Ibidem
3. Kvacala, Gcn., p. 46 ; — cdiz. D'Ancona, p. 239 ; — Civ. Soi, 1623, p. 421 ; — tkl. de 1637, p. 147.
nètes, y brûlent toujours, pour l'adoration perpétuelle.
Au sommet du temple est le petit dôme, entouré de petites cellules. D'autres cellules, vastes et belles, habitées par 49 religieux (7x7), sont bâties sur la plate-forme constituée par la corniche qui entoure le sanctuaire. Au faîte de la coupole est placée une girouette qui indique jusqu'à 36 directions des vents, et fournit aux habitants des présages sur les variations du temps et sur la probabilité de récoltes bonnes ou mauvaises ^
C'est dans ce temple que les prêtres rendent à Dieu leur culte, car les Solariens reconnaissent et contemplent Dieu a sous la flgure du soleil qu'ils appellent son image, sa face et sa statue vivante, la source par laquelle i] déverse sur nous la chaleur, la lumière, la vie et la fécondité, en un mot tous les biens. C'est pourquoi leur autel représente le soleil, et leurs prêtres adorent Dieu dans le soleil » ^. C'est là aussi, de cet observatoire surélevé, que les prêtres, munis de leurs lunettes et de leurs astrolabes, étudient le ciel et les étoiles ; c'est là que l'on conserve le livre de la loi. C'est là enfin que le Métaphysicien, appelé aussi Hoh ou 6 , choisi généralement parmi les prêtres pour être le chef suprême de l'Etat au spirituel comme au temporel ', vient les consulter sur les affaires de la cité, -qu'il règle d'après les indications données par le cours des astres et par les phénomènes célestes. Ainsi, la science qui fournit la base même du pouvoir politique, la règle de l'organisation sociale, se détermine en même temps comme religion.
Aucune idée ne répugne donc davantage à l'esprit des Solariens, que celle de fonder la politique sur le hasard, l'occasion, ou même l'opportunité. Si les grands âges du monde, qui se renouvelle tous les 1.000 ou tous les 1600 ans*, et par suite les grands événements historiques, sociaux et scientifi-