‹ CampanellaChapitre 35 sur 300 · Ch. Dejob, article cité., p · texte numérisé non relu

Ch. Dejob, article cité., p

4. Pio Carlo Falletti, Del Carattcre di fra Tommaso Campanella, Rivista storica italiana, vol. VI, 1889, Toi-ino.

5. Dans son article indiqué plus haut sur le caractère de Campanella, Napoli, 1890.

cona avait acceptée : le royaume de Naples était alors plein d'agitation ; Philippe II venait de mourir ; des cataclysmes s'étaient déchaînés ; (^ampanella croyait reconnaître là les signes d'une courte et violente perturbation générale que suivrait l'établissement sur la terre du royaume de Dieu, et il comptait se retirer avec ses Calabrais sur les montagnes pour s'y défendre contre les ennemis du pape et du roi, d'autant qu'il avait toujours eu à se louer du gouvernement espagnol et de la maison d'Autriche. Cette interprétation peut sembler naïve surtout h qui prend cet homme d'imagination pour une forte tète, mais on verra tout à l'heure qu'elle a l'avantage appréciable de s'accorder avec les quarante ans de sa vie intellectuelle que nous pouvons suivre presque jour par jour ; c'est de quoi balancer des dépositions fort exactement enregistrées, je veux bien le croire, mais émises avec la perspective du bourreau '. »

Nous voilà donc obligé de reprendre, pour réfutfîr la thèse de M. Dejob, l'argumentation de Luigi Amabile, de Francesco Fiorentino, de M. Kdmondo Solmi et de Giovanni Santc- Felici. Ilâtons-nous de dire du reste que dans le débat nous jouissons d'un avantage marqué et tout nouveau : nous pouvons utiliser pour notre démonstration non seulement les pièces j)roduites et commentées i)ar le I)"" Kvacala en 1908 ^ et en 1909^, el qu'ignorait en 1911 l'auteur de l'article du Bulletin italien, mais encore des éludes plus récentes de l'écrivain russe, postérieures à cet article *, et qui toutes permettent de lui opposer la plus décisive des réfutations.

Le meilleur commentaire de la doctrine de Campanella est

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