.
A cela le président réplique le même jour :
« Je viens de recevoir votre dépêche concer-
nant les chevaux malades et fatigués. Pardonnezmoi de vous demander ce que vos chevaux peuvent avoir fait depuis la bataille d' Antietam qui leur ait causé tant de fatigue ? »
Le général Mac Clellan réplique le même jour :
« J'ai l'honneur de vous rapporter, en réponse à votre télégramme d'aujourd'hui, que depuis que l'armée a quitté Washington, le 7 septembre, ma cavalerie a été constamment employée à des reconnaissances, à des pointes et au service de sûreté. Depuis la bataille d' Antietam, six régiments ont fait un tour de 200 milles, dont 55 milles en un jour, lorsqu'ils s'efforçaient d'atteindre la cavalerie Stuart. Le général Pleasanton, dans son rapport officiel, dit que le reste de la cavalerie disponible marcha 78 milles en vingt -quatre heures sur les traces de Stuart. A côté de ces deux remarquables expéditions, notre cavalerie a fait le service de sûreté le long de la rivière sur une distance de 150 milles, et a effectué plusieurs reconnaissances dans lesquelles elle s'est à chaque occasion engagée avec l'ennemi ; en vérité elle a fait un service plus pénible depuis la bataille qu'avant. Je vous prie de vouloir aussi considérer que la même cavalerie fut ame-
née de la péninsule, où elle fut fort éprouvée, et que, depuis le commencement de cette campagne, elle n'a pas eu le temps jusqu'à présent de se recruter. Je ne crois pas qu'on trouve d'exemple où une cavalerie déjà surchargée ait autant travaillé que la mienne depuis la bataille d'Antietam. »
La réponse du président fut la suivante :
« Reçu votre dépêche répondant à la mienne sur les chevaux. Sans doute vous connaissez les faits mieux que moi. Mais deux considérations restent : La cavalerie Stuart a dépassé la nôtre et a certainement rendu plus de services, soit dans la péninsule soit ailleurs. Secondement, un mouvement de votre armée ne viendra- 1- il pas en aide à votre cavalerie, en forçant l'ennemi à se concentrer au lieu de fourrager à droite et à gauche?»
Le 27 octobre, le général Mac Glellan télégraphie au président :
« Votre Excellence sait les grandes réductions de chiffres que les anciens régiments de cette armée ont subies, et combien il serait nécessaire de remplir ces cadres avant de les remettre en action. J'ai donc l'honneur de vous demander que Tordre de compléter les anciens régiments
avec des hommes de nouvelle levée soit immédiatement émis. »
A cela le président répliqua le même jour comme suit :
« Reçu votre dépêche d'aujourd'hui, 3 h. après midi, concernant les anciens régiments à compléter par les hommes de la conscription ; il sera donné satisfaction à votre requête aussi promptement que possible.
« Et maintenant veuillez répondre catégoriquement à cette question : Avez-vous l'intention de ne pas agir jusqu'à ce que les hommes maintenant levés par les Etats soient incorporés dans les anciens régiments ? »
Le général Mac Clellan , après s'en être référé aux communications antérieures sur les vides des anciens régiments, réplique en disant :
« Dans la hâte, j'ai appelé un aide de camp, et, lui disant que j'avais conféré avec vous sur le sujet, je l'ai chargé d'écrire pour moi une dépêche demandant à Votre Excellence de donner les ordres nécessaires. Je regrette de devoir dire que cet officier, après avoir écrit la dépêche et me trouvant occupé, l'envoya au télégraphe sans me l'avoir soumise , croyant avoir communiqué
mes vues. Malheureusement, il y avait ajouté ces
mots : « Before taking them into action again » (avant de les remettre en action) ; je n'ai ni entendu ni autorisé cette phrase. Elle aura donné une impression fausse de mes plans et de mes intentions. A la question de Votre Excellence, je réponds catégoriquement que je n'ai aucune idée d'ajourner la marche en avant jusqu'à ce que les anciens régiments soient complétés par les nouvelles levées. J'ai commencé hier le passage du Potomac, et pousserai en avant le plus promptement possible pour tâcher de rencontrer l'ennemi. »
Votre comité dira qu'à son avis un officier d'état-major qui peut, par négligence ou par autre cause, ajouter à une dépêche d'un commandant en chef au président « ce qui n'a été ni entendu ni autorisé » devrait être, au moins, changé d'emploi.
Le passage de la rivière, commencé le 26 octobre, se continua lentement jusqu'au 3 novembre et, le 5, le général Mac Clellan annonça que toute son armée se trouvait en Virginie, c'est-àdire juste quatre semaines après que l'ordre du passage avait été donné.
Dans sa lettre au président, du 17 octobre, le général Mac Clellan avait écrit :
« Votre Excellence peut être assurée que je n'adopterai pas un plan qui diffère de vos vues sans vous en avoir expliqué complètement les motifs, et sans vous laisser le temps de m' adresser telles instructions qui vous paraîtraient les meilleures. »
Le général Mac Clellan fut relevé de son commandement de l'armée du Potomac par l'ordre suivant :
« QUARTIER GÉNÉRAL DE i/ ARMÉE.
« Washington, D. C, 5 novembre 1862.
« Général, à la réception de l'ordre ci-joint du président, vous remettrez immédiatement votre commandement au major général Burnside, et vous vous retirerez à Trenton, New-Jersey, faisant rapport par télégraphe, pour ordres ultérieurs, dès votre arrivée à cette ville.
« Très-respectueusement votre obéissant serviteur,
« (Signé) H. W. Halleck, général en chef.
« Au major général Mac Clellan, commandant, etc., etc. »
a DÉPARTEMENT DE LA GUERRE.
« Office de l'adjudant général, Washington, 5 novembre 1862.