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Atheisinus triumphatus, édition de 1636, cap. X, p

3. Questioni suU'ottima republica, Opère, cdiz. D'Ancona, t. II. p. 280 ; — De Politicis quaestio IV, art. I, p. 101, in : Disputationes, Parisiis, Dionys, Houssayc, 1637.

4. Atheisrnus triumpliatus, éd. de 1636, cap. X, p. 116 : Sed lex Christi, cum sit ipsamet rationis naturalis cniincntissima Régula, ejiis spiritu perfecta vivificataque clcvalaque, stat in aniruis ; — P. 107 : Quod Christus sit ratio, etc.

5. Voici le titre de l'ouvrage dans le manuscrit de la Vaticanc {Dibl. Vaticana, Codex Ottobonianus, fol. 91 sqq.), publié par Kvaèala {Geu.,

non pas, comme il l'a affirmé dans les Quaestiones politicae, à montrer aux païens comment ils devaient vivre, en attendant la révélation et la grâce, s'ils voulaient conquérir leur salut éternel \ mais bien à indiquer aux chrétiens euxmêmes les réformes à introduire dans leurs croyances, leurs mœurs et leurs institutions, pour les ramener aux enseignements authentiques de la raison et de la nature. Et c'est bien, en effet, sous le patronage de Sainte-Catherine et de Sainte- Brigitte, comme d'ailleurs de bien d'autres savants, prophètes ou sages du christianisme et du paganisme, qu'au temps de la conjuration de Calabre il avait placé ses projets politiques et sa vision de l'avenir religieux de l'humanité^.

Si maintenant on compare les hérésies reprochées à Campanelle au contenu doctrinal non plus de la Città del Sole, mais de ses autres ouvrages, tant antérieurs que postérieurs à son emprisonnement à Naples, on obtiendra des rapprochements non moins instructifs. Insister trop longtemps ici sur ces rapprochements, ce serait exposer par anticipation toutes les théories de notre philosophe, et c'est pourquoi nous nous contenterons d'indiquer quelques points particulièrement importants dont la démonstration sera donnée ou complétée par la suite. Campanella, nous le verrous, ramène tout miracle à une opération magique, obtenue par l'usage des seules forces psychiques inhérentes aux êtres naturels^. Il distingue la religion « surajoutée », qui est sujette à l'erreur, de la religion innée, exempte de toute fausseté, et il ne voit dans les dogmes révélés que des inventions humaines, du reste utiles pour maintenir les peuples dans le respect de la loi et du pou-

s. 43-67) : « Città de lo Sole di fra Thomasso Campanella, cioè Dialogo di Repnblica, nel quale si disegna L'Idea di Riforma délia Republica Christiana Conforme alla promessa da Dio fatta aile Santé Catherina el Brigida ».

1. De Politicis Quaestio IV, art. I, p. 101 : Proptereaque fingimus hanc Rempublicam in gentilismo, quae exspectat revelationem melioris vitae, ac meretur de congruo ipsam habere, dum quod naturalis dictât ratio observât vitae institutum... Nos ergo Gentiles docemus, ut recte vivant, si a Deo velint non negligi, et Christianis suademus vitam Christi esse secundum naturam.

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