‹ CampanellaChapitre 160 sur 300 · Op. cit., lib. II, cap. XXX, p · texte numérisé non relu

Op. cit., lib. II, cap. XXX, p

2. Met., para II, p. liO, lib. VI, cap. VIII, art. I : Quapropter videtur Telesio esse perceptio illatae passionis omnis cognitio. Nos autein aliter sapimus...

3. Met., pars II, p. 68, lib. VI, cap. IX, art. I : .\t quoniam Telesius recte nos monere videtur, sensum esse non passionem sed peri'.eptionem passionis, ideoque seiiiiitur non pertinere ad ipsum esse rerum, sed ad perceptionem ipsius esse quod simus dum patimur, hoc iterum examinare non gravemur.

4. De sensu, 1637, lib. II, cap. XXI, page 79 ; — éd. de 1620, p. 130 : Quin asscram nullam fieri sensationcm absque discursu. Non enim

Quelle va être maintenant la conséquence de cette réduction à une opération discursive de la forme la plus rudimentaire de la connaissance empirique ? — Elle ne laisse plus subsister, semble-l-il, comme savoir immédiatement et incontestablement certain, que la connaissance que l'âme a d'elle-même. Seule en effet, cette connaissance intuitive mérite vraiment d'être appelée sens. « Le discours en effet porte sur une chose douteuse, tandis que l'âme se connaît par nature et par essence ; toutes les autres choses au contraire, elle les connaît par le discours, en tant qu'elle est elle-même modifiée par ces choses, et qu'elle devient ces choses ^ ». — Pour avoir voulu échapper au scepticisme par un recours à la seule intuition dans laquelle la pensée soit vraiment adéquate à l'être, la philosophie de la connaissance se trouve ainsi engagée dans une impasse : enfermé dans la conscience de soi, l'esprit ne peut étendre son savoir aux objets situés en dehors de* lui que par le moyen d'une expérience dont la subjectivité et la relativité essentielles viennent d'être formellement reconnues, de même que par les efforts d'une raison dont la capacité de saisir le vrai a été d'avance dépréciée au profit du savoir immédiat et intuitif. Est-elle en mesure de trouver une issue, et de quel côté ?

Page 1