‹ CampanellaChapitre 197 sur 300 · Amabile, Cast., t. I, p · texte numérisé non relu

Amabile, Cast., t. I, p

avait eu toutes les peines du monde à répondre aux censures prononcées par le cardinal Bellarmin contre les manuscrits qu'il avait confiés à Failla pour l'impression. En 1623, après la publication de VApologia, ces ouvrages : VAtheismus triumphatus, le Reminiscentur, et les Quaestiones Physiologicae, sont confisquées par ordre du maître du Sacré-Palais, qui était alors le père Niccolo Ridolfi, et en outre prohibés par décret, sans examen préalable de leur contenu ^ Mais à la même date, encouragés par l'exemple du philosophe, les partisans et les amis italiens de Galilée relèvent la tête, et ils parlent de publier eux aussi les écrits rédigés par leur maître pour sa propre défense ^. En France, dès 1623, Mersenne, sans consentir encore à « coperniciser » (il écrit : copemicoturire) , adopte intégralement dans sa préface des Quaestiones celeberrimae in Genesirn les vues libérales de Campanella ou, comme comme il dit, des « campanellistes », sur les droits de la science et les limites des juridictions respectives de la raison profane et de l'autorité théologique ^. Les savants et les érudits qui ont applaudi aux découvertes des nouveaux astronomes, approuvent entièrement le contenu de l'Apologie ^, et Claude Fabry de Peiresc suggère à Elle Diodati et au libraire Dupuy de la réimprimer dans un recueil qui contiendrait aussi la lettre du père Foscarini et tous les petits ouvrages écrits en vue de défendre le système de Copernic ^.

La seconde intervention de Campanella en faveur de Galilée se produisit lors du grand procès intenté à ce savant en 1632, et clos le 22 juin 1633 par son abjuration, et l'audition de la sentence qui le condamnait pour un temps indéterminé à la prison spéciale du Saint -Office. Mais entre la publication de

Page 1