‹ CampanellaChapitre 175 sur 300 · Ibidem, et Phil. rat., Logica, p. 68 sq · texte numérisé non relu

Ibidem, et Phil. rat., Logica, p. 68 sq

308 LES CATEGOBIES

les catégories de la ressemblance et de la dissemblance ^ Par elles en effet se distinguent entre eux, comme nous l'avons vu, les prédicaments génériques et les prédicaments transcendéntaux, et c'est pourquoi Campanella leur donne la première place dans son étude.

La ressemblance est l'influx de l'unité idéale 2; la dissemblance est l'influx du non-être qui descend par degrés dans la négation, la privation, la diversité, la contrariété, la différence et la singularité^. Notre philosophe croit donc nécessaire de dresser une table des dissemblances et des ressemblances*, ordonnées de manière à suivre la limitation et la dégradation progressive de l'être. — La première ressemblance est la « coordination » (coordinatio) ou identité de l'être avec l'être et du non-être avec le non-être ; la dissemblance correspondante est l'opposition des contradictoires. La deuxième ressemblance est la « cohabitudo » ou communauté de possession à laquelle correspond dans la table des dissemblances l'opposition entre la possession et la privation. La troisième ressemblance est celle qui existe entre des genres classés sous une même catégorie ; elle s'oppose à la diversité, qui est le principe de distinction des prédicaments génériques. La quatrième est l'identité générique des espèces non contraires, à laquelle s'oppose, à l'intérieur du genre, la contrariété des espèces. La cinquième est l'identité spécifique des individus qui a pour dissemblance corrélative la différence individuelle. La sixième est l'identité numérique, à laquelle correspond parmi les dissemblances l'opposition numérique ou « altérité ». La septième est l'analogie, au sens aristotélicien et scolastique, à laquelle s'oppose la disparité, principe de distinction des prédicaments transcendantaux. La huitième est la similitude qui existe entre absolu et absolu ; elle s'oppose à une forme de la dissemblance qui est l'opposition des corré-

1. Met., lib. Il, cap. III, art. IV à IX, pars I, p. 109 sqq. — Phil. rat., Logica, p. 148 sq.

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