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l'attitude religieuse de GIORDANO BRUNO 447

— Ainsi, bien au-delà de la religion naturelle, c'est à la libre pensée et à l'incrédulité que sans le vouloir conduisait Charron, et il ne réussissait pas plus que Pomponace, dont il semblait parfois s'inspirer, à fondre entre elles les idées opposées qui lui venaient, les unes, de la culture de son temps, les autres, du christianisme. Ce qui devait par suite ressortir de son œuvre, c'était non pas l'accord, mais bien l'opposition entre la raison et la foi, la religion et la nature. Travailler à rétablir l'harmonie entre ces puissances hostiles, telle était la tâche que Campanella allait justement s'imposer, ou plutôt qu'en 1601, date de la première édition de la Sagesse, il considérait déjà depuis longtemps comme le but suprême de tous ses efforts de penseur et d'homme d'action. — Dans cette voie pourtant, n'avait-il pas été devancé par Bruno ^ ?

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