‹ CampanellaChapitre 17 sur 300 · Amabile, Cong., t. II, p. 283 et · texte numérisé non relu

Amabile, Cong., t. II, p. 283 et

qu'il prononce en octobre 1605 dans l'entrevue qu'il a demandée, pour expliquer sa pensée, au nonce Jacopo Aldobrandini et au commissaire du Saint-Office fra Deodato Gentile. Tel est le contenu de ses lettres du mois d'août 1606 au pape Paul V, aux cardinaux Farnèse et San-Giorgio, et encore de la lettre solennelle écrite en latin, qu'il adresse le 12 avril 1607, collectivement, au Souverain Pontife et aux cardinaux ^ Tel est aussi, inséparablement lié, il est vrai, à ses fins d'apologie personnelle, de grâce et de libération, le but des trois mémoires qu'il envoie, le premier en 1609 au pape Paul V^, le second^ et le troisième * en 1611 au même pape et au roi d'Espagne. C'est pourquoi dans tous ces écrits Campanella ne se contente pas d'excuser sa tentative de Calabre en l'expliquant par un orgueil momentané qui l'a porté à abuser, pour son profit et pour sa gloire personnelle, des dons éminents que Dieu lui avait conférés ; il stigmatise, franchement ou avec des détours, les abus de l'Eglise, il déroule pompeusement la liste mirifique des services que seul il est soi-disant en mesure de rendre au christianisme et à la monarchie d'Espagne par sa doctrine, sa science inspirée et ses extraordinaires facultés de mage, d'astrologue et de philosophe ; enfin, il énumère, en les analysant, tous les livres qu'il a déjà rédigés où qu'il se propose d'écrire^ pour démontrer l'accord profond du catholicisme avec la loi naturelle, seul moven selon

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