Mon. di Sp., cap. X ; — De Mon. Hisp., éd. cit., p
2. Discorsi universali del governo ecclesiastico Amabile, Cast., t. II, doc. 197, p. 84-86. — Nous expliquons plus haut : Cinquième Partie, chapitre premier, I, quelle est la véritable opinion de Campanella sur lo libre examen.
3. Mon. di Sp., cap. XV ; — De Mon. Hisp., éd. cit., p. 139-liO. — Encore une pensée d'apologie personnelle : Campanella explique, en la corrigeant quelque peu, son opinion sur les unions sexuelles réglementées par l'Etat.
empire exige la possession d'une armée nombreuse et fidèle. Campanella recommande une inslitulion calquée sur celle des janissaires : les soldats resteront soldats toute leur vie, et leurs fils leur succéderont, mais les faveurs et les grades seront accordés seulement au mérite ^ Pour payer cette armée, pour subvenir aux dépenses des expéditions, des fondations scolaires et des instituts techniques, le monarque exigera de l'argent des banquiers et des barons. Le Saint-Siège constituera un trésor spécial alimenté par les revenus des indulgences, en vue de la lutte contre les infidèles. Certaines remises ou réductions de peine pourront être achetées. Les biens des usuriers seront confisqués^. — Enfin, l'activité nouvelle imprimée aux relations commerciales et aux échanges internationaux, l'égalité établie entre les diverses nations, sont deux autres moyens qui contribueront, avec les croisements rationnels de races et avec la diffusion d'un enseignement unique, à restaurer l'unité du genre humain dans la société chrétienne agrandie et réorganisée '.
Telles sont les maximes qui relèvent de la sagesse et sont fondées sur la nature. Mais les princes devront se garder d'oublier que le facteur prédominant de la politique est la conformité à la volonté de Dieu. La morale ne se distingue pas de cette conformité, et aucune opinion n'est plus impie ni plus absurde que celle qui fait de la religion un simple moyen employé en vue de fins temporelles et profanes, et de la politique un domaine à part, affranchi des lois de la raison pratique, comme si des actions non licites au regard de la conscience pouvaient le devenir par la vertu d'une prétendue raison d'Etat *. — Dès lors aucune théorie n'est plus pernicieuse que celle de la distinction du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. La forme parfaite de gouvernement, c'est la théocratie, la monarchie du Messie, « fondée sur Pierre », avec un Sénat de cardinaux et, au-dessous, la hiérarchie des archevêques, des évêques et des curés ^.
i. Mon. di Sp., cap. XV ; — De Mon. Hisp., éd. cit., p. 141 sq. 2. Mon. di Sp., cap. XVI ; De Mon. Hisp., éd cit., p. 174 sq. n. Mon. di Sp., rap. XVII ; — De Mon. Hisp., éd. cit., p. 186.
4. Mon. di Sp., cap. XXII ; — De Mon. Hisp., éd. cit., p. 449.