‹ CampanellaChapitre 242 sur 300 · IV. — L'attitude religiel'se de Giordano Bruno · texte numérisé non relu

IV. — L'attitude religiel'se de Giordano Bruno

De la notion d' « ignorance instruite » qu'il emprunte à Nicolas de Cusa en même temps que sa théologie négative et que sa conception néo-platonicienne de là divinité, Giordano Bruno semble parfois déduire une justification de la croyance révélée dont l'esprit est manifestement opposé à celui de la religion naturelle et philosophique liée à sa conception panthéistique de l'univers. — Selon lui l'intelligence humaine est radicalement impuissante à saisir par seules forces la réalité divine. « Cet acte absolu qui s'identifie à l'absolue puissance ne peut-être compris par l'intellect sinon par voie de négation, ne peut, dis-je, être saisi, ni en tant qu'il peut être tout, ni en tant qu'il est tout, parce que l'intellect, quand il veut connaître, a besoin de former l'espèce intelligible, de s'y assimiler, de s'y proportionner et de s'y égaler, mais ici cela est

i. Sur l'attitude religieuse de Giordano Bruno, voir : Felice Tocco, Le Opère inédite di Giordano Bruno, Napoli, tip. délia R. Università, 1891 ;

— Giovanni Gentile, Giordano Bruno nella Storia délia culttira, Palermo, Sandron, 1907 ; — Rodolfo Mondolfo, La filoaofia di Giordano Bruno e la interpretazione di Felice Tocco, Firenze, Gollini o Cencetti, 1912 ;

— et le compte-rendu de ce dernier ouvrage par M. Giovanni Gentile dans la Cntica, Anno X, fasc. IV, 20 luglio 1912, p. 281-291.

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