‹ CampanellaChapitre 30 sur 300 · Amabile, Cast., t. I. p. 426-427, S · texte numérisé non relu

Amabile, Cast., t. I. p. 426-427, S

3. 0. c, p. oll-o2i, et t. II, doc. 226, p. lo8. — Voir aussi : Luigi Amabile, Tommaso Pignatelli, la sua congiura e la sua morte, narrazione, 1887, Napoli, Cav. Antonio Morano, editore. —

panella pour la France. Ce départ a lieu dans la nuit du 21 au 22 octobre 1634^'. Le 29 du même mois, le philosophe, déguisé en religieux de l'ordre des Minimes, débarquait à Marseille, et il était bientôt à Aix, en même temps que Gassendi, l'hôte de Claude Fabry de Peiresc, à qui il avait été chaudement recommandé par l'ambassadeur De Noailles et par son médecin l'abbé Pierre-Michon Bourdelot^. Enfin, le 1" décembre, il arrivait à Paris où l'attendait l'accueil cordial des nombreux correspondants et amis de l'érudit provençal et de Gabriel Naudé^.

Le séjour de Campanella à Paris ne présente aucun intérêt particulier si on l'envisage du point de vue de sa doctrine. Notre auteur est alors âgé de plus de 66 ans, et sa philosophie ne se modifiera pas, malgré un contact intellectuel avec des esprits très différents tels que Mersenne, Gassendi, Guy Patin, De Thou, Elle Diodati, La Mothe Le Vayer. Cette dernière période de son existence est pour lui plutôt une période de publication active et ininterrompue de ses œuvres qui lui est facilitée par les bienveillantes approbations de la Sorbonne*. Les Medicinalia paraissent à Lyon en 1633. A Paris, c'est, en 1636, le tour de VAtheismus triumphatus (seconde édition), du De praedestinatione, du De GentUismo non retînendo, de la Disputatio contra murmurantes in Bullas Sixti V et Urb. VIII. En 1637, dans les Disputationes, la Realis philosophia epilogistka est réimprimée, et accompagnée des volumineuses Quaestiones physiologicae, morales, politicœ, oeconomicae, ainsi que du De Begno Dei composé en 1636. La Philosophia rationalis, écrite en 1612-1613-1617, et la Métaphysique voient enfin le jour en 1638. D'autres ouvrages : le De sensu rerum

2. 0. c, l. c, et t. II, p. 1 à 5. La lettre d'invitation adressée par Peiresc à Campanella le 30 octobre 1634, dès après son arrivée à Marseille, est un modèle de courtoisie (voir celte lettre dans Amabile, Cast., t. II, doc. 314, p. 249). —

3. Amabile, Cast., t. II, p. 11. En 1635, se place la brouille avec Naudé. Voir l'historique de cette brouille, et la correspondance intéressante à laquelle elle a donné lieu entre Naudé, Peiresc, Gassendi, Diodati et Campanella dans Amabile, Cast., t. I, p. 437-439 ; t. II, p. 58-63 et 76 wiq ; t. II, partie documentaire, doc. 311-312 et 321-331.

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