‹ CampanellaChapitre 176 sur 300 · fet, pars I, p. 103, lib. II, cap. III, art. III · texte numérisé non relu

fet, pars I, p. 103, lib. II, cap. III, art. III

3. Met., lib. VI, cap. III, art. VIII, pars II, p. 17 et 18 .

4. Met., lib. II, cap. II, art. II, pars I, p. 9.1 ; — lib. II, cap. III, art. IV à IX, p. 109 sqq. — Phil. rat., Logica, p. 148 sq.

latifs. Enfin la neuvième est l'identité personnelle qui s'oppose à la variation dans le temps ^

Dans cette liste le caractère particulier et concret des ressemblances et des dissemblances va croissant ; mais en allant de la première ressemblance à la dernière on s'éloigne de plus en plus de la simple identité logique et par suite on sent croître peu à peu l'influence du non-être ; au contraire, lorsqu'on part de la première dissemblance pour atteindre la dernière, on s'éloigne de plus en plus de l'opposition logique pure, en sorte qu'on voit croître petit à petit l'influence de l'être. Ainsi, à mesure que l'être se détermine mieux, le nonêtre aussi se détermine : être et non-être tendent à se rejoin- • dre et à fusionner. Les catégories expriment donc bien la progression par laquelle se constitue l'être particulier.

Mais si les degrés de cette progression sont donnés, la raison de ces degrés, elle, reste obscure. C'est que la synthèse des opposés dans le monde réel et concret demeure nécessairement inintelligible. Rien n'est plus clair que l'antithèse logique de l'être et du non-être ; rien n'est plus mystérieux que leur conciliation de fait dans la réalité. C'est pourquoi, dans la table des oppositions, la correspondance de chaque dissemblance à chaque ressemblance est parfaitement définie, mais le passage d'un couple à l'autre reste inexpliqué. Trendelenburg a donc tort de reprocher à Campanella de n'avoir pas déduit ses catégories 2, alors que d'après sa doctrine notre philosophe ne pouvait que marquer à peu près les étapes intercalées entre les oppositions proprement logiques et les différences ou singularités individuelles. Fiorentino est mieux inspiré lorsqu'il signale comme une lacune de la théorie l'absence du moment capital de la dialectique : la synthèse '. Mais si l'on réfléchit que cette lacune s'observe chez tous les philosophes antérieurs à Hegel, on reconnaîtra que Campanella n'a pas appuyé à dessein sur le caractère extra-ration-

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