Amabile, Cast., t. I, p
2. Ce mémorial de 1609, intitulé : Memoriale et Promesse del Padre fra Tommaso Campanella al Imperatore et al Re per la sua débita Libertà, a été publié en 1911 par M. J. Kvaiiala, d'après un manuscrit de la bibliothèque Vaticane, pages 9 à 17 de son livre : Ueber die Genèse der Schriften Thom. Campanellas, Jurjew, 1911.
3. Ce mémorial, adressé au Pape en 1611, a été publié par Michèle Baldacchini dans la seconde édition de sa biographie de Campanella, Napoli, 1847 et 1837, Appendice II, et par Alessandro d'Ancona, Opère di Tommaso Campanella, Torino. Cugini Pomba, 1854, vol. I, p. CCCXXX- CCCXXXVI. — Abréviation désormais usitée : Opère, ediz. D'Ancona.
4. Ce mémorial adressé au roi d'Espagne en 1611, et écrit en langue espagnole, a été publié par Eyssenhardt, Mitteilungen ans der Stadtbibliothek, Hamburg, 1885, II, S. 9 ff. —
5. C'est pourquoi les mémoires de 1609-1611 et les lettres de 1606-1607 (voir Kvacala, Ueber die Genèse, p. 3, et tout le livre), sont, avec le mémorial de 1618, le Syntagma de libris pi-opriis, publié par Naudé en
lui de restaurer dans le monde l'unité religieuse et politique des premiers âges.
En février^ 1603 se produit un événement tout fortuit dont les conséquences influèrent singulièrement sur l'attitude et sur la destinée de Campanella. Deux gentilshommes s9,xQn§j Jérôme Tucher et Christophe Pflug, qui visitaient Naples en compagnie du comle Jean de Nassau, sont incarcérés avec lui dans la même forteresse que le philosophe, par ordre de la justice espagnole qui croyait ce dernier seigneur fils ou neveu de Maurice de Nassau, un des chefs de la rébellion flamande contre la domination de l'Espagne. Or, Christophe Pflug était déjà en relations avec le fameux Gaspard Schopp, champion de la réaction catholique contre la Réforme, et qui s'efforçait à cette date de jouer un rôle important comme interprète de la pensée politique de la Papauté et comme agent de liaison entre le Vatican, la cour d'Autriche et les princes catholiques allemands. Tous deux d'autre part étaient liés d'amitié avec un autre gentilhomme saxon : Henri de Binau, dont le frère cadet Rodolphe avait pour gouverneur le juriste Tobias Adami. Enfin Gaspard Schopp connaissait Georges Fugger, le richissime banquier d'Augsbourg, conseiller et gentilhomme de chambre de l'empereur Rodolphe et de l'archiduc Ferdinand d^ Styrie ^ Les relations nouées par Pflug (février-avril 1603) ^ avec Campanella, qui réussit à le convertir au catholicisme, eurent donc pour heureuse conséquence, quelques années plus tard, de procurer au philosophe d'abord de puissants prolecteurs : Gaspard Schopp, George? Fugger, et surtout Ferdinand de Styrie, ensuite un ami d'un rare dévouement, qui devint l'éditeur de ses œuvres : Tobias x\dami.
A partir de février 1607, c'est Gaspard Schopp qui se charge d'attirer l'attention du Pape, des cardinaux, du roi d'Espagne, et des princes allemands, sur la situation de Campanella et sur la haute mission qu'il s'attribue. C'est lui qui reçoit,
1642, et r « Index » de Gaffarel (1C32), reproduit à la Cn do la Philosophia rationalis (1038), les meilleures sources à utiliser pour déterminer le nombre, les dates, et les circonstances de rédaction des ouvrages de Campanella.