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4. Cette théorie ne pouvait être poussée très loin, s'il est vrai, comme Morsonne l'affirme dans une lettre à Peiresc du 23 mai 1635, que Campanella ne savait pas ce que c'était qu'une octave. (Tamizey de Larroque, Les correspondants de Peiresc, fascicule XIX: le Père Marin Mersenne.,

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verbales, aux lieux communs oratoires et aux dissertations sur le Beau en soi, l'Idée du Beau et la beauté sensible, dont se sont contentés très souvent, en s'inspirant plus ou moins heureusement de Platon, la plupart des esthéticiens, jusqu'au XIX** siècle compris. C'est une explication concrète et psychophysiologique de la jouissance esthétique qui est le but de cette philosophie de l'art, et, bien qu'elle soit restée à l'état d'ébauche, elle méritait, par les intuitions et les pressentiments de vérité qu'elle contient, de retenir quelque temps notre attention.

Pourtant l'art n'est pas pour Campanella une fin en soi : comme la science, et comme la magie, dont il est une application spéciale, il est un moyen au service des fins de la morale, de la politique et de la religion ^ — Quelles sont ces fins supérieures ? C'est ce qu'il importe maintenant d'examiner, en commençant par étudier la métaphysique, qui dans le système de notre philosophe relie sa conception de la nature à sa doctrine de Dieu et des destinées religieuses de l'humanité.

Paris, A. Picard, 1894 ; p. 116). — Mais c'est le propre de notre philosophe de tout deviner par intuition, et de ne rien démontrer systématiquement, par l'usage précis du raisonnement et de l'observation positive.

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